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"Le triomphe de la cupidité"

12 Décembre 2013 , Rédigé par Hagaär Dünor-Toxic Avenger Publié dans #Deep ecology

La crise de la dette... L'Europe et les USA ont donné environ un quart de leur PIB aux banques : trop aimables ! Messieurs les banquiers sont sans pitié avec les faibles. Les hedges funds attaquent l'euro (c'est pas si mauvais de le faire baisser, c'est bon pour nos exportations). Et les agences de notation notent mal les pays, leur font la leçon ! Mais d'où ils sortent, ces guignols experts auto-proclamés ? Je te nationaliserais tout ça, moi ! Un salaire (normal) fixe pour les traders, un (gros) impôt sur les bénéfices financiers, l'interdiction du secret bancaire, et puis encore, je suis gentil : on les exemptera des crocs de boucher, c'est pas notre genre.

Mais non, ne paniquez pas, et enlevez donc cette bouée : les grandes banques françaises sont solides. La main invisible du marché va tout arranger... Quand elle aura fini de se gratter les couilles en or ! Depuis novembre 1989, ils nous serinent que c'est la fin de l'histoire et des idéologies, alors que la chute du mur de Berlin n'était que le signe de la fin des dictatures soi-disant communistes… S'il fallait bien se réjouir des avancées de la liberté, ce n'était pas la fin des droits sociaux acquis par la lutte des générations précédentes. Les banquiers, ce qu'ils voulaient, ce n'était pas forcément la fin de ces dictatures (ils s'accommodent très bien des dictatures), c'était la fin de la régulation et des droits du travail : c'était une occasion pour programmer la fin des contrats de travail, c'était l'ouverture des marchés internationaux, la fin des entraves à la liberté d'entreprendre…

C'est vers ceci qu'ils tendent, les banquiers, à supprimer tout ce qui pourrait leur rogner un peu de leurs marges immenses, de leurs pouvoir sans limites. Seulement, leur idéologie à eux est submergée par la crise financière. Le danger, étant que, comme d'habitude, c'est nous, les petits, qu'ils désignent comme responsables. Il faut accélérer les réformes, nationaliser leurs pertes, en attendant de re-privatiser quand les banques re-gagneront de l'argent... Ce qu'ils aimeraient, c'est que nous soyons tous des ouvriers chinois, 75 heures par semaine à 20 yuans de l'heure, et pas de syndicats ! Ça vous troue pas le cul, à vous, de voir qu'on pleure les douze milliards de déficit de la sécu depuis des années pendant que quelques minutes de crise spéculative ont suffi à débloquer des milliers de milliards ? ELLE EST OÚ, LA JUSTICE ?

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lizathenes 12/12/2013 14:56


De toute façon le mot "justice" en matière de droit social est devenu un gros mot. Les états n'ont plus voix au chapître. On vote encore pour avoir l'impression d'être en démocratie mais ce n'est
qu'une illusion. Nous sommes aux mains des intérêts de la finance et des experts auto-proclamés.