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HUGGYHOME

Solidarité voyageurs

26 Octobre 2015 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger

« Tololong ! Tololong ! Nous informons nos aimables voyageurs que le trafic est momentanément interrompu pour une durée indéterminée en raison d’un incident de voyageur. » «Roah nan pff, encore un connard qui se jette sous le train un vendredi soir ! Merde alors ! » « Vous avez raison, il y en a qui ne pensent qu’à leur gueule et qui font chier les autres exprès ! Pourraient pas se tirer une balle dans la baignoire, hop, propre, rapide, plus qu’à emballer dans le rideau de douche ! » « En plein cœur, c’est ça qu’est le plus propre… » « Tololong ! Tololong ! Les sympathiques voyageurs sont invités à descendre sur les voies sous la conduite des agents SNCF » « Roah nan pff, il va falloir marcher sur le tarmac, en plus ! Je vais bousiller mes talons…» « Ils nous donneraient même pas une bouteille d’eau, ces rats ! » « Pensez donc, ça leur ferait trop mal de nous payer l’apéro…». On arrive sur le quai, et je suis ému par tous ces témoignages de compassion, l’expression de tant d’humanité… J’ai croché une vieille qui m’a agrippé d’autorité, en fait : « Je vous prends le bras, jeune homme, vous avez une bonne tête », qu’elle m’a dit. Des ados bouleversés sont en train de crier, de pleurer et de s’arracher les cheveux… De ce que je comprends de la rumeur, des jeunes chahutaient sur le quai du RER, et il y en a un qui est tombé alors que la rame entrait en gare. A quelques mètres, les pompiers sont en train de ramasser. Je me hausse un peu sur la pointe des pieds, et puis je me dis que ça serait pas correct… Rien que d’imaginer ce qu’ils sont en train de récolter, des frissons me courent l’échine. Mais non : les bruits disent aussi que la victime serait encore en vie. « Leurs parents ne savent plus les tenir, les jeunes d’aujourd’hui… » « Ah ça, quand il s’agit de jeux vidéos, il y a du monde, mais quand il faut se tenir derrière la ligne jaune des quais du RER, y’a plus personne ! » « Moi, je dis qu’il faudrait leur remettre le service militaire, c’est ça qui leur mettrait un peu de plomb dans la tête ! » « Comme ça, ils sauraient y faire pour mettre proprement fin à leurs jours, hu hu ! » « Hu hu ! » Les agents SNCF tentent de remettre un peu d’ordre dans la confusion. La vieille et moi, on reste ensemble. Un bus nous emporte jusqu’à Mairie d’Issy, je l’accompagne jusqu’à la Madeleine, et je pousse jusqu’à Mairie des Lilas. J’arrive pour la fin de Loh Kanta. Je m’en fous, je regarderai en Replay.

Le RER ne fonctionne plus à la vapeur

Le RER ne fonctionne plus à la vapeur

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Caramba ! Encore raté !

21 Octobre 2015 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger

ma gueule de louze
ma gueule de louze

Boah putain, non, encore ! Et merde et merde et encore merde ! J’ai raté la date, ça va être mort pour ma page, j’ai encore confondu le 14, qu’était avant-hier, et le 21, qui sera bientôt… C’est pas vrai mais quel con ! Y’a vraiment des jours où je voudrais me foutre des torgnoles dans la gueule ! En plus, j’étais carrément dans le sujet, bordel de Dieu, si y’a un truc qu’est mon truc, c’est bien la louze ! J’aurais pu parler de toutes ces couilles qui me sont tombées dans le pâté… Tiens, rien que cette nuit. J’arrivais pas à dormir, à remâcher mes occasions manquées. Descendant l’escalier, je me suis dit « Le chat est malade, je vais lui laisser la porte-fenêtre entrouverte sur le jardin, s’il a envie de gerber il pourra aller faire ça dehors ». Voilà-ti pas que je glisse dans une flaque en passant près de la litière dudit félin qui avait copieusement pissé à côté. Dès que je le chasse du lit (il me gêne pour dormir), cet enculé se venge. Je prends sur moi et j’allume la lumière: il était tellement roulé en boule sur le paillasson qu’on n’aurait pas su distinguer le côté qui chie du côté qui mort. J’ai résisté à l’envie de lui zlataner les côtes, au matou, il a 18 ans, ce vieux con, il m’a suivi dans toutes mes galères, ça sera bête d’en arriver là, après avoir fait tout ça… Même si à deux heures du matin, j’aime personne, sa petite oreille qui a bougé quand je lui ai gueulé dessus m’a bien attendri… « Espèce de vieille saloperie… » Je me suis ensuite souvenu, du pourquoi que j’étais descendu en pleine nuit. C’était pas vraiment pour m’occuper du greffier, ni marcher dans sa pisse ou de nettoyer sa merde. C’était parce que j’avais besoin d’un somnifère ; ça fait des années que j’ai des insomnies : je gamberge, ça tourne, ça tourne... Du coup, mon toubib m’a donné des hypnotiques. Pourtant, ça faisait un bail que j’avais arrêté la drogue. Au moins, celle-là est remboursée par la sécu. A chaque fois, c’est le même scénario qui s’installe, je pense à tout ce que j’aurais aimé changer dans la passé. Partir autour du monde. Ne pas perdre mon temps à la fac. Ne pas prendre Amélie en autostop. Fermer la fenêtre le jour où Gribouille est tombé du sixième. Choisir d’apprendre l’espagnol plutôt que l’allemand. Casser la gueule à ce grand con de Lilian. Ne pas fumer. Découvrir le petit mot d’amour de Prune tout de suite, plutôt que des années plus tard, dans mon grand cahier à dessin, une feuille qui m’est tombée sur les genoux un jour de nostalgie… La louze.

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