Little things

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

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Samedi 10 mai 2008
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger


L’année 1942 qui commence, celle qui voit le monde basculer dans la guerre totale, transforme Rivesaltes en nœud du dispositif antisémite européen.
Le 26 août 1942 à cinq heures du matin commencent les opérations de ramassage des Juifs étrangers de la zone sud et leur regroupement au Centre inter-régional de Rassemblement des Israélites de Rivesaltes. Ordre est donné d’interner toute personne qui entraverait l’opération de regroupement sur le site.


L’établissement du camp spécial le voit passer en quelques semaines du statut de « Centre de rassemblement familial » à celui de « Centre Régional de Rassemblement des Israélites » pour finalement devenir à la fin de l’été le camp rassemblant les juifs du Sud. Il est installé aux îlots J (femmes et enfants) F (hommes ; antérieurement dédié aux travailleurs) et K (réception, criblage et triage). Il est prévu pour un effectif de 10 000 internés composé de familles et une durée de 15 jours. Y sont d’abord regroupés les 1 176 juifs déjà au centre. Les transferts depuis d’autres camps se font par trains jusqu’à la gare de Rivesaltes, puis, de là, par camions jusqu’au centre, de même manière en sens inverse pour les convois direction Drancy – et, de là, vers Auschwitz.
Au tout début la desserte ferroviaire entre le camp et la gare avait été utilisée, mais elle fut rapidement abandonnée pour réaliser des économies d'énergie. Les convois partent le onze août (400 personnes), le vingt-trois août (175 personnes), le premier septembre (173 personnes), le quatre septembre (621 personnes), le quatorze septembre (594 personnes), le vingt-et-un septembre (72 personnes), le vingt-huit septembre (70 personnes), le cinq octobre (101 personnes) et le vingt octobre (107 personnes) - chiffres à prendre avec des pincettes, variations selon les archives. Les femmes et enfants (ces derniers étant absents des deux premiers convois) sont transportés dans des wagons de voyageurs, les hommes dans des wagons à bestiaux pourvus chacun de paille, d’une lanterne, d’un seau contenant de l’eau potable et d’un seau hygiénique. La faible et mauvaise alimentation des déportés dans le camp puis durant le transport provoque des dysenteries. La ration individuelle ne représente que la moitié de celle des gardiens qui les escortent.
Faisant le bilan, le secrétaire-général de la préfecture conclue : « nous pûmes constater beaucoup de résignation, et même de dignité. Peu de tentatives de suicide ou d’évasion ont été portés à notre connaissance. (…) Mais l’opinion publique, même chez les partisans les plus convaincus de la collaboration, s’est émue et son émotion est loin d’être calmée »
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Vendredi 9 mai 2008
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

En 1937 et 1938, environ 70 000 Espagnols trouvent refuge en France. Au vu de l’évolution de la guerre d’Espagne, la consigne du ministre de la Défense est de préparer l’accueil de 15 000 nouveaux arrivants. In fine, ce sont plus de 450 000 républicains qui traversent les Pyrénées en février 1939. En mars, 264 000 Espagnols se serrent dans les camps du Roussillon, – quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes, dont 37 000 Espagnols, et que Rivesaltes est une bourgade de 5 000 âmes. Face à l’engorgement du réseau des camps provoqué par un tel exode, est envisagé de verser au Camp Joffre plus de 15 000 réfugiés catalans. Cela reste à l’état de projet, même si de plus faibles flux ont lieu. Ainsi un millier de miliciens internés au camp du Vernet (Ariège) sont envoyés à Rivesaltes à la fin du mois de juillet 1939.

Le destin du site est scellé lorsque le 10 décembre 1940, la Défense met à disposition 600 hectares au Sud du camp militaire, afin de regrouper les individus expulsés d’Allemagne. La partie militaire du camp fonctionne ensuite parallèlement aux camps civils. L’annonce de la création du camp n’est pas sans provoquer une certaine anxiété dans la population locale.

Alors même qu’arrivent les premiers internés le 14 janvier 1941 le statut du camp et des hommes qui y sont adressés n’est pas encore fixé. Il est décidé qu’il s’agit d’un « centre d’hébergement » pour familles. D’abord envisagé pour un maximum de 17 000 « hébergés », il aligne 150 grandes baraques d’habitation – certaines plafonnées, d’autres non – permettant chacune de rassembler environ 70 personnes, soit une contenance de 10 000 individus. La particularité du lieu est de rassembler des familles mais sans les regrouper : il est des baraques pour les hommes, d’autres pour les femmes et les enfants. Pourtant, dans le rapport qui lui avait été demandé, quant à savoir si le lieu était propice à l’accueil des enfants, le médecin-chef responsable avait estimé qu’il était « formellement contre-indiqué ».
A compter du quinze mai, des écoles sont installées aux îlots B, K et J. Bientôt, 1 550 enfants sont encadrés dans 17 classes, dont une réservée aux enfants gitans. Il ne s'agit certes pas de les éduquer mais de les occuper pour faciliter le fonctionnement quotidien du camp. Un temple, une église et une synagogue sont installés.
Rapidement, le camp devient une tour de Babel. Au 31 mai 1941, le camp compte 6 475 internés de 16 nationalités principales ; plus de la moitié est espagnole, les juifs étrangers représentent plus du tiers.
Sévissent une faim extrême et les conditions climatiques particulières du plateau : un froid insoutenable l’hiver, une chaleur intolérable l’été (la combinaison chaleur-faim aboutissant à de mortelles épidémies).En juin, les services sanitaires constatent que les travailleurs pèsent en moyenne une vingtaine de kilos de moins que ce qu’ils devraient faire relativement à leur taille, et il suffit d’une simple épidémie de diarrhée pour qu’en une semaine meurent sept d’entre eux. L’eau consommée est souillée par le rejet des matières fécales à proximité de l’un des deux puits d’approvisionnement, manque tant que la douche, collective, n’est assurée que tous les quinze jours. Seules les pouponnières (et les bureaux) sont chauffés.
De par les nécessités de subsistance, un marché noir intensif sévit, des femmes se prostituent, y compris à l’extérieur, par exemple au café situé à proximité de la gare. Le 31 décembre, un tiers de l’effectif est cachectique, 200 personnes sont en risque d’en mourir de façon imminente.
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Vendredi 9 mai 2008
publié dans : BIOSPHERIQUE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

C'est quoi, ce merdier ? C'est pas possible, ça ! Alors ? Alors ? Quoi ? J'ai pas le droit d'avoir mal à la gueule, peut-être ? Il est plus de quatre heures du matin, il faut me comprendre... Donc je présente des excuses à tout le monde, et vous mettrez ce que vous voudrez devant. Et arrêtez de me faire chier avec ça merci.

A la télé, c'est la démonstration du zéro absolu : Hélène a vieilli de quinze ans, et les garçons aussi. Elle a pris du cul, vous trouvez pas ? Je la préfère comme ça... C'est mon goût. Sur une autre chaîne, les candidats de la nouvelle académie de la pop font une reprise de highway to hell, le morceau d'ACDC, vous savez, là, les grosses guitares, sauf qu'ils en ont fait un cantique, c'est scandaleux. Enfin, je veux dire, j'aime pas du tout. Zap. Sur TF1, des gros cons font chier les animaux au fond leur trou. Un vieux prétend qu'il se nourrissait de lapins pendant la résistance. Après il dit qu'il a soixante dix-ans. Il a commencé la résistance tout petit, alors, comme Le Pen, qui le prétend dans sa biographie (en tant que fasciste honteux, je sais tout sur Le Pen) – pas d'avoir mangé des lapins, mais d'avoir été résistant. Ça n'a pas dû faire plaisir à ses amis SS, quand ils ont appris ça... Ou alors, ce chasseur est un fieffé menteur, ça c'est possible aussi. Tiens à ce sujet, j'ai récemment lu une petite altercation entre un partisan et un opposant de la chasse, l'autre jour, sur un blog, à propos du déterrage du blaireau. Le chasseur, même s'il n'avait jamais pratiqué ce type de massacre, en était le peu doué zélateur : forcement. Voilà t'il pas que le blaireau était bientôt responsable de la faiblesse des digues en Camargue ! Je croyais que le blaireau n'était pas un animal très à l'aise en milieu humide, moi, connement. Je croyais que c'était le ragondin, le coupable... On se fait des idées, parfois, et puis quand on se retrouve face à un sachant (j'allais dire savant), on se retrouve tout bête. Enfin, j'ai vérifié, c'est bien le ragondin, je suis pas si idiot, quand même. Et aussi, là, ça m'a fait rire, parce si le chasseur tueles animaux, croyez pas ça, mauvaises langues, c'est QU'IL EN A PEUR, cette fiotte : « S'il se retrouve en pleine nuit face un blaireau, et il verra qu'il sera bien content d'avoir un fusil en voyant la taille de la bête ». Premièrement, je déteste qu'on s'adresse à moi à la troisième personne. En général, j'enchaîne sur le même genre.

C'est vrai qu'un beau blaireau de vingt-cinq kilo, ça vous pose une bête, surtout qu'il est bien poilu, le bougre. A kilo, kilo et demi : je préfère croiser un redoutable mustélidé en liberté qu'un gentil pit-bull sans sa muselière, à poids égal. J'aurais moins peur, surtout pour mes enfants. Enfin, peut-être que je me trompe, mais si vous savez que les blaireaux sont des animaux dangereux, apportez moi des preuves sérieuses, parce que vous partez avec un sérieux handicap... Hm...

Ensuite... Déjà, en pleine nuit, dans la forêt, qu'est-ce qu'on y ferait ? A part le braconnage ou le pari d'ivrogne, je ne vois pas. Bon. Je vais vous dire, pour moi, c'était à l'aube, que j'ai rencontré un blaireau pur la première fois. Je n'ai pas du tout eu peur qu'il me saute à la gorge, le féroce, d'ailleurs j'ai surtout vu son cul, vu que c'est moi qui lui ai fait peur. Il n'avait rien à craindre, je ne mange pas de blaireau. D'ailleurs je n'avais pas mon fusil. Il était tout mignon tout pataud, magnifique, en fait, dans sa livrée de loufiat. J'ai déjà remarqué ça, chez les chasseurs du dimanche qui tirent au-dessus de la tête des ramasseurs de champignons, -pas farouche, ça le champignon, malgré sa détestable habitude de pousser en automne à l'ouverture de la chasse-, la haine pour leur proie... Ou alors, enculé est une petite appellation gentille pour le renard. A propos de champignons, mon camarade The Dave en a trouvé dans la forêt en face de chez moi, j'habite très à la campagne, d'ailleurs deux chevreuils se baladaient sous mes fenêtres, mercredi dernier, ils nous voyaient pas. Des morilles (à ne pas faire frire dans la graisse de blaireau) !


Sur la deux, la trois, la quatre, la cinq, l'arte, rien, on n'a pas ces chaînes, au foyer : on a dû estimer en haut lieu que le service public ne convenait pas aux personnes handicapées mentales (oups pardon ! Désormais, il faut dire personnes déficientes intellectuelles, jusqu'à ce qu'un crâne d'oeuf ne décide d'inventer un vocable encore plus politiquement correct. Admettons qu'on a fait du chemin depuis les « attardés ». C'est plus long à dire, il faut dire). Je sais plus ousque j'en suis, avec toutes ces parenthèses. Ah oui, je médisais à propos de la télévision. Ah si : ils ont la France 4, ici, au foyer, la pire des chaînes publiques. Ou alors on n'a pas su régler les chaînes de la TNT. Moi, non plus. Et ce que j'en vois ne me donne pas très envie : le TMC, l'NRJ 12, la BFMTV, le Virgin 17, des clips, des séries allemandes, mexicaines, philippines... Des infos en boucle, des cours de la bourse ! Je crache dans la soupe, parce que je suis scotché devant depuis 23 H ; la télé, c'est parfois ma copine, la nuit. Des fois je tombe sur un petit bijou, mais c'est rare : Akira, la planète des singes, Cosmos 99, ou bien encore une rediffusion d'une vielle émission de Patrick Sébastien... Cette semaine sur la 5 il y avait Shoa, de Claude Lanzmann, j'ai vu ça chez moi, comme je ne travaillais pas. Bon, j'avais pas M6, mais c'était un peu plus intéressant que... tout le reste, je suppose. C'était passionnant, même. Vous avez vu ce film ?

Oui, entre mes rondes de surveillance – je suis « surveillant de nuit »- j'essaie de ne pas trop m'emmerder, et, croyez moi ou pas, mais c'est pas facile. Ce que j'aimerais bien faire, ça serait dormir. Mais là, ça serait une faute professionnelle. Je pourrais lire, aussi, j'ai nuits de perles amères, une histoire de drogue -miam-, d'un certain Patrice Balluc-Rittener -avec un tiret- , je sais pas si vous connaissez. Je me fais la collec. J'ai mes billets*, mais cette nuit, je n'ai pas envie de lire. Je l'explique pas. J'aime bien lire sur les chiottes, mais je vais pas passer ma nuit là-dedans, si ? J'ai passé un bon moment sur un jeu vidéo, car je suis de ma génération. Il y a des nuits comme ça, je reste passif, je surveille mon portable, je me sens un peu seul, je pense à ma douce qui est en train de faire la bombe à la feria de Nîmes. Tiens, l'année prochaine, j'ai bien envie d'y aller, j'assisterai même à la corrida, ça me fera un super sujet de conversation. J'ai déjà vu de la corrida, sur canal. Qu'est-ce que ça m'a fait ? Rien : j'ai résilié mon abonnement. Mais promis, je resterai sage dans les gradins. Au moins, je veux savoir où quoi comment.


Donc. A quatre heures, ça m'a pris comme une envie de pisser, je me suis dis, tiens ? Et si j'écrivais ? Oui, mais sur quoi ? Sur la télé, pardine, elle est allumée ! Pas « sur » la télé, je ne suis pas chez moi, mais au sujet de la télé, faisez pas les imbéciles, vous aviez compris. Eh bien, mon avis, sur la télé, c'est que c'est beaucoup de merde, il faut filtrer.


*message secret

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Mercredi 7 mai 2008
par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Conférence donnée aux Journées du Patrimoine, Camp de Rivesaltes, 15 et 16 septembre 2007.


La France de l’entre-deux-guerres est le premier pays d’immigration au monde. Toutefois, durant les années 1930, se répand dans les élites l’idée d’une sélection des migrants, fondée sur leur assimilabilité économique et ethno-culturelle, tandis que les masses se raidissent face aux influx de réfugiés, perçus comme une concurrence sur le marché du travail.

Photo libre de droits, chez moi tout est gratuit !


En 1938, est instauré pour la première fois un sous-secrétariat d’Etat en charge de l’immigration et des étrangers. En 1938 également, à quelques kilomètres de Perpignan, aux quatre cinquièmes sur la commune de Rivesaltes et au un cinquième sur celle de Salses, est construit le camp militaire « Camp Joffre ».
Outre sa mission initiale de transit pour les troupes coloniales, de dépôt et d’instruction, ce lieu n’a cessé de recevoir des populations civiles et des soldats vaincus.
Au fil de sept décennies, y sont regroupés et immobilisés des réfugiés accusés de présenter un risque économique et politique (Espagnols fuyant le franquisme ; Européens du Centre et de l’Est, souvent juifs, chassés par les avancées nazies, mais considérés comme ressortissants de puissances ennemies),des populations mises en cause sur une base raciste (Gitans et juifs), des prisonniers de guerre de l’Axe, des collaborateurs, des supplétifs coloniaux de l’armée française (nde : les "Harkis") et des populations civiles fuyant les nations post-coloniales, des immigrés clandestins…
La succession des occupations correspond à des adaptations conjoncturelles. Cependant, loin d’être un inventaire à la Prévert, l’histoire du camp de Rivesaltes dessine en creux celle de la gestion technique des flux humains par l’Etat.

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Mercredi 7 mai 2008
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Bonjour tout le monde.
Ha ! Les hasards de la toile !
Un anonyme m'avait laissé un lien pour préciser et approfondir mon propos au sujet du camp de Rivesaltes. J'ai mis ce lien en avant. Et puis l'auteur m'a contacté. La veine !
En accord avec
Nicolas Lebourg, historien spécialiste de la période contemporaine et des extrèmes-droites au XXème siècle, je publie le rapport de sa conférence donnée aux Journées du Patrimoine, au Camp de Rivesaltes, les 15 et 16 septembre derniers. Parce que je trouve qu'il est important que nous sachions. J'ai appris beaucoup de choses, et je crois que je vais me plonger dans ses écrits, parce que j'adore les histoires dansl'Histoire ; celle-ci me concerne, et ça m'intéresse, tout simplement, alors mes amis et chers visiteurs, j'aimerais vous faire partager cet intérêt.

Vive la science ! Vive la liberté d'expression !

En vous souhaitant une bonne lecture.

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Lundi 5 mai 2008
publié dans : BIOSPHERIQUE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Rassemblement Anti-Chasse


Communiqué de presse, Le 22 avril 2008

Déterrage de blaireaux : le championnat de l’inacceptable


Le Grenelle de l’Environnement tourne véritablement à la mascarade. Les 16, 17 et 18 mai prochains, la ville de Cluny (Saône-et-Loire) va être le théâtre d’un bien triste et cruel spectacle, celui d’un championnat de déterrage de blaireaux. Comment un gouvernement qui s’était engagé à protéger la biodiversité peut-il cautionner une pratique aussi barbare sur une espèce en mauvais état de conservation ?



Le déterrage -ou vénerie sous terre- consiste à arracher violemment blaireaux ou renards de leur terrier avant de les abattre. Sans aucune possibilité de fuite, l’animal, traqué par les chiens est contraint à sortir par l’unique issue qui n’a pas été obturée. Il est alors extirpé à l’aide de longues tenailles métalliques avant une mise à mort à l’arme blanche.
Ces agissements d’une autre époque sont autorisés pratiquement toute l’année, même lors des périodes de reproduction et d’élevage des petits. Alors que les populations de blaireaux sont en chute libre en France et que cette espèce est protégée dans la plupart des autres pays de l’Europe, le Gouvernement français continue de cautionner cette pratique moyenâgeuse et inutile pour le loisir de quelques-uns. Organiser une compétition sportive autour d’une espèce menacée est tout simplement stupide, en dehors de toute éthique ! Autoriser et encourager le sacrifice de nombreux blaireaux pour le divertissement de quelques individus indifférents à la souffrance n’est qu’une nouvelle preuve de l’irresponsabilité de nos dirigeants.
L’argument de « traditions ancestrales » ne peut et ne doit pas légitimer des actes aussi barbares !
Les victimes du déterrage agonisent dans d’atroces souffrances. Dans le cadre du championnat, les déterreurs affirment relâcher leurs victimes, mais combien survivront aux blessures infligées à cause des multiples morsures, et au stress intense ? Un phénomène de "myopathie de la capture", a en outre été constaté, se caractérisant par une dégradation des tissus musculaires, causée par l'effort et le stress intenses et souvent suivie de dégâts cérébraux pouvant entraîner la paralysie et la mort.

L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), MELES, AVES France, le Rassemblement Anti-Chasse (RAC) et l’APIE (Association de Protection et d’Initiation à l’Environnement) s’allient pour dénoncer une atteinte programmée à la biodiversité et le désengagement de l’Etat suite aux « bonnes intentions » du Grenelle de l’Environnement. Au-delà de l’annulation du championnat de Cluny et de ces pratiques primitives, nos associations demandent l’interdiction pure et simple du déterrage et de la vénerie sous terre. HALTE AU DÉTERRAGE DE BLAIREAUX ! Signez la pétition pour l'abolition du déterrage :

http://www.abolition-deterrage.com/


Vous pouvez adhérer au RAC (Rassemblement Anti Chasse) : c'est dix euros par an + une enveloppe timbrée avec votre adresse : RAC Boîte Postale 50026 33702 MERIGNAC cedex . Vous recevrez plusieurs petits Bulletins informatifs. (indiquez votre adresse Internet si vous en avez)
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Dimanche 4 mai 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

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Dimanche 4 mai 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

C'est vrai, je respire tout à coup plus fort. Je pense à elle...
Je l'ai rencontrée !
J'ai franchi la France, les genoux en coton. Je l'ai reconnue comme je posai le pied sur le quai de la gare : là-bas, elle rougissait sous l'horloge... Elle m'a claqué une bise, nous avons fait deux pas, et puis elle a chuchoté que ce n'était pas assez. Alors, nous nous sommes enlacés, et puis je lui ai susurré à l'oreille qu'elle sentait bon, je crois. Elle était douce, si chaude... Nous avons ri innocemment à notre rencontre, improbable et pourtant authentique, là, moi, elle, ses yeux dans les miens : soudain, nous sommes entrés dans une sublime parenthèse.

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Samedi 3 mai 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Au moment où je bascule dans la nuit, des fantômes mal assassinés choisissent de se rappeler à mon souvenir... Ils me châtient, ils me zèbrent de leur lanières culpabilisantes : « - Tu aurais dû... Tu aurais dû ! », hululent-ils à mes oreilles, « - Il faut parler... Il faut parler ! » Ils tirent sur le fils de mes balafres. En sueur, je me débats, ils tentent alors de m'étouffer dans leurs suaires. Ces spectres me tourmentent jusqu'à ce que mon corps rende finalement grâce, emporté par ses propres limites... Seul dans mon lit, je souffre le martyr ; alors que des millions de gens meurent de faim dans le monde. Quel luxe.

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Samedi 3 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hé, salut les copains. Ca  y est j'ai mon prix littéraire. Merci pour les encouragements !



Bon, je parle tout seul. C'est grave, docteur ?
Je vais réfléchir à tout ça.

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Samedi 3 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Sentir crouler le monde. Rouler vite, boire beaucoup, manger peu, ne plus dormir du tout. Fumer, fumer, et puis fumer encore. Soupirer, et puis pleurer, pleurer souvent, osciller sur tout ce qui s'enfuit, et vouloir en finir avec la nuit. Et puis courir le monde. Rouler beaucoup, manger un peu, réapprendre à dormir. Respirer, et puis parler, parler encore, sans jamais s'arrêter, et regarder partout, aller à la lumière.

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Vendredi 2 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Un jour, j'acquiers un carré de terre. Le lendemain, j'y plante quatre piquets, une maison au milieu, et des arbres au jardin... Des arbres fruitiers. Je hume leurs promesses, et j'augure des batailles à gagner... Appliqué, je laboure, je ne vois rien autour, malgré la lombalgie. Je m'installe. Mais par les nuits sans nuages, je fais des voeux, en regardant tomber les météores : je rêve de renouveau.

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Mercredi 30 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger


Bon, je sais, je suis en retard pour te souhaiter ton anniversaire, Quichottine. J'aurais bien voulu t'envoyer quelques fleurs, chère amie, mais je n'ai pas (encore) ton adresse. En attendant, j'ai tiré la langue et je t'ai fait un petit dessin. Les spécialistes apprécieront...
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Mardi 29 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Après deux ou trois whiskies

Papa attrape sa mie

Elle en est toute meurtrie

Et maman quand c'est fini

Va corriger le petit

Pour un non ou pour un oui

Le bambin cogne Mistigri

Presque presque l'estourbit

Alors le matou s'enfuit

Et vient miauler à mon huis

Sois donc bienvenu ici

A nous deux la belle vie

 

 
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Mardi 29 avril 2008
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Merci O.A. pour ce lien qui retrace toute l'histoire du camp Joffre.
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Lundi 28 avril 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Les jours s’ajoutent aux jours, farouches, envahissants, le quotidien s’amoncelle et l’amour s’encroûte... Un petit tremblement, et il se disloque, se pourrit, jusqu’à s’effondrer sur lui-même… Se diffuse alors une subtile infection, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus respirer.

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Vendredi 25 avril 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Avril voit bourgeonner les ceps et s’épanouir les lilas bleus…

Quand les ruisseaux gonflent sous l’ondée, les oliviers corrigent la couleur de leurs feuillages battus. Les fleurettes bariolées se recroquevillent... Les bourgognes s’extirpent de leurs coquilles en quête d’un exploit. La terre qui boit, boit, se soûle du divin liquide présage de la sécheresse estivale. L’eau des nuées flagelle aussi les peupliers, tandis que siffle le rossignol, toujours amoureux, malgré les vents de l’ouest. Des alésiennes des trois âges, inquiètes, scrutent aux carreaux les obscurs cumulo-nimbus, elles accumulent les textiles pour se colleter la bourrasque. Espiègle, je les observe s’effrayer de l’averse, les ciels océaniques ne me sont pas exceptionnels : de Normandie, j’ai non seulement le goût des aventures lointaines, et l’habitude de boire le calva dans le crâne de mes ennemis tués au combat, mais aussi la pluie ne me dérange pas tant. Surtout quand s’exhalent les senteurs cévenoles, pins, thyms et romarins…

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Mercredi 23 avril 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Viens avec nous, petit frère... Ne crains rien, nous sommes gentils, nous ne te ferons rien : nous sommes courageux.

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Mardi 22 avril 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Ce n'est pas que je n'ai pas d'inspiration, mais je ne sais pas quoi écrire.
Ah si.
J'ai un gimmick.
Un putain de gimmick.
"LASER
Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation."
Lalala.
N'importe quoi.
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Dimanche 20 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

La main. Les doigts de la main. Les cinq doigts de la main. Carpes et ombres et bars et métacarpes. Dextérité de la dextre sur le cryptogramme digital du GSM. Global System for Mobile communication. Le zéro. Le six et le six encore et le cinq. Le douze aussi. Et d’autres chiffres d'ailleurs. Dix en tout et pour tout partout. Pas de décimale. Nombres entiers de rondeurs et d’angles. Partie finie de l’infini. Part ôtée à l’infini. Amputé et complet à la fois.

Allô prononcé-je de ma voix de fausset. Hautes fréquences. Vibrations imperceptibles et intangibles. Réelles et vérifiables. Cependant. Pendant ce temps.

Allô répond l’autre.

Syllabes duelles et signifiantes. Paroles insignifiantes et nécessaires.

C’est moi.

C’est toi.

Je suis perdu.

Perdu.

Perdu.

Perdu.

Je serai en retard.

Oui.

A bientôt alors.

Oui.

La main encore. Répétition des gestes. La main de l’homme. L’homme-machine. L’homme propriétaire. L’homme actionnaire de la nature. L’homme majestueux. L’Homme Majuscule. La main. La main de l’homme sur le téléphone. De la main à l’oreille. L’ouïe. La perception. La sensation. La vérité. Toute sensation est vraie dixit le philosophe sensationnel sensationnaliste. Le Grec. Voyage au-delà les millénaires. Le temps non-linéaire. Promenade transversale au travers des plissures temporelles. E=MC2 l’énergie égale le produit de la masse par la vitesse élevé au carré. Elevé au pré. Elevé sous la mère. La mer. L’immensité. L’immensité du temps. Temps relatif. Relatif à moi. Relatif à nous. Subjectivité. Nous sommes sujets. Assujettis. Je dis encore.

Allô je suis toujours perdu.

Perdu.

Perdu.

Mais qui êtes vous enfin.

Mais enfin c’est moi.

Nous avions rendez-vous.

Lui.

Moi.

Lui et moi. Nous sommes. En somme. Il était le maître. Le grand. J’étais le disciple le petit le maigre l’infime. Antonymes si contraires non. Enfin. Ouf. Diantre. Le maître. Oui. Ja. Da. Tak. Si. Le style. The style. Yes. L’alpha et l’oméga. La pluie et le beau temps. Du bon pain j’étais. De la pâte. Pétrir. Etre pétri. Les mains. Les ongles. Les cheveux. La chevelure. Le potage. Le cheveu dans le potage.

Heu. Et vous.

Moi.

Vous.

Moi je suis le génie littéraire du XXème et XXIème.

Arrondissement.

Non siècle.

Ah.

Oui. Le style. The style.

Je ne suis pas chez Peubeureu.

Qui ça.

Peubeureu.

Non. Moi je suis Marcel J. Dantesque.

- Ha ; hum ! J’ai dû me planter dans mon carnet d’adresses. Je me disais aussi… Comment est-ce qu’on peut faire pour écrire, rien qu’avec des points des ellipses et des tautologies ? C’est hallucinant, c’est imbitable, votre truc, là !

Il faut fréquenter les salons.

- C’est une supercherie !

Au revoir Monsieur. Moi aussi je vous emmerde. Regardez-moi mardi soir chez Durand. Je vais vous en mettre plein la vue. Looser.

 

Finalement, je l’ai trouvé, mon Peubeureu… Il vit au bout du monde… Il est cool, pas hype pour un rond. Il a du PQ imprimé dans ses toilettes. Mais oui, vous le connaissez forcément, c’est le père de Laurent Balluc-Rittener, le rugbyman de Narbonne. Patrice Balluc-Rittener vient de sortir « 30 jours en mai », roman qui témoigne de l’expérience d’un ado de 17 ans qui se jette au cœur du mouvement de Mai 68, un ouvrage plein de virgules, de soi et de points de suspension, de bombes lacrymogènes, de liberté et de rock’n’roll… De la belle ouvrage. Pas cher. Chez l’Harmattan, excusez du peu.

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commentaires (12)   

La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICUREepicure-copie-1.jpgEpicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

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Florentines

grizzly.jpg Allegro, ergo sum ;
Cogito, ma non troppo.
Gnothi seauton,
Sinon on se téléphone.
Les femmes et les enfants über alles,
Save Our Soul,
Pourvu qu'on ait l'ivresse...

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  • : Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
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