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HUGGYHOME

Vive la grève !

30 Mars 2006 , Rédigé par Seb

VIVE LA GREVE !

J'espère que je ne vais pas trop m'embrouiller dans mes avis définitifs et mes explications parcellaires, mais je suis trop fainéant pour me plonger dans les arcanes de l'application des lois.

Aussi, vous rectifierez, car j'aime bien me faire engueuler.

Je ne m'étais pas encore exprimé au sujet de cette affaire qui nous intéresse tous en ce moment, le fameux CPE.

Après huit semaines d'actions, le premier ministre M. Galouzeau reste droit dans ses bottes et parie sur le pourissement de la lutte et la lassitude des contestataires. Devant cette obstination, je me demande si cette stratégie ne va pas finalement payer.
Aujourd'hui, le Conseil Constitutionnel, groupe désigné de quelques vieilles barbes majoritairement de droite, doit statuer sur la constitutionalité de cette loi, c'est son travail. A mon avis, ledit conseil est incompétent : s'il doit se prononcer sur les lois, il n'est pas dans ses prérogatives de se prononcer au sujet d'un amendement.
Le dernier espoir pour que cesse la crise et que soient enfin retirés ces articles discriminatoires pour la jeunesse, c'est que le président de la République décide de ne pas signer la promulgation, et renvoie la Loi sur L'Egalité des Chances (sic) (remarquez les belles majuscules) devant le parlement. Est-il est bien certain de l'opportunité de l'amendement  en question ? La France plonge vers l'insurrection - car nous pouvons compter sur nos jeunes pour s'engager dans des actions plus radicales, la seule contestation ne semblant pas suffire à faire plier le plus buté de nos ministres. Le problème c'est que l'UMP, absolument majoritaire à l'assemblée, vote logiquement dans le sens du gouvernement... Mais ne se présente t'il pas là une excellente occasion pour son président Sarko de flinguer son principal rival dans la course à la présidentielle ?

Il y a un autre espoir, celui que le Galouzau "craque" psychologiquement : il a fait un beau lapsus hier à l'Assemblée en disant "démission", plutôt que "décision". Ça doit être dur, d'être le Français le plus méprisé du moment.
Allez Chirac, foutez-moi cet incompétent psychorigide dehors, vous croyez pas qu'il vous (nous) a assez mis dans la mouise comme ça ?
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VAINCUS

23 Mars 2006 , Rédigé par Seb Publié dans #JE veux RIMER (powems)

VAINCUS

 

Dessous les pavés ne remarques-tu

les narcotiques histoires

Qui nous firent tous taire ?

Braver les étoiles à s’en manger la vue

Échapper aux regards

Retrouver la lumière

Ondoyer sur tout ce qui est perdu

 Tragiques poissons-miroirs

Dans nos muettes colères

 

Se fasciner du pourtour de sa main

Ne plus savoir écrire

Que des avis obscurs

Flétri des miasmes du perlimpinpin

Ne plus savoir que dire

Encerclé de hauts murs

Dans les supplices du matin

Ne savoir que rugir

Et défier l’azur

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Bienvenue en Chiraquie

19 Mars 2006 , Rédigé par Seb

 Dans la série "mais non, on ne se fout pas de notre gueule", en voici une pas mal...
 
 Message du 13/03/06 11:53
 
 
Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour  récolter ses pièces jaunes.  200 kg de pièces ont été recueillies (correspondant à environ 10 000 €).
  
J'ai interrogé M. le Maire ( UMP ) de la ville pour savoir  combien cette opération nous avait coûté. Sans compter le prix de l'affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l'Ardèche, le coût du personnel des services  techniques et de la police municipale etc, la ville a déboursé 80 000 € (pris sur nos impôts locaux, bien sûr).
Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de la région, pour « la première dame de  France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l'association «Opération Pièces Jaunes».
Quand on pense à tous les petits enfanrs qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes ! Certains n'ont pas beaucoup de vergogne.
Ce mercredi 8 mars 2 006
 
Marcel MAGNON
Conseiller Municipal de Montélimar

Cet article m'a été adressé par mon ami Jean-Pierre, toujours à l'affût des petites saloperies de nos gouvernants. En démocratie, il y a de l'impunité... le temps du mandat ! Mais est-ce qu'on aura le droit de demander réparation aux Chirac ? J'ai bien peur que non.
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Rencontre au pays sarcoïde

16 Mars 2006 , Rédigé par Seb Publié dans #NOUVELLES

Riante Berck-Plage

 

 

 Vous avez sans doute remarqué que huggyhome accueille une philologue dans sa rubrique « littérature ». J’ai nommé Marie Rnnd, un spécimen que je connais depuis déjà quelques années et que je ne vous recommande pas si vous avez des soucis avec la grammaire.

 

Je me souviens du jour où je l’ai rencontrée ; convalescent, je me baladais au bon air sur la promenade commerciale de Berk-Plage ; je déambulais avec les autres rescapés, terreux et déplumé, nous errions en troupeaux hagards sur le front de mer. J’étais optimiste, car je venais d’échapper à la mort : les derniers miasmes de la grippe du poulet s’envolaient avec les vents du printemps 2011. J’avais été malade, comme tous ceux-là, et, sitôt moribond, on m’avait envoyé en quarantaine dans un de ces immenses mouroirs du Pas-de-Calais, d’où l’on venait juste de me laisser sortir.

J’avais un traitement aux vitamines qui désordonnait mes mouvements. Aussi dus-je m’asseoir à la première terrasse venue : j’avais des vapeurs. Marie (j’apprendrai son prénom plus tard) était déjà assise là, impassible malgré mon atterrissage d’urgence. De mon côté, je ne faisais pas plus attention à elle, car je tentais surtout de garder le contrôle de mon corps. Je lui adressai à peine un vague signe de tête : elle sirotait quelque chose qui ressemblait à du Martini à travers le filtre de son masque brodé. Elle portait un voile noir sur les cheveux et grand imper sombre. Comme je ne prends plus jamais d’alcool, je fus agacé par sa boisson… Pour finir, je reniflai bruyamment – je repensais aux effets de ce poison si doux, et je me commandai alors un café serré. On a les drogues qu’on peut… Une patrouille-santé passa devant le bistro.

Je reprenais mes esprits.

J’avais du travail à faire, trois semaines de notes manuscrites à mettre au propre, je le tenais, mon succès littéraire ! Je posai sur la table mon vieux pc portable, mon bloc-note, en respectant bien la frontière invisible entre son espace supposé et le mien. Je laissais vagabonder mes pensées, selon ma méthode habituelle, quand je surpris un regard fouineur qui voletait au raz de mes notes. Je cachais mes copies derrière le coude.

Elle me demanda sans remuer les lèvres :

 

« - Vous écrivez ?

 

Je fronçais les sourcils, troublé. En cette époque d’Etat d’Urgence Sanitaire, il valait mieux n’adresser la parole à personne… Poliment, je préférai ne pas répondre En ce temps-là, je ne portais déjà plus de masque hygiénique et j’attirais l’attention des autorités : la patrouille en combinaisons revint nous renifler les bas des pantalons, puis s’en retourna chasser l’Asiate, vecteur de propagation du mal, selon la terminologie en vigueur ; on était bientôt à la fin de mandat du Président Sarcoïde, et les Brigades Antivirus faisaient feu de tout bois. C’est pourquoi les contacts verbeux me paraissaient encore dangereux : je griffonnais un « oui » nébuleux au coin de mon agenda, suivi d’un « Ça se voit ? » ajouté au crayon à papier.

 

-         Vous n’êtes pas très discret, chuchota –t-elle. Est-ce que je peux lire ? J’écris aussi. 

 

Si elle était amatrice, j’allais peut-être y gagner une nouvelle lectrice… En un temps où le roman ne faisait plus vivre son homme, c’était toujours ça de pris… Je lui passai quelques passages imprimés que je lui laissai le temps de lire. Je guettais l’étincelle sur ses traits, mais, dissimulée par son attirail respiratoire, j’avais du mal à interpréter ses mimiques. Il me sembla qu’elle riait. Pourtant mon texte n’avait rien de drôle, c’était le témoignage de mon enfermement dans les camps de la mort grippale… Elle me rendit les pages, puis se remit à observer l’étendue de sable qui s’étirait à nos pieds. J’ai horreur de demander aux gens ce qu’ils pensent de mon travail. Je préfère quand ils sont spontanés.

 

« -Alors ?

 

En sus de l’humiliation, cela me fit une sacrée impression car je n’avais pas utilisé ma voix depuis des lustres.

 

« -Alors ? Hm… C’est intéressant… Très intéressant : il y a de l’action, du vocabulaire, des émotions... Mais c’est dommage : c’est bourré de fautes ! Vous avez déjà entendu parler de l’orthographe ?

 

Ah ! L’orthographe… J’en étais désolé, on me faisait toujours le même reproche… Mais l’idée générale, est-ce qu’on la sentait passer ? L’important, dans mon écriture, c’était le fil conducteur. C’est ce que je le lui fis comprendre par signes discrets. Elle répondit d’une voix nasillarde, car elle avait, je crois, le don de ventriloquie :

 

« - Je ne dis pas que ce que vous écrivez-là est tout à fait dénué de sens, mon garçon, et vous avez certes de l’imagination. Mais vos grandes idées s’empêtrent dans les fautes d’accord et la concordance des temps, on ne peut presque pas lire le texte, tant on est ralenti par les obstacles !

 

J’étais vexé. J’essayais de ne pas bouder, mais, si elle était si maligne, elle n’avait qu’à me les montrer, ses textes, on aurait pu comparer ! Elle me rendit ma copie toute hachurée de rouge et de points d’interrogation. Elle farfouilla au fond de son fourbi et exhuma quatre feuillets au graphisme précis. Je m’emparai de ses prétendus chefs-d’œuvre et dévorai fébrilement ce que je parvenais à déchiffrer – cela faisait des années que plus personne n’utilisait le stylographe. C’était les pages d’un petit dictionnaire -bien sûr sans l’ombre d’une faute d’orthographe- dont les définitions, claires et insolites étaient bourrées d’humour ; en plus, j’apprenais quelque chose de nouveau à chaque paragraphe.

Je reposai le tout sur la table, abattu.

Elle récupéra son bien qui menaçait de s’envoler dans la brise de mer. Sans tiquer, je m’étais efforcé de garder un visage impassible. J’aurais aimé avoir écrit ça moi-même... Je fis un petit commentaire au crayon en bas de la dernière page, où je dénonçais la forme un peu vieillotte et surannée, je disais en substance que la poésie n’était plus de ce temps, et je donnais un tas de conseils sur le rythme d’un texte.

            La Patrouille Hygiénique repassa deux fois devant nous et nous dûmes nous séparer, non sans avoir échangé nos pseudonymes. Depuis, Marie Rnnd corrige mes fautes d’inattention et je lui propose des synonymes. Une collaboration ponctuée de coups de gueule, car elle a le chic pour appuyer là où ça fait mal.

 

Et puis un jour, je me suis décidé à la présenter à François, le rédac-chef. Je suis allé chez lui avec les copies de Marie sous le bras, il était dans sa piscine, son majordome m’a servi quelques rafraîchissements, il a lu et il a dit ok. Mais je crois que j’ai fait une grosse bêtise : Marie Rnnd va me voler la vedette.

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LA JOURNEE DE LA FEMME

7 Mars 2006 , Rédigé par Seb

C'est la journée internationale de la femme.
Et moi je vais la fêter.
Bien qu'étant homme, je suis féministe. Et j'ai l'impression qu'en ce moment le féminisme a mauvaise presse... surtout auprès des femmes ! Demandez ce qu'elles en pensent à la plupart des intellectuelles, vous verrez qu'elles cracheront sur les féministes.
"Surtout pas moi !"  assurent-elles en se bouchant les narines.
C'est une mode que de ne pas être féministe ? Ce n'est parce qu'on est féministe qu'on est pour autant moins féminine. On fait un peu peur à certains Bidochon, certainement ; mais est-ce genre de connard qui veulent vous enfermer à la maison que vous avez envie de séduire ? Moi j'aime ces femmes qui ont du répondant. Avant le féminisme c'était bien, peut-être, d'être une femme ? On avait besoin de l'autorisation de son mari pour travailler, pour avoir un compte en banque, on portait un joli foulard sur la tête, on n'avait pas le droit de vote, on était condamnée à pondre des moutards, à bourrer la pipe de monsieur, et quand on était violentée ou même violée, c'était surtout à cause de son attitude provocatrice.
Aujourdh'ui, je veux dédicacer cette rubrique à toutes les femmes victimes des violences masculines, qu'elle soient familiales, professionnelles, institutionnelles ou religieuses, et tout paticulièrement à Camomille, proie, avec son enfant, d'un mari violent. Vous trouverez son site dans la liste des liens, ici à gauche de l'écran ; son histoire est édifiante.
Mise à l'air télévisée pour tous les machos ! Continuons le combat  ! Et bravo aux jeunes gens qui étaient dans la rue malgré la pluie et le vent !
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LUEUR DE HAINE

6 Mars 2006 , Rédigé par SEB Publié dans #JE veux RIMER (powems)

 Sujets du bac

Si tu vois une lueur de haine dans mes yeux, ne t’inquiète pas : c’est purement sportif. 

Si tu ne sais pas où tu vas retourne-toi et regarde d’où tu viens. Mais ne te prends pas les pieds dans le tapis.

Si John McEnroe prenait du dopage, est-ce qu’il doit rendre l’argent ? Est-ce que ça l’aidait à faire le gaucher, ou bien ?

S’ils n’arrêtent pas de passer avec leurs djetskis, il faudra les pendre avec leurs tripes.

Einstein a inventé le trou noir. Dieu est un trou noir ; un trou noir d’un qui aurait mangé du piment.

En cas de licenciement durant les deux premières années, un nouveau CPE entre le même employeur et le même salarié pourra être conclu après un délai de trois mois à compter du jour de la rupture du précedent contrat.

 

Je vous laisse refroidir là-dessus.

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COMME DES BETES

1 Mars 2006 , Rédigé par Seb Publié dans #BIOSPHERIQUE

Moineau friquet. Regardez le bien, c'est peut-être la dernière fois que vous le voyez.


En un siècle, 103 espèces animales ont déjà définitivement disparu de la planète. C'est peu, mais c'est déjà cinquante fois plus rapide que le rythme naturel.
Un animal qui disparaît, c'est par ricochet tout son environnement qui en pâtit. Exemple : prenons un bousier ordinaire, australien, et faisons-le disparaître à grands coups de vermifuge (administré aux animaux domestiques) qui reste présent dans les déjections. Que croyez-vous qu'il se passe ? Sans le travail de mastication et d'enfouissement des excréments, les bouses sèchent et empêchent les végétaux de repousser. C'est l'éleveur qui est bien embêté ! Obligé de ramasser les bouses à la main !
En France aussi nous avons notre lot de disparition. Le bouquetin des pyrennées s'est éteint en 2000 dans l'indifférence générale ; plus de phoques moines ; on compte aussi la baleine des basques, un canard à tête blanche, l'aigle pygargue, la tortue caouane et deux poissons d'eau douce... D'autres sont sur la mauvaise pente. Ceux qui n'existeront bientôt plus : la grande outarde, le busard gris, la huppe (de toute ma vie de birdwatcher, j'en n'ai jamais vu qu'une seule, dans l'Aveyron), le courlis et l'oedicnème. Le moineau friquet, la perdrix grise, l'alouette, le bruant jaune ont perdu en 10 ans les deux tiers de leurs effectifs. Même le moineau commun est en perdition, victime des chats, de la pollution des villes, et de la concurence de l'étourneau sansonnet, une espèce invasive - tout ne va pas mal pour tout le monde, cet oiseau qui recouvre de fiente nos voitures en ville.
A qui imputer toutes ces disparitions ?
La faute aux pesticides, aux labours, aux chasseurs, aux automobiles, aux lignes à haute-tension, à la destruction des haies, à l'assèchement des zones humides, et bientôt à H5N1 (on suppose d'ailleurs que la contamination de la faune sauvage s'est faite depuis les élevages).

La loutre est quasiment éteinte, ainsi que le vison européen (nuisible ! ), le phoque veau marin, la marsouin, le lynx, la salamandre, le triton à crète, deux chauves-souris, l'esturgeon de la Gironde et la raie blanche, l'oursin diadème, et la grande cigale de mer. Je n'ai que 34 ans, mais je connaissais quelques-uns de ces animaux en liberté, quand j'avais 20 ans. Je ne compte pas les insectes, papillons citrons, lucioles et autres hannetons qui n'existent plus que dans la littérature...
Je dois vous dire que je suis malheureux de voir tellement moins d'oiseaux. Qu'est-ce qu'on peut faire pour changer ça ?
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