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Symbole

30 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #LES JUSTES

Un voyage... Peut-importe la distance. Un vrai voyage, il est fait de moments forts, de découvertes, de rencontres... Il faut tenter de rejoindre l'horizon.
Moi, j'avais ma belle voiture toute neuve de bourgeoise planplan (je ne sais pas ce que ça veut dire. Bougresse ?), et ce n'est pas antisémite que de dire cela, une coréenne fabriquée en Slovaquie, une bagnole internationale pour avancer jusqu'au bout de la terre... J'ai pas acheté français, j'avais pas les moyens. Et puis ma caisse, c'est une low cost, et qui fait pépère plutôt que bourgeois, avec les sièges enfants. Non ?
Chez Joan et Éléonore, il y a des tableaux partout, quelques sculptures, dans toutes les pièces et jusqu'à la cave... Des oeuvres de Joan Clivillé, le grand frère de mon papa... Ils sont attendrissants à regarder ensembles, les vieux frangins, ils ont un petit rituel : Joan donne un coup de poing dans l'épaule de Norberto, et puis se met en garde : « - Je te rappelle que je suis ton aîné, tu me dois le respect. Tu n'es qu'un gamin ! » Norbert rigole et lui balance un coup de hanche artificielle. On trouve aussi des tableaux, des lithographies de Lionel Clivillé, disparu il ya quelques vingt ans déjà, des ronds agressé par des carrés, une peinture très offensive, comme un cri de révolte, et puis les toile de Jean-Louis Clivillé, Ibéro-Normand s'il en est ; il dit (c'est mon cousin) souvent «qu'il est un gârs d'ici, qui sent le Neuchâtel en-dessous les bras », et il peint des taureaux noirs et des arbres qui jaillissent de la lumière, on se demande comment et où il va les chercher, si ce n'est de l'autre côté des Pyrénnées.
Je leur ai parlé de ce projet de devenir Espagnol ; nous avons cette idée- là, mes frangins et moi. Vincent à l'air le plus chaud, et moi, suiviste, j'attends qu'il me donne l'exemple (fais-moi penser à l'appeler à ce sujet), François et Laurent semblent partants aussi, François, c'est sûr, ,il a envie : il m'en a parlé, et je pense que Laurent est de la partie aussi, même si rien ne m'a été encore dit... J'ai l'impression que nous sommes plus catholiques que le pape, en la matière : mon père a dit que nous allions lui forcer la main.
Je me suis posé la question de l'opportunité de devenir Espagnol. Côté pratique, j'ai tout de suite pensé à Sarkozy... C'est con, hein ? Je m'explique : je nourris une sorte d'obsession envers la tendance qu'a le bonhomme à tendre vers un régime sécuritaire, je pense à ces deux petits garçons qu'une demi-douzaine de courageux flics sont venus chercher à la sortie de l'école que c'était même pas ces gamins qu'avaient volé le vélo, à l'anarchiste Coupat en prison pour délit d'opinion, je me suis dit qu'avec un passeport européen pas français... Ça me mettrait un peu à l'abri.
On pense de ces trucs parfois... Le président de la République est attaché aux respect des libertés individuelles, et les flics français sont réputés pour leur humanité... C'est bien connu.
Le problème, c'est que je ne parle pas le castillan, encore moins le catalan ! Ça a bien fait rigoler Léo, ce plan : « Moi, ye me sens pluss Française que Espagnole, ma vie, c'est ici que ye l'ai faite ! »... Oui... Moi aussi, ma vie est ici... Mais j'aurais quand même la légitime impression de récupérer un peu de ce qui nous a été volé. Un symbole. Mes fistons sont allés regarder si les canards pataugeaient toujours dans la rivière qui passe au fond du jardin, et puis ils ont joué à cours-après-moi-que-je-t'attrape, et j'ai regardé avec tendresse -et inquiétude- leurs genoux se verdir, j'aime ça, moi, entendre leurs éclats de rire...
J'aurais bien aimé avoir mon amoureuse à mes côtés. J'en ai tout le temps envie, tu me diras...
On est parti vers 11 heures, Kris nous attendait vers trois heures et demi... J'aurais largement le temps d'arriver en avance à Saint-Malo.
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La guerre d'Espagne expliquée aux enfants

29 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #PETIOTS

Allez ! En route, direction : la Bretagne... Première étape : Romilly-sur-Andelle.

Quoi ?

C'est pas en Bretagne, Romilly ? Oui, je le sais bien, hé, banane, que c'est pas en Bretagne ! La vallée de l'Andelle, en Bretagne, on aurait tout vu, ça serait le pompon ! La vallée de l'Andelle, c'est aux portes du Vexin Normand, juste à côté de chez moi, je connais ma région, tout de même !

C'était ma première escale, sur la route de la Bretagne. Petite étape de trente kilomètres.

En vérité, M. Lacaille, le professionnel, devait venir le lendemain matin. J'avais entassé tout mon salon dans la chambre de me enfants, qu'est-ce que j'allais faire dans mon salon vidée de toute trace d'humanité ? Jouer au ballon dans le salon ? Certes.


C'est aussi que je voulais passer une nuit chez mon tonton et ma tata, Joan et Éléonore... Ça faisait longtemps que je ne les avait as vu, c'était l'occasion.

C'est charmant, Romilly, comme petit bourg. Vous connaissez les vallées du Vexin, creusées dans les plateaux calcaires par les riants cours d'eau jamais à sec... Vous ne savez pas ce que c'est, les ruisseaux jamais à sec, vous qui venez du sud. Pas question de remonter le lit de l'Andelle à la fin de l'été comme on le fait dans celui du Coulazou, par exemple (chouette balade -un peu sportive, du pont de Cournonterral jusqu'à la bergerie) ça serait un coup à se noyer. Mais oui, c'est ousqu'il y a la Colline des Deux Amants, et sa légende jaillie du fond des temps, ce mec qui, pour obtenir l'assentiment de son beau-père, dut porter sa belle jusqu'au sommet sans que celle-ci ne touchât terre. Il en creva de fatigue ; désespérée, la donzelle se jeta du haut du mont et y passa derechef. Je ne sais pas comment elle a fait, parce que vue la pente, elle aurait roulé jusqu'en bas, elle est restée coincée dans des ronces ? Elle serait morte de chagrin, plutôt, je pense.

Quand j'étais petit, parfois, avec toute la famille, on se faisait un petit grimpé de colline, et on parlait du pays, de son vin si épais, du village perché de la Siurana, de l'âne du cousin Catala, du curé que le grand-père avait caché pendant que des anarchistes de Reus voulaient le fusiller...


  • "- Papa ?

  • - Hmm ?

  • - C'est encore loin ?

  • - Non.

  • - Encore combien de kilomètres ?

  • - Pas beaucoup.

  • - Ça fait combien en mètres ?

  • - Mille fois plus.

  • - Holala... ça fait beaucoup de mètres !

  • - Papa pourquoi les nuages ils sont blancs ?

  • - Ils ne sont pas que blancs, les nuages, regarde : il y en a des gris, des noirs, des roses... Tu vois ?

  • - Ah oui !

  • - Papa, encore combien de minutes ?

  • - Quinze...

  • - Alors ça fait 900 secondes, parce dans une minutes, il y a 60 secondes ! 1... 2... 3... 4... "

  • (...)
  • "- Papa ?

  • - Hm ?

  • - Pourquoi est-ce que vous êtes venus en France ? »


Je ne sais pas si vous avez déjà voyagé en voiture avec des petits enfants précoces... Vous voyez ?

Avec des petits enfants précoces, il faut être encore plus flegmatique. Savoir dire stop.

Je ne dis pas que c'est ce que je fais toujours... Des fois je pousse même un peu les feux.

Là, justement, j'avais bien envie de répondre. En plus en ce moment, ça me travaille : le parlement espagnol vient de promulguer une loi qui permet aux exilés, aux combattants internationaux et à leurs enfants d'obtenir (j'allais dire de recouvrer) la nationalité.


J'ai senti l'émotion me colmater l'oesophage, et, pendant mon monologue, je me suis étouffé plusieurs fois dans ma bave.

C'était l'histoire de ma famille dont il s'agissait là : sans cet exode, je n'existerais même pas.


  • « - C'était un nazi Franco ? (j'avais déjà expliqué les nazis à mon grand de 6 ans un jour qu'on passait devant la fresque du résistant sur la facade du lycée Jean Moulin)
  • - Non, ce n'était pas un nazi, mais il était de la même famille, qu'on appelle les « fascistes ». Ces fascistes-là d'Espagne, on les appelait les « Phalangistes » ; on les appelait aussi les « blancs ». C'était les fascistes allemands qui s'appelaient les nazis, quand aux fascistes proprement-dits, ils venaient d'Italie. C'est grace à ceux-là qui sont venu l'aider que Franco a gagné... Du côté des républicains, il y avait le peuple, et puis des combattants du monde entier qui étaient venus l'aider... Ils faisaient la révolution, c'est à dire que tout était partagé entre les gens du peuple, la terre, le travail ; ils étaient tous égaux. C'était les « rouges ».

  • - C'est quoi, le peuple ?

  • - Bah... C'est les gens, les gens comme nous, ceux qui travaillent dans les usines, les fermiers, les couturières, les marins, les cuisiniers...

  • - Il est mort, Franco ?

  • - Oui.

  • - Qui c'est, qui l'a tué ?

  • - Personne, fiston... Il est mort dans son lit d'une maladie de vieillesse... Tu sais, la réalité, c'est pas comme dans les films américains, ce ne sont pas toujours les gentils qui gagnent à la fin.

  • - Et la France, c'était bien l'ennemie des nazis, non ?

  • - La France n'a rien fait.

  • - Il faisait la guerre, ton grand-père ?

  • - Non, mon grand-père, Ramon Cvillé, c'était un révolutionnaire, mais c'était un pacifiste, quelqu'un qui refusait de tuer. C'était le secrétaire du comité révolutionnaire de Cornudella, le village où est né mon père : c'est le seul village de Catalogne où il n'y eut pas d'exécutions sommaires. Il est resté fameux, là-bas, pour avoir demandé au moine de la chapelle moine de s'habiller en civil, parce qu'il y avait des anarchistes qui venaient de Gérone, ou de Barcelone, je ne sais plus, pour tuer les fascistes...

  • - C'est quoi, des anarchistes ?

  • - C'est des gens qui pensent que le peuple doit se diriger lui-même. Une belle idée, mais ceux-là étaient devenus complètement fous et ils tuaient les gens qui ne pensaient pas comme eux. Mon grand-père, il était partageur, mais ils n'aimait pas ces gens qui tuent pour le plaisir...

  • - Et pourquoi il est parti, alors ?

  • - Il est parti pour mettre sa famille à l'abri. Le premier souvenir d'enfant de mon père, il avait trois ans, ce sont les sacs de sable et les sirènes des Stukas (les avions des nazis allemands) qui attaquent Barcelone. Ma tante, qui avait treize ans, pourra te raconter la fuite en France, comment elle a porté mon papa et son frère qui n'en n'avaient que trois et cinq ans, jusqu'en France, c'était novembre, les nuits passées dans la montagne... Quand ils sont arrivés en France, à Collioure, les gendarmes français ont mis mon grand-père dans un camp, qui est une grande prison, à Rivesaltes... Je vous emmènerai là-bas, un jour qu'on ira dans le sud. Bon, voilà, on arrive à Romilly. Tu pourras poser des questions à tata Léo, elle a vécu en Espagne sous le régime de Franco, elle t'expliquera comment c'était. »
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Dormir ?

28 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Une infusion ?

 

Nuit en Paix

Non

C'est son nom

Un nom de dernier jour

J'aimerais tant

Que ma dernière nuit

Soit ainsi

Calme

Et mon dernier matin

Torride

Menthe gingembre

Et mandarine

Pas avant le dodo

Tu vois le topo


Il faudra que je dorme

La nuit

Un de ces jours

Sinon demain

Je pleurerai

A l'arrêt

Au feu

Au soleil


Je soliloque

C'est agréable

Je baille

Je baye

Bye bye



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Bougre, bougresse

27 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #COPAINS

Apparu au XIIIe siècle, de l'ancien françoué bogre, signifiant « hérétique » au XIe siècle, puis « débauché » au XIIe siècle, lui-même issu du latin bulgarus, « bulgare ».

Cavanna, dans La couronne d'Irène, décrit les Bulgars comme les mâtins d'Avars et de Slavons (Huns et Slaves), réputés très sodomites,  et aimant ça, et amateurs de raids et de pillages et d'enlèvements de jeunes gens, aux portes de l'encore puissant Empire Byzantin. Par extension on désigne aussi de façon condescendante par le terme de bougre, ou bougresse, une personne de basse extraction et sans aptitudes ni talents. L'action se déroule au IXème siècle mais bon, ne chipotons pas.

Moi, si on me traitait de bougre, ça ne me vexerait pas, sauf si cela venait d'un médiéviste, qui saurait de quoi il parle. Ou alors, ce serait un imposteur, qui comme d'habitude, s'attribuerait des qualités que personne n'irait vérifier. C'est à ce genre de détail qu'on démasque les escrocs. Ça me fait penser à Claude Allègre, qui, malgré sa science, joue les Faurrisson du réchauffement climatique. Comment ? Ils seraient de la même eau ?

C'était prévisible.

Non mais t'as vu comment il te parle, lui ?

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Tous unis contre la vie chère !

26 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Ici, dans notre petite sous-préfecture, nous avons deux intermarchés, Intermarché, pardon, nom propre, enfin, propre, on verra un peu loin que bon, tout est relatif, plus un ou deux autres magasins dans les bourgs avoisinants ; c'est un peu Intermarchéland.

D'ailleurs, ce matin, en rentrant du travail (je travaille la nuit, je vous avais dit, ça ?), un colleur d'affiche s'affairait au feu rouge pour la nouvelle campagne de pub de l'enseigne.

On pouvait y lire, à peu près : "Vous entrez en zone de lutte contre la vie chère", je ne me souviens pas des termes exacts, mais en substance, j'ai bon.

Lutte contre la vie chère ?

Voire...
La dernière fois que je suis allé chez Intermarché, en sortant des caisses où j'ai poireauté longtemps à cause d'une panne de terminal - ça arrive et je ne leur jette pas la pierre, de toutes façons je n'avais rien de mieux à faire ce jour-là- je suis allé me plaindre à la caisse centrale.

« - Bonjour Monsieur me dit un cadre (c'est la moindre des choses) qui était justement de passage, bonjour Monsieur, donc, je tiens à vous donner de la majuscule, car chez nous les mousquetaires d'Intermarché, le client est une personne importante.

- Bonjour monsieur que je lui réponds, parce que moi j'étais pas content, je viens me plaindre, mais pas parce que je n'étais pas satisfait du temps d'attente aux caisses : parce que vous êtes des coquins, que je lui dis.

- Ah ? Blêmit-il.

- Oui : si on achète des packagings plus gros, c'est plus cher. Je veux dire que les prix au kilo ou au litre est plus élevé si je prends un paquet de 12 yaourts plutôt que trois fois quatre yaourts.

- C'est sûrement une erreur qu'il me dit.

- Vous foutez pas de ma gueule, j'ai fait tous les rayons, tous les prix au poids ou au volume j'ai relevés, c'est sys-té-ma-ti-que. Que ce soit vos propres marques, ou que ce soient les « grandes» marques : c'est la même embrouille. Les clients se font arnaquer dans les grandes largeurs. Qui  prend le temps de lire les petits chiffres ? Surtout s'il n'a pas ses lunettes ? J'en parlerai à une association de consommateurs, comptez sur moi.

- C'est pas moi c'est le siège qu'il répond.

- Je sais, j'ai déjà remarqué ça dans les autres Intermarché de la région. C'est jamais de votre faute, que je lui dis alors. C'est la faute à pas de chance, la faute au système, au gouvernement ou à l'augmentation du prix du gaz ? Sans compter que, il n'y a pas longtemps, j'avais remarqué une différence entre le prix affiché en rayon aux fruits et légumes et les prix facturés en caisse à la pesée par les caissières. Sans compter que la viande en barquettes me paraît un peu noirâtre, parfois... »

Bah il a rien répondu.

Et je suis parti comme un prince.

C'est chiant, de décrypter chaque étiquette dans un supermarché.

Comme si j'avais que ça à foutre !

 

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Ta balle c'est de la balle

26 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge Publié dans #COPAINS

Charline on pense à toi très très très très fort. Des gros gros gros gros bisous !
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Un ange passe... (2)

24 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Vite, mon fusil !
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Un ange passe...

24 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the

Tes papiers !
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Chère Margot

23 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Publié dans #PERSONNELLEMENT -MOI - JE

Dans la vie, on trouve plus de pâquerettes que de Marguerite. Mais je ne m'en plains pas... J'aime ça, moi, effeuiller ma Marguerite... Je gagne toujours à la fin. Enfin... Souvent, quoi.

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De mes fantômes

17 Mai 2009 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Toc toc toc !

Qui est-ce qui fait ce bruit ?

Quel est le macchabée

Qui grandit

Enfle

Dans le placard

De mes non-dits ?


Psssshit...

Qu'est-ce que ce bruit ?

De combien est la pression

Qui monte

Grimpe

Dans la cocotte

De mes silences ?


Boum-boum boum-boum

Reconnais-je le bruit ?

Est-ce mon coeur

Qui tambourine

Et bat

Quand ma bouche

Décide de t'éclairer ?

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