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Hagaär Dunor vs Vindos

31 Octobre 2006 , Rédigé par Hagaär Dunor


Hier, je suis allé sur le forum overblog, le « Café du Commerce ». J’avais laissé un « fil », au sujet de mon opposition à la peine de mort. C’est là qu’un extrémiste de droite est venu me donner son opinion. Il en avait le droit. J’avais aussi le droit de lui répondre ce que j’en pensais, de son opinion.

Il utilisait toutes les ficelles de son berger, Jean-Marie Le Pen : communautarisme, victimisation (vilain barbarisme), jugements péremptoires. Je me suis bien amusé à le pousser à la contradiction, mais avec les gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, c’est facile... Pourquoi se gêner, on peut donner dans le sophisme, sans vergogne. Je crôa (ha non, ça, c’était hier !) n’avoir aucunement infléchi ses idées toutes faites ; ce n’était pas le but. Vindos est son pseudo. "La première des vertus est le dévouement à la patrie" est son apophtegme. Je laisse ses fautes d’orthographe, par souci d’authenticité.


(…)

 

Lui : je suis pour la loi du talion

 

Moi : Si on est pour la loi du talion, qu'est-ce qui se passe quand on insulte un flic ? Il nous insulte aussi ?

 

Lui : completement débile comme raisonnement, on voit bien que tu es un gosse retourne jouer au legos au lieu de parler de sujet pour les grandes personnes.

 

Moi : Mon cher vin d'os la Loi du Talion, c'est oeil pour oeil, dent pour dent. J'ai au contraire démontré la stupidité de ton opinion grâce à un habile raisonnement par l'absurde. Et paf, dans ton Front (nazi-onal) !

 

Lui : pathetique comme rhetorique, mais bon je ne m'attendais pas à mieux venant d'un bobo.
Juste une question: donc selon toi là loi du talion est stupide?

 

Moi : Et barbare !
Je suis pas bobo, je suis ouvrier. Mais vous, les nationalistes, vous croyez peut-être avoir inventé l'eau tiède avec vos syllogismes qui se prouvent les uns les autres, c'est pas possible de discuter.

 

Lui : Mais tu sais en disant celà c'est des millions de chretiens que tu offense, et je confirme tu es bien un bobo

 

Moi : J'aimerais bien être un bobo, vu qu'ils sont riches !Si tu penses qu'être péremptoire suffit à avoir raison, c'est parce que tu as le crâne épais.
Mais revenons à nos moutons ; je n'insulte personne et c'est toi qui m'as insulté, je te le rapelle. Et tu n'es même pas foutu de connaître ta propre religion : Jésus a dit de tendre la joue droite quand on te frappait la gauche. La loi du Talion, c'est chez les juifs. Tu es juif ?

 

Lui : oeil pour oeil, dents pour dents est dans la Bible abruti.
Mais bon je vais m'arrétai là puisqu'on ne peut pas dialoguer sans se faire agresser toute les 5 minotes avec les BOBOS

 

Moi : C'est pas moi l'abruti : tu connais rien à rien, coco. Ta loi du talion, là, c'est dans l'ancien testament, pas dans les évangiles. Les chrétiens, ils suivent la parole du Christ, jusqu'à preuve du contraire. Verstehen sie ?
Toi, tu crois. Moi, je sais. Et je m'en vais comme un prince.

 

Fin de la discussion
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Mal aux grenouilles*

30 Octobre 2006 , Rédigé par seb Publié dans #BIOSPHERIQUE

Ne cherchez plus le crapaud doré

 

Dans un article récemment publié ici, nous moquâmes les batraciens ; je m’inscris en faux, aussi laissez-moi maintenant prendre la défense de ces pacifiques amphibiens. Vite, madame Royal, une loi pour interdire le soufflage au cul des grenouilles au moyen d’une paille pour les faire aussi grosses que le bœuf, ainsi que vous le fîtes contre le bizutage. Rainettes et crapauds sont en danger d’extinction, comme un grand nombre d’animaux sauvages.

 

-          Comme les sangliers ?

-          Qu’est-ce que les sangliers viennent foutre ici ?

-          Ben ils sont sauvages, et même dangereux !

-      Non, mais si on vient m’interrompre toutes les deux lignes avec des digressions et des conneries, on ne va jamais y arriver.

 

Je sais plus ousque j‘en étais, du coup. Pardon ? Les grenouilles ? Ah oui !

Sur les 4500 espèce recensées, plus de 200 ont disparu depuis les années 60. L'explication la plus logique : le remembrement, qu’est-ce que tu crôa ? Avec la disparition des mares et des zones humides, tout ça… Puis les disparitions ont touché les zones tropicales, on n’y comprenait plus rien. Exemple, au Costa Rica : chaque printemps, jusqu’en 1987, le crapaud doré constituait une attraction des plus cocasses, des milliers de mâles quittaient leurs cachettes en même temps pour aller faire les beaux et séduire leurs gueuses. Cette année-là, plus un seul crapaud doré ! Le phénomène s’étend ensuite à toute l’Amérique Latine : les animaux ont d’abord une posture inadéquate, ils entrent en léthargie puis ils passent l’arme à gauche. On accuse les pesticides, les métaux lourds, les pluies acides, le trou de la couche d’ozone… Puis on découvre un champignon qui bouche les pores de la peau des batraciens ; or ces braves bestioles respirent par la peau, d’où leur mort dans d’atroces souffrances. Mais en Europe, on ne trouve pas signe des cette mycose mortelle. On trouve cependant divers autres parasites, et on en conclue que les amphibiens ont perdu leurs défenses immunitaires, partout dans le monde, et on en attribue la cause aux pesticides, aux métaux lourds, aux pluies acides, au trou de la couche d’ozone… Retour à la case départ.

Du fait de leur grande sensibilité à la pollution, les grenouilles et leurs cousins sont de véritables sentinelles de la qualité de l’environnement. Leur débâcle n’augure rien de bon pour la planète.

Alors soyez mignons, laissez les grenouilles tranquilles au lieu de vous amuser bêtement à leurs dépends.

 

*Voir les Dossiers du Canard Enchaîné « Comme des bêtes », n°80

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Racistes

29 Octobre 2006 , Rédigé par Seb

« - Je ne suis pas raciste, et je te salue, France d’en bas !»

 

Du toit de la machine à peinture, je l’ai crié à l’attention d’un ouvrier. Je ne risque rien : c’est un intérimaire. Il est parti, penaud, promener plus loin sa bouille d’alcoolique. Encore un qui a basculé le 21 avril. Il en a encore honte… Avec sa gueule de dégénéré, je n’étais même pas étonné quand il m’a avoué sa vilenie. C’était la première fois qu’il m’adressait la parole. Je continuerais à le saluer par respect pour l’espèce humaine, la sale racaille, et aussi pour le faire chier, puisqu’il sait que nous ne sommes pas dans le même camp. Il a pas d’arguments ; comme il n’en a pas besoin, c’est moi qui suis le plus désarmé.

Ha elle est belle la race supérieure !

Tous les jours, je constate effaré que la gangrène fasciste a presque définitivement noirci tous les rayons de l’atelier. Il va falloir que j’émigre...

Les Arabes de l’usine ont déjà été virés, sauf le mien, qui se défend bien, grâce à sa grande gueule. Tout à l’heure, un gros, raciste l’insultait, alors, à bout d’humour et de répartie, Yamani a révélé à tout le monde l’ignominie du type, un minable qui a chassé femme et enfants quand sa maison a été finie de payer. Je me suis marré en lui disant que s’il avait vraiment fait ça, c’était vraiment un fumier :

 

« - T’es vraiment une ordure.

 

Ce colombin est revenu nous lorgner méchamment tout à l’heure, pendant je trifouillais la peinture au cul de notre machine infernale, il nous a fixé l’air du mec qui a envie de se faire casser la tête. Moi, j’ai croisé son regard, je me suis décalé, j’ai décidé d’ignorer cet enfoiré – ce con de la lune. Et puis l’Arabe, qui était en train de m’expliquer le maniement de la fourche, a fait une démonstration de force en sortant trente kilos de merde détrempée au bout de son trident. Pour lui, qui pèse quatre-vingts quinze kilos pour un mètre quatre-vingt-dix-huit, c’est facile à manipuler, la flèche en métal. Et l’autre est reparti avec sa sottise sous le bras

 

Des histoires comme ça j’en ai à raconter tous les jours.

 

Je ne sais pas comment ça va tourner cette histoire entre moi et cette boîte de cons. Peut-être qu’un de ces poivrots (y’a des cadavres de bouteille dans les vestiaires, des marques pas chères qui fleurent bon l’éthylisme chronique), va me planter une sale ferraille dans le dans le ventre, en passant. On ne choisit pas de quelles morts on va finir.

Je vais tendre des pièges autour de mon poste, des trous avec du Penthal®, ça brûûûle !

Non mais n’empêche, il paraît que ce con se bagarre dans les bistrots et s’est déjà amené plusieurs fois à l’usine avec la gueule amochée. Il y a des témoins qui disent l’avoir vu insulter des étrangers, voilà pourquoi. Il ne faudra pas lui tourner le dos une deuxième fois, je m’en souviendrai.

 

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EGOÏSTES

28 Octobre 2006 , Rédigé par Totoseb



Six heures et demi du matin, je quitte le boulot ( je travaille de nuit chez les handicapés mentaux, non, pas chez les fous. Je précise parce qu’il y en a qui confondent. Quoique : j’ai aussi en réserve quelques authentique malades mentaux). Dans la voiture, je rigole aux grossièretés de Difool et sa bande sur Skyrock, ça m’empêche de m'assoupir, je ne suis plus très frais, à ces heures, et puis ça m’aide à mieux comprendre la jeunesse d’aujourd’hui, enfin, une certaine jeunesse – celle qui n’aime ni le rock ni Lara Fabian. Difool m’est utile, et puis surtout il me fait rire, je trouve ça drôle et j’emproute les Pères Lamorale et les Saintes-nitouche, en plus.

Bref, au deuxième rond-point, je suis déjà plié en deux ; de l’autre côté de la chaussée, une voiture mal garée, portière conducteur grande ouverte sur la route. Là, pend une grande chevelure auburn, un pied dehors, un corps penché en avant, une fille ? Je ne suis pas certain de ce que je vois, cette gonzesse – ha, les gonzesse - est-elle à la recherche de la cheville d’ouverture du capot, fait-elle une malaise vagal, une chute de tension, un arrêt cardiaque, a-t-elle perdu sa clope ?

Je passe prudemment : les véhicules d’en face font un grand écart, surpris par cette portière dangereusement ouverte sur la route ; dans mon rétro, la personne reste dans la même position périlleuse : il y a bien un problème. Je fais le tour du rond-point, je me range derrière le véhicule en difficulté, comme m’a appris le pompier du stage. Toujours littéraire, j’éteins ma clope, la radio et mon moteur, j’empoigne le portable, je vais voir, prêt à prévenir les secours. Les usagers de la route continuent à soigneusement éviter l’incident. Il y a un passager, dans les vapes, la tête rejetée en arrière, la bouche ouverte. Je mets la main sur l’épaule du conducteur, hum, c’est bien musclé, tout ça, c’est un garçon ! « Ça va ? » « Oui oui » Il s’est relevé brusquement « T’as bu ou quoi ? » « Oui », sur un air coupable, « Rentre ton pied et ta portière, tu vas avoir un accident », il obtempère, en me remerciant à plusieurs reprises. Il est tout à fait réveillé, maintenant. Deux pochetrons qui se sont endormis à la sortie de l’usine Renault. C’est dimanche matin.

Quand je m’éloigne, il me salue en encore et encore.

Je me demande pourquoi, une fois encore, c’est bibi qui s’arrête quand un quidam a un problème ? Trop altruiste. On est a une époque où il y a des gens trop altruistes. Vous rendez-vous compte ? Quelle belle humanité !

Et si je m’étais fait agresser ? Si je m’étais fait agresser, je lui aurais foutu mon pied au cul.

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Sonderkommandos

19 Octobre 2006 , Rédigé par Seb Publié dans #LES JUSTES

 

Pendant que vous vaquiez à vos saines occupations, moi j’étais en train de lire. Contrairement à certaines mauvaises langues qui s’autorisent à signer des articles en mon nom, et dont la simple lecture me fait monter le rouge au front, ce livre n'est pas plus rébarbatif qu'un ouvrage de grammaire, par exemple ; j’ai fini Des Voix Sous la Cendre, manuscrits des Sonderkommandos d’Auchwitz-Birkenau, publié en association avec le Mémorial de la Shoah, édité au Livre de Poche.

Voici ma fiche de lecture. Aujourd’hui, je ne rechercherai pas le style littéraire, parce que je déteste cet exercice. D’ailleurs, je le fais mal.

 

 

« -Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé, je dis qu’il s’agit simplement d’un point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale » Jean-Marie Le Pen, politicien professionnel, raciste et xénophobe.

 

Le Sonderkommando (unité spéciale) était constitué de détenus –juifs ou pas- qui se relayaient nuit et jour pour extraire et brûler les victimes des chambres à gaz. Ces gens étaient condamnés à mort dès leur intégration à ce Kommando : en effet, le négationnisme n’est pas seulement le fait de quelques nostalgiques du nazisme, mais il fut intégré au crime dès son exécution : les SS, malgré toutes les justifications qu’ils accordaient à leurs actes, savaient qu’ils commettaient la plus abominable des atrocités et, comme tous criminels sensés, prenaient grand soin d’effacer les traces de leurs forfaits et d’en éliminer les témoins.

Ces déportés ont donc été les témoins directs et actifs de l’extermination industrielle de centaines de milliers de juifs d’Europe. « Il fallait imaginer une installation à circuit continu dans laquelle les juifs [et les Tziganes] entraient à pied et sortaient en cendres (salles de déshabillage, chambres à gaz et four) »

Les bandits avaient besoin de travailleurs en bonne santé pour effectuer ce travail essentiel à leurs criminels desseins. En attendant la mort, les Sonderkommandos étaient mieux traités que n’importe quels détenus des camps, (Outre l’extermination, Auchwitz était aussi un camp de concentration « classique », pour ceux sélectionnés dans la bonne colonne) ils pouvaient récupérer certains biens que les victimes laissaient à l’entrée de la chambre à gaz, la nourriture et les vêtements chauds. Ils dormaient dans des chambres individuelles, priaient à leur guise, disposaient de chauffage, de livres, d’instruments de musique… Ils leur arrivaient même de pousser la chansonnette avec les SS qu’ils côtoyaient en dehors des heures de travail…  étrange instinct qui pousse les hommes à vivre à tout prix, même aux côtés des assassins des êtres aimés, qui vous mettront une balle dans la tête quand l’envie les prendra ou quand l’ordre leur en sera donné.

Les Sonderkommandos eurent quelques alternatives pour se sortir de leur condition immonde de collaborateurs à l’abomination.

Le suicide est la première des solutions pour échapper à cet enfer. Mais on veut vivre à n’importe quel prix, et, finalement, peu d’entre eux ont mis fin à leurs jours : l’espoir fait vivre. Se sachant condamnés, ils ont pris deux décisions : cacher leurs témoignages écrits sur le site même de l’extermination, et déclencher une insurrection armée dans le camp d’Auschwitz.

Bon.

Peu de manuscrits nous sont parvenus, car, avant d’évacuer le camp, les nazis ont détruit les sites de gazage,  mais pas assez méticuleusement cependant : l’Armée Rouge leur poussait au cul.

Quant à la révolte, elle eut bien lieu, mais elle ne fut pas généralisée au camp : les dissensions au sein des différents mouvements de résistance à Auchwitz, et l’arrivée inopinée de 2000 SS ne le permirent pas. C’est quand le Sonderkommando commença à être liquidé en octobre 44 que les survivants prirent les armes qu’ils avaient accumulées ; il détruisirent une chambre à gaz et tuèrent quelques Allemands, mais l’opération fut un fiasco. Peu après, le camp fut évacué vers le Reich et les survivants parvinrent à se fondre dans la masse des prisonniers. Certains s’évadèrent, d’autres survécurent jusqu’à la libération.

Ils n’étaient plus qu’une dizaine.

 

Quelques citations tirées du livre, celles que j’ai stabylotées, en fait. Je vous conseille de le lire en entier, j’aurais pu tout colorier en fait ; en plus, au début de l’ouvrage, je n’avais pas de stabylo. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi celles-ci, mais bon, elles y sont. Ou alors faites le lire à vos ados.

 

Quant au processus de gazage lui-même, il faut ajouter que lorsque l’on amène au crématoire des gens âgés, infirmes, des enfants ou des malades, on ne leur dit pas de descendre du camion. En soulevant sa partie avant, on les fait tomber dans la cour, comme on le fait lorsqu’on décharge des ordures.

 

Le fait d’embarquer les vieillards, les malades, les infirmes dans des camions est un des moyens de mystifier ceux qui restent en vie.

 

Si Auchwitz doit être comparé à l’enfer, cet enfer doit comprendre au moins sept cercles. Le septième et le plus terrible étant assurément les chambres à gaz et les crématoires – où les membres du Sonderkommando sont condamnés à servir les forces du mal qui apportent l’enfer dans la vie. Leur tâche consiste à exécuter la phase terminale du processus d’extermination et à en faire disparaître les preuves : raser les cheveux des femmes et les désinfecter en vue de leur expédition en Allemagne, arracher les dents des mâchoires des victimes, et ensuite, faire brûler les corps, enfin jeter les cendres dans la Vistule.

 

Les condamnés à la vie

 

Auteurs des manuscrits publiés dans ce livre : Zalmen Gradowski, Zalmen Lewental et Lebj Langfus, morts à Auchwitz-Birkenau, merci à eux et paix à leur âme.

Pour répondre à Jean-Marie : non, les chambres à gaz ne sont pas un point de détail de la seconde guerre mondiale : elles en sont la pierre angulaire.

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pause

15 Octobre 2006 , Rédigé par Totoseb Publié dans #LES JUSTES

Alors, le latin ?
Trop exigeant pour entamer ma gangue de paresse, la latin. C'est intéressant pour l'éthymologie, mais je laisse les autres travailler pour moi.
Non, là, c'est juste pour dire que je vais disparaître un peu, j'ai trois bouquins à lire : Des voix sous la cendre, traduction de témoignages des Sonderkommandos, "commandos spéciaux" de déportés chargés d'assister les nazis dans la mise à mort industrielle des races inférieures. Ces textes ont été retrouvés dissimulés dans les vestiges d'Auchwitz-Birkenau, site de chambre à gaz.
Le deuxième : "Les Bienveillantes", de Jonathan Little, qu'on dirait qu'il fait un tabac, le journal fictif d'un SS. Un amériacin qui écrit en français.
Et puis "Vercingétorix", de Georges Bordonove, à cause de Zorra qui m'a fait pleurer en pointant mes incompétences du doigt ; il y est dit que bon nombre de Gaulois étaient bien des collabos. Le temps que je lise tout ça, et je reviendrai bien choqué, bien révolté.
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File au logis !

12 Octobre 2006 , Rédigé par Totoseb Publié dans #PERSONNELLEMENT -MOI - JE

«  - C’est étrange, d’être ange, dit l’ange.

-         C’est étrâne, d’être âne, dit l’âne.

 

Ânes Gaulois dits du Cotentin

Equus Asinus, ajouteront certains. Oui oui, c’est possible… Le latin, c’est passionnant ; d'ailleurs, Diafoirius le parlait couramment. Les ânes parlent latin, dit le dictionnaire. Vous l’aviez sans doute remarqué. Mon Grand Larousse Illustré (on fait avec ce qu’on a) indique une autre locution, au sujet des ânes : faire l’âne pour avoir du bren. Du quoi ? Du bren, c'est du son, vous savez, la petite peau du grain de blé, celle qu’on garde dans certains pains pour faire caca bien mou. Ok ? Bon. Rabelais use plusieurs fois de cette expression, employant pour la circonstance un mot sans doute gaulois.

Gaulois ?

D’après mes informations, les romains ont commis sur les peuples de Gaule des actes qui auraient mérité un jugement pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Mais, autres temps, autres mœurs, l’histoire a jugé que les Romains étaient des gens très bien et que les Gaulois étaient des barbares qui, de toutes façons, n’auraient pas survécu à leur sauvagerie ; on les a seulement poussés dans le sens où ils penchaient déjà. Toujours est-il que dans leur volonté d’acculturation, les Romains les ont forcés à parler le latin, à coups de pieds au cul et à coups de pila dans le ventre, c’est vite rentré dans les habitudes ; mais vous connaissez les Gaulois : mauvaises têtes bons cœurs, ils ont mis les déclinaisons à la poubelle et ont transformé la belle langue de Cicéron en un parlé plus adéquat à leurs gosiers grossiers tannés par la cervoise, et ils ont même gardé quelques tournures de leur langue celte, bien planquées dans les coins pour de pas indisposer l'occupant d’Italie. Moi, amis des ânes, j’étais inconscient de ces choses; j'aime bien « aller aux fossiles » avec mon papa, et c’est difficile, de trouver les bons coins à fossiles… Dire j’en avais plein la langue !

Ma question est donc la suivante, camarades linguistes : pouvez-vous m’indiquer quelques gallicismes que je puisse exhiber dans les soirées et paraître plus intelligent ?

En vous remerciant, veuillez, Madame, Monsieur, accepter l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

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Peine de mort

10 Octobre 2006 , Rédigé par Totoseb

On me dit, ça et là, que pour les assasins d'enfants, les terroristes : couic ! A l'abbaye de monte-à-regret !

On est un con.

Je suis contre la peine de mort, par principe, et par observation.

J'ai deux arguments contre la peine de mort.

- Le premier, c'est qu'une société qui tend à se civiliser ne peut pas se comporter en barbarbe, parce que, justement, nous ne sommes pas des barbares. Je ne développerai pas, réfléchissez-y vous même ou prenez le comme un axiome de ma conception de la démocratie.

- Mon deuxième argument : c'est qu'un condamné à mort est parfois condamné à tort. Oui : je préfère un Francis Heaulmes enfermé à vie plutôt qu'un Christian Ranucci décapité. Oui, même si je suis la victime. On peut, en le menaçant et en le violentant, faire avouer le pire des crimes à n'importe quel innocent.
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Florentines

8 Octobre 2006 , Rédigé par Totoseb Publié dans #JE veux RIMER (powems)


Allegro, ergo sum ;


Cogito, ma non troppo.

Gnothi seauton,

Sinon on se téléphone.

Les femmes et les enfants über alles,

Save Our Soul,

Pourvu qu'on ait l'ivresse...
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C'est le printemps

7 Octobre 2006 , Rédigé par Totoseb

photo figaro.net

Je me faisais la réflexion, tout à l’heure, dans la voiture : j’adore manger des bonbons à la menthe, pourtant je trouve ça vraiment dégueulasse ; je suis obliger de fumer tout de suite pour faire passer le goût. Mais comme je prends des bonbons à la menthe pour fumer moins… Hm. Il va falloir que je change de méthode.

Bref.

Bon.

De quoi est-ce que je voulais parler, moi ? Je suis un peu dans le brouillard, ça va trop vite pour moi, ici-bas.J'ai cueilli les dernières tomates, et Ségolène est de plus en plus belle.

Bonne nuit !
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