M. Je-Sais-Tout

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

Testou 34 stirs it up too


the pope smokes dope


Ponctuez

grizzly.jpg

Bonjour.
Une phrase commence toujours
Par une Majuscule,
Et se termine toujours par un.
(...)
Toujours - toujours ?
Et la poésie, alors ?
Peut-être bien que la poésie...
"- Et bien quoi, la poésie ?"
Pas toujours

 

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Dimanche 5 juillet 2009
- Publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Je me suis retrouvé plongé dans une problématique qui n'était pas la mienne ; et plutôt que de le faire remarquer, je me suis retrouvé à accepter d'assumer une situation à la manière de l'autre. « Tu devrais faire comme ça parce que c'est comme ça que j'aurais fait moi, et je trouverais ça presque anormal que tu fasses autrement, mais tu fais comme tu veux. »

J'aurais pu demander si c'était seulement par exemple trop difficile, pourquoi ne pas simplement faire comme il a été convenu sur le papier, s'il y avait d'autre raisons ? J'entends ce qu'on me dit, et je me pose des questions...

Faut absolument en parler.

Demain.

Toujours demain.

Je ne progresse pas vite. Pas toujours.

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Vendredi 3 juillet 2009
- Publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Comme pour l'emmerdeuse Ingrid Bétancourt, mes ravisseurs m'autorisent à vous adresser une preuve de vie. En fait, on me demande de faire des heures sup. J'en ai ma claque de bosser le matin après ma nuit, c'est dur... Je suis fa-ti-gué !
J'ai égaré le chargeur de mon portable. Fred, appelle moi sur mon fixe, ton numéro est bloqué dans les limbes de la non-électricité !
Je vous embrasse bien fort, surtout, toi, là, écoute bien les conseils des bisons futés ; pour les autres qui m'aiment pas je vous emmerde (n'oubliez jamais).
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Lundi 29 juin 2009
- Publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Il ne faut pas trop mépriser les gros cons. Pas ostensiblement, du moins. Parce qu'ils te le rendent bien, et sont bien plus nombreux. Quant aux cons pédants et isolés, enfile leur donc des perles dans la barbe, si seulement tu peux t'enfoncer des bouchons anti-bruits anti-abrutis (dans les oreilles)... Je ne vais pas faire le catalogue (c'est plus le temps qui me manque que l'envie), mais les cons sont innombrables. S'ils volaient, ils obscurciraient le ciel et ça résoudrait les problèmes de réchauffement climatique.

Enfin, méfie-toi, avec tes airs supérieurs et tes leçons de morale, et souviens-toi qu'on est toujours le con de quelqu'un d'autre.

Pigé, Coco ?

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Samedi 27 juin 2009
- Publié dans : PETIOTS - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Les enfants devenant ce que nous sommes... Comment font-ils pour encore trouver grâce à mes yeux ?

En hausse

En Baisse
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Vendredi 26 juin 2009
- Publié dans : NOUVELLES - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Quand je leur ai dit que j'arrêtais la cigarette, la picole et les nourritures grasses, toute la nuit, ils m'ont fumé dans le nez, les salopards, ils m'ont alléché avec des clopes, des godets à boire, des charcutailles...

Devant mes refus répétés, quand je suis allé me cacher dans les entrailles de la machine MP4 (j'ai du boulot, moi, bandes de soûlots), ils m'ont poursuivi, ils m'ont traité de personnel, de bande-à-part, de fayot et puis enfin de petit pédé. Ils ont forcé la porte de mon casier, m'ont versé du dévorant dans les chaussures, arraché tous les boutons de mes vêtements... J'ai même dû m'échapper des vestiaires en chaussettes, ils voulaient me passer la bite au cirage. Non seulement ils sont méchants, mais ils manquent vraiment d'imagination.


Comme ça pendant trois nuits.


J'ai failli démissionner. Je me suis mis en arrêt maladie.


Finalement, j'ai préféré retourner à l'atelier.

Ils m'ont caché mes nicorettes...


A l'heure de l'apéro, je leur ai tous fracassé la gueule à grands coups de câble blindé (section 42mn); au chef aussi.

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Mardi 23 juin 2009
- Publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Au réveil, grosses bouffées de manque : ma première pensée va à mon cher tabac, cet amant délétère auquel j'aurais tout pu donner. Et puis non : premièrement, je n'ai pas de cigarettes à la maison, j'ai roulé mes derniers mégots il y a quelques jours, et puis dans un deuxième mouvement je me dis que, ha, c'est vrai, j'arrête de fumer, enfin, j'essaie.

Alors non. Tant pis... Bouhou houuuuu houuuuuuu, que je suis malheureux !
Je suis en sevrage, il faut que je me décharge, pas de chance, c'est sur vous que ça gicle !

Au réveil je me fais un café (rituel...), et puis je mâche, mâche, mâche, des gommes à la nicotine, gniam, gniam, gniam, comme un malade (que je suis), et je tousse, tousse, tousse, et j'expectore et je mollarde des blobs olive ou délicatement mordorés, gros comme des noix... Je dépose une gerbe en mémoire du fumeur inconnu, les larmes me coulent, je chiale un bon coup, la tête dans la cuvette, je crache encore un peu de salive moussue, la joue sur l'émail souillé de mes toilettes de célibataire...

Dans la rue, quand on me voit de loin, on change de trottoir, on baisse la tête devant mon air malade et mes marmonnements abscons, mon regard humide, ma bave aux lèvres...

A la radio, je tombe sur Léo Ferré, et, pour la première fois de ma vie, j'écoute les paroles d'avec le temps, et je me retrouve, là, pantelant, dépité, renvoyé à ce que j'ai vécu... Je gémis, ça me soulage...

Je suis un peu nerveux, effectivement.



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Lundi 22 juin 2009
- Publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
3 jours d'abstinence
Impecc !


Grr
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Vendredi 19 juin 2009
- Publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

J'en ai marre de tousser.
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Mercredi 17 juin 2009
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Copé dit : si le conseil constitutionnel retoque la loi HADOPI, c'est pour punir encore plus sévèrement le contrevenant en le faisant passer devant des juges pour le punir.

Non.

Le conseil constitutionnel s'en bat les noix (car il ne comporte pas de femmes), ou si peu : Jacqueline de Guillenchmidt est la seule réprésentante du sexe), de la sévérité de la sanction : son job, c'est que la législation respecte la constitution ; or, la constitution est tout de même basée sur cette fameuse déclaration de droits de l'homme, je ne sais pas si le président de la république en a jamais entendu parler. Tout ça dit que la justice doit être rendue par des institutions judiciaires, pas par des bougres payés au rendement.

Et le travail du conseil constitutionnel, c'est de faire respecter la constitution, et non pas d'aggraver je ne sais quelle sanction. HADOPI est inconstitutionnelle telle quelle. Point. Moi, je m'en tape, je ne télécharge pas.

Copé avait écrit un bouquin, promis, demain j'arrête la langue de bois, ou quelque chose dans le genre. C'est comme la promesse d'un toxico d'arrêter la came : il y a des rechutes.

Le 7 -10 de France Inter, c'est très instructif. L'autre jour, c'était Bayrou. Il était mal, le man.

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Mercredi 17 juin 2009
- Publié dans : LES JUSTES - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Denis Robert ? C'est un des journalistes les plus couillus de cet hémisphère. N'empêche que de s'intéresser aux trafics de nos puissants, ça lui coûte cher en procès et autres menaces. Vous ne savez pas qui est Denis Robert ?
Ah.
Allez ici, et , mais non, la plupart des journalistes ne sont pas des faux-culs. compromis. Prenons-en de la graine.
Voilà, je l'ai vu la nuit dernière à la télé en compagnie de la formidable Eva Joly -quelle femme! - alors j'ai eu envie de lui rendre hommage.
J'étais couché, et puis je me suis relevé : impossible de fermer l'oeil. J'ai un vieux rhûme qui me gâche la vie. Si ça se trouve, même, j'ai choppé une petite grippe A (on ne dit plus porcine, pour ne pas inciter le peuple à ne plus manger de cochons, même si les premiers cas sont apparus auprès de grandes porcheries mexicaines... Bref), en tout cas ça fait mal aux sinus. Ou alors je suis devenu allergique aux poils ; ça serait embêtant.
Ma fenêtre est ouverte sur la campagne, et je devrais dormir, plutôt que d'écouter les chants des grenouilles et autres chats-huants. Moi aussi, je suis un nocturne. J'aime les petites musiques de la nuit à la campagne ; c'est apaisant. Et puis je ne sais pas jusqu'à quand existeront encore les batraciens. J'en profite...
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Jeudi 11 juin 2009
- Publié dans : JE veux RIMER (powems) - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Mettre le monde en mots ?
La découverte d'une famille d'égorgés dans leurs lits, le cri d'un enfant qu'on ne peut adoucir, le choc imminent qu'on n'a pu éviter ? Ceux-là, qui auraient dû trépasser, ne comprennent pas pourquoi donc ils existent, encore.
Malheureux, qui, vivants, êtes descendus dans la demeure d'Hadès, vous mourrez deux fois, et les autres hommes ne meurent qu'une fois ! se lamente Circée à l'exposé d'Ulysse. Le souvenir de la mort vue de face rend dingue, si seulement on ne peut le parler. Un tel silence, prégnant sommeil, éternel et refusé, asphyxiant perpétuel...
Mettre la vie en mots...
Contredire la promesse de sa fin, tenter de s'en échapper, dire : j'ai chaud, j'ai peur, je n'ai plus faim, j'ai honte, je me souviens, je sais, j'oublie, j'aime, je t'aime.
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Mardi 9 juin 2009
- Publié dans : VIVE LA FRANCE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Nous avons mal aux côcôttes, malgré la mauvaise métaphysique du rire sérieux... Et de rechercher à quoi, comment, et pourquoi, rire ? C'est pas rigolo, le rire.

Rampons plutôt comme l'escargot lancé sur le sentier de la guerre... A la poursuite du paradis perdu des bestioles et des papillons !

Prêt ?

Un...

Deux...

Prêt feu go trois partez !

Quoi ?

Qui ?

Saint-Étienne a gagné les élections ?

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Mardi 9 juin 2009
- Publié dans : VIVE LA FRANCE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
La banane !

Bio, bien entendu...
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Vendredi 5 juin 2009
- Publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Tu ressembles à une comanche, quand tu te mets ta crème de nuit...
Bouge pas : je cours déterrer ma hache de guerre !
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Jeudi 4 juin 2009
- Publié dans : JE veux RIMER (powems) - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Une liste pour de rimes pour mes béantes amours, une liste pour témoigner de mes meilleurs sentiments aux contributions, une liste noire des paradis fiscaux pour bronzer tranquille, une liste de numéros de téléphones à emporter dans ma tour d'ivoire, une liste pour réduire l'impact du réchauffement climatique sur mes factures, une liste d'ouvrages à lire au travail, une liste pour aller trekker aux flancs du cratère N'Gorongoro, une liste en ma faveur.

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Mardi 2 juin 2009
- Publié dans : VIVE LA FRANCE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
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Lundi 1 juin 2009
- Publié dans : VIVE LA FRANCE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Statistiquement, les occupants d'une voiture lancée à quatre-vingt-dix kilomètres par heure qui passe par dessus le parapet d'un pont pour s'écraser sept mètres plus bas sur une voie de chemin de fer alors qu'arrive un train de marchandises ne peuvent pas en réchapper.

Statistiquement, il est presque impossible de gagner à l'euromillion.

Statistiquement, les prix à la consommation n'ont pas connu de flambée particulière depuis la mise en circulation de l'euro.

Statistiquement, je ne rencontrerai jamais Pangloss par hasard dans les rayons d'un supermarché (en plus je ne sais pas à quoi il ressemble).

Statistiquement, Carla Bruni et Chouchou, bon...

Statistiquement, vous n'avez pas le monopole du coeur

Statistiquement, je vote à quatre-vingt-dix pour cent des élections.

Statistiquement, la vie ne pouvait pas commencer.

Le bonheur non plus.
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Samedi 30 mai 2009
- Publié dans : LES JUSTES - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Un voyage... Peut-importe la distance. Un vrai voyage, il est fait de moments forts, de découvertes, de rencontres... Il faut tenter de rejoindre l'horizon.
Moi, j'avais ma belle voiture toute neuve de bourgeoise planplan (je ne sais pas ce que ça veut dire. Bougresse ?), et ce n'est pas antisémite que de dire cela, une coréenne fabriquée en Slovaquie, une bagnole internationale pour avancer jusqu'au bout de la terre... J'ai pas acheté français, j'avais pas les moyens. Et puis ma caisse, c'est une low cost, et qui fait pépère plutôt que bourgeois, avec les sièges enfants. Non ?
Chez Joan et Éléonore, il y a des tableaux partout, quelques sculptures, dans toutes les pièces et jusqu'à la cave... Des oeuvres de Joan Clivillé, le grand frère de mon papa... Ils sont attendrissants à regarder ensembles, les vieux frangins, ils ont un petit rituel : Joan donne un coup de poing dans l'épaule de Norberto, et puis se met en garde : « - Je te rappelle que je suis ton aîné, tu me dois le respect. Tu n'es qu'un gamin ! » Norbert rigole et lui balance un coup de hanche artificielle. On trouve aussi des tableaux, des lithographies de Lionel Clivillé, disparu il ya quelques vingt ans déjà, des ronds agressé par des carrés, une peinture très offensive, comme un cri de révolte, et puis les toile de Jean-Louis Clivillé, Ibéro-Normand s'il en est ; il dit (c'est mon cousin) souvent «qu'il est un gârs d'ici, qui sent le Neuchâtel en-dessous les bras », et il peint des taureaux noirs et des arbres qui jaillissent de la lumière, on se demande comment et où il va les chercher, si ce n'est de l'autre côté des Pyrénnées.
Je leur ai parlé de ce projet de devenir Espagnol ; nous avons cette idée- là, mes frangins et moi. Vincent à l'air le plus chaud, et moi, suiviste, j'attends qu'il me donne l'exemple (fais-moi penser à l'appeler à ce sujet), François et Laurent semblent partants aussi, François, c'est sûr, ,il a envie : il m'en a parlé, et je pense que Laurent est de la partie aussi, même si rien ne m'a été encore dit... J'ai l'impression que nous sommes plus catholiques que le pape, en la matière : mon père a dit que nous allions lui forcer la main.
Je me suis posé la question de l'opportunité de devenir Espagnol. Côté pratique, j'ai tout de suite pensé à Sarkozy... C'est con, hein ? Je m'explique : je nourris une sorte d'obsession envers la tendance qu'a le bonhomme à tendre vers un régime sécuritaire, je pense à ces deux petits garçons qu'une demi-douzaine de courageux flics sont venus chercher à la sortie de l'école que c'était même pas ces gamins qu'avaient volé le vélo, à l'anarchiste Coupat en prison pour délit d'opinion, je me suis dit qu'avec un passeport européen pas français... Ça me mettrait un peu à l'abri.
On pense de ces trucs parfois... Le président de la République est attaché aux respect des libertés individuelles, et les flics français sont réputés pour leur humanité... C'est bien connu.
Le problème, c'est que je ne parle pas le castillan, encore moins le catalan ! Ça a bien fait rigoler Léo, ce plan : « Moi, ye me sens pluss Française que Espagnole, ma vie, c'est ici que ye l'ai faite ! »... Oui... Moi aussi, ma vie est ici... Mais j'aurais quand même la légitime impression de récupérer un peu de ce qui nous a été volé. Un symbole. Mes fistons sont allés regarder si les canards pataugeaient toujours dans la rivière qui passe au fond du jardin, et puis ils ont joué à cours-après-moi-que-je-t'attrape, et j'ai regardé avec tendresse -et inquiétude- leurs genoux se verdir, j'aime ça, moi, entendre leurs éclats de rire...
J'aurais bien aimé avoir mon amoureuse à mes côtés. J'en ai tout le temps envie, tu me diras...
On est parti vers 11 heures, Kris nous attendait vers trois heures et demi... J'aurais largement le temps d'arriver en avance à Saint-Malo.
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Vendredi 29 mai 2009
- Publié dans : PETIOTS - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Allez ! En route, direction : la Bretagne... Première étape : Romilly-sur-Andelle.

Quoi ?

C'est pas en Bretagne, Romilly ? Oui, je le sais bien, hé, banane, que c'est pas en Bretagne ! La vallée de l'Andelle, en Bretagne, on aurait tout vu, ça serait le pompon ! La vallée de l'Andelle, c'est aux portes du Vexin Normand, juste à côté de chez moi, je connais ma région, tout de même !

C'était ma première escale, sur la route de la Bretagne. Petite étape de trente kilomètres.

En vérité, M. Lacaille, le professionnel, devait venir le lendemain matin. J'avais entassé tout mon salon dans la chambre de me enfants, qu'est-ce que j'allais faire dans mon salon vidée de toute trace d'humanité ? Jouer au ballon dans le salon ? Certes.


C'est aussi que je voulais passer une nuit chez mon tonton et ma tata, Joan et Éléonore... Ça faisait longtemps que je ne les avait as vu, c'était l'occasion.

C'est charmant, Romilly, comme petit bourg. Vous connaissez les vallées du Vexin, creusées dans les plateaux calcaires par les riants cours d'eau jamais à sec... Vous ne savez pas ce que c'est, les ruisseaux jamais à sec, vous qui venez du sud. Pas question de remonter le lit de l'Andelle à la fin de l'été comme on le fait dans celui du Coulazou, par exemple (chouette balade -un peu sportive, du pont de Cournonterral jusqu'à la bergerie) ça serait un coup à se noyer. Mais oui, c'est ousqu'il y a la Colline des Deux Amants, et sa légende jaillie du fond des temps, ce mec qui, pour obtenir l'assentiment de son beau-père, dut porter sa belle jusqu'au sommet sans que celle-ci ne touchât terre. Il en creva de fatigue ; désespérée, la donzelle se jeta du haut du mont et y passa derechef. Je ne sais pas comment elle a fait, parce que vue la pente, elle aurait roulé jusqu'en bas, elle est restée coincée dans des ronces ? Elle serait morte de chagrin, plutôt, je pense.

Quand j'étais petit, parfois, avec toute la famille, on se faisait un petit grimpé de colline, et on parlait du pays, de son vin si épais, du village perché de la Siurana, de l'âne du cousin Catala, du curé que le grand-père avait caché pendant que des anarchistes de Reus voulaient le fusiller...


  • "- Papa ?

  • - Hmm ?

  • - C'est encore loin ?

  • - Non.

  • - Encore combien de kilomètres ?

  • - Pas beaucoup.

  • - Ça fait combien en mètres ?

  • - Mille fois plus.

  • - Holala... ça fait beaucoup de mètres !

  • - Papa pourquoi les nuages ils sont blancs ?

  • - Ils ne sont pas que blancs, les nuages, regarde : il y en a des gris, des noirs, des roses... Tu vois ?

  • - Ah oui !

  • - Papa, encore combien de minutes ?

  • - Quinze...

  • - Alors ça fait 900 secondes, parce dans une minutes, il y a 60 secondes ! 1... 2... 3... 4... "

  • (...)
  • "- Papa ?

  • - Hm ?

  • - Pourquoi est-ce que vous êtes venus en France ? »


Je ne sais pas si vous avez déjà voyagé en voiture avec des petits enfants précoces... Vous voyez ?

Avec des petits enfants précoces, il faut être encore plus flegmatique. Savoir dire stop.

Je ne dis pas que c'est ce que je fais toujours... Des fois je pousse même un peu les feux.

Là, justement, j'avais bien envie de répondre. En plus en ce moment, ça me travaille : le parlement espagnol vient de promulguer une loi qui permet aux exilés, aux combattants internationaux et à leurs enfants d'obtenir (j'allais dire de recouvrer) la nationalité.


J'ai senti l'émotion me colmater l'oesophage, et, pendant mon monologue, je me suis étouffé plusieurs fois dans ma bave.

C'était l'histoire de ma famille dont il s'agissait là : sans cet exode, je n'existerais même pas.


  • « - C'était un nazi Franco ? (j'avais déjà expliqué les nazis à mon grand de 6 ans un jour qu'on passait devant la fresque du résistant sur la facade du lycée Jean Moulin)
  • - Non, ce n'était pas un nazi, mais il était de la même famille, qu'on appelle les « fascistes ». Ces fascistes-là d'Espagne, on les appelait les « Phalangistes » ; on les appelait aussi les « blancs ». C'était les fascistes allemands qui s'appelaient les nazis, quand aux fascistes proprement-dits, ils venaient d'Italie. C'est grace à ceux-là qui sont venu l'aider que Franco a gagné... Du côté des républicains, il y avait le peuple, et puis des combattants du monde entier qui étaient venus l'aider... Ils faisaient la révolution, c'est à dire que tout était partagé entre les gens du peuple, la terre, le travail ; ils étaient tous égaux. C'était les « rouges ».

  • - C'est quoi, le peuple ?

  • - Bah... C'est les gens, les gens comme nous, ceux qui travaillent dans les usines, les fermiers, les couturières, les marins, les cuisiniers...

  • - Il est mort, Franco ?

  • - Oui.

  • - Qui c'est, qui l'a tué ?

  • - Personne, fiston... Il est mort dans son lit d'une maladie de vieillesse... Tu sais, la réalité, c'est pas comme dans les films américains, ce ne sont pas toujours les gentils qui gagnent à la fin.

  • - Et la France, c'était bien l'ennemie des nazis, non ?

  • - La France n'a rien fait.

  • - Il faisait la guerre, ton grand-père ?

  • - Non, mon grand-père, Ramon Cvillé, c'était un révolutionnaire, mais c'était un pacifiste, quelqu'un qui refusait de tuer. C'était le secrétaire du comité révolutionnaire de Cornudella, le village où est né mon père : c'est le seul village de Catalogne où il n'y eut pas d'exécutions sommaires. Il est resté fameux, là-bas, pour avoir demandé au moine de la chapelle moine de s'habiller en civil, parce qu'il y avait des anarchistes qui venaient de Gérone, ou de Barcelone, je ne sais plus, pour tuer les fascistes...

  • - C'est quoi, des anarchistes ?

  • - C'est des gens qui pensent que le peuple doit se diriger lui-même. Une belle idée, mais ceux-là étaient devenus complètement fous et ils tuaient les gens qui ne pensaient pas comme eux. Mon grand-père, il était partageur, mais ils n'aimait pas ces gens qui tuent pour le plaisir...

  • - Et pourquoi il est parti, alors ?

  • - Il est parti pour mettre sa famille à l'abri. Le premier souvenir d'enfant de mon père, il avait trois ans, ce sont les sacs de sable et les sirènes des Stukas (les avions des nazis allemands) qui attaquent Barcelone. Ma tante, qui avait treize ans, pourra te raconter la fuite en France, comment elle a porté mon papa et son frère qui n'en n'avaient que trois et cinq ans, jusqu'en France, c'était novembre, les nuits passées dans la montagne... Quand ils sont arrivés en France, à Collioure, les gendarmes français ont mis mon grand-père dans un camp, qui est une grande prison, à Rivesaltes... Je vous emmènerai là-bas, un jour qu'on ira dans le sud. Bon, voilà, on arrive à Romilly. Tu pourras poser des questions à tata Léo, elle a vécu en Espagne sous le régime de Franco, elle t'expliquera comment c'était. »
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Jeudi 28 mai 2009
- Publié dans : JE veux RIMER (powems) - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
Une infusion ?

 

Nuit en Paix

Non

C'est son nom

Un nom de dernier jour

J'aimerais tant

Que ma dernière nuit

Soit ainsi

Calme

Et mon dernier matin

Torride

Menthe gingembre

Et mandarine

Pas avant le dodo

Tu vois le topo


Il faudra que je dorme

La nuit

Un de ces jours

Sinon demain

Je pleurerai

A l'arrêt

Au feu

Au soleil


Je soliloque

C'est agréable

Je baille

Je baye

Bye bye



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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICURE epicure-copie-1.jpg Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

Little things

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Profil

  • : Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
  • huggyhome
  • : Homme
  • : 16/11/1971
  • : nord ouest
  • : Normandie poèmes CAC 40 chattes grippe porcine
  • : En quelques mots, me décrire ? Non mais tu rigoles, ou bien quoi ? Y'a qu'à fouiner dans le blog, non mais, je vais pas te mâcher tout le boulot, feignasse !

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