Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
HUGGYHOME

Pourquoi le ciel rougeoit à l'aurore

28 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PETIOTS

Hm... Il est tôt, encore, huit heures du matin... Debout depuis six heures... L'horizon ensanglanté annonce une bien funeste journée. Non, je dis cela seulement parce que je suis en colère, grr, pff : j'ai très mal dormi, ces derniers temps ; réveillé, hier matin d'une part, par mon voisin qui joue de la tronçonneuse à dix heures du mat (on se demande un peu !), et cette nuit par des rêves inconfortables et la gamberge qui en résulte. J'aurais dû prendre un cacheton qui m'aurait aidé à glisser dans les bras de qui vous savez*, mais bon. Lire ? Non : ça m'empêche de dormir, on peut pas faire deux choses à la fois. La sophrologie ? Je sais pas ousque j'ai perdu la cassette. L'alcool ? Il me donne la nausée.
Oui, le travailleur de nuit a des problèmes de gestion de sommeil. J'ai appris, pourtant, mais cette fois j'ai tété dépassé. 
C'est beau, néanmoins, le spectacle de la nature qui s'éveille : mon grand (cinq ans aux nèfles) me demandait l'autre jour, en attendant le car scolaire, parce qu'ici, on est à la campagne :

couleurduciel2ed8-copie-1.jpgMerci Mrcafe pour la photo

"- Pourquoi est-ce que le ciel, il est rouge, le matin ?
-  Ha. Hm... Qu'est-ce que tu préfères connaître ? La cause magique, ou la vraie cause ?
- La cause magique.
- Alors : on dit que, si, à l'aube, qu'on appelle aussi l'aurore (...)
- Je connais une fille qui s'appelle Aurore, à mon école !
- Une fille de ta classe ?
- Non, elle a changé d'école.
- C'est un très joli prénom, en tout cas. "Petit matin"...
- C'est comme un nom d'Indienne ?
- Oui. Bref, si le ciel est rouge, c'est parce qu'il y a la guerre quelque part : c'est les sang des innocents qui colore les nuages.
- Mais le ciel est rouge tous les matins ! 
- C'est qu'il y a toujours la guerre, quelque part...
- Et qui c'est qui gagne ?
- C'est pas nous, en tous cas."

Mouais. Je me demande si c'est le genre de conneries à raconter à un gamin de quatre ans et demi. Mais je suis partisan de dire la vérité aux enfants.

"- Et pourquoi il est rouge, en vrai ?"

C'est vrai qu'il y a une vraie raison. Et de partir dans les explications de la composition de la lumière blanche, petit exemple de l'arc en ciel, la loupe, la diffraction, bref, il n'y a que le rouge qui passe selon l'inclinaison de la terre. C'est scientifique. Je me suis un peu embrouillé, parce que la science ne laisse que peu de place à la poésie dans sa démonstration.

*De Morphée, vous pensiez à qui ? Seulement, je n'aime pas les expressions toutes faites. Confucius disait  : "- Méfie toi des expressions toutes faites. Confucius, ou Steinbeck ? Je sais plus.


Lire la suite

Actes manqués

26 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Passer à côté de l'elfe
Furtif comme un sylphe
Et parfois la croiser 
Sans la voir

Choisir un joli F
L'accrocher à une clef
Qu'on aura oubliée
Sans vouloir

Lire la suite

Saccageons la planète

25 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #BIOSPHERIQUE

Merci Xavier ! Je te bise !
Faut suivre ce lien pour la manif anti-écolo
http://fr.youtube.com/watch?v=CdHXwUjFbjE
Lire la suite

Toux

24 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Nous sûmes
Nous voulûmes
Nous eûmes

Je fume
Tu fumes
Nous fûmes

Lire la suite

Elles existent

23 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

"Je pense, j'existe", méditait métaphysiquement Descartes un jour qu'il n'avait pas trop la migraine.
Les créatures imaginaires existent-elles ? Ça existe, les créatures imaginaires ? Si elles existent, existent-elles plus, ou moins, que les créatures réelles ?  Les créatures imaginaires n'existent-elles que dans les histoires ? Les histoires pensent-elles d'elles-même ? Ou bien donnent-elles à penser ? 
Ne donne t'on pas seulement ce que l'on a ?

Lire la suite

Liberté, Réalité, Fraternité

23 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

On ne peut pas vraiment dire que je sois jamais sorti de la réalité. Je vois très bien que ceci est en bois, par exemple. Et que cela ne l’est pas. 
Un beau jour (ou était-ce une nuit ?), nous revenions d’Elbeuf, Jean-Marie et moi. Nous entrions sur le boulevard des Belges, quand une 4L bleue serra ma 4L blanche contre le trottoir… Les cow-boys avaient jailli, nous avaient un peu menacés, fouillés au corps, et ils nous avaient posé des tas de questions indiscrètes, par exemple sur le but de notre voyage, sur ce que nous faisions dans la vie, tout ça... Nous étions étudiants en philosophie et nous rentrions chez nous.
Le douanier, dépité, finissait par se convaincre de l’absence de toutes substances illégales et le défaut d’armes de catégorie supérieure à la moyenne dans les chaussettes de ce grand Africain aux yeux en bille de loto, quand Jean-Marie, gris comme un linge, lui demanda soudain :

"- Mais c’est quoi, la réalité, Douanier ?
- Bin... La réalité, c'est ça ?" demanda aussi le gabelou en désignant l'environnement immédiat, parce c'est commode de répondre à une question par une autre question quand on se sent piégé. Les gens ont du mal à dire "je ne sais pas", surtout s'ils portent un uniforme !

"- Ce que je vois ? ajouta-t-il encore.
- Maiiiiiis noooooooooon ! Douanier ! Ça, c'est ce que tu crois, c'est l'illusion ! Ta réalité, elle est là, affirma mon ami en lui tapotant le képi de son doigt immense. Chez Freud, le principe de réalité est lié au principe de plaisir : la recherche de la satisfaction doit tenir compte des contingences extérieures, des conditions imposées par ce qui ne dépend pas de nous... C'est sexuel !
- Heu... C'est possible... Si vous le disez !"

Je ne me souviens plus très bien de la suite de la conversation, seulement que les yeux, c'est moi qui ai commencer à les rouler, parce que les douaniers étaient fatigués, peut-être, à travailler de nuit, je sais pas, vous avez déjà travaillé la nuit ? C'est fatiguant, hein ? Bref : si j'avais très envie de partir, et c'était surtout parce quand le bleu m'avait demandé mes papiers, je les avais TOUS sortis de mon portefeuille, replié le bazar là-dessus, sur la paperasse, et fourré l'ensemble dans les mains du type, genre "démerde-toi avec ça", et, profitant de la confusion occasionnée par cette providentielle pluie administrative, j'avais balancé mon shit dans le caniveau ; et je n'allais être rassuré qu'une fois parti loin de là. Car, effectivement, je me droguais beaucoup, et souvent, et longtemps, à cette époque, on n'a pas tous les jours vingt ans.
Aussi, arrivés dans ce que je n'ose toujours pas appeler notre appartement (trop petit), on a fumé un gros pétard pour fêter ça. "- Est-ce que tu vois du bien ?", qu'on gueulait, avec l'accent ivoirien, moi aussi, oui, par mimétisme. 
Rideau.
Reggae.

Lire la suite

Pensées magiques - 1990

22 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #NOUVELLES

- Dis-donc, tu viens avec nous cet après-midi ? demande soudain Nicolas en maltraitant les touches du joystick.
- Où ça ? répond Kévin en s’exorbitant les yeux de la tête : un char d’assaut qui dépasse de beaucoup la moyenne vient d’apparaître en haut de l’écran :
- Chaud ! 
- Avec les autres, on va faire un feu en bord de la Seine, tu sais, sur la plage, à Saint-Aubin. Seb viendra avec un pote, avec de la tise à la foisonnade, tu vois ?
- Grave !
- On fait des merguez des chips et tout, t'as vu ?   
- Mmm... Je suis désolé mais j'ai des choses importantes à faire, en fait …

Nicolas reste silencieux un moment, l’air amusé.

- Toujours ta gonzesse, hein ? Tu laisses encore tomber les potes, alors ? 
- Encore, encore, heu... On peut dire comme ça, d’une certaine manière… mais je t’assure, en vérité, pour moi, c’est très important. En fait.
- Grave. Tu me diras… je me mets trop à ta place, t'inquiète : moi j'en profiterai trop aussi, c'est trop une bombe, cette meuf ! 
- Il n'y pas que ça : je suis toujours amoureux, tu sais.
- C'est clair.
- A mort.
- Tu vois ?
- Grave !
- Carrément...
- Voilà quoi.
- Mouais… Quand même, en fait, t'as vu, tu devrais te méfier, on ne te voit plus du tout, t'existes plus que pour elle… Méfie-toi : le premier amour, c'est trop douloureux, il paraît. C'est mon frère qui me l'a dit.
- Ton frère, il s'est fait grave trop dévorer par un dragon, c'est pas pareil... Bon allez, je t'accompagne quand même au Mutant, j'ai encore du temps.

Puis Kévin rentre chez sa mère, et, après le repas, il angoisse, il est pris dedans, il surveille le téléphone; il s'installe sur la moquette et il fait des réussites, tu sais, avec les cartes... 

- Si cette fois je réussis, je me marierai avec elle ! 
ou bien : 
- Elle m'aimera toujours ! C'est clair !

Il marmonne comme ça ses velléités... Rumine, doute :  plus qu'évidemment, une réussite, c'est conçu pour ne réussir jamais... Kévin a beau se voir plus malin que tout le monde, bien anticiper, le jeu n'est jamais bon, et les petites déceptions s'accumulent, les échecs s'entassent,  l'un après l'autre, inlassablement. Il a beau perdre et perdre et perdre, et perdre encore, il continue sans pouvoir s’arrêter… 
Quand tout à coup le téléphone sonne ! Tu ne vois pas pourquoi je m'exclame, puisque elle était prévu, cette sonnerie, depuis longtemps, même, il est immuable le rituel… Mais elle lui fait toujours le même effet. Le top du départ ainsi donné, il se lance sur mon vélo, aller le plus vite, couper au plus court… La violence qu'il s'inflige, combien il s'arrache dans la côte…  C'est dur ! le vélo ! C'est con ! Ils lui ont ressorti le vieux crachin normand, et Kévin les maudit. 

Aujourd'hui, elle avait prévu de voir une de ses vieilles amies de longue date, et c'est pourquoi elle aurait voulu partir un peu plus tôt, aujourd’hui... Mais comme c'est la dernière fois qu'ils se voient avant son départ pour le Tyrol, il fait un peu la gueule… Il l'aurait voulue tout entière disponible pour lui, à lui rien que pour lui, alors il discute, il pinaille tant et si bien qu'elle finit par céder... Il est bien emmerdé, mais il estime avoir raison, il n'y pas de motif suffisant revenir là-dessus.

Kévin fini l'après-midi avec Violette, isolés du monde dans un coin tranquille de la cave de l'immeuble… et il l’a empêchée d'aller voir son amie (pas envie de perdre de temps). Quand ils ont eu fini, il lui a dit :

- Bon. Tu peux aller voir ta copine maintenant.

Elle a pleuré.

Lire la suite

Des images

19 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #JE veux RIMER (powems)

Tu n'es pas qu'un visage
Et tu es vraiment toi
Quand tu es toute là
En nage

Je ne suis qu'un regard
Et suis-je là vraiment
Quand je suis là à cran
Hagard

003.JPG
Lire la suite

Péripatéticiens, péripatéticiennes

18 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #FILE - Ô - SOPHIE !

aristote.jpg

 

Le sobriquet de péripatéticienne (celle qui se promène) est attribué par euphémisme aux prostituées. Le masculin, péripatéticien, existe mais ne qualifie aucunement un homme se prostituant ; ceux-là on les appelle autrement. Les Péripatéticiens -disciples d'Aristote- enseignaient que l'âme n'était qu'une faculté capable d'atteindre toutes les sortes de perfection passive, et qu'alors, par la connaissance et la vertu elle devenait apte à s'unir à l'Intelligence. Notez la majuscule. Et tout ça leur venait pendant la promenade, d'où leur nom. Et puis ils étaient Grecs antiques, une petite pipe ne les effrayait pas, mais gratuitement. Non, mais il faut savoir les choses, avant d'en parler.

Lire la suite

la g'ève !

17 Novembre 2007 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

D'abord, je tiens à vous remercier tous pour m'avoir si spontanément souhaité un joyeux anniversaire ; mais on vous avait donc prévenus ? Vous vous en souveniez ? Merci en particulier à ma tendre Margot qui me sussura tout à coup un "happy birthday to you, Mr Clivillé" (prononcez comme recroquevillé) digne de Marylin, alors que sonnaient les douze coups de minuit...

Attends. 
Alors... Je regarde ma liste, je biffe, voilà, c'est fait : "remerciements anniversaire", allez hop, ok, c'est bon, alors c'était quoi ensuite ? Mmmm... Nanana, nanana... Ah oui : "la grève".
Foyayaïe ! J'ai rien préparé, moi, pas potassé ; je suis parti dans un truc, là, un truc de passion, et l'actu, en ce moment, j'y suis pas, dans l'actu. Pas du tout.
Bon, allez, je me lance tout de même, je vais bien réussir à improviser un petit quelque chose.

Oui, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les Sarkolandais ne sont pas contents, ces jours-ci. Les mouvements de mécontentement s'agrégent les uns aux autres et dérivent en un rassemblement d'anti-sarkozisme primaire : salariés des transports publics, étudiants et bientôt lycéens, magistrats, avocats, flics, fonctionnaires, pêcheurs, poissonnières, charrons, putains, branleurs de dindons, photographes, boulangers, tireurs de câbles, égorgeurs de cochons, éjaculateurs précoces, clowns tristes, veilleurs de nuit, commères ménopausées, masochistes de première ligne... et tous leurs supplétifs.
Aux infos de la télé, sur lesquelles je suis tombé hier, les présentateurs ont bien entendu réduit les citoyens à leurs indissociables qualités d'usagers et de consommateurs, lesquels sont "pris en otage". Les chefs de rédaction devraient interroger leurs collègues qui ont un jour été réellement pris en otage, enchaînés, bâillonnés, le pétard sur la tempe, dans la nuit permanente, questionner leur chiasse, leur faim et leurs stratégies de survie...Ils constateraient la violence du propos, et parleraient de gêne temporaire. Ça serait plus objectif, non ? Ah oui, mais non, les clients empêchés de consommer et les usagers embarrassés sont blessés dans leur être même, privés de leur cher "tout, tout de suite". Malgré la diffamation évidente des mouvements sociaux, les colères se cristalisent dans la rue. On lance des codes civils à la (jolie) tête du (de la?) Garde des Sceaux, on se propose, les yeux dans les yeux, de donner du coup de boule au Président de la République en personne, qui est une sorte de roi de France sans couronne sur la tête, bref, on ne peut plus discuter. 
Oui, mais les sondages disent que.
Finis tes phrases, s'il te plaît.
Que... Les français sont contre la grève. 
Alors attention, on peut faire dire n'importe quoi aux sondés, et on sait leur faire répondre ce que l'on a envie d'entendre. Comment ça ? Oui, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais personne ne se pose la question de la qualité démocratique du sondage. D'après moi, il s'agit simplement de propagande, plus subtile que du temps des Marion, Laval et Henriot sous Vichy, mais les objectifs sont analogues ; on n'en était qu'aux prémisses de la communication.
Bref.
"Pensez-vous que les grèves dans les transport publics gênent les usagers ?"
Réponse à rédiger soi-même. Je ramasse les copies dans une seconde, le temps de vous trouver un crayon à papier...
Attention... Top ! La réponse est... Oui ! à 85%. Donc la grève est impopulaire. Et sans vous rendre compte, vous vous êtes faits piéger par un magnifique syllogisme de quantité, tas de bons cons, se disent-ils. Ha ha ha, ils ne savent même pas pas la différence entre l'apparence de la vérité et la vérité elle même.
Mais pas du tout : vous êtes vous-même dans la rue, ou de coeur avec les manifestants. Vous n'avez pas envie de travailler jusqu'à 70 ans ni de confier vos cotisations à des spéculateurs en bourse. Si ?
Parce que nous aussi, nous savons en faire, d'abord, des syllogismes. Mais de qualité, attention, et même de première bourre : acheter peu, mais acheter bien.
A la question : "Monsieur D'Arvor, laisseriez-vous égorger votre grand-mère par ces bandes de racailles ?", vous répondrez désormais : "Monsieur le Pésident, trouvez moralement acceptable d'emprisonner des enfants de maternelle parce que leurs parents n'ont pas leurs papiers en règle ?"
Allez, circulez, y'a rien à voir.

Lire la suite
1 2 3 4 > >>