Et dire que dans quarante ans, je n'aurai QUE soixante-dix ans...
Génial !
Hagne don'
Huggy Home saute sur le blog
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
Bonjour.
Une phrase commence toujours
Par une Majuscule,
Et se termine toujours par un.
(...)
Toujours - toujours ?
Et la poésie, alors ?
Peut-être bien que la poésie...
"- Et bien quoi, la poésie ?"
Pas toujours
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Et dire que dans quarante ans, je n'aurai QUE soixante-dix ans...
Génial !
A fin d'automne
L'Être Suprême
Grignotte et croque
Petites pommes
Et marrons chauds
Au coin du feu
Tu peux me dire non
Tu sais seulement
Que je pisserais
Toutes les lames
de mon corps
Que je pleurerais
Toute la bile
De mon coeur
Impatiens
Crevé
Au pied de la fontaine
"Il vaut mieux parfois ne rien dire en se taisant, que ne rien dire en faisant beaucoup de paroles"
Trêve de plaisanteries, j'ai commencé une formation en janvier, et donc je me mobilise ailleurs que sur la blogosphère, c'est tout. Cherchez pas, j'existe à peine sur Facebook, et twit, c'est quoi, ça, comme oiseau ? Je suis allergique à la plume (sauf celles du Canard) ! Mon blog rank est tombé à 1, l'empaffé.
Qu'il crève.
Je pense bien à vous.
A la prochaine !
C'était bien la peine que je me décarcasse, hein, autant pisser dans un réacteur : j'avais déjà parlé, ici même, et à plusieurs reprises, des dangers du nucléaire civil, mais personne ne m'écoute jamais, y'en a marre ! Mais marre ! On dit que ça va mieux, que la situation est en passe d'être contrôlée... On a le sens de la litote, chez ces gens là. Propagandiste, c'est un métier... OK, mais il va quand même falloir garder ça coffré pendant des millénaires.
Heureusement, chez nous, tout va bien, circulez, y'a rien à voir !
C'est vrai que mes capacités naturelles, mes talents, mes inclinations -appelle ça comme tu voudras, je ne les valorise pas dans mon travail ; mais me fait-on assez comprendre que je ne suis QUE veilleur de nuit et que je ne suis pas là pour philosopher, même pas pour réfléchir, que je ne suis qu'un moyen, un objet, un être inanimé, et encore, quand je dis « être », je suis bien gentil et je m'en donne beaucoup, au moins, existant, allez, c'est pas mal, ça , « je pense, j'existe », c'est cartésien, merci René. Qui, donc (et par définition) n'a aucun pouvoir, ni même aucune influence sur le cours de son action. Tout le dépasse, le veilleur de nuit, lui, tout ce qu'il a à dépasser, c'est son envie de dormir, son obsession de la sieste.
Philosopher, si j'en ai envie, je peux y aller, tant qu'il s'agit de gober la lune ! S'il s'agit de donner du sens... Je repasserai.
Mes dispositions, mes aptitudes, mes envies, tout ce qui me compose, je leslaisse au portail de mon service, je ne garde que mes yeux et mes oreilles, ça suffira bien pour ce qu'on me demande d'en faire.
N'empêche.
Je suis moi.
Je me réalise, ailleurs !
Sinon, je n'aurais plus qu'à me foutre à la Seine !
Ce que je suis, comme je me sens être ne me rapporte pas (encore) un kopek, si seulement les kopeks existent encore ; ils sont passés à l'euro, non ? A moins que les kopeks ne soient des centimes de roubles... Je ne sais plus. Je m'égare dans l'ascenseur social, qui fait de longues pauses pour moi, le temps que je visite les étages ; des fois, même, je descends par l'échelle de secours, je zigzague, je me cogne aux murs, je remonte par l'escalier, quand j'ai retrouvé la bonne cage. Je suis comme ça : je me perds. Je perds. Pourtant, j'aime pas perdre. Demande donc à Fred comme je suis, quand je perds au ping pong.
Finalement, je retrouve toujours la bonne direction : vers le haut.
Les livres, en fait, je n'aime pas trop les emprunter, en fait, les livres.
Non, pas seulement parce que j'habite loin de la bibliothèque, et que, si je vais en ville, il faudra en partant que je pense à retrouver ce livre-là afin de le rendre, luin qui traîne sans doute bien quelque part mais où, ha, et où est-ce que j'ai mis mes clefs, et le gaz, je l'ai t'il fermé, et ha ta gueule le chat, tes croquettes, le chat, tu en as plein ta gamelle, des croquettes ; bref, le livre, j'ai mille et une raison de l'oublier sur le meuble à chaussures dans l'entrée, si j'arrive à l'apporter jusque là, et même ça, c'est pas évident. Et puis, quand je lis, je m'oublie, aussi... Je ne suis plus tout à fait moi, abasourdi dans mon histoire, entortillé, et si le romancier sait m'insinuer parmi ses lignes, j'y sue, j'y suis, j'y sens, j'y suinte, j'en fais mon corps, je participe de ma propre chair, et ça coule, et ça bave, et ça salive, tous les liquides corporels y passent, et le livre, s'il m'empare, alors je le désagrège, je le brasse et le presse, ainsi, tant qu'il me monopolise, je le transporte, urbi, et orbi, et aussi ici, et là, où m'emmènent mes pas, selon les nécessités du service, du hasard ou de la destinée (pourtant, je ne crois pas à l'horoscope), ça sera selon... Il s'enchâsse à ma vie et me vient comme une belle tumeur.
Bref, il vaut mieux qu'il soit à moi, le livre : je pourrais l'abimer, sinon.
Passé minuit, et même bien plus loin, encore, elle voudra voir phraser quelques révoltés à la télévision, causeurs insoumis, experts en bonnes manières, laudateurs du bon vieux temps, envahissants philosophes de salon ! Avoir une opinion sur tout, et savoir parler de soi... De bons Français, ça madame, génies inaccessibles, qui connaissent la politesse, et qui sauraient leur inculquer les bonnes manière, à ces voyous : les chômeurs n'ont qu'à se lever tôt pour aller bosser ! Les riches n'ont que ce qu'ils méritent ! Il faut arrêter de mettre des freins à la liberté du travail ! Dans la vie, il faut user de subterfuges, et de calembredaines ; les honnêtes gens sont des couillons : regardez Jospin !
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
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