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Retour sur place

20 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Je me souviens, au matin du 22 avril 2002. J'avais des envies de barricades, de drapeaux noirs... Le téléphone n'arrêtait pas de sonner : il fallait préparer la manif. Voilà, j'avais fait des slogans, pour préparer des panneaux. Peut-être que je passerai à la télé ?
Pas de bol : Nous étions des millions.
Ensuite... Chirac remporta l'élection. J'ai encore les boules.

J'ai retrouvé un fichier de ces slogans. Je vous les balance, à boire et à manger. Bruts de décoffrage.

 

Marie-Jeannne contre Jean-Marie

 

Après l’homme du passif
L’homme du pastis

 

L’affront Nazional

 

Front contre Front

 

L’insécurité c’est eux 

 

La France à la peine

 

Evidemment qu’il ne passera pas…Comme il était évident que Jospin serait présent au second tour

 

Prière de ne pas voter sur le bord de la cuvette

 

Veuillez laisser la France comme vous l’avez trouvée en entrant

 

Veuillez laisser la France comme vous souhaiteriez l’avoir trouvée en entrant

 

Au royaume des aveugles les Borgnes sont rois

 

A bas l’affront national

 

F comme J’ai soif

N comme Pinard

 

Les Français sont des veaux
d’extrême droite

 

2002 : année têtes de veaux

 

On criait déjà quand on était jeune

 

Ils coupent les mains des petits enfants

 

Non au gouvernement des nigauds

 

La 8ème compagnie + La 7ème colonne = La 6ème république

 

Mourrons pour des idées

D’accord, mais de mort lente…

 

Jean-marie, vous êtes le maillon faible : au revoir.

 

Dépénalise le fouf, Délepenise la France

 

Pour Le Pen pas l’état nazi, mais l’euthanasie


 

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Nicolas Lebourg, Histoire générale du camp de Rivesaltes - conclusion

19 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Si « le camp de Rivesaltes » est devenu un symbole et un enjeu de mémoires, c’est sans doute car il interroge l’apparence d’une continuité en trois républiques et Vichy. La phase de l’Epuration est particulièrement riche de questionnement. Emprisonnement en France lors de l’épuration : 0.12% de la population, en Roussillon on doit être vers 0.7% alors que le collaborationnisme y fut très faible. Deux explications :
a)le désordre ambiant ; mais pourquoi cela jouerait-il ici plus qu’ailleurs ? et cela signifierait-il que l’internement n’est pas le fait de la puissance étatique mais au contraire de sa faiblesse ? C’est ce que laisse à penser la confusion des genres, le regroupement de suspects, de coupables, d’immigrés clandestins, ainsi que l’anarchie présidant au gardiennage
b)l’existence de structures d’internement préexistantes n’a-t-elle pas facilité le phénomène ? étonnant que l’on ait prévu centre de regroupement des épurés du Sud ici, que l’on ait mixé avec les étrangers et nomades. On observe qu’en septembre 1944 l’un des principaux camps, comptant 4 200 internés, est celui de Drancy. Le camp de Noé aussi a été réutilisé : en octobre 1944 seuls 7 de ces 229 gardiens avaient été embauchés après la Libération. En somme on est plus, ou au moins autant, dans une problématique d’histoire culturelle et politique que juridique et administrative. Cela vaut pour toutes les périodes du camp de Rivesaltes qui est ainsi un prisme permettant d’interroger le long cours de notre société et de son rapport à l’Etat. Ce site est en fait un carrefour, européen de 1939 à 1948, méditerranéen de 1952 à nos jours. Dans ces deux phases, compte tenu de l’extrême pluralité des groupes, des personnes et populations sont ici placées pour cause de rencontre entre
a)une demande sociale soucieuse de la canalisation économique, politique et biologique du groupe visé, et
b)une offre étatique de gestion technocratique des flux humains au sein du territoire national. En définitive, ce camp est le signe de la volonté de l’Etat de parvenir à contrôler les corps migrants sur son territoire pour normaliser et nationaliser la société à l’intérieur de ses frontières. Dans l’entre-deux-guerres, le développement antilibéral de la foi en l’Etat, d’une part, le rejet provoqué par les vagues de réfugiés, d’autre part, a permis la mise en place de tels dispositifs. Les Compagnies de Travailleurs Etrangers, où les réfugiés sont regroupés et placés sous l’autorité militaire, témoignent sans ambiguïté du choix de l’étatisation des réfugiés au détriment de leur nationalisation. Sans que les situations ne soient en rien assimilables, il existe toutefois une permanence entre la phase 1938-1948 et celle allant de 1952 à nos jours : la gestion coercitive des flux migratoires1 par un Etat bureaucratique dans une société désintéressée des populations internées. La dynamique de l’Etat c’est le plein usage de sa force, son mode d’expression c’est le contrôle des corps. Ce qui structure les sociétés c’est l’accord tacite pour que les indésirables soient mis à l’écart en connaissant des conditions de vie inférieures aux couches les plus paupérisées mais libres. Le camp de Rivesaltes est donc notre production commune et pour cela même ne concerne pas telle ou telle communauté seulement : il est notre histoire commune.

Information supplémentaire
Depuis que cette conférence a été donnée, le CRA a déménagé afin de ne pas entrer en une sinistre résonance avec le Musée-Mémorial en préparation sur ce site. Ce déménagement a permis son agrandissement.
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Rivolouchione

17 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Je voyage. Partout en France, du nord au sud. De l'ouest à l'est. Au centre, en haut, en bas. De Lille à Montpellier, de Strasbourg à Pau. Partout; j'entends : Rivoluchione ! D'Olivier Besancenot à Laetitia Casta, de Renaud Séchan jusqu'à Jean-françois Kahn : Rivoluchione ! Mai 68 ! Eté 36 ! 14 juillet ! El pipol is gronding... Rivoluchione !
Le pouvoir d'achat (accrochez-vous bien) a AUGMENTE de 3,3 %.
J'y crois : les riches s'enrichissent. Toute honte bue. Pour 100 €, je remplis un tiers de mon pauvre caddie. Des flics partout. Des patrons qui se bourrent les poches. Des heures aux urgences. Des classes de 40 élèves. Un président à plat ventre devans les pires salauds... Vous complèterez la liste.
Mais qui veut commencer ? Je vous suis !
REVOLUCHIONE !
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Nicolas Lebourg, Histoire générale du camp de Rivesaltes 6

17 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

En revanche, la C.G.T. obtient de l’armée en 1947 l’autorisation d’installer sur le site un « centre de formation professionnelle accélérée pour les ouvriers du bâtiment des P.O. Destiné finalement aux Nord-Africains, il provoque de profondes tensions avec les populations environnantes. Aux dénonciations de chapardage et vandalisme dans les vignes alentours par certains élèves, aux affrontements physiques entres groupes de jeunes gens du centre et de la commune, s’ajoutent les tensions socio-politiques suscitées par l’écho de la Guerre d’Algérie - la partie strictement militaire du camp reçoit d’ailleurs les troupes en partance pour l’Algérie. Afin d’y remédier, est décidé en janvier 1955 de créer six classes d’élèves métropolitains censées "équilibrer" les six classes de stagiaires nord-africains. Deux ans plus tard, les métropolitains représentent les deux tiers des effectifs. Néanmoins, le camp de Rivesaltes n’est pas pour autant devenu un moyen d’inclusion sociale… Dans le cadre du raidissement de l’Etat provoqué par la Guerre d’Algérie, l’Etat envisage en 1957 de créer ici un « camp d’internement ». Le préfet fait d’autant plus tout pour l’en dissuader que les lieux contiennent, outre le centre de formation déjà évoqué, un Centre de Formation Professionnelle Militaire destiné aux Nord-Africains et un centre de passage des jeunes soldats mobilisés pour la guerre. Une fois encore le projet ne va pas jusqu’au bout mais va néanmoins être créé une prison très spéciale et très discrète. S’installe, en parfaite discrétion, un centre pénitentiaire. A cet effet, les plans d’aménagement des îlots J et N sont établis entre octobre 1961 et février 1962. Les prisonniers intègrent le centre entre le neuf mars et le dix-huit avril 1962. Le registre d’écrou comptabilise 527 prisonniers dont 487 sont des Français musulmans – soit 92.4 %. Parmi ceux-ci les peines de mort commuées représentent 12% des cas. Les motifs de condamnation sont avant tout l’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, l’assassinat et tentative d’assassinat, l’association de malfaiteurs ; ces données laissent clairement à penser que sont regroupés des internés engagés dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Une note de la Direction Générale de la Sûreté Nationale indique quant à elle que le camp est destiné aux « Nord-Africains condamnés pour activités anti-nationales ». Courant juin, est rapatrié au Camp Joffre le Premier Régiment Tirailleur Algérien. Il a emporté avec lui plusieurs centaines de civils, femmes et enfants. En octobre 1962, environ 8 000 membres du groupe social « Harkis » séjournent au camp de Rivesaltes (dont ceux en provenance du camp du Larzac). En tout à peu près 20 000 personnes vont passer et s’entasser ici. Le séjour est souvent très court mais néanmoins les dernières familles ne quittent les lieux qu’en février 1977. D’autres supplétifs coloniaux sont venus, accompagnés de civils : en 1964 parviennent au camp environ 600 Guinéens, anciens militaires français, et leurs familles. Ils sont présents jusqu’en février 1966, non sans que gendarmerie et CRS soient intervenus suite à leur insoumission . Aux mêmes dates est également présent un petit camp de familles d’anciens militaires français rapatriées du Nord-Vietnam… La partie civile du camp Joffre entre en sommeil jusqu’à la décennie 1980. Quand, en 1984, l’Etat demande au préfet des Pyrénnées Orientales d’effectuer une étude pour savoir où installer un centre regroupant les immigrés clandestins, ce dernier lui répond que le plus mauvais choix serait le site du camp de Rivesaltes. Le Centre de Rétention Administrative y sera donc installé… Fondé en 1986, le Centre de Rétention Administrative a d’abord pour objet de regrouper les ressortissants espagnols en situation irrégulière sur le territoire français – soit l’année même où l’Espagne entre en la Communauté Economique Européenne et où est signé un Acte Unique européen qui rend libres d’installation les seuls capitaux. Les personnes sont considérées comme « retenues » et non détenues : elles sont gardées par l’armée, n’ont pas le droit de sortir de leurs chambres – hormis pour les repas et les trois promenades quotidiennes à l’intérieur du centre, d’une demi-heure chacune – mais il n’est pas possible aux gendarmes de faire feu sur un retenu tentant une évasion. La capacité est de quatorze lits pour les hommes et quatre pour les femmes. Ayant dépassé les mille entrées annuelles depuis 1994, il est, sur le territoire français, l’un de plus importants centres de rétention des immigrés clandestins. Si les internés sont surtout de nationalité marocaine (environ un cinquième des effectifs) le centre dispose d’une liste de traducteurs accrédités qui démontre la grande variété des cas individuels : quinze pour l’Anglais et l’Espagnol, quatorze pour l’Arabe, six pour le Polonais, cinq pour l’Italien et le Russe, trois pour le Chinois, etc. : le camp de Rivesaltes demeure une ruine de la tour de Babel.

[1] Peu auparavant on leur donne des pelles pour enfouir leurs ordures, en râlant que depuis des années celles-ci s’ammoncellent au milieu du camp… Pas une fois on ne songe à leur donner un service de ramassage…
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Anarchy in UK

17 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #COPAINS

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Sentence vaticane 68 -Epicure

15 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Rien ne suffit à qui considère comme peu ce qui est suffisant.
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Nicolas Lebourg, Histoire générale du camp de Rivesaltes 5

15 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Parmi les Espagnols sont donc mises en avant diverses options : « grève de la faim, menace d'évasion collective, etc. ». En août, les prisonniers sont dirigés sur le camp de Noé. Le centre est quasiment vidée, treize gardiens encadrant « 26 internés, presque tous des Espagnols détenus pour franchissement de frontière ». En conséquence, une nouvelle reconversion est étudiée. Imaginant semble-t-il, un effet domino provoqué par la chute des puissances de l’Axe, les autorités travaillent sur un scénario d’écroulement du régime franquiste. Pour accueillir les réfugiés de cette "Retirade de droite" qui pourrait s’ensuivre, les partisans du régime du Caudillo franchissant les Pyrénées, est mis en place un plan de reconversion du camp de Rivesaltes, destiné à regrouper les éventuels exilés.  La dissolution du centre intervient le dix décembre 1945, et sa liquidation est achevée aux premiers jours d’octobre 1946. L’annonce de la disparition du centre s’est faite dans la quasi-indifférence : selon le commissaire de police local, hormis la vingtaine de Rivesaltais en tirant leurs subsides, elle « passera inaperçue en ville ». Elle ne provoque in fine qu’une manifestation du personnel du camp, organisée par la Confédération Générale du Travail, devant la préfecture de Perpignan. Se développe, sous l’autorité militaire, le Dépôt n°162 des Prisonniers de Guerre. Regroupant des militaires allemands et italiens, ce camp compte moins de 10 000 prisonniers en octobre 1944, entre 6 000 et 7 000 hommes en mai 1945, et est fermé le premier mai 1948. Les prisonniers sont utilisés d’abondance dans les travaux de reconstruction des Pyrénées-Orientales : 1 814 prisonniers de guerre allemands travaillent dans des Kommandos en décembre 1946.
Ce travail hors du camp provoque des protestations :

a) de la population roussillonnaise qui considère qu’il s’agit là d’un régime trop libéral pour des prisonniers trop arrogants ;

b) des syndicats qui observent comment certains employeurs trouvent là une main d’œuvre remplaçant avantageusement les travailleurs libres (le syndicalisme redirigeant ainsi la polémique présente en son sein depuis la fin du XIXe sur l’usage patronal de substitution de la main d’œuvre étrangère à la française) ;

c) du préfet qui estime que la circulation et la concentration de prisonniers de guerre si près d’une frontière est une gageure.

On peut toutefois observer qu'il existe manifestement un dysfonctionnement dans le traitement des Prisonniers de Guerre Allemands. Alors même que la structure démographique du groupe est tout à fait normale, entre mai 1945 et 1946, 412 prisonniers de guerre allemands décèdent. Le mois de septembre 1945 à lui seul comptabilise 159 décès.
La guerre achevée, le camp cherche son devenir. En 1948, deux projets avortent coup sur coup quant à l’îlot Q : la mairie de Perpignan en récupère la jouissance, dans le but d’y réaliser un programme immobilier, puis l’abandonne ; l’Etat envisage un temps d’y créer un centre regroupant les clandestins espagnols.

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Mon beau miroir

14 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

 

Quelles réflexions t'inspire donc ce miroir, à toi, microcéphale mal rasé, aux yeux bouffi, toi, l'abattu qui compta ses abattis sur la table ?

Habilité ? Hibou malgré tout.

Hobby ? Hérisson bouillonnant.

Dans une main, une plume, dans l'autre, un poil.

Il y a un regard, posé sur lui.

Il aimerait savoir à qui sont ces yeux-là... Il les voudrait dans sa poche, alors il la poursuit, il la questionne, elle lui sourit, et ils passent leurs nuits au téléphone.

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Nicolas Lebourg, Histoire générale du camp de Rivesaltes 4

13 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

En novembre 1942, dans le cadre de l’invasion de la Zone libre, les troupes allemandes s’installent au camp Joffre. En conséquence, le centre d’hébergement est liquidé au 25 novembre. A cette date, il comptait 277 membres du personnel. Durant deux années, le camp de Rivesaltes a interné environ 21 000 individus, dont environ 5 714 au camp spécial, 2 313 ont rejoint Drancy, 2 251 ont été exclues par la commission de criblage (estimation chiffrées d’Anne Boitel).
Sur le site sont décédés 215 internés, dont 51 enfants d'un an et moins.
En janvier 1944, Vichy imaginait encore pouvoir réutiliser les îlots Q et J pour un éventuel « internement massif ».
L’armée allemande quitte Rivesaltes le 19 août 1944.  Suite à la Libération, les arrestations dans les Pyrénées Orientales représentèrent le triple de ce qui avait été prévu par les réseaux locaux de Résistance (un millier dans les premiers jours vs. 300 ; 1 807 au total, plus de la moitié de l’effectif étant rapidement libérée). Les personnes arrêtéees sont d’abord concentrées sur la Citadelle de Perpignan. 
Tandis que la partie militaire du camp de Rivesaltes reprend sa vocation initiale, est instauré le Centre de séjour surveillé de Rivesaltes (12 septembre 1944). Concentrant sur l’îlot Q les personnes internées dans le cadre de l’Epuration, ce nouveau camp dispose d’une capacité maximum de 1 080 internés.
Les huit baraques des femmes sont entourées d’une clôture de barbelés.
La qualité des baraques est celle du centre d’hébergement précédent (où cet îlot était l’administratif) : manque de plafonds, grande sensibilité aux températures extrêmes. Début 1945 le préfet les juge « lamentables »
Au départ site devait servir de centre de regroupement d’épurés du Sud ; hormis quelques transferts cela ne se fit pas.Le matériel manque, ainsi des barbelés amplement percés permettant évasions, sorties d’hommes et entrées de nourriture. Les gardiens sont des troupes malgaches usées (présentes sur le site antérieurement, y compris lorsque stationnent les unités allemandes – des Sénégalais à la Citadelle). La fatigue d’une part et l’animosité autour de la question raciale d’autre part rendent le climat entre militaires et prisonniers assez tendu
. La population rivesaltaise se plaint quant à elle de ses soldats noirs accusés de consommer trop d’alcool et de prostituées. En ce qui concerne les gardiens proprement dits la direction du CSSR ne cesse de se plaindre que nombre d’entre eux sont inaptes, corrompus, incompétents.
Fort turn-over et nombreuses révocations.
Nombreuses traces de marché noir (prix selon divers documents : de 120 à 180 francs le paquet de cigarettes, la tablette de chocolat à 200 francs ; vin à 70 francs le litre alors que moyenne nationale à 19 francs) mais les traces écrites d’abus sexuels sur les internées ne se trouve qu’au départ (ceci dit problème archives sur ce sujet, cf. thèse d’Etat de Denis Peschanski).
Le centre continue de recevoir des ressortissants d’autres pays européens : les Espagnols, internés pour passage clandestin de la frontière, assurent ainsi les travaux nécessaires à la sécurisation du centre ; en janvier et mars 1945 viennent plusieurs centaines de réfugiés soviétiques ; sont là des collaborateurs belges ; se trouve aussi une ressortissante polonaise, internée jusqu’en mars 1945 suite à sa condamnation le vingt-six juin 1944 pour avortement...
L’écroulement du IIIe Reich est source de tensions. En effet, les prisonniers ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas relâchés, puisque nombre d’internements ont été proclamés « jusqu’à la cessation des hostilités ». Or, celle-ci n’est officiellement proclamée que le 12 mai 1946.

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Concours

12 Mai 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #COPAINS

Bon, c'est moi le jury. 
Le principe, c'est de détourner des proverbes.
C'est Urban qui m'en a donné l'idée, avec ses bêtises.

Exemple
:

L'important ce n'est pas de gagner, pourvu qu'on ait l'ivresse.

A vous.

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