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Articles avec #file - o - sophie ! tag

Nacht und Nebel après l'averse

19 Décembre 2013 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

 

Nos rêves semblent révéler nos peurs enfouies. La France a subi le joug d'un régime fasciste, d'extrême droite, raciste et xénophobe, dans les années quarante, traumatisme  pas si ancien qui hante encore l'inconscient de son peuple. Le Psikopat est allé à la rencontre de Sigmund Voltaire, explorateur intrépide de retour de voyage dans notre inconscient collectif.

 

Totoseb : "Sigmund Voltaire, vous revenez des territoires de la peur du fascisme. Comment s'est passée votre préparation ? Vous avez assisté à un match dans la tribune Boulogne ?

Sigmund Voltaire : - Absolument pas. Nous sommes allés nous imprégner des idées du Front National dans leur milieu habituel. Vers 11h, nous nous sommes installés au comptoir du Balto, sous des déguisements de Français ordinaires, que nous appelons "moyens" dans notre jargon scientifique. Il pouvait s'agir de n'importe qui : environ 25% de la population a l'intention de voter pour le parti lepéniste, d'après nos études. Nous aurions pu aussi bien arpenter le Marché aux Fleurs, la Ballade des Anglais, ou nous incruster à la pause café à l'usine : "ils" sont partout. Mais nous avons choisi un lieu propice à la diffusion des idées d'extrême droite. Nous avons participé à la conversation en alternant vins blancs sec, bières pression et petits jaunes. Après un couscous arrosé de Boulaouane, le plat préféré des Français d'après nos recherches, nous sommes allés à la sieste. Je précise que notre équipe est constituée de démocrates aguerris, pour limiter les risques de contagion. Les tests ont montré que nous faisions partie des 75% de Français qui craignent le fascisme. Le but était de nous mettre en condition pour rêver d'une France sous l'emprise de l'extrême droite. Le but n'était pas démontrer que les "solutions" du FN ne sont pas les bonnes, malgré l'impuissance apparente de la classe politique ordinaire, car tout le monde sait dans quelles catastrophes plongerait le pays si on le confiait à ces Diafoirus : ça serait achever le malade.

T. : Vous êtes donc allés à la sieste. De quelle nature fut votre cauchemar ?

S. V. : - D'abord, nous flottâmes dans une atmosphère de nuit et brouillard. Puis nous aperçûmes une femme blonde, menton en avant, qui gravissait fièrotement un escalier monumental entre deux rangs de supporters de foot, avec étendards et brassards tricolores frappé d'une flamme. Une foule en délire tendait le bras. Une écœurante odeur de cochons grillés flottait au-dessus des clameurs de la foule. Des monceaux de livres étaient la proie des flammes. Les indésirables décharnés agonisaient derrière des barbelés ; en haut des marches un gouvernement attendait la chef : Roucas à l'Education Nazionale, M'Bala M'Bala aux Affaires Juives et Etrangères, Delon à la Kulture, Bardot à l'Environnement et Bacs à Fleurs… Quand des sbires nous ont poursuivis avec des tenailles, nous nous sommes enfuis en courant, mais nos Mouvements étaient lents, et dérisoires. C'est à ce moment que nous nous sommes réveillés en sursaut, et en sueur.

T. : Heureusement, ceci n'était qu'un cauchemar. Que pensez-vous qu'il faille faire contre la montée du Front National d'extrême droite ?

S. V. : - Je vous remercie de rappeler que le premier mouvement a avoir porté ce nom, désormais usurpé, était une organisation de résistants communistes antinazis, justement. Quoi faire ? Brailler "F comme fascistes, N comme Nazis" ne semble pas efficace. L'enseignement depuis la maternelle, de la Shoa, mais aussi des aventures de Mussolini, Franco… pourrait porter ses fruits. Et puis interdire la propagande du "Tous pourris" à la télé. Mais ce qui semblait inconcevable il y a quinze ans paraît se rapprocher inexorablement. Je ne veux pas vous faire peur, mais il va falloir relire Madeleine Chapsal pour savoir comment s'organiser. Il va y avoir du chômage dans une certaine presse ; vous feriez bien de vous recycler dans les mots fléchés, dans les horoscopes ou les recettes de cuisines.

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La servitude volontaire

27 Mars 2010 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

« - Tu as de la chance, d’être né libre dans un pays libre. » Voire… J’ai souvent entendu ça, dans mon enfance. Pas toi ? La vraie liberté, n’est-ce pas celle d’exercer le pouvoir sur le cours de sa propre vie ? Le plus démocratiquement, c’est peut-être dans l’autogestion. Quand on naît, on est libre et égal en Droit, paraît-il. Mais en acte, on est une larve, libre de hurler bien fort… Libres, mais dans la résignation : le plus souvent, les hommes se soumettent délibérément, même aux ordres les pires. Voyez les résultats du documentaire « le jeu de la mort » ; on comprend que d’autres aient exécuté les ordres les plus barbares, déchargés de leur responsabilité par l’autorité. Libres ? Lutter pour avoir le privilège de conserver ses petites habitudes, oui ! « Soyez résolu à ne plus servir le tyran, et vous serez libre », écrivait La Boétie. N’enfoncez pas la manette.
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Ethnologie de comptoir

5 Octobre 2009 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Chacun doit s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence.

Proverbe du pays Médèfe

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What about God ?

8 Juillet 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Is she really black ?
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DIE FRÖHLICHE WISSENSCHAFT

6 Juillet 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

J'habite ma propre maison
Je n'ai imité personne en rien
ET - Je me ris de tout maître
Qui n'a su rire de lui-même.

Inscription au-dessus de ma porte.

Cette épigraphe figure sur la page de titre de l'édition de 1887 du Gai Savoir de Friedrich Nietzsche.
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Les cons volants

29 Juin 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Il ne faut pas trop mépriser les gros cons. Pas ostensiblement, du moins. Parce qu'ils te le rendent bien, et sont bien plus nombreux. Quant aux cons pédants et isolés, enfile leur donc des perles dans la barbe, si seulement tu peux t'enfoncer des bouchons anti-bruits anti-abrutis (dans les oreilles)... Je ne vais pas faire le catalogue (c'est plus le temps qui me manque que l'envie), mais les cons sont innombrables. S'ils volaient, ils obscurciraient le ciel et ça résoudrait les problèmes de réchauffement climatique.

Enfin, méfie-toi, avec tes airs supérieurs et tes leçons de morale, et souviens-toi qu'on est toujours le con de quelqu'un d'autre.

Pigé, Coco ?

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Tard

9 Avril 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !


Bon alors, raconte-moi un peu  ce qui t'amène.
Assieds-toi, je t'en prie.
Tu ne dis rien...
Ouvre ton visage, regarde-moi dans les yeux, je ne vais pas te manger... Enlève ton blouson noir, forcément noir. Range le proprement, enfin, n'en fais pas un bouchon, ce n'est pas un coussin ! Sur le dossier de la chaise, ça sera bien.
Présente-toi : expérimenté, qualifié, motivé, non génétiquement modifié, pur, rose, doux, bio...
Hm hm.
Hm hm.
Grand A, petit b, troisième tiret. C'est très intéressant.
Tu lis de la philosophie ?
Très bien, très bien.
Des classiques, et de la bandéssinée ?
Parfait.
Voici mon diagnostic : il est plus tard que tu ne le penses... Dépêche-toi, réveille-toi, la nuit est moins longue que tu crois !
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Encore heureux

3 Avril 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Oui, les petits délices participent du bonheur. Mais, les grandes joies aussi : pourquoi bouder son plaisir ?
Yeeeeeeeeeees !
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Des regrets

2 Avril 2009 , Rédigé par Totoseb Featuring Petitk Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Il vaut mieux être très déçu que d'avoir des regrets...

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Where is the happiness to be found ?

28 Mars 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Franchement, pour le coup, il a été dur avec moi, le rédac-chef.... J’étais gentiment affalé dans un canapé trop mou, en tout à coup il me dit : « - Parle-moi-nous du bonheur au quotidien, pour ta prochaine rubrique », exactement, c’est ce qu’il a dit.
Moi ? Mais, heu ! Pfou ! Rhôôô, nan…
Je suis marron : j’aurais plutôt dû la fermer, au lieu de me faire passer pour ce que je ne suis pas… Mais vous savez ce que c’est : on rencontre des gens, on pose devant leur objectif, on fait le coq, on se vante, on dit Moi, Personnellement, en ce qui Me concerne, J’ai une juste opinion sur tout, et on se retrouve défié, stylo en l’air, figé comme un rond de flan.
Tout ça, parce que je me suis vanté d’avoir fait de la philo à la fac et que j’ai parlé d’Epicure, le philosophe grec.
Bien fait pour moi.
Mais je ne me défilerai pas, chers petits amis, car je sais que vous attendez cette rubrique tous les mois avec impatience ; je dois donc prendre mes responsabilités et assumer mon intérêt pour la sagesse en vous parlant du bonheur.
D’abord, qu’est ce que vous répondez tous, quand on vous pose la question de savoir qu’est-ce que vous voudrez faire quand vous serez grand ? Vous répondez : « - Peu importe, du moment que je suis heureux. » Je me trompe, peut-être ? Non ? Alors, bon !
Epicure est Champion du Monde Toutes Catégories du bonheur. C’est sur ses écrits –certainement apocryphes**- que se base ma conception du bonheur. Du reste, chez les épicuriens de combat tels que moi, le bonheur n’est pas une idée mais une pratique, il ne se pense pas mais il se vit. Epicure ? Mon Maître, loin devant Sénèque et même avant Luc Ferry, lequel, le saviez-vous, était philosophe, avant de se lancer en politique. Allons, mais si ! Vous voyez bien qui est Luc Ferry : un ancien ministre de Raffarin, vous savez, le grand nigaud avec le poireau, là, et les lunettes, celui qui vient tout le temps à la télé, mi-attristé, mi-arrogant  avec les cheveux savamment dérangés ! Ça y est, vous le remettez ? Il a même fait des livres. On ne les lui a pas tous lancés au visage, et il en a même terminé un, intitulé je crois : Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Je vous encourage à le lire, parce que moi, je ne pourrais pas ; et puis comme ça vous pourriez me parler de quoi ça cause. Moi, c’est le titre du bouquin qui a attiré mon attention, le contenu, bon… Se perdre dans des futilités quand tant de génies attendent à la bibliothèque… J’ai des choses plus importantes à lire, moi.
Et si on mourrait demain ? Ce pauvre M. Ferry… Il a l’air d’en avoir quand même gros sur la patate ; c’est un homme qui tient à être aimé, et là, maintenant, bon… Il est devenu de bon ton de lui lancer des épluchures en ricanant et en se poussant du coude. Il faut se souvenir qu’il a commencé sa carrière en tant qu’amateur de mondanités. Je n’ai rien contre lui en particulier (il n’a pas un métier facile), mais simplement, je me demandais comment on pouvait oser pareillement titrer quand on est encore aussi jeune que Luc Ferry ? Serait-il donc affecté d’un mal incurable ? Pourtant, il a l’œil vif et la truffe humide, quand on le voit pérorer dans le poste. Si on demandait mon pronostic, je dirais même qu’on en a encore pour quarante piges à se le fader, celui-là… Bref, il n’est pas téméraire de croire que M. le Ministre n’est pas à l’article de la mort. Or, plusieurs penseurs de l’antiquité, et des meilleurs, affirment que c’est seulement au seuil du Royaume d’Hadès*** (là où vont les morts), qu’on peut considérer avoir réussi sa vie, ou pas.
Alors je ne sais pas comment il a répondu à sa question : Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Moi, je suis beaucoup plus jeune que lui, et je vous dirai donc encore moins si j’ai réussi ma vie ou pas. La vérité c’est qu’il a fallu beaucoup d’orgueil à Luc Ferry pour trouver son titre, et soudain je m’aperçois avec effroi que je me suis lancé dans le vide de la digression, mais je sais retomber sur mes pattes : hop !
Revenons donc dans le droit chemin, marchons, marchons, l’air noble et fier, et répondons au sujet du jour.
Tout à coup, je rebondis (hop hop) en prétendant qu’une vie réussie, c’est une vie heureuse pleine de bonheur. Vous ne l’aviez pas vue arriver, celle-là, hein (hop hop) : déplacement latéral, un puissant coup droit, je monte au filet et smash !
Le bonheur ? Ecoutez un peu. Roulements de tambours !
Dernière minute : quatre-vingt cinq pour cent des sondés déclarent être heureux. Alors que ceux qui savent avancent d’un pas et viennent expliquer aux autres, parce que moi, je voudrais bien qu’on me laisse tranquille, au lieu de me poser des questions-pièges.
Je pourrais dire qu’être heureux, c’est connaître le bonheur, mais je ferais là une belle tautologie, tautologie, mot qu’il faut ABSOLUMENT employer dans une copie de philo, ça veut dire répétition d’une même idée avec des termes différents, une lapalissade, une évidence un peu bébête. Les tautologies ont un nom rigolo, mais elles ne font pas avancer le chimimibili… chibilimili… le schmilblick, merci Papy Mougeaud, et si Tata Jeannine commence à vous bourrer le mou avec les Arabes lors du prochain réveillon, dites-lui : « -Attention, ma Tante, vous allez encore faire une tautologie, nananère, bisque-bisque rage ! », ça lui clouera le bec jusqu’à la fin du repas.
Non, mais sans blaguer, le bonheur, c’est quoi, selon, vous ? Vous le savez-aussi bien que moi, non ? On pourrait parler pendant des heures, de ces petits riens qui embellissent nos journées, du sourire du chien quand on rentre à la maison, du collier de nouilles offert à la fête des pères, de la couette bien moelleuse, de l’odeur des crêpes, hein, tout ça, on connaît…
Rapidement, car je ne prétendrais pas vous faire la leçon, en plus je n’ai pas vraiment le temps de m’étendre, je vous dis la théorie, vous me direz ce que vous en pensez : il faut se laisser un peu porter et vivre au jour le jour, apprendre la patience, éviter la colère, pouvoir compter sur ses amis, connaître la nature, soulager ses douleurs, ne craindre ni la mort ni les dieux, aimer et rire en même temps… Satisfaire aux plaisirs simples, aux besoins naturels et nécessaires, chercher sérénité et paix de l’âme de son vivant. On pourrait faire un livre de recettes du bonheur avec les Maximes d’Epicure. D’une part, il faut philosopher, car tout un chacun peut philosopher, même sans le vocabulaire de la philosophie qui se la joue un peu. Moi, je philosophe tous les matins en me lavant les dents (je ne me rase pas : j’ai la barbe). Et je ne dis jamais « tautologie ». Jamais. D’autre part, je ne vois pas pourquoi je m’échine à continuer cette discussion, c’est déjà tout écrit dans Epicure, qui est très lisible. Pour les paresseux, je viens de résumer ses théories en quelques lignes, c’est quand même pas si compliqué, bon sang ! Pour les amateurs de détails, jetez-vous sur Epicure (pas trop fort, il a quand même vingt-trois siècles, le pauvre homme), mais choisissez un anabac ou un profil d’auteur, car les commentateurs des éditions classiques et prestigieuses s’adressent à des spécialistes et je sais que la philo, quand c’est bourré de vocabulaire technique, c’est casse-couilles. Un peu comme si on s’amusait à lire la revue technique de la voiture quand on n’aime que la conduire. Ou alors achetez Cracher dans la Gazpacho, de Sébastien Clivillé, c’est mon vrai nom, aux éditions Le Manuscrit (www.lemanuscrit.com). Je ne sais pas si c’est Epicurien, mais si je ne me fais pas un peu de pub, je vais encore bouffer des patates jusqu’à la fin de l’année. En plus vous vous taperez une bonne poilade, et ça sera toujours ça de pris. Bon, moi, je vais me coucher, il est 10H53, je suis vanné.

PS : j’adore quand les donneurs de leçons et les orgueilleux ont des problèmes avec leur réputation ; pas vous ? Ah bon.
**C’est peut-être pas lui qui les a écrits, mais vous savez, c’était il y a très longtemps. Vous croyez que c’est le pape qui écrit ses textes tout seul ?
*** Vous connaissez Ulysse 31 ?
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