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HUGGYHOME

Pas de flingue à Maubeuge !

23 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #COPAINS

Salut les copains !  Je pars quelques jours, D'abord à Maubeuge, et puis ensuite vers Marseille, enfin, du nord au sud, quoi. Amusez-vous bien et profitez des fêtes pour penser à autre chose... Y'a pas que les Sarkozy dans la vie.
Je vous bise bien bien bien fort.
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Voyage sur les rives du Styx

20 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PERSONNELLEMENT -MOI - JE

Mes membres s'alourdissent, mais ne veux pas m'endormir : j'ai peur. Au moment de passer, j'ai peur de trépasser, de ne jamais revenir de mon lit. J'y suis couché en chien de fusil, et j'y tremble. Et puis, je ne porte pas mon slip propre, et si les pompiers me trouvaient ? Que dirait ma maman ? Je ne veux pas y passer, et puis, je n'ai pas eu le temps d'écrire mon homélie funèbre, et puis, je voudrais passer un tee-shirt à l'effigie de Bob Marley... Lui aussi, il est mort. Je veux lui faire honneur ! Mon bulbe grince, il déclenche des gyrophares orange et des sirènes criardes : et si d'aventure je m'endormirais, et si je ne reviendais pas ? Je ne peux pas m'endormir : je vois la camarde, orbites vides, doigts minces, arc-boutée au bout-dehors de son schooner, qui m'invite, joyeuse, à monter à son bord ,elle me tente, amène, à hisser la trinquette et à serrer des ris. Polope ! Nib d'artiche, nib de mort ! Pas maintenant, je veux vivre, un peu, mes propres égarements, va t'en, reviens après le printemps, après l'été même, et laisse-moi à tous ces bons hasards, encore ...
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Spartacus

18 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Cette année, Noël tombe un 25 décembre : après le deuil, le combat continue. Les petits lapins risquent de se faire pincer très fort, les voiliers  plongent dans les déferlantes, les fleurs grandissent sur les parois du tramways, les grandes lignes discontinuent, les abeilles commencent à faire défaut, le mascaret renversent les digues, les affranchis défient leurs anciens maitres ! Brodequins, cravates et chaussures à glands contre baskets et keffiehs et Dock Martins, les comédiens continuent de jouer leur rôle, mais les décors s'effondrent, fuyez, spectateurs, le théâtre va bientôt s'écrouler... Mais ? Une nouvelle scène se monte dans la rue, c'est à vous d'endosser les costumes abandonnés, rien n'est plus interdit, le directeur, brûlé par le feu sacré, a laissé les clefs au milieu de son petit tas de cendres. Nous ne demandons rien, nous voulons tout !

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Gratuit ?

17 Décembre 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #LES JUSTES

Tu crois que la musique devrait être gratuite ?
Ca serait bien, non ? C'est mieux quand c'est gratuit, non ? Ca serait bien si tout était gratuit ! La boulangerie, les taxis... C'est un monde formidable, que tu me proposes là...
Mais il faut bien que les musiciens bouffent, non ?
J'aime Manu Tchao. Je suis bien content de payer ma place pour aller au concert !




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Procédure normale

16 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Ce matin c'est couvre-feu

Hagard prévenu depuis peu

Parmi les haros somptueux

Des lourds gyrophares bleus


Ils arboraient le même calot

J'avisais leurs seuls godillots

Leurs pareils numéros de lot

Tandis qu'ils m'estropiaient le dos


Ce que des hommes il me reste

Agités ils me le renversent

D'un odieux routinier geste

Et d'être singulier je cesse



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PHOTOS

15 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Ma nuit soudain ensoleillée

Comme dans cet album de clichés

Relu sans pouvoir m'arrêter

Bonheur respiré par bouffées

Mémoire de ces instantanés

Tout contre toi collé-serré

Lorsque que je pouvais m'oublier

Laisser ma plume caresser

Chaque page du mince cahier

Thé au lait, regards enlacés...

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6-4-2

14 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #Deep ecology

Et au matin du premier réveillon, Dieu créa un homme à son image.
(Génèse, livre XII, chap69, en 6-4-2)
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ULTIMATUM

11 Décembre 2008 , Rédigé par Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #COPAINS

J'ai souvent remarqué que les quiproquos, les ragots, les bavardages et les conciliabules, les apartés et les rumeurs étaient parfois la cause de ruptures. Ruru en est le grand spécialiste, dont le nom entier est trop long à écrire et puis qui ne mérite pas notre intérêt, non plus, car il ne faut pas être économe de son mépris quand il est mérité. En tout cas, souvent, « il laisse entendre que » et quand tu lui demandes de quoi exactement il s'agit, il coule un regard entendu et ajoute qu' « il ne peux pas en dire plus ». Il fait courir le bruit que Desproges, Renaud ou ma pomme -pourquoi pas- sommes ou furent de fieffés salauds qui cachons bien notre jeu... Et ? Et c'est là qu' « il n'en dit pas plus », « si vous voyez ce que je veux dire »... Bon. -Alors, laissez moi vous dire que vos bisbilles frôlent le ridicule, qui ne tue pas mais est tout de même bien affligeant, et que je les refuse tout net. Ne vous laissez pas monter le bourrichon par des tiers qui usent des mêmes procédés, alimenté par le désoeuvrement, par l'ignorance, ou par la jalousie mesquine. Toi : je t'aime parce que tu es l'exubérance, tu es l'éloquence, tu es l'ardeur, tu es l'emportement, espèce de sale punk ! Epicure disait que l'amitié est motivée en premier lieu par l'intérêt : au moment où je t'ai rencontrée, j'étais en pleine bataille avec ce couillon susmentionné et que je cherchais des combattants pour rejoindre mes rangs dévastés par ses attaques... Je ne me suis pas lié avec toi par hasard, et je n'ai pas été déçu. Toi, tu cherchais la bagarre, tu avais de la colère à revendre et je t'ai donné l'occasion et la cause juste que tu cherchais à défendre. De mon côté je t'ai aidé à chasser une espèce de goule transformiste qui polluait ton blog naissant, souviens-toi de ces moments d'exaltation que nous partageâmes dans nos combats communs ! Toi : je t'aime parce que tu es la douceur, tu es le lien, tu es la facilitation, tu es la découverte, espèce de sale diplomate ! C'est toi qui est venue à ma rencontre, et j'avais besoin de me calmer, de me poser, d'être modéré, car j'étais furieux et désemparé, j'ai aimé ta bienveillance et ton sens de l'écoute... Et puis j'avais besoin de me refaire une liste de liens, je me retrouvais gros-jean comme devant et je puisai sans vergogne dans ton carnet d'adresse ! Je ne sais pas en quoi j'étais utile à ton activité de blogueuse, tu me le diras, hein ? Si c'était vraiment désintéressé, alors chapeau ! Quand un quiproquo oppose deux amis, alors l'amitié doit prendre le dessus. Si un ami dit : « Je suis de bonne foi, je ne voulais pas te blesser, tu te trompes dans mes intentions », il faut le croire. Oh et puis vous me faîtes chier, tiens, je me tire, démerdez-vous, moi, je ne joue pas à ce jeu de cons, j'ai déjà donné. Mais avant de partir, je vous intime de vous réconcilier, et plus vite que ça. Expliquez-vous, excusez-vous, pardonnez-vous, acceptez-vous, embrassez-vous, et qu'on en parle plus.
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J'ai eu une Genèse Difficile - 11ème à gauche

8 Décembre 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #Deep ecology

21 J'aurais mieux fait d'inventer le Barbapapa. Car le Barbapapa est bon. Mais de quoi j'aurais eu l'air aussi, de ressembler à un gros nuage rose ?
21bis Allons, allons, ça n'aurait pas fait sérieux.
22 Et puis le Barbapapa serait plutôt du genre athée soixante-huitard : il est écrit que le Barbapapa sera écolo, qu'il sera de gauche, humaniste, féministe, laïcard... J'aurais du mal à en faire un bon croyant. Et puis, il n'aime pas trop travailler non plus. Et pourquoi ne choisirais-je plutôt pas l'ablette, ou plutôt la taupe, ou plutôt le héron ?
22bis, Et pourquoi pas plutôt l'abeille, après tout ? Elle bosse toute la journée, même le dimanche !»
23 Considérant cela, la colère de Dieu grandit encore un peu plus : le Seigneur n'était pas du genre à se laisser faire, on allait voir ce qu'on allait voir !
24 Et puis Dieu ne se voyait pas en ablette, et Dieu ne se voyait pas en taupe, et Dieu ne se voyait pas en héron
24bis Et Dieu ne se voyait encore moins en abeille, qui ne travaille pas de tout l'hiver
24ter Cette fainéante !

XI

1 Et Dieu regarda l'Homme, et l'Homme était ainsi : il ne croyait pas en Lui.
2 L'Homme, au premier coup d'oeil, ne payait pas de mine : sans poils ni plumes ni écailles luisantes, sans ailes ni nageoires ni queue préhensile, sans crocs ni griffes ni bec acéré, on n'aurait pas parié un kopeck sur ses capacités à survivre dans les toundras hostiles de la glaciation de Würms. Pourtant l'Homme était la plus redoutée des créatures, capable de commander au feu, et sachant piéger les plus immenses des animaux, baleine scomprises.
3 Et l'Homme ne pensait qu'à forniquer de façon inventive, intempestive, et répétée avec la Femme, qui n'était pas en reste.
3bis Ou avec un autre Homme, qui s'emboîte très bien aussi, ou tout seul, ou tous ensembles, dans le respect d'autrui et de ses différences.
4 Seulement, il en était ainsi : l'Homme était un être de Nature, se soumettant à la puissance de la Nature, et l'Homme honorait la Nature, et il la révérait, et il lui modelait des statuettes de petites bonnes femmes hottentotes aux rondeurs appétissantes, et il l'appelait « Mère », et elle le lui rendait bien, et ils étaient bien content comme ça.
5 "- Encore cette pouffe... songea l'Eternel. Elle commence sérieusement à me courir sur le haricot, cette rombière. Il faut que ça change. Je ne peux pas en vouloir à Adam : il est ignorant de tout, il doit s'inventer au fur et à mesure, il ne voit pas le mal. C'est elle, là, elle, cette saloperie de Nature, qui lui fait tout tomber tout cuit dans le bec, qui le pervertit et qui l'empêche de M'adorer, Moi, qui suis son créateur, et qui Me sens bien seul...
5bis Moi aussi, J'ai droit à l'amour !
6 J'ai mis six jours, tout seul, à concevoir tout ça, et c'est elle qui récolte tout le fruit de Mon travail !
7 Ce n'est pas bon ! Pas bon du tout !
8 Attends un peu, mon cochon !
9 Alors l'Eternel envoya sur terre une femme, de terre et d’eau constituée, et Il insuffla en elle de merveilleux dons : beauté, amabilité, adresse, grâce, intelligence... Il lui donna le doux nom de "Pandore", qui en grec signifie dotée de tous les dons, et qui sonne mieux que "Pécore".
9bis Pourtant ça rime.
10 Et Pandore, remuant du popotin, passa devant chez l'Homme qui prenait le soleil au seuil de sa caverne.
11 « -Tiens ? » se dit l'Homme, « Une nouvelle ! »
12 Alors l'homme fut aussitôt séduit par cette entité apparue du néant, et qui embaumait le jasmin, aux courbures affolantes et au regard de braise, pendant qu'Eve (qui sentait la caverne) s'en était allée quérir de l'eau à la rivière
12bis Bonne pomme.
13 Car l'Homme possède un système nerveux bipolaire : un centre dans la boîte crânienne, et un autre à l'entrejambe, qu'il ne maîtrise pas toujours complètement, ni l'un ni l'autre.
14 Le jour de leur mariage, le Seigneur remit à Pandore et Adam une outre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité.
15 Dieu leur dit : « - Vous voyez cette outre ?
16 - Oui, mon Dieu ! *
16bis car ils connaissaient les usages
17 - Il est STRICTEMENT interdit de l’ouvrir.
18 - Ah ? D'accord.
19 - Dans cette outre, vous pourriez trouver tous les mystères de l'univers... Tout ce que vous avez pu un jour vous demander, toutes les réponses à vos questions muettes, elles sont là... Dans cette outre ! La sagesse que vous ne pouvez atteindre ? C'est dedans ! Comment rentrer pochtroné au milieu de la nuit sans éveiller les soupçons de votre conjoint ? C'est là !
20 Bon, je vais faire un petit tour. Soyez sages. N'ouvrez pas cette outre. Compris ? Sinon je vous envoie la scarlatine ! Des questions ?
21 L'Homme regarda la Femme...
22 La Femme regarda l'Homme...
23 – Non, pas de questions ! Mon Dieu ! " Et Dieu tourna les talons, et Il s'en alla en sifflotant, comme si de rien était.
24 La Femme regarda l'Homme...
25 L'Homme regarda la Femme...
26 Il lui cassa consciencieusement la gueule, puis il la chassa de la caverne à grands coups de pompes au cul, elle et sa satanée marmaille, puis il ôta le tampon qui obturait l'outre précieuse : alors le mal se répandit de par le monde, la peste, et le choléra, et les ulcères à l'estomac, et les propos diffamatoires, et les psylocybes à bonnet de lutin, et la duplicité fielleuse, et la misogynie institutionnelle, et la publicité mensongère, et le vin étoilé, et la honte de la sexualité, et le nez bouché, et les sauterelles vengeresses, et les dents cariées, et le verglas dangereux, et les congrès du Parti socialiste, et les sourires mielleux, et les chutes des cours de la bourse... Tout cela, et bien d'autres choses encore, plus terribles les unes que les autres, saccagèrent le petit monde tranquille du Premier Homme. Seule l’espérance resta au fond du récipient, permettant tout juste à l'Homme de supporter les malheurs qui s’abattaient sur lui.
27 Alors Eve revint de la rivière, avec son sourire aimable son outre pleine sous le bras.
28 « - Encore une outre ? » tempêta l'Homme, et il la fit rentrer dans la caverne à grands coups de pieds au cul, car il commençait à y prendre goût et à avoir la main.
29 Il y eut un soir, et il y eut un matin, et ce fut le septième jour.
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De la colère

4 Décembre 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

Exploser de fureur contre un innocent qui n'en demandait pas tant, plus, et plus vite qu'il ne faut, et pendant trop longtemps... Le colérique, mâchoires serrées, joues enflammées, yeux bulbeux et bouche de faisan, s'emporte sans avertir, et plus qu'il ne faut, contre des personnes et pour des causes qui n'en valent pas la peine. C'est qu'il est incapable de se contenir et qu'il réagit avec une animation qui révèle son infecte humeur... Puis, cette colère retombe comme un soufflé sorti trop tôt du four. Néanmoins, cet emportement passe rapidement, orage sec, et peut-être est-ce qu'il y a de meilleur en cette irritation...


Les coléreux qui sont vifs à l'excès, se mettent en colère en toutes circonstances et à tout sujet, prennent le nom d'acrocholes (αχρόϰχολοι). Tandis que les rancuniers s'appellent picrocholes (πιρόϰχολοι) : ils sont difficiles à apaiser, parce que leur colère dure longtemps, ils portent le poids du ressentiment, ils dissimulent leur rancoeur, qui croît jusqu'à ce que leur vengeance soit assouvie, en faisant succéder pour un temps le plaisir à leur peine.

Seul celui qui se met en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulu, celui-là seul mérite notre approbation.

Ah oui, tout de même, la référence de ce texte, qui est une interprétation libre : l'Ethique de Nicomaque (certains traduisent par l'Ethique à Nicomaque, d'ailleurs, je préfère aussi, mais c'est une bataille de philologues, je ne vais pas vous embêter avec ça) IV CHAP. V, 7 -14. Je me suis autorisé à débroussailler le texte, car il est passé par tant de mains qu'il est compliqué par un embrouillamini de répétitions qui rendent sa lecture difficile. Vous qui fîtes comme moi des études de philosophie, vous voyez de quoi il retourne. C'est le rôle des exégètes que de rendre claires et actuelles ces pensées millénaires, bref. Heu, il s'agit d'Aristote, au fait, Nicomaque est son fils, et ceci est un traité de morale, sur la juste attitude à adopter en toutes circonstance. Une bonne entrée dans l'aristotélisme et sa méthode de pensée : le sens commun, la juste mesure, la non-contradiction. Voilà voilà.

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