M. Je-Sais-Tout

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

bob

Testou 34 stirs it up too


Ponctuez

grizzly.jpg

Bonjour.
Une phrase commence toujours
Par une Majuscule,
Et se termine toujours par un.
(...)
Toujours - toujours ?
Et la poésie, alors ?
Peut-être bien que la poésie...
"- Et bien quoi, la poésie ?"
Pas toujours

 

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FILE, Ô, SOPHIE !

Lundi 5 octobre 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé-Hagaär Dünor-Toxic Avenger

Chacun doit s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence.

Proverbe du pays Médèfe

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Mercredi 15 juillet 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé-Hagaär Dünor-Toxic Avenger

La vie, c'est comme une partie de ping-pong mal engagée... Comme quand le score affiche 8 - 17 pour l'autre... Il faut en avoir, de la ressource, de la confiance en soi, pour ne pas s'effondrer. La situation paraît difficile, mais elle n'est pas encore désespérée. Il ne sera pas dit qu'on se sera laissé dévorer sans combattre ; il faudra se dire qu'on aura eu un petit passage à vide, mais qu'on aura conservé toute sa valeur et tout son allant, n'avoir plus qu'à faire ressurgir tout ça.
C'est le moment de se dépasser. Ses propres limites sont bien au-delà de ce qu'on aurait pu imaginer, il faut avoir envie de se surprendre, avoir envie d'être content de soi. Il faut aussi profiter de ce que l'adversaire est trop confiant en sa supériorité...

Faire "brrrrrrrrrrrr" en balançant les babines, laisser gronder sa poitrine... Se sentir étalon sauvage sous l'indien, prêt à ruer, sanglier retourné face au chien, prêt à mordre, taureau dans l'arène, prêt à vivre.

Bref : assurer les services, les faire passer bien haut au dessus-du filet.
12 - 18.

Sourire, intérieurement, remettre la balle sans attaquer, se concentrer à la défense, laisser l'autre manquer la table...
16 - 19... En deux changements, la belle assurance de l'adversaire aura fondu comme glace au pôle nord. Sourire discrètement, très profondément respirer, servir lifté, s'approcher vite de la table, se déplacer soudain latéralement, smasher sur le champ, tout à coup amortir du revers, point ! et encore, encore, et encore, 20 - 20 ! C'est le tie-break ! La guerre des nerfs ! Quand on a su remonter de si loin, on peut lever les yeux et plonger dans le regard
affolé de l'ennemi, alors on sait que la peur a changé de camp...

C'est le moment de rester concentrer et ne pas commettre la même erreur que celui qu'on vient d'égaler : il faut rester motivé et poursuivre l'effort jusqu'à son terme, comme la tortue de la fable, c'est ça. Comme la tortue de la fable...
Sinon, on fait la revanche, tout le camping nous regarde !

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Mercredi 8 juillet 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Is she really black ?
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Lundi 6 juillet 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
J'habite ma propre maison
Je n'ai imité personne en rien
ET - Je me ris de tout maître
Qui n'a su rire de lui-même.

Inscription au-dessus de ma porte.

Cette épigraphe figure sur la page de titre de l'édition de 1887 du Gai Savoir de Friedrich Nietzsche.
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Lundi 29 juin 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Il ne faut pas trop mépriser les gros cons. Pas ostensiblement, du moins. Parce qu'ils te le rendent bien, et sont bien plus nombreux. Quant aux cons pédants et isolés, enfile leur donc des perles dans la barbe, si seulement tu peux t'enfoncer des bouchons anti-bruits anti-abrutis (dans les oreilles)... Je ne vais pas faire le catalogue (c'est plus le temps qui me manque que l'envie), mais les cons sont innombrables. S'ils volaient, ils obscurciraient le ciel et ça résoudrait les problèmes de réchauffement climatique.

Enfin, méfie-toi, avec tes airs supérieurs et tes leçons de morale, et souviens-toi qu'on est toujours le con de quelqu'un d'autre.

Pigé, Coco ?

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Jeudi 9 avril 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Bon alors, raconte-moi un peu  ce qui t'amène.
Assieds-toi, je t'en prie.
Tu ne dis rien...
Ouvre ton visage, regarde-moi dans les yeux, je ne vais pas te manger... Enlève ton blouson noir, forcément noir. Range le proprement, enfin, n'en fais pas un bouchon, ce n'est pas un coussin ! Sur le dossier de la chaise, ça sera bien.
Présente-toi : expérimenté, qualifié, motivé, non génétiquement modifié, pur, rose, doux, bio...
Hm hm.
Hm hm.
Grand A, petit b, troisième tiret. C'est très intéressant.
Tu lis de la philosophie ?
Très bien, très bien.
Des classiques, et de la bandéssinée ?
Parfait.
Voici mon diagnostic : il est plus tard que tu ne le penses... Dépêche-toi, réveille-toi, la nuit est moins longue que tu crois !
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Vendredi 3 avril 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Oui, les petits délices participent du bonheur. Mais, les grandes joies aussi : pourquoi bouder son plaisir ?
Yeeeeeeeeeees !
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Jeudi 2 avril 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Totoseb Featuring Petitk

Il vaut mieux être très déçu que d'avoir des regrets...

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Samedi 28 mars 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Franchement, pour le coup, il a été dur avec moi, le rédac-chef.... J’étais gentiment affalé dans un canapé trop mou, en tout à coup il me dit : « - Parle-moi-nous du bonheur au quotidien, pour ta prochaine rubrique », exactement, c’est ce qu’il a dit.
Moi ? Mais, heu ! Pfou ! Rhôôô, nan…
Je suis marron : j’aurais plutôt dû la fermer, au lieu de me faire passer pour ce que je ne suis pas… Mais vous savez ce que c’est : on rencontre des gens, on pose devant leur objectif, on fait le coq, on se vante, on dit Moi, Personnellement, en ce qui Me concerne, J’ai une juste opinion sur tout, et on se retrouve défié, stylo en l’air, figé comme un rond de flan.
Tout ça, parce que je me suis vanté d’avoir fait de la philo à la fac et que j’ai parlé d’Epicure, le philosophe grec.
Bien fait pour moi.
Mais je ne me défilerai pas, chers petits amis, car je sais que vous attendez cette rubrique tous les mois avec impatience ; je dois donc prendre mes responsabilités et assumer mon intérêt pour la sagesse en vous parlant du bonheur.
D’abord, qu’est ce que vous répondez tous, quand on vous pose la question de savoir qu’est-ce que vous voudrez faire quand vous serez grand ? Vous répondez : « - Peu importe, du moment que je suis heureux. » Je me trompe, peut-être ? Non ? Alors, bon !
Epicure est Champion du Monde Toutes Catégories du bonheur. C’est sur ses écrits –certainement apocryphes**- que se base ma conception du bonheur. Du reste, chez les épicuriens de combat tels que moi, le bonheur n’est pas une idée mais une pratique, il ne se pense pas mais il se vit. Epicure ? Mon Maître, loin devant Sénèque et même avant Luc Ferry, lequel, le saviez-vous, était philosophe, avant de se lancer en politique. Allons, mais si ! Vous voyez bien qui est Luc Ferry : un ancien ministre de Raffarin, vous savez, le grand nigaud avec le poireau, là, et les lunettes, celui qui vient tout le temps à la télé, mi-attristé, mi-arrogant  avec les cheveux savamment dérangés ! Ça y est, vous le remettez ? Il a même fait des livres. On ne les lui a pas tous lancés au visage, et il en a même terminé un, intitulé je crois : Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Je vous encourage à le lire, parce que moi, je ne pourrais pas ; et puis comme ça vous pourriez me parler de quoi ça cause. Moi, c’est le titre du bouquin qui a attiré mon attention, le contenu, bon… Se perdre dans des futilités quand tant de génies attendent à la bibliothèque… J’ai des choses plus importantes à lire, moi.
Et si on mourrait demain ? Ce pauvre M. Ferry… Il a l’air d’en avoir quand même gros sur la patate ; c’est un homme qui tient à être aimé, et là, maintenant, bon… Il est devenu de bon ton de lui lancer des épluchures en ricanant et en se poussant du coude. Il faut se souvenir qu’il a commencé sa carrière en tant qu’amateur de mondanités. Je n’ai rien contre lui en particulier (il n’a pas un métier facile), mais simplement, je me demandais comment on pouvait oser pareillement titrer quand on est encore aussi jeune que Luc Ferry ? Serait-il donc affecté d’un mal incurable ? Pourtant, il a l’œil vif et la truffe humide, quand on le voit pérorer dans le poste. Si on demandait mon pronostic, je dirais même qu’on en a encore pour quarante piges à se le fader, celui-là… Bref, il n’est pas téméraire de croire que M. le Ministre n’est pas à l’article de la mort. Or, plusieurs penseurs de l’antiquité, et des meilleurs, affirment que c’est seulement au seuil du Royaume d’Hadès*** (là où vont les morts), qu’on peut considérer avoir réussi sa vie, ou pas.
Alors je ne sais pas comment il a répondu à sa question : Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Moi, je suis beaucoup plus jeune que lui, et je vous dirai donc encore moins si j’ai réussi ma vie ou pas. La vérité c’est qu’il a fallu beaucoup d’orgueil à Luc Ferry pour trouver son titre, et soudain je m’aperçois avec effroi que je me suis lancé dans le vide de la digression, mais je sais retomber sur mes pattes : hop !
Revenons donc dans le droit chemin, marchons, marchons, l’air noble et fier, et répondons au sujet du jour.
Tout à coup, je rebondis (hop hop) en prétendant qu’une vie réussie, c’est une vie heureuse pleine de bonheur. Vous ne l’aviez pas vue arriver, celle-là, hein (hop hop) : déplacement latéral, un puissant coup droit, je monte au filet et smash !
Le bonheur ? Ecoutez un peu. Roulements de tambours !
Dernière minute : quatre-vingt cinq pour cent des sondés déclarent être heureux. Alors que ceux qui savent avancent d’un pas et viennent expliquer aux autres, parce que moi, je voudrais bien qu’on me laisse tranquille, au lieu de me poser des questions-pièges.
Je pourrais dire qu’être heureux, c’est connaître le bonheur, mais je ferais là une belle tautologie, tautologie, mot qu’il faut ABSOLUMENT employer dans une copie de philo, ça veut dire répétition d’une même idée avec des termes différents, une lapalissade, une évidence un peu bébête. Les tautologies ont un nom rigolo, mais elles ne font pas avancer le chimimibili… chibilimili… le schmilblick, merci Papy Mougeaud, et si Tata Jeannine commence à vous bourrer le mou avec les Arabes lors du prochain réveillon, dites-lui : « -Attention, ma Tante, vous allez encore faire une tautologie, nananère, bisque-bisque rage ! », ça lui clouera le bec jusqu’à la fin du repas.
Non, mais sans blaguer, le bonheur, c’est quoi, selon, vous ? Vous le savez-aussi bien que moi, non ? On pourrait parler pendant des heures, de ces petits riens qui embellissent nos journées, du sourire du chien quand on rentre à la maison, du collier de nouilles offert à la fête des pères, de la couette bien moelleuse, de l’odeur des crêpes, hein, tout ça, on connaît…
Rapidement, car je ne prétendrais pas vous faire la leçon, en plus je n’ai pas vraiment le temps de m’étendre, je vous dis la théorie, vous me direz ce que vous en pensez : il faut se laisser un peu porter et vivre au jour le jour, apprendre la patience, éviter la colère, pouvoir compter sur ses amis, connaître la nature, soulager ses douleurs, ne craindre ni la mort ni les dieux, aimer et rire en même temps… Satisfaire aux plaisirs simples, aux besoins naturels et nécessaires, chercher sérénité et paix de l’âme de son vivant. On pourrait faire un livre de recettes du bonheur avec les Maximes d’Epicure. D’une part, il faut philosopher, car tout un chacun peut philosopher, même sans le vocabulaire de la philosophie qui se la joue un peu. Moi, je philosophe tous les matins en me lavant les dents (je ne me rase pas : j’ai la barbe). Et je ne dis jamais « tautologie ». Jamais. D’autre part, je ne vois pas pourquoi je m’échine à continuer cette discussion, c’est déjà tout écrit dans Epicure, qui est très lisible. Pour les paresseux, je viens de résumer ses théories en quelques lignes, c’est quand même pas si compliqué, bon sang ! Pour les amateurs de détails, jetez-vous sur Epicure (pas trop fort, il a quand même vingt-trois siècles, le pauvre homme), mais choisissez un anabac ou un profil d’auteur, car les commentateurs des éditions classiques et prestigieuses s’adressent à des spécialistes et je sais que la philo, quand c’est bourré de vocabulaire technique, c’est casse-couilles. Un peu comme si on s’amusait à lire la revue technique de la voiture quand on n’aime que la conduire. Ou alors achetez Cracher dans la Gazpacho, de Sébastien Clivillé, c’est mon vrai nom, aux éditions Le Manuscrit (www.lemanuscrit.com). Je ne sais pas si c’est Epicurien, mais si je ne me fais pas un peu de pub, je vais encore bouffer des patates jusqu’à la fin de l’année. En plus vous vous taperez une bonne poilade, et ça sera toujours ça de pris. Bon, moi, je vais me coucher, il est 10H53, je suis vanné.

PS : j’adore quand les donneurs de leçons et les orgueilleux ont des problèmes avec leur réputation ; pas vous ? Ah bon.
**C’est peut-être pas lui qui les a écrits, mais vous savez, c’était il y a très longtemps. Vous croyez que c’est le pape qui écrit ses textes tout seul ?
*** Vous connaissez Ulysse 31 ?
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Vendredi 27 février 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Oui : Plus on a de croyances, plus on a de convictions. Discuter autour d'une connaissance donne le plaisir de la dialectique et de l'échange, alors que s'opposer à une conviction revient à traiter l'autre de barbare, de con, de génocidaire. On se met en colère bien plus facilement pour défendre sa croyance que pour ellaborer un savoir.
Non ?

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Mercredi 25 février 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

La liberté consiste en ne pas combattre la nécessité -à laquelle je ne peux rien changer, mais à combattre la fatalité.
Si j'ai bien compris l'éthique de Spinoza.

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Jeudi 5 février 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Regardez celui-ci : malgré son jeune âge, il sait jouer de la vie comme un jazzman sait improviser de son saxophone. Il donne à entendre une parfaite maîtrise de son art, même quand il se balance dangereusement dans le filet de partitions improbables. Jamais ne s'écrase, jamais ne se perd... Quel dieu facétieux habite donc ces mains-là ? Aucun : le génie reste humain, et peut jouer une fausse note : mais il se montre alors si opiniâtre, et si créatif, qu'il sait intégrer facilement ce désaccord fortuit à la fluidité de sa musique... De la même façon, un aléa sait inspirer de la soul à la vie de cet homme, et lui donner un sens merveilleux.

Celui-là ne sourit pas moins à la vie ; pourtant, rien de ce qu'il commence n'aboutit, plusieurs fois, ce qui lui tenait le plus à coeur a failli le détruire, et il ne s'en tirait jamais indemne...

Se morfondra t'il pour autant ?

Cela fait longtemps qu'il s'est décidé à ne pas trop s'affoler, au sujet de ses désirs, de ses espoirs... Il se dit que si ces projets n'aboutissent pas aujourd'hui, d'autres réussiront peut-être demain ? Et enfin, plus encore, il se demande s'il n'est pas débiteur de ses échecs... Sommes-nous faits pour nous battre sans cesse, être toujours vigilants, acharnés, combatifs ?

L'importance et l'intérêt de la vie consistent en bien d'autres choses : on connaît la valeur de la vie, quand on a été si souvent été près de la perdre... La vie redonnée comme cadeau !

Lisez le Gai Savoir de Nietzsche, ça s'écrit comme ça.

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Lundi 26 janvier 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
L'autre est un mystère, quand il ne parle pas. Peut-être réfléchit-il à l'écrit ? A ce qu'il va écrire. Car tout ce qui n'est pas encore écrit n'existe pas. Encore moins que ce qui n'est pas encore parlé. Surtout si c'est pour ne rien dire... Quoique.
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Jeudi 4 décembre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Exploser de fureur contre un innocent qui n'en demandait pas tant, plus, et plus vite qu'il ne faut, et pendant trop longtemps... Le colérique, mâchoires serrées, joues enflammées, yeux bulbeux et bouche de faisan, s'emporte sans avertir, et plus qu'il ne faut, contre des personnes et pour des causes qui n'en valent pas la peine. C'est qu'il est incapable de se contenir et qu'il réagit avec une animation qui révèle son infecte humeur... Puis, cette colère retombe comme un soufflé sorti trop tôt du four. Néanmoins, cet emportement passe rapidement, orage sec, et peut-être est-ce qu'il y a de meilleur en cette irritation...


Les coléreux qui sont vifs à l'excès, se mettent en colère en toutes circonstances et à tout sujet, prennent le nom d'acrocholes (αχρόϰχολοι). Tandis que les rancuniers s'appellent picrocholes (πιρόϰχολοι) : ils sont difficiles à apaiser, parce que leur colère dure longtemps, ils portent le poids du ressentiment, ils dissimulent leur rancoeur, qui croît jusqu'à ce que leur vengeance soit assouvie, en faisant succéder pour un temps le plaisir à leur peine.

Seul celui qui se met en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulu, celui-là seul mérite notre approbation.

Ah oui, tout de même, la référence de ce texte, qui est une interprétation libre : l'Ethique de Nicomaque (certains traduisent par l'Ethique à Nicomaque, d'ailleurs, je préfère aussi, mais c'est une bataille de philologues, je ne vais pas vous embêter avec ça) IV CHAP. V, 7 -14. Je me suis autorisé à débroussailler le texte, car il est passé par tant de mains qu'il est compliqué par un embrouillamini de répétitions qui rendent sa lecture difficile. Vous qui fîtes comme moi des études de philosophie, vous voyez de quoi il retourne. C'est le rôle des exégètes que de rendre claires et actuelles ces pensées millénaires, bref. Heu, il s'agit d'Aristote, au fait, Nicomaque est son fils, et ceci est un traité de morale, sur la juste attitude à adopter en toutes circonstance. Une bonne entrée dans l'aristotélisme et sa méthode de pensée : le sens commun, la juste mesure, la non-contradiction. Voilà voilà.

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Mardi 25 novembre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Il est écrit que l'homme ne se nourrira pas seulement de l'espérance ; il lui faudra aussi du petit salé aux lentilles.
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Vendredi 21 novembre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Quand on est jeune il ne faut pas remettre de philosopher, et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser de philosopher.

Car jamais il n'est trop tôt pour travailler à la santé de l'âme.

Or, celui qui dit que l'heure de philosopher n'est pas encore arrivée, ou est passée pour lui, celui-ci ressemble à un homme qui dirait que l'heure d'être heureux n'est pas encore venue !

Le jeune homme ou la personne âgée doivent donc, l'un et l'autre, celle-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé... Celui-là afin d'être, quoique jeune, tranquille comme un  ancien en face de l'avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le BONHEUR puisque, lorsqu'il est à nous, nous avons tout, et que, lorsqu'il nous manque, nous faisons tout pour l'avoir.


Et toc.


A noter que le jardin (paradisios, en grec!) d'Epicure fut la première école philosophique à accepter indifféremment les femmes et les hommes.

Pour Epicure, hipipip ?

Atiketiketchi ?

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Dimanche 16 novembre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

What a buzz !

Moment d'émotion déshydraté, les pfr gnomes gominés adressent leurs ignobles ignames et autres prières au Tout-Puissant, je veux rester dans la télé, haaaa mais c'est qu'il en va des choses essentielles ! Pleure pleure, jeune apprenti, car on t'oubliera bientôt... Comment tu t'appelles, déjà ? Allez, bon vent, t'étais mignon, désormais t'es plus qu'une merde comme nous autres... Bienvenu au club... Allez, dis au revoir à tes compagnons de misère, mais ne mets pas la langue : "- Je remercie à tout à le public, malgré qu'il a pas voulu me garder, mes copains sont de vrais artistes, je m'autorise à penser qu'il faut les applaudir. Et de pleurer, pleurer encor.

C'est dommage que Mickael Vendetta ne participe pas à la staracadémie, j'aurais voté contre lui... Il faudra tout de même songer à l'éliminer de mes écrans. Ce type m'obsède. Je crois que je suis amoureux...

Un buzz.

Un buzz, vous savez pas ce que c'est ? Non, évidemment, vous êtes comme moi, des vieux cons ! Un buzz, c'est un non-évènement (non-évènement, c'est aussi de la novlangue, mais d'un genre que nous comprenons bien bien, nous sommes bien plus malins que ça, pfou, toussotons avec dédain) (parce que si on regarde dans le dictionnaire, même le plus récent, on s'aperçoit que "non-évènement" n'existe officiellement pas, c'est un non-mot, tout en existant malgré tout.

D'ailleurs, Parménide, ayant tapé de la fourchette sur son verre en cristal, demanda le silence, et dit : « - L'être est, le non-être n'est pas. » Comment il cassa trop l'ambiance ! Jusqu'à ce qu'un petit malin lui fasse le coup du paradoxe de la tortue qu'Achille n'arrive jamais à rattraper pour en faire de la soupe, même s'il court beaucoup plus vite qu'elle. Alors, ce jour-là, Parménide révisa son jugement : le non-être est, en tant que devenir.... Oh et puis merde tiens, z'avez qu'à le lire -c'est de Platon- car là n'est pas le sujet, non, mon coeur de cible, aujourd'hui, c'est : le buzz) auquel on donne beaucoup d'importance sur internet. Enfin, qui dispose de l'importance qu'on lui veut bien lui accorder. Le buzz, c'est le chewing-gum de la pensée, on le mâchouille un peu, et, un quart d'heure après, quand il n'a plus de goût, on le crache, on rote un coup, et on passe à autre chose. J'y comprends rien. J'adore. Je m'en tape le coquillard ! Dégage !

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Jeudi 6 novembre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

1 -

Le national-libéralisme est-il soluble dans l'eau de Vichy ?


2 -

Si j'ai le feu sacré, quelle incidence sur le réchauffement de la planète ?


3 -

L'air est-il compatible avec ce qui ne dépend pas de lui ?


4 -

Si la terre sait, qu'en pense-t-elle ?


Analysez

Développez

Rompez




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Jeudi 9 octobre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Eli, eli lamma sabacthani ?
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Jeudi 2 octobre 2008
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Les évidences peuvent varier, de toi à moi, de l'un à l'autre.
Mais ça vaut peut-être le coup de les verbaliser, non ?


Par exemple, il est évident que si on passe la soirée au Café Léon, on va s'éclater comme des bêtes. Seulement, il est aussi évident qu'il faut réserver en milieu de soirée, vers 22H15, par exemple, car il est évident qu'à cette heure avancée, le bistro sera encore plein. Donc, il est évident que le patron va nous servir des banana daïkiri gratuits en attendant qu'une table se libère. Enfin, c'est ce qui nous est arrivé à nous.
On a passé une soirée d'enfer. C'est évident.
Une tellement bonne soirée que finalement on n'a pas vu les Rhinocéroses en concert, et on n'a rien regretté. Enfin moi. C'est la première fois que je passe une soirée à picoler sans tirer une seule taffe sur rien du tout.


Et ça, c'était franchement pas évident !
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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICURE epicure-copie-1.jpg Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

Little things

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  • : Sébastien Clivillé-Hagaär Dünor-Toxic Avenger
  • huggyhome
  • : Normandie poèmes CAC 40 chattes grippe porcine
  • : En quelques mots, me décrire ? Non mais tu rigoles, ou bien quoi ? Y'a qu'à fouiner dans le blog, non mais, je vais pas te mâcher tout le boulot, feignasse !

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