Hagne don'
Huggy Home saute sur le blog
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
Bon, c'est moi le jury.
Le principe, c'est de détourner des proverbes.
C'est Urban qui m'en a donné l'idée, avec ses bêtises.
Exemple :
L'important ce n'est pas de gagner, pourvu qu'on ait l'ivresse.
A vous.
Après deux ou trois whiskies
Papa attrape sa mie
Elle en est toute meurtrie
Et maman quand c'est fini
Va corriger le petit
Pour un non ou pour un oui
Le bambin cogne Mistigri
Presque presque l'estourbit
Alors le matou s'enfuit
Et vient miauler à mon huis
Sois donc bienvenu ici
A nous deux la belle vie
La main. Les doigts de la main. Les cinq doigts de la main. Carpes et ombres et bars et métacarpes. Dextérité de la dextre sur le cryptogramme digital du GSM. Global System for Mobile communication. Le zéro. Le six et le six encore et le cinq. Le douze aussi. Et d’autres chiffres d'ailleurs. Dix en tout et pour tout partout. Pas de décimale. Nombres entiers de rondeurs et d’angles. Partie finie de l’infini. Part ôtée à l’infini. Amputé et complet à la fois.
Allô prononcé-je de ma voix de fausset. Hautes fréquences. Vibrations imperceptibles et intangibles. Réelles et vérifiables. Cependant. Pendant ce temps.
Allô répond l’autre.
Syllabes duelles et signifiantes. Paroles insignifiantes et nécessaires.
C’est moi.
C’est toi.
Je suis perdu.
Perdu.
Perdu.
Perdu.
Je serai en retard.
Oui.
A bientôt alors.
Oui.
La main encore. Répétition des gestes. La main de l’homme. L’homme-machine. L’homme propriétaire. L’homme actionnaire de la nature. L’homme majestueux. L’Homme Majuscule. La main. La main de l’homme sur le téléphone. De la main à l’oreille. L’ouïe. La perception. La sensation. La vérité. Toute sensation est vraie dixit le philosophe sensationnel sensationnaliste. Le Grec. Voyage au-delà les millénaires. Le temps non-linéaire. Promenade transversale au travers des plissures temporelles. E=MC2 l’énergie égale le produit de la masse par la vitesse élevé au carré. Elevé au pré. Elevé sous la mère. La mer. L’immensité. L’immensité du temps. Temps relatif. Relatif à moi. Relatif à nous. Subjectivité. Nous sommes sujets. Assujettis. Je dis encore.
Allô je suis toujours perdu.
Perdu.
Perdu.
Mais qui êtes vous enfin.
Mais enfin c’est moi.
Nous avions rendez-vous.
Lui.
Moi.
Lui et moi. Nous sommes. En somme. Il était le maître. Le grand. J’étais le disciple le petit le maigre l’infime. Antonymes si contraires non. Enfin. Ouf. Diantre. Le maître. Oui. Ja. Da. Tak. Si. Le style. The style. Yes. L’alpha et l’oméga. La pluie et le beau temps. Du bon pain j’étais. De la pâte. Pétrir. Etre pétri. Les mains. Les ongles. Les cheveux. La chevelure. Le potage. Le cheveu dans le potage.
Heu. Et vous.
Moi.
Vous.
Moi je suis le génie littéraire du XXème et XXIème.
Arrondissement.
Non siècle.
Ah.
Oui. Le style. The style.
Je ne suis pas chez Peubeureu.
Qui ça.
Peubeureu.
Non. Moi je suis Marcel J. Dantesque.
- Ha ; hum ! J’ai dû me planter dans mon carnet d’adresses. Je me disais aussi… Comment est-ce qu’on peut faire pour écrire, rien qu’avec des points des ellipses et des tautologies ? C’est hallucinant, c’est imbitable, votre truc, là !
Il faut fréquenter les salons.
- C’est une supercherie !
Au revoir Monsieur. Moi aussi je vous emmerde. Regardez-moi mardi soir chez Durand. Je vais vous en mettre plein la vue. Looser.
Finalement, je l’ai trouvé, mon Peubeureu… Il vit au bout du monde… Il est cool, pas hype pour un rond. Il a du PQ imprimé dans ses toilettes. Mais oui, vous le connaissez forcément, c’est le père de Laurent Balluc-Rittener, le rugbyman de Narbonne. Patrice Balluc-Rittener vient de sortir « 30 jours en mai », roman qui témoigne de l’expérience d’un ado de 17 ans qui se jette au cœur du mouvement de Mai 68, un ouvrage plein de virgules, de soi et de points de suspension, de bombes lacrymogènes, de liberté et de rock’n’roll… De la belle ouvrage. Pas cher. Chez l’Harmattan, excusez du peu.
Hey, saluttttttttt !
J'étais parti pendant quelques jours. Je surgis un instant du tourbillon de la vie(je cite) pour vous faire un petit signe, chers abonnés et habitués. Fayot, oui, et alors ?
La petite nouvelle précédente, regardez-y de plus près... N'est pas de moi ! Mais de mon ami -attention, pas de mots à la légère... Fred. Je ne suis que le lubrifiant, dans cette histoire. Je
n'ai pas fait grand-chose d'autre que de raccoucir deux-trois phrases, et saupoudrer quelques points de suspension, ça et là... Vous savez, je suis champion de Normandie de ponctuation, et
lui, il est à la fois cinéphile et fan de comics -d'aucuns auront reconnu la puissance ultime de l'incroyable Hulk, lauréat 1999 du Prix de la Réalisation Débile, bref, à nous deux nous
allons faire du bon boulot. Comme les héros des séries américaines. Les méchants n'ont qu'à bien se tenir !
Je vais repartir pour quelques jours, j'en peux plus... Alors vous affolez pas si je passe en mode fantôme : je bloggue peu en wayage.
Je pète les plombs : « non !!!!! ». Je tire dans tous les sens. Le peau rouge derrière le poteau est fauché en réarmant son fusil. Je cours vers mon dernier adversaire. Il a prit l'arme à feu de son défunt collègue et se rue aussi sur moi en hurlant. Nous ne sommes plus qu'à vingt centimètres l'un de l'autre quand nous nous tirons dessus nos trois dernières balles.
Il refusait de laisser tomber. Moi aussi.
Soudain, Bison-sans-peur s'élève au-dessus du sol, bras en croix, yeux fermés, son poitrail se gonfle, et il prend une couleur rouge métallique ; ses épaules, ses mains et ses avant-bras se relient les uns aux autres dans une mélasse dorée suintant de tous ses pores. Son sternum se creuse dans un cercle parfait, et en son centre reflue une plaque transparente d'où filtre une lueur orangée. Ses bottes et son short en peau se muent en une sorte de plastique de synthèse vivant. Il se dilate, vire au rouge et couvre entièrement la partie inférieure de son corps. Les semelles de ses cuissardes se creusent et deviennent incandescentes : des répulseurs apparaissent. Les formes se précisent pour laisser apparaître une armure rouge et or high-tech. Des jets de fumée, signe d'une régulation de la pression intérieure, sont expulsés, ça et là. Il ne lui reste plus qu'à mettre son casque une centrale neuro-informatique. C’est une version personnelle d'Iron-Man ? Mais plutôt que de se révolter, il vaut mieux s'adapter : spontanément, je m’aplatis au sol et je me catapulte grâce à mes puissantes jambes, jusqu’au mur me faisant face, à trois ou quatre mètres de là. Pendant mon envol, j'en profite pour arracher chemise et pantalon : apparaît alors le superbe costume rouge et bleu de Spiderman. Suspendu au mur par une main, j’enfile mon masque. A peine passé, je sursaute sous le choc électrique de mon sixième sens. Réflexe : je bondis ! La chaleur de la rafale de plasma vitrifie le mur derrière moi, mais je n’y suis plus, je me suis refugié sur un poteau.
L'adversaire se déplace calmement, sûr de son fait : il sait que j'ai fait un mauvais choix, que j'ai préféré la rapidité à la puissance de feu, et, face à une arme de guerre pareille, ce n’était pas forcément une bonne idée…
Vite ! Réfléchir, trouver une super-idée ! Je pose la main sur mes recharges de toiles : plus beaucoup de fluide... Il ne faut pas compter l'arrêter avec ça… Mais gagner du temps, ça, oui, je peux peut-être.
« Hé ! Ils sont là ! » C'est Dillan, qui a crié, là-bas.
Planqué à un angle de rue, il me fait signe de le rejoindre. J’arrive. Adossé au mur, il tient son six coups les mains jointes, nerveux.
« Trois. Dans la ruelle, derrière les poubelles. J'les ai bloqués, y'a une palissade au fond. Mais tout seul, j'peux rien faire... »
Encore sonné par la force du vent, j'observe Dillan : une tâche rouge s’étale lentement sur sa cuisse, et cette blessure me rappelle à la réalité ; je secoue la tête, pas le temps de prendre soin de lui : « Ca va aller Dillan ?
- Ouais, c'est rien. Alors ? T'en penses quoi ?
- Tu me couvres et j'avance, je me planque, je tire !
Chtong ! Une flèche, soudain fichée à l'angle de la barrière, tremble dans un vibrato sec : sa pointe ressort juste à côté du bras de Dillan... Les yeux rivés au pic métallique, je continue : « On va progresser petit à petit. Je commence… Maintenant ! »
Il se retourne sèchement et tire quatre balles dans la ruelle, dans le même mouvement, je plonge, roulé-boulé, je me relève, je cours le dos voûté et je plonge derrière un stock de caisses renversées.
L’adrénaline affûte ma mécanique ; je repère le terrain : un Cheyenne s’aplatit derrière un poteau électrique, son fusil décoré pour la guerre dépasse, et deux autres Indiens sont cachés accroupis, derrière les bennes à ordures. Leurs plumes qui dépassent s'agitent furieusement ; ces gars ont l'air de discuter ferme. C'est peut être notre chance ?
A terre, je jette un coup d'œil par dessus mon épaule : D. s'avance, tout doucement, au coin de la maison... Je lui fais
un signe et je me redresse aussitôt sur les genoux : je tire des deux mains, une balle pour le tireur isolé, une autre pour l'autre groupe. Mes pouces étaient crispés, déjà prêts à réarmer
les chiens : deuxième salve, les deux indiens côte-à-côte se sont relevés dans le même temps ! Le premier n’a pas bougé, tandis que la tête emplumée de celui de droite bascule dans une
explosion écarlate. Celui de gauche ne scille même pas et me fixe un instant, je le reconnais, c’est Bison-Sans-Peur. Il
sort un tomawak et le lance dans le même élan. Je l'observe tournoyer en ma direction. Je n'ai le temps que de me laisser tomber sur le côté. Wouff... wouff... Je le suis des yeux quand il passe
au dessus de moi, il continue son chemin... Dans le crâne de D. ... Celui-ci, courbé pour avancer, s'écroule lourdement dans un pouf de poussière. Sa position fait penser à un gros poulet assommé
comme dans les dessins-animés : avachit vers l'avant, ridicule. Il ne lui manque que les étoiles virevoltants autour du crane.
Mais ce n'est pas un film.
<« Go ! Go ! Go ! »
La lumière explose dans le couloir et dévore la pénombre : la porte s’ouvre et nous nous précipitons dans les claquements de talons, impatients d'en découdre. Au passage, le garde-chiourme nous donne les dernières instructions : « Allez-y calmement, vous vous rappelez ce qui s'est passé la dernière fois. »
Oui… Je ne peux que m’en souvenir : nous avions totalement perdu le contrôle durant l'intervention, c'était l'apocalypse, une vraie boucherie, et nos responsables avaient dû envoyer les troupes d'intervention spéciales pour exfiltrer les équipes.
Nous allons nous mettre en place. Les étoiles de mes bottes frappent le sol, roulent sur elles-mêmes dans une résonnance aiguë… Elles rythment ma progression vers le front. La poussière se lève avec le vent, alors je plisse les yeux… Le vide dans ma tête… je chasse de mon esprit de toutes les pensées étrangères… Ma mission ? Intercepter la tribu Cheyenne.
Lentement, mes mains remontent le long de mes jambes… Mes doigts caressent les franges de mes cuissardes, les colts froids dans les holsters de hanche… D’un geste symétrique, mes index font sauter les boutons de sécurité et se postent sur chacune des gâchettes. Je m'arrête, face au soleil, et je profite des dernières secondes de calme…
Je crache mon dernier gorgeon de chique acide.
Le vent me siffle aux oreilles, et sa mélopée spectrale me semble un chant guerrier… J'ai toujours pensé qu'il fallait se mettre dans la peau de son ennemi pour mieux l'affronter, pour mieux le vaincre…
Les sens dilatés en phase avec mon environnement, je suis Prêt. Je ne crois pas en leurs dieux, mais leur fusion avec la nature rend les Indiens sûrement plus aiguisés…
Un vautour se pose sur le toit, devant moi…
Un signe ?
J'espère que non.
Je vous présente mes deux chattes. La blanche a onze ans, et elle s'appelle Chipie. Je l'ai adoptée il y a quelques années.
Elle n'aime pas trop qu'on la touche, juste la tête, sinon elle mord. Elle vomit souvent son manger, et elle aime chier sur le tapis de la salle de bain. Je suis condamné à laisser la porte
fermée. J'ai beau lui faire pshh, elle revient toujours. C'est elle qui grimpe sur les croisillons de la porte quand elle veut rentrer. L'autre c'est sa fille, elle a 6 ans, je l'ai vue sortir de
la chatte de sa mère, ce qui est une mise en abyme très intéressante, littérairement parlant. Elle a le pelage écaille de tortue, oui, c'est une robe, chez les chats ; elle est très jolie, avec
son planstron blanc, ses tâches de roux, de brun et de tigré ; elle a les chaussettes blanches. Quand elle a eu fini de sécher, je l'ai tout de suite trouvée très belle, et je me suis dit que je
la garderais bien... Elle est un peu con. Elle sait monter sur les toits, mais elle ne sait pas en descendre, en plus, elle ne sait même pas ouvrir les portes, wa la honte ! Elle est encore plus
sauvage que ça mère, elle ne se laisse pas approcher. C'est elle qui décide. Mes chats ne montent pas sur la table et ne viennent pas me passer la queue sous le nez quand je suis en train
d'écrire. En matière de chats, je préfère les femelles, rapport à l'odeur. C'est comme chez les gens, les femelles sentent meilleur, mais les mâles sont plus bonnasses, plus câlins, je trouve. Ca
tombe bien : je ne supporte pas que les chats viennent se couler contre moi quand je dors... Elles le savent bien, et elles ne viennent pas, sinon elle se font accueillir il faut voir
comme, coups de genoux et tout. J'en fais pas vraiment exprès, mais ça me gêne, je sais pas pourquoi. Avant, j'avais un chat noir, un mâle, Gribouille qu'il s'appelait. Un enculé de voisin
superstitieux me l'a empoisonné. Quand je me mettais au lit, j'avais beau le chasser et le rechasser, je le retrouvais tout de même au matin lové contre mon ventre, moi qui dors en
chien de fusil, il était pas dégoûté... Je ne sais pas comment il s'y prennait, toujours est-il qu'il se glissait là sans jamais me réveiller ; il m'aimait, et c'était réciproque. Nous étions
amis. J'avais jamais été ami avec un animal avant, mais c'est le seul terme qui me vienne à l'esprit quand je pense à Gribouille. Je l'avais adopté alors que ma copine de l'époque était en
prison. Parce que oui, la vérité c'est que j'ai eu une jeunesse mouvementée, avec la drogue et tout. Comme quoi, il y avait un fond de vérité dans mon post. Sauf que quand on se drogue de trop,
on a autre chose à foutre que d'aller travailler : ça ne rapporte pas assez.
Je sens que je vais encore me ramasser un tas de voyeurs du net qui auront cherché les plus belles chattes du monde sur google. Cherchez pas plus loin, amis obsédé(e)s, elles sont ici !
Merde, où est ma gomme ? C'est encore le chat qui a joué avec ! Ou alors un gamin qui l'aura bouffée... Heureusement, j'ai un stock.
Aujourd'hui, j'ai un peu de temps, alors j'en profite pour faire plusieurs choses à la fois : lire, écrire, passer des coups de fil, faire du café et poster sur mon blog, auprès duquel je tente un timide retour, mais il fait la gueule, ce con, il laisse pendre son BR, ça me plaît pas du tout.
Bon, je ne suis pas sur mon blog pour parler de mon blog ce qui serait quand même le comble du nombrilisme, mais de celui-ci : BLOGGY a UN an !
C'est mon filleul !
Nous avons eu, la marraine Quichottine et moi, la mission de l'instruire dans la foi du blog ; il a fallu tout lui apprendre la netiquette, à ne pas parler aux blogueurs inconnus, et à ne déféquer que dans les lieux appropriés.
Nous avons parfois failli dans notre mission éducative, car il aurait surtout fallu que nous lui apprissions la politesse, si ce n'est la conjugaison, parce que, là, pardon, mais les gros mots, alors là, ça fuse ; quand je passe le prendre chez sa mère (la redoutable amazone), bon, j'arrive, je prends un cafè, comme ils parlent les Italiens, ils parlent très mal, d'ailleurs, les Italiens, on comprend rien à qu'est-ce qu'ils disent, on fume quelques gauloises de contrebande, forcément, nous sommes à Naples, enfin, voyons...
Bref, ensuite, je l'emmène faire sa promenade au parc.
Maintenant, qu'il sait marcher tout seul, mon Bloggy, je le laisse courir devant. Je le suis de loin parce que j'ai trop honte ; je ne veux pas qu'on sache que je suis de sa compagnie : il traîne la Madona dans la fange, il allume des incendies, lance des doigts d'honneur aux passants, il sympathise avec les pires bandits, fourrage parmi les tas d'ordures, il braille des chansons de corps de garde... Et il vocifère de ces gros mots, de ceux qu'on hurle quand on se retourne un ongle !
Le jour où je l'ai rencontré, il n'était né que depuis quelques heures ; les yeux vides, sa mère, dont il sortait à peine du crâne, le tenait par le talon au-dessus de l'Abîme de la Blogosphère, encore enfarinée par la naissance casuelle de cette créature dégoulinant de mucus cervical. Le bébé n'était pas très beau, anguleux, informe, encore agonisant de sa difficile mise bas... Mais il avait quelque chose de particulier, d'homérique dans le regard. Ça m'a plu et je suis resté pour lui apprendre la tétée.
Chris aimait cet enfant, et même si elle l'avait désiré, elle ne savait qu'en faire... Un camionneur, transsexuel et velu, était arrivé avant moi sur les lieux du drame, et tentait de leur introduire des bananes : nous échangeâmes quelques insultes (toujours la netiquette : « Si on te chie dans les bottes, rue, rue dans les brancards ! ») et nous décidâmes de ne plus jamais nous parler ; finalement, quelque temps plus tard, Bloggy, mon filleul, et Chris, sa farouche maman, énucléeront eux-même le malfaisant, camionneur, transsexuel et velu, et il retournera aux limbes. D'ailleurs c'était un con, ou une conne, on n'a jamais très bien su.
La suite, vous la connaissez.
Un an déjà.
Pff !
Joyeux anniversaire Bloggy !
Dans
quelque temps, je vous solliciterai pour me faire un peu de relecture à un recueil de poèmes, que je vais présenter à des concours ou publier directement, je ne sais pas encore. Je vous
dirai.
D'ailleurs, en parlant de lecture, il semble que Lhuna, enfin, Angélique, ait été victime d'un accident assez grave pour être hospitalisée jusqu'à nouvel ordre. Je ne connais pas beaucoup Angélique, mais assez pour avoir envisagé un projet d'écriture avec sa contribution. J'espère que les médecins et le personnel soignant va prendre bien soin d'elle, parce que c'est quelqu'un de super ! Je lui souhaite tout le meilleur, et dans tous les domaines ! Allez ! Courage ! Reviens-nous vite, stay in tuch ! On pense à toi !
Allez ici.
Salut les copains, et tout le monde.
Voilà. Aujourd'hui, c'est la fin d'un cycle.
Et aussi en ce qui nous concerne, vous et moi : dès demain, je n'aurais plus d'ordi. Je viens donc vous dire au revoir. Eh oui, vous le saviez déjà peut-être, ou pas encore, mais ma femme
m'a quitté il y a trois mois, et c'est demain que nous nous partageons les biens : fourchettes à escargots, bandes-dessinées, ordinateurs... Je change d'appart, en plus de tout le
reste, adieu, veaux, vaches, cochons...
Je garde les petites cuillères.
Ces deux ans de bloguouille ont d'abord été une parade à mon mal-être et mon besoin d'évasion, et puis au long du temps et au fil de l'écriture, des liens se sont noués, au travers de
mes chroniques, par ma littérature et même dans ma philosophie de bazar ; j'ai bien eu à subir quelques solides inimités, mais, bien au contraire et au premier chef, des amitiés
bienveillantes se sont construites.
J'aime être en contact direct avec mes visiteurs. Je reçois, je donne, c'est gratuit, et immédiat. C'est chouette !
J'aime ne pas susciter d'indifférence, et j'ai aimé quand vous m'avez aimé, étonné, haï, impressionné, appris, câliné, frappé, mordillé, hm, oh, oui, comme ça, encore, aïe ! pas trop
fort quand même...Hm... Ouf... Fiou ! Hé hé hé...
Pardon.
J'en étais, où, moi ?
Ah oui !
J'aime ce que vous me donnez en commentant mes textes, je me dis que peut-être, ça vaut la peine de persister -parce que parfois, voyez-vous, et ça vous pourra vous paraître étonnant, je
doute de mes capacités... Je me mésestime souvent, surtout au petit matin, accablé de fatigue et de mauvais sommeil ; vous m'aidez à avancer.
J'aime vous rencontrer en vrai, aussi, finalement, quand vous vous matérialisez sur les quais de gare...
Vous savez, mon amoureuse... celle que j'aime, son parfum et sa peau et ses mots, et son regard et son sourire et sa joie et et et... elle est la première et plus fidèle lectrice dans l'histoire
entre Sébastien Clivillé (c'est moi et j'espère que vous savez encore prononcer mon nom) et huggyhome. Il n'y a pas de hasard. Et elle vous le dirait : je ne suis pas un ours mal-léché (hm), une
brute épaisse et vindicative... Enfin, pas souvent. Je suis très gentil, en vrai, très doux. Je ne vous ai pas tout donné à voir.
Voilà : je n'achèterai pas d'ordinateur avant un moment, je vais d'abord m'équiper en crayons, papier, gommes, travailler à l'ancienne, quoi. Je pense quand même que j'aurais accès aux PC des
copains de temps à autre. On verra. Juste pour vous dire que je vais être provisoirement absent des blogs. Et que le provisoire dure, parfois.
Alors je vous salue bien cordialement et très amicalement, et je vous dis tout de même à bientôt ; mais on ne sait jamais, alors je vous donne et je vous répète (pour les anciens) une dernière
citation à méditer, car on n'a qu'une vie :
Nous naissons une fois et il ne faut pas s’attendre à naître encore une fois ; il s’ensuit par conséquent, que la durée éternelle n’existe en aucune façon. Toi
donc qui n’es pas maître du lendemain, tu diffères de jouir ! Nous consumons notre vie à force d’attendre et chacun de nous meurt à la tâche. (Epicure; 14)
Take it easy.
"- Quoi, dix minutes ?
- Oui : tu n'as que dix minutes pour écrire un post, aujourd'hui ; tu dois partir à vingt-cinq, il faut que tu t'h'abilles, que tu manges, que tu te
douches...
- Pas dans l'ordre, j'espère.
- C'est toi qui vois, mais c'est pas obligatoire.
- Merde, c'est pas long, dix minutes.
- Plus que cinq.
- Cinq quoi ?
- Minutes.
- Heu... Heu... Heu... Bon, voilà, je voulais dire à ma douce que jpense à elle tout le temps, que jl'aime, et que jl'appelerai dans une heure.
- Non, mais ça, on s'en fout.
- Ha mais c'est important. A mes gosses aussi, je vous aime les enf(...)
- Popopop ! Tais-toi. Peut-être, je ne dis pas le contraire, mais le lecteur s'en fout, de ta vie. Dis-lui quelque chose qui l'intéresse lui.
- Ha. Heu... Bon : les copains, écoutez pas trop les menteries de Sarko, plongez toujours les pâtes dans l'eau salée et les laissez pas trop cuire, onze minutes grrrrrrrrand maximum !
- Tu vois, quand tu veux."
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
Allegro, ergo sum ;
Vous répondîtes