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HUGGYHOME

C'est très exagéré

31 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Dans la constitution présentée par Giscard (il nous avait dit au revoir, et le revoilà, effectivement…), c’est la théorie libérale néo classique telle qu’elle est présentée par le philosophe Gilles Châtelet dans vivre et penser comme des porcs qui prévaut.

Je sais pas vous, mais moi j'avais essayé de lire le livret ; il a fini par allumer les poele. 
Dès les premiers articles, l’Union était présentée comme étant avant tout, constutitionnellement (presque) « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ». Soumettons-nous à la bourse, et la « Main Invisible du marché » s’occupera du reste. C’est comme ça, dans cette théorie imbécile : il faut supprimer les « viscosités du marché » (minima salariaux, -pour les latinistes débutants, en latin, c’est un minimum, des minima-, droit du travail…) et l’autorégulation rendra les peuples heureux. Ce qui est bon pour le marché est bon pour nous. Et en plus c'est facile, pas besoin de se casser la noix avec des règlements, tout marche tout seul et tout le monde est content comme ça ! Vous ne saviez pas ? Ah ? La main invisible du marché, qui vous fait des grosses papouilles... Qui vous fait les poches dès que vous n'êtes plus attentif. 
Un exemple de dérégulation, c’est la rupture de l'accord International du Café. 
On a interdit aux états producteurs de financer des aides et de soutenir des politiques de prix : c'est l'OMC, vous avez signé ! 
Une fois l’accord cassé, le grands groupes de l’agroalimentaire ont dit : « - Nous payions 25$ la tonne, désormais ce sera 10$ la tonne et si vous n’êtes pas contents, trouvez d’autres acheteurs. » 
Évidemment, il n’y a pas d’autres acheteurs. 
Le prix du café a t’il baissé au bistrot du coin ? Non. 
C’est la libéralisation. C'est le libéralisme. 
On nous dit oui, la concurrence fait baisser les prix, tout ça... Ah ? Vos factures de renseignements téléphoniques, elles ont plutôt baissé, ou augmenté, depuis qu'il y a la libre concurrence ?
La
soumission au marché qui ferait le bonheur des peuples, c’est du foin ; ne le répetez pas, mais on dirait que le marché se fout du bonheur des peuples. Et puis quoi ? Quelle est cette constitution qui définit par avance une politique économique ? Bon, je sais, on a bien le droit de faire une politique économique de droite, si on est de droite, c’est la démocratie, on est d’accord ou pas, il y a l’alternance et le vote, pour ceux qui ne sont pas contents. Mais, là, ce sera interdit de faire autrement qu’il est dit dans la constitution, sinon, ce serait agir anticonstitutionnellement (ça y est je l’ai placé !) que de faire une politique économique de gauche ! 
Heureusement qu'on a voté non, non mais t'imagines cette enculerie ?
Quoi, le minitraité du maxiprésident ? Ben... C'est la même chose, mais approuvée par le parlement.
Et le référendum, alors ?
Penche toi en avant. Encore. Encore, encore... Stop ! Demande à une bonne âme de regarder : il est là, bien profond. T'avais rien senti ?

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Kestata ?

31 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Tu me cherches ? Je te vois ; là... Qui m'observe, à l'oeilleton. C'est quand tu veux, où tu veux ! Je t'attends à la sortie, je vais te faire voltiger, des deux mains, dès demain... Demain, je peux !

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Egotisme et fracture du moi

30 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PERSONNELLEMENT -MOI - JE

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  • Alors, Seb ?

  • Quoi, encore ?

  • Ça avance ?

  • Quoi, ça avance ? Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

  • Houla.

  • Non, mais vazy... Si t'as quelque chose à me dire... Dis le, sois pas sournois, je t'ai repéré, va.

  • Houla.

  • Quoi, quoi, quoi, houla ? Je sais bien ce que tu attends de moi, mais là, t'es bien baisé, je ne dirai rien, et je ne parlerai pas non plus. Na.

  • Houla. Houlala.

  • De toutes façons, je sais ce que tu vas me dire.

  • Ah oui ?

  • Oui.

  • Et qu'est-ce que je vais te dire ?

  • Tu vas me dire « Alors, Seb ? » avec un ton mielleux, là, hm, je te connais !

  • Et ensuite ?

  • Ensuite, tu vas me demander ousque j'en suis.

  • C'est vrai.

  • Hmpf ? T'as du feu ?

  • Sur la table, là.

  • Où ?

  • Ici.

  • Là ?

  • Mais non, là, espèce d'âne, arrête de regarder mon doigt ! La gomme !

  • Ah.

  • Voilà.

  • Hmpf... Hhhh... Merci.

  • T'es tendu, pas vrai ?

  • Mm.

  • Alors ? Ousque t'en es ?

  • Bof... J'avance dans la vie.

  • Bien. Et dans ton roman ?

  • Un peu.

  • Combien ?

  • Heu, pas beaucoup.

  • Cent pages ?

  • Houla !

  • Moins ?

  • Quand même !

  • Soixante-dix, quatre-vingt ?

  • Non non, pas tant que ça !

  • La moitié ?

  • Comme tu y vas.

  • Le tiers, le quart ?

  • Heu... A peine... En fait, j'ai fait dix lignes.

  • Non mais à la limite, j'aurais préféré que tu ne m'avoues rien. C'est pire, de ne presque rien faire. T'as rien branlé, en somme.

  • Boa, j'y ai beaucoup pensé, si tu veux. J'ai un synopsis !

  • Ouais, c'est bien ce que je te dis : t'as rien branlé.

  • Non, mais je sens que ça vient, là. De toutes façons ; je n'ai même pas d'ordinateur. Et puis je veux lui donner une forme particulière...

  • Je veux, je veux... Et les petits cahiers que ta chérie t'as offerts ?

  • Je m'en sers pour lui écrire des poèmes. Je fais aussi des chroniques pour mon blog.

  • Ton quoi ?

  • Mon blog.

  • Pff ! C'est des conneries, ça !

  • Ben non, tout le monde dit que c'est l'avenir de la littérature... Et puis tout de même, des poèmes ! C'est important.

  • Oui oui bon d'accord, c'est vrai, j'en ai lu, il y en même des bons...

  • Tu vas sur mon blog ?

  • Oui, bon, mais je ne parle pas de ça. Tu crois que ta copine, elle t'a payé de quoi écrire pour que tu lui fasses des poèmes ! Bin ouais, aussi. Seb Seb Seb... Tu la mésestimes...

  • Dis pas ça.

  • Si, je le dis : elle, elle croit en toi, elle. Ça lui fait plaisir, tes rimes, c'est certain, tu sais la faire rougir, mais crois-moi, c'est pas ce qu'elle attend de toi. Et les autres non plus, d'ailleurs.

  • Quels autres ? Arrête de faire le con, Sébastien. Je parle de tes lecteurs.

  • Ah... Eux... Ouais, ouais, ouais...

  • Ils attendent l'explosion.

  • Mm. Mouais. Depuis que je fume plus de shit, j'ai du mal. Je me sens entravé. Bloqué.

  • Je vais te foutre mon poing sur la gueule ! Et puis tu as vu comme tu picoles : tu viens de te resservir un verre !

  • C'est à dire que je viens de renverser l'autre...

  • C'est pas faux ; mais tu vas quand même le boire !

  • C'est pas faux non plus. Mais j'ai besoin de partir, moi !De ne plus me sentir, de ne plus me disperser...

  • Tu as surtout besoin de n'avoir plus peur, hein ? C'est flippant, d'écrire ? Qu'est-ce que tu risques ? C'est si terrible ?

  • C'est gros. Très gros. Très haut. Insurmontable ! T'imagines pas le taf que ça peut être.

  • Oh que si ! Je t'ai vu écrire des milliers de pages ! Je vois très bien ! Mais tu écris bien, Seb, tu sais embarquer tes lecteurs, tes joies, tes remarques, tes colères, tes points-virgules, putain Seb, tu es assis sur un tas d'or ! Tu n'en profites pas, tu chichites, tu ergotes, tu manges des pâtes !

  • Mm. Arrête, tu va me faire rougir...

  • Rougir mon cul ! Rougir ? Mon cul !

  • Pff... Je ne suis pas Queneau, moi...

  • Queneau, mon cul ! T'es qu'un putain de fainéant ! Un ramier ! Un velléitaire ! Un mou ! Un couille-molle !

  • Eh, oh, ça va bien, hein ? Si tu crois que c'est facile, toi, t'as que de ta grande gueule à t'occuper ! J'ai eu des problèmes, moi ! Je divorce, je galère dans un taf de merde...

  • Je vais pleurer. C'est trop triste. Mais avant, tu en étais au même point littéraire, et tu n'avais pas tous ces prétextes. Et puis je croyais que tu travaillais de nuit pour pouvoir écrire, justement... Je vais te la dire la vérité, même si tu la connais déjà et que tu n'aimes pas l'entendre, tu as toujours été comme ça : décevant.

  • Oui, c'est vrai... mais je finirai bien par te surprendre. Et puis si tu crois que c'est comme ça que tu vas me avancer, en me plongeant la tête dans la merde...

  • Je ne crois rien : je constate des faits. Tiens : ton roman.

  • Quoi, mon roman ?

  • Tu avais commencé un truc super, entraînant, drôle, plein de suspense, sur Sarko, et puis tu t'es arrêté. On se demande bien pourquoi.

  • Il est allé plus vite que moi.

  • Mais que dalle, que dalle ! C'est TOI, l'écrivain, le maître du temps, tu peux en faire ce que tu veux, de cette histoire.

  • C'est vrai, j'y pense souvent...

  • Oui, et bien tu as assez pensé, maintenant. Il faut se remettre en mouvement. Je sais ce que tu avances, quand il le faut. Tu es capable d'être fort. Tu es bon.

  • J'ai l'impression d'entendre mes grands-frères.

  • Ils savent de quoi si tu es capable, tes grands frères. Écoute-les un petit peu, et fonce, bordel, fonce ! Tu déchires tout, arrête de te morfondre. Sois pas con. Retombe pas, tu es bien parti, là, non ?

  • Si.

  • Alors, Seb ?

  • Ok. Ça marche.

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L'Alésienne

30 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Voici je descends dans la rue

Je saute, passe, m'entends tu

m' exalter ?

Voilà l'allée qui brille sous mes pas

elle chante, rit, ne vois-tu pas,

Embrasée ?

Je ne dévale pas, rebelle

Si elle est belle, et le sait-elle,

Mon alésienne ?

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Exploiteurs

29 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

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Les amoureux font la fortune de margoulins. Regarde les opérateurs télécom, ils me bouffent la laine sur le dos. Les enfoirés. Exploiteurs de bonheur ! Suppôts de Saint Valentin !

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Ils paieront

27 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #NOUVELLES

Le tourbillon méphitique d'un rat crevé enveloppe le champ de bataille de ses dernières nuisances et enrobe l'univers d’un air plus vicié encore… Sous le ciel pisseux Melody se dresse, icône déchue… Aspirée par la gadoue, elle regarde passer les types robustes affairés, par ici, et par là. Elle est invisible : les hommes au travail font comme si cette brune beauté gisait déjà, échouée parmi les cadavres automobiles ; mais tous l’ont reconnue, même ceux qui jamais encore ne l’avaient vue, car sa légende hante encore les lieus, les anciens en parlent comme d’une plaie épouvantable dont la divine miséricorde les auraient libérés, et chacun rougit secrètement, violemment ému par la soudaine apparition de cet ange un jour à jamais radié de leur monde de ferrailles et d'aventures. Marco, leur Saint Georges, a chassé la bête... Ne se tient ici que son ombre pourrie.

Les types continuent donc à vaquer, certes troublés par cette apparition, mais bon : dans deux jours, leur convoi de vieilles bagnoles bien graissées s’ébranlera pour l'Afrique, au revoir l’Europe, et à eux les petites négresses, qu’est-ce que tu crois, coco ? Ce fantôme ne les navre pas plus que ça, elle qui eut pourtant tant d’influence sur ces tatoués.

« - Pardon, lui souffle le porteur courtaud d’une boîte de vitesse dont elle obstrue le chemin ; le visage brique de la brute trahit un effort intense, ou une impatience immense.

Une voix derrière elle :

« - Je croyais t’avoir interdit de remettre les pieds ici.

Elle reste immobile et tête basse. Les nuages noirs accourent depuis l'horizon.

- Je suis venue te demander pardon, minaude-t-elle.

Il tend la main, paume en avant :

- Pff. Alors là ma grande, tu rêves ! Tu n’as qu’une chose à faire : partir. Alors tu t’en vas, loin, et tu ne reviens pas, jamais, c’est fini tout ça, tu vas pas continuer à m’emmerder à traîner dans mes pattes et à semer la discorde parmi mes troupes, tu nous as assez causé de problèmes, allez oust !

- Mais j’ai changé ! crie-t-elle en se retournant vivement.

- T’as changé ? Mon cul ! Tu m’as déjà fait le coup, souviens-toi : deux jours après, je te gaulais avec dans la bouche une queue qu'était pas la mienne, allez allez, dehors, la discussion est close. Dégage !

- Attends !

Il commence à s’éloigner, déjà intéressé à autre chose.

- Loulou ? Ali ! Foutez-moi ça dehors vite fait et… Merde il recommence à flotter, Mimile ! Pourquoi tu laisses traîner les cartons là comme ça, bouge ton derche, arrrrrr ! Vous commencez à me courir, ptain, plus dans deux jours dans le bordel, vous voyez pas qu’on est à la bourre, non mais regardez-le celui-là espèce de feignasse qu’est ce que tu branles au lieu de fumer ta clope, mords-la paille, dépêche toi, on sera jamais prêt, ptain ça va chier ! Ça va chier !

Ils se sont tous mis à courir tout à coup, floc-floc floc font leurs pas dans la bouillasse. Un gros mâle des chiens est venu sentir le cul de Melody poussée vers la sortie par les deux cocos susdits. Rapide, efficace, une épaule chacun, allez hop !

« - Dégage et disparaît, parce que je te promets que si je te revoie ici, tu la prendras, ta rouste, lui lance Marco quand elle n’est presque plus à portée de voix.

- Fft fft fft, lui siffle joyeusement un acolyte malveillant.

Mais elle reste là, hébétée, genoux fléchis et bras pendants, plantée sous un rideau de pluie transversal, entre les deux piliers de moellons qui gardent l’entrée. Les hommes s’attroupent et commencent à ricaner, une ou deux insultes, un sifflet lui font définitivement tourner des talons.

Vaincue.

Elle avait cru pouvoir les faire revenir sur son bannissement, elle aurait aimé les voir revenir sur a décision, les attendrir… Partir avec eux. Loin. Fuir pour longtemps ces plaines gorgées, leurs averses incessantes, enfin commencer la vie, devenir quelqu’un !

La tempête bat les flancs de ses pensées confuses, une vague de souvenirs, puis une autre, les échecs, les trahisons, les espoirs et les drames un à un apparaissent s’échouer sur les rives de sa mémoire, moribonds... A grandes enjambés, elle pleure sous la douche printanière, elle les maudit, tous ceux-là qui l’ont abandonnée, et les autres aussi, les autres surtout, les salauds heureux, les gens, qui la condamnent à la solitude. Il ne lui reste plus qu’à crever, survivre c’est inutile, de toutes façons, tous ces enfoirés ne souhaitent que de la voir sombrer, c’est tout, ç’est ça, personne au monde pour se soucier d’elle, elle rumine des vengeances et des haines, et marche, poings serrés, elle leur fera regretter leur indifférence, à tous, quels qu’ils soient d’où qu’ils viennent, ils finiront dans le même panier, à tous ceux-là qui n’en veulent qu’à son joli petit cul, au fond. Oui, son seul bien, son corps, ils veulent le lui prendre, la bafouer encore...

Soit.

Ils paieront le prix fort.

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Objection

25 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #LES JUSTES

- T'as bonne mine, toi, avec ton crayon cassé. Ousqué ton taille-crayons ? Hein ? Tu l'as encore perdu, vaurien ! Je m'en doutais de toutes façons : même pas capable d'avoir du matériel en bon état. Ha ! Elle aurait été belle, la guerre, avec des soldats de cet acabit !

- Quoi ?

- Je dis : elle aurait été belle, la guerre, avec des poilus dans ton genre ! T'es sourd, ou quoi ? Tu imagines ? Comment tu aurais fait, si les ressorts de ton lebel avaient sauté dans la boue de l'Argonne ? La gueule des héros !

- Quoi ? Mais de quelle trempe crois-tu qu'ils étaient, les pauvres gars qui se sont fait étriper pour la patrie ? De la mienne, bouffon, de la mienne, des pauvres cons qui se sont vite rendus compte qu'ils auraient été mieux ailleurs. D'ailleurs avec QUE des gars de mon genre, on l'aurait perdue vite fait, cette putain de guerre, et peut-être que l'humanité s'en serait pas plus mal portée, Salaud, avec des mecs comme moi, on n'aurait jamais recommencé vingt ans plus tard, dans un autre genre mais encore pire. A bas la guerre ! A bas l'armée ! J'emmerde les galonnés, je plains les décorés, j'applaudis les mutinés, j'admire les déserteurs. Et en plus, mon crayon, je le taille au couteau. Allez, dégage !

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Taomugaïa se fait chier dans les bottes

25 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #BIOSPHERIQUE

Bon, comme tout le Monde, vous allez régulièrement visiter Taomugaïa, le blog de Hervé, l'radico-écolo, anti-chassecamarade de révolte, parce que moi aussi je déteste ce loisir qui consiste à aller tuer des animaux sauvages POUR LE PLAISIR. Qui dissémine des tonnes de plomb dans la nature. Qui nous emmerde égoïstement le Dimanche. Qui nous menacent du regard, nous, mycologues amateurs. C'est viscéral, ça me vient de tout petit : j'aime pas la chasse.
Ce blog a été censuré par le Monde, son hébergeur. Taomugaïa revit
ailleurs. Le doigt toujours tendu bien haut, la fleur au fusil !
Ha mais, si les chasseurs ont un pouvoir de nuisance important, leurs opposants ne sont pas en reste. Que dénonce Hervé, mis à part le principe même de la chasse en France ? L'accaparation du domaine public par une poignée d'individus armés, alcoolisés et irreponsables. C'est vrai, il a raison, merde, quoi : je connais un néflier dans la forêt, je ne peux même pas aller cueillir ses fruits, ça défouraille dans tous les sens, aux premières gelées. Oui, je mange des fruits pourris. C'est comme ça que se mangent les nèfles. Les champignons, les mûres, les balades... Je ne voudrais pas finir comme victime dans les colonnes de Taomugaïa.
Quant à la censure elle-même, elle est bien baisée par la rapidité et la facilité qu'ont les phénix de Net à renaître de leurs cendres. Abattus ici, resurgis plus loin, plus forts, plus déterminés, plus libres encore. Et puis nous sommes nombreux à nous insurger, à réagir, et je pense que cette bonne censure est un sacré coup de pub aux idées défendues par notre camarade. Attention, nous avons mis en marche le ventilateur à caca. Gardez vos cartouchières au sec.

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le fantôme de Georges Marchais

24 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Winnie l'Ourson ! Je ne vous ai pas interrompu ! Ne m'interrompez pas ! Taisez-vous, quand je parle ! Taisez vous ! Respectez mon temps de parole, vous avez assez parlé ! Ne m'engluez pas dans vos propos mielleux ! Vous êtes un con !

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FRANCE, TERRE D'ASILE

23 Janvier 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

(si vous n'avez pas la télé, vous êtes dispensé de la lecture de cette chronique)

 

Vous savez, chez moi, j'ai pas la télé. Peut-être que sinon, je ne serais pas en train de vous écrire, aussi ne me plaignez pas trop ; je le vis bien. Bon, je suis pas toujours calé sur la météo, mais j'en profite pour occuper tout ce temps libéré à autre chose, à dormir, par exemple... Qu'est-ce que ça repose, le sommeil, plus fort que la méditation Zen, ooooooooooooooommmmmmmm...

N'ayant pas les mêmes infos, nous sommes en décalage l'un par rapport à l'autre. Vous allez vite, je creuse plus profond. Vous êtes au courant avant moi, j'ai toujours l'air surpris quand on me souhaite la bonne année.

« -QUOI ? TU VAS PASSER UNE SEMAINE CHEZ SEB, QUI N'A PAS LA TELE ? MAIS COMMENT VAS-TU FAIRE ? »

Écoutez, apparemment, elle se débrouille très bien sans. Pour une semaine, ça va bien. Plus, on ne sait pas comment c'est encore possible.

Toujours est-il que j'ai eu un scoop, parce qu'après tout la radio ça va largement aussi vite que la télé (alors là vous voyez je vous ai bien eus, là, hein ?), il y a quelques jours -n'empêche que je suis déjà en retard d'une soucoupe, dont vous n'eûtes pas connaissance si vous vous infusez du TF1 du soir jusqu'au matin ; vous êtes gravement atteints si les prochaines nominations de la Satrac vous angoissent.

Non parce que la télé, c'est au boulot que je la regarde.

Eh oui : j'ai un boulot tranquille que je peux même regarder TF1 aussi, après tout j'ai le droit, pourquoi se priver ?

Le voilà, donc, ce scoop, tel qu'il m'est arrivé dans la tronche et qui m'a fait manger mon balais (deuxième indice) car je ne porte plus de chapeau depuis près de vingt ans, ce qui ne nous rajeunit pas.

Bref.

Non, je sais, je sais, j'ai tendance à tergiverser, mais on n'est pas à la télé, là, coco, on a le temps, flânons tranquillement, pour une fois, oublions un le stress du lendemain qui nous oblige toujours à tout toujours devoir faire tout tout de suite et ceci tous les jours.

Cool.

Quand même : deux militants (activists, en anglais, ce qui prête à confusion, car les traductions françaises d'activists nous donnent en retour d'ignobles « activistes » aux couteaux entre les dents) de l'association France Terre d'Asile sont mis en examen pour aide au séjour d'étrangers en situation irrégulière. Ceci est une nouvelle loi tout exprès mise en place pour faire plaisir à l'électorat que Sarkozy a raflé à Le Pen, on les avaient oubliés, ceux-là, avec leurs costumes de démocrates repassés de frais. Et ce qu'ont commis ces deux militants est un crime très grave et très honteux au regard de cette nouvelle loi aux accents extrémistes. Quand j'ai appris cette magnifique avancée du populisme, je me suis aperçu qu'au pays des droits de l'homme, il y a des méchants et des gentils. Il y a des moments difficiles, avoir des amis c'est très utile, quand on est sans papiers...

Attaquer des adhérents de l'Association France Terre d'Asile est vraiment symptomatique de cette volonté sarkosyenne d'affronter -d'abattre- les grands symboles d'une certaine conception de la France, d'une France accueillante pour ceux qui souffrent, d'un Peuple partageur, d'une Loi juste. Cette France, la France de ce paysan qui accueillit mon aïeul Clivillé et le garda au frais pendant toute l'occupation, lui communiste espagnol vaincu et ayant fui l'arrivée des franquistes, lui passé en 1939 par les camps de concentration de Rivesaltes, enfermé par cette France que je n'aime pas, il s'est trouvé des gens pour protéger ce pauvre garçon infréquentable, sans demander ni merci ni merde...

La belle France.

Mauvaise tête bon coeur.

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