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Articles avec #petiots tag

Endoctrinement

5 Mai 2010 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

- Alors, mon petit Ttn, quel âge as-tu ?

- Quatre ans et demi !

- Et demi, c'est important !

- Oui !

- Et ça va, dans la vie ? Tu as des copains ?

- Oui, j'ai des copains. Ils sont gentils. Mathias est gentil.

- Mathias, c'est celui qui t'a griffé au menton.

- Oui, mais il n'en a pas fait exprès : on jouait aux pirates, et puis il a fait comme ça, comme ça, et puis comme ça, et puis il m'a griffé sans le faire exprès.

- Et tu connais qui de gentil, encore ?

- Bin... Ma maîtresse, mon papa, ma maman, et Karine. Mon frère. Et puis Théo, Luce, Capucine... J'aime bien mes copains : ils sont gentils.

- Tout le monde est gentil, quoi... Tu connais quelqu'un de méchant ?

- Oui : il s'appelle Nicolas Sarkozy !


Les enfants, ça écoute les conversations, avec leurs airs de ne pas y toucher. Moi, d'aussi loin que je me souvienne, c'est la crise. J'espère qu'il n'en ira pas de même pour mes enfants...

Mais je ne suis pas très optimiste.

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Back to school

12 Octobre 2009 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

- Papa ?
- Hm ?
- C'est vrai que tu retournes à l'école ?
- Oui : à l'université.
- Tu vas apprendre à faire des galipettes ?
-  Hé hé, non, je sais déjà les faire !

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C'est assez

4 Octobre 2009 , Rédigé par hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

Sur le sable, on a tracé du talon une baleine à l'échelle (un surin). Comme c'était un garçon, il a fallu lui figurer son zizi - naturellement grand.

On se marre bien quand on a quatre ans.

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Indulgence

27 Juin 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #PETIOTS

Les enfants devenant ce que nous sommes... Comment font-ils pour encore trouver grâce à mes yeux ?

En hausse

En Baisse
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La guerre d'Espagne expliquée aux enfants

29 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #PETIOTS

Allez ! En route, direction : la Bretagne... Première étape : Romilly-sur-Andelle.

Quoi ?

C'est pas en Bretagne, Romilly ? Oui, je le sais bien, hé, banane, que c'est pas en Bretagne ! La vallée de l'Andelle, en Bretagne, on aurait tout vu, ça serait le pompon ! La vallée de l'Andelle, c'est aux portes du Vexin Normand, juste à côté de chez moi, je connais ma région, tout de même !

C'était ma première escale, sur la route de la Bretagne. Petite étape de trente kilomètres.

En vérité, M. Lacaille, le professionnel, devait venir le lendemain matin. J'avais entassé tout mon salon dans la chambre de me enfants, qu'est-ce que j'allais faire dans mon salon vidée de toute trace d'humanité ? Jouer au ballon dans le salon ? Certes.


C'est aussi que je voulais passer une nuit chez mon tonton et ma tata, Joan et Éléonore... Ça faisait longtemps que je ne les avait as vu, c'était l'occasion.

C'est charmant, Romilly, comme petit bourg. Vous connaissez les vallées du Vexin, creusées dans les plateaux calcaires par les riants cours d'eau jamais à sec... Vous ne savez pas ce que c'est, les ruisseaux jamais à sec, vous qui venez du sud. Pas question de remonter le lit de l'Andelle à la fin de l'été comme on le fait dans celui du Coulazou, par exemple (chouette balade -un peu sportive, du pont de Cournonterral jusqu'à la bergerie) ça serait un coup à se noyer. Mais oui, c'est ousqu'il y a la Colline des Deux Amants, et sa légende jaillie du fond des temps, ce mec qui, pour obtenir l'assentiment de son beau-père, dut porter sa belle jusqu'au sommet sans que celle-ci ne touchât terre. Il en creva de fatigue ; désespérée, la donzelle se jeta du haut du mont et y passa derechef. Je ne sais pas comment elle a fait, parce que vue la pente, elle aurait roulé jusqu'en bas, elle est restée coincée dans des ronces ? Elle serait morte de chagrin, plutôt, je pense.

Quand j'étais petit, parfois, avec toute la famille, on se faisait un petit grimpé de colline, et on parlait du pays, de son vin si épais, du village perché de la Siurana, de l'âne du cousin Catala, du curé que le grand-père avait caché pendant que des anarchistes de Reus voulaient le fusiller...


  • "- Papa ?

  • - Hmm ?

  • - C'est encore loin ?

  • - Non.

  • - Encore combien de kilomètres ?

  • - Pas beaucoup.

  • - Ça fait combien en mètres ?

  • - Mille fois plus.

  • - Holala... ça fait beaucoup de mètres !

  • - Papa pourquoi les nuages ils sont blancs ?

  • - Ils ne sont pas que blancs, les nuages, regarde : il y en a des gris, des noirs, des roses... Tu vois ?

  • - Ah oui !

  • - Papa, encore combien de minutes ?

  • - Quinze...

  • - Alors ça fait 900 secondes, parce dans une minutes, il y a 60 secondes ! 1... 2... 3... 4... "

  • (...)
  • "- Papa ?

  • - Hm ?

  • - Pourquoi est-ce que vous êtes venus en France ? »


Je ne sais pas si vous avez déjà voyagé en voiture avec des petits enfants précoces... Vous voyez ?

Avec des petits enfants précoces, il faut être encore plus flegmatique. Savoir dire stop.

Je ne dis pas que c'est ce que je fais toujours... Des fois je pousse même un peu les feux.

Là, justement, j'avais bien envie de répondre. En plus en ce moment, ça me travaille : le parlement espagnol vient de promulguer une loi qui permet aux exilés, aux combattants internationaux et à leurs enfants d'obtenir (j'allais dire de recouvrer) la nationalité.


J'ai senti l'émotion me colmater l'oesophage, et, pendant mon monologue, je me suis étouffé plusieurs fois dans ma bave.

C'était l'histoire de ma famille dont il s'agissait là : sans cet exode, je n'existerais même pas.


  • « - C'était un nazi Franco ? (j'avais déjà expliqué les nazis à mon grand de 6 ans un jour qu'on passait devant la fresque du résistant sur la facade du lycée Jean Moulin)
  • - Non, ce n'était pas un nazi, mais il était de la même famille, qu'on appelle les « fascistes ». Ces fascistes-là d'Espagne, on les appelait les « Phalangistes » ; on les appelait aussi les « blancs ». C'était les fascistes allemands qui s'appelaient les nazis, quand aux fascistes proprement-dits, ils venaient d'Italie. C'est grace à ceux-là qui sont venu l'aider que Franco a gagné... Du côté des républicains, il y avait le peuple, et puis des combattants du monde entier qui étaient venus l'aider... Ils faisaient la révolution, c'est à dire que tout était partagé entre les gens du peuple, la terre, le travail ; ils étaient tous égaux. C'était les « rouges ».

  • - C'est quoi, le peuple ?

  • - Bah... C'est les gens, les gens comme nous, ceux qui travaillent dans les usines, les fermiers, les couturières, les marins, les cuisiniers...

  • - Il est mort, Franco ?

  • - Oui.

  • - Qui c'est, qui l'a tué ?

  • - Personne, fiston... Il est mort dans son lit d'une maladie de vieillesse... Tu sais, la réalité, c'est pas comme dans les films américains, ce ne sont pas toujours les gentils qui gagnent à la fin.

  • - Et la France, c'était bien l'ennemie des nazis, non ?

  • - La France n'a rien fait.

  • - Il faisait la guerre, ton grand-père ?

  • - Non, mon grand-père, Ramon Cvillé, c'était un révolutionnaire, mais c'était un pacifiste, quelqu'un qui refusait de tuer. C'était le secrétaire du comité révolutionnaire de Cornudella, le village où est né mon père : c'est le seul village de Catalogne où il n'y eut pas d'exécutions sommaires. Il est resté fameux, là-bas, pour avoir demandé au moine de la chapelle moine de s'habiller en civil, parce qu'il y avait des anarchistes qui venaient de Gérone, ou de Barcelone, je ne sais plus, pour tuer les fascistes...

  • - C'est quoi, des anarchistes ?

  • - C'est des gens qui pensent que le peuple doit se diriger lui-même. Une belle idée, mais ceux-là étaient devenus complètement fous et ils tuaient les gens qui ne pensaient pas comme eux. Mon grand-père, il était partageur, mais ils n'aimait pas ces gens qui tuent pour le plaisir...

  • - Et pourquoi il est parti, alors ?

  • - Il est parti pour mettre sa famille à l'abri. Le premier souvenir d'enfant de mon père, il avait trois ans, ce sont les sacs de sable et les sirènes des Stukas (les avions des nazis allemands) qui attaquent Barcelone. Ma tante, qui avait treize ans, pourra te raconter la fuite en France, comment elle a porté mon papa et son frère qui n'en n'avaient que trois et cinq ans, jusqu'en France, c'était novembre, les nuits passées dans la montagne... Quand ils sont arrivés en France, à Collioure, les gendarmes français ont mis mon grand-père dans un camp, qui est une grande prison, à Rivesaltes... Je vous emmènerai là-bas, un jour qu'on ira dans le sud. Bon, voilà, on arrive à Romilly. Tu pourras poser des questions à tata Léo, elle a vécu en Espagne sous le régime de Franco, elle t'expliquera comment c'était. »
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Exigeante

6 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Publié dans #PETIOTS

Les joues qui pèguent, barbouillées de compote, les doigts maculés des miettes de la pâte feuilletée... Les souvenirs de ton enfance !
Alors, aujourd'hui, quand tu manges un chausson aux pommes, tu es très exigeante...

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La petite

31 Mars 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

Dans le dos de mon aimée, la petite regarde mes pages, les mots d'amour, mes mots d'angoisse, mes mots d'espoir, mes cris de rage... Tout ce qui me passe par la main et se déverse là... Sur mes pages pas si virtuelles que ça, car ces mots existent, pas toujours anodins...

"- Qu'est-ce que c'est que tu regardes ?
- C'est le blog de Sébastien.
- Sébastien... Sébastien ?
-Oui : Sébastien. Il écrit des poèmes, de petites histoires, il y rapporte parfois les mots de ses enfants.
- Ah bon ? Il a des enfants ?
- Oui. Deux petits garçons de 6 et 3 ans. Je te l'avais déjà dit.
- Ah oui, je ne m'en souvenais plus. Mais...
- Oui ?
- S'il a des enfants, c'est qu'il a une femme, alors ?
- Il est séparé.
- Ah, ouf ! Ca aurait été dommage pour toi. Oh ! Cette photo ! Cette photo ! C'est... ?
- Oui, c'est lui."
(...)
"- Mais ?
- Oui... Il fait des photos un peu bizarres.
- Il ne se ressemble pas, d'abord.
- Il dit qu'il n'aime pas se regarder, il dit que c'est pour qu'on ne le reconnaisse pas dans la rue ; il n'a pas envie de se faire casser la figure, non plus."

Et maintenant, relisez avec l'accent du sud.
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Traditions gastromoniques

23 Novembre 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS



Moi, l'Orangina, je le bois jaune !
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La fonction fait-elle vraiment l'organe ?

8 Novembre 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

Pourquoi est-ce que tu as envie de faire pipi ?

J'ai envie de faire pipi parce que j'ai un zizi !

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Le plus grand jardin du monde

9 Juin 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

J'ai faim.
Des pâtes, tiens.
Quoi ?
Onze minutes,les pâtes ? Non mais ça va bien, oui ? Huit minutes suffiront, et encore. J'ai beau être Français, il y a des traditions millénaires qu'il faut respecter, sinon l'univers tournerait moins rond, et ça serait le bordel.
Tout de même.
Bonjour. Il est bientôt huit heures. Je rentre du boulot. Les alouettes chantent au-dessus du champ de blé qui s'étale au pied de mon logement. Le soleil matinal inonde ma table de travail à gros bouillon, me réchauffe le dos... Mmm... Comme c'est agréable...
J'ai le plus grand jardin du monde : tout le Vexin rien que pour moi et mes gosses... Les matins frais nous emportent pour de longues balades, sur les petits chemins qui serpentent à flanc de colline...
A chaque promenade, quelque chose de nouveau : des chevaux ont été mis à l'herbe, le rose d'orchidées rares mouchette la pelouse, un crapaud alyte chasse à l'orée de son antre, le chapeau des morilles
n'attendait plus que nous, le lièvre nous file entre les jambes, un troupeau de génisses vient se faire caresser la tête...
C'est très doux, une vache...
Quand je pense qu'il y en a qui ne pensent qu'à leur voir passer des épées au travers du corps... Oui, je comprends bien que les cuivres assourdissants, les uniformes rutilants, les paillettes éblouissantes, le froufroutement des banderilles, l'excitation du groupe, la sauvagerie de l'animal, la vue du sang, la fièvre culturiste, l'odeur du cuir... puissent susciter de la fièvre, une ardeur morbide et délétère, un peu comme celle qui exalta les foules de Nuremberg... J'exagère ? Je ne sais pas. Évidemment, le rapprochement est léger, car suscité par la colère, l'incompréhension. Mais ces événements participent d'une logique analogue. La coutume a bon dos : si on veut aller par-là, avec ce raisonnement, par exemple, les Papous mangeraient encore les missionnaires, de nos jours, non ? Quoiqu'en ragoût, le missionnaire, c'est très délicat, le gras se détache tout seul. Ou alors mieux : cuit sous la cendre, avec des patates douces, des piments-oiseau, on aura au préalable enrobé le religieux dans des feuilles de bananier... Vous m'en diriez des nouvelles, mmmm,  ça donne un petit croquant à la peau... Miam ! Et puis c'est la tradition, hein ?

Les pelouses calcaires sont désertes... Qui viendra ici, sentir croustiller avec nous le sel de la vie ?
Ils ne savent pas ce qu'ils manquent.
Tant mieux pour nous, et nos leçons de choses.

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