Little things

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

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Samedi 3 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hé, salut les copains. Ca  y est j'ai mon prix littéraire. Merci pour les encouragements !



Bon, je parle tout seul. C'est grave, docteur ?
Je vais réfléchir à tout ça.

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Samedi 3 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Sentir crouler le monde. Rouler vite, boire beaucoup, manger peu, ne plus dormir du tout. Fumer, fumer, et puis fumer encore. Soupirer, et puis pleurer, pleurer souvent, osciller sur tout ce qui s'enfuit, et vouloir en finir avec la nuit. Et puis courir le monde. Rouler beaucoup, manger un peu, réapprendre à dormir. Respirer, et puis parler, parler encore, sans jamais s'arrêter, et regarder partout, aller à la lumière.

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Vendredi 2 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Un jour, j'acquiers un carré de terre. Le lendemain, j'y plante quatre piquets, une maison au milieu, et des arbres au jardin... Des arbres fruitiers. Je hume leurs promesses, et j'augure des batailles à gagner... Appliqué, je laboure, je ne vois rien autour, malgré la lombalgie. Je m'installe. Mais par les nuits sans nuages, je fais des voeux, en regardant tomber les météores : je rêve de renouveau.

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Lundi 28 avril 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Les jours s’ajoutent aux jours, farouches, envahissants, le quotidien s’amoncelle et l’amour s’encroûte... Un petit tremblement, et il se disloque, se pourrit, jusqu’à s’effondrer sur lui-même… Se diffuse alors une subtile infection, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus respirer.

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Jeudi 17 avril 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hm… Café ?

Café.

Il n’y a rien de plus agréable que de se réveiller de bonne humeur dans les bras de sa douce, vous saviez, ça ? Un bon coup de reggae, un coup de fil enthousiaste, bien à l’abri de la pluie qui caquette en rebondissant sur la fenêtre...

Il y a un truc qui m’a tout de même turlupiné (ho !) quand j’ai eu ouvert un œil , ce sont les vers que j’ai commis hier, où je suis passé à côté de ce que je voulais dire, c’était assez mal exprimé, je dois bien l'avouer. Je laisse ces vers en ligne, par respect pour les commentaires ; quant à ceux qui me détestent –il y en a ! – et qui vont s’en faire les gorges chaudes, et moi je leur dis faites vous en plutôt des gorges profondes, parce que moi, je vous emmerde, vous. Je suis toujours le redoutable Totoseb, méfiez-vous, souvenez-vous.

Je vais vous la faire en prose, alors, si vous avez cinq minutes.

Vous voyez, j’étais parti sur deux cigarettes abandonnées dans un cendrier, dont les volutes jumelles montaient au firmament, s’entortillaient, hélicoïdales, se mêlaient l’une l’autre pour ne plus former qu’une, enchâssées, à la merci du moindre souffle. J’étais parti sur quelque chose de sensuel, plein de sous-entendus, et que faisaient les fumeurs pendant que leurs cigarettes se consumaient sans eux ? Hein ? Des métaphores, quoi, des allusions… De la poétique, Monique ! Je m’en suis tenu à des comparaisons, ce qui ne me ressemble pas. Il faut du rythme, j’y étais pas. J’étais pas très reggae, en fait.

Et voilà où j’en suis arrivé, « revivre » je sais pas, j’ai dû repenser à la conversation que j’avais eue pendant la nuit avec ma bien-aimée, va savoir ? Mais c’était aussi là mon point de départ.

J’ai du mal à me comprendre, parfois. Enfin, finalement, j’ai quand même exprimé quelque chose. Quelque chose d’ intéressant. D’intéressant pour moi, j’entends.

Je pense beaucoup, mais je parle peu. Si j’écris, c’est pour que ça sorte, tout de même. Ma psy en en vacances, alors c’est vous qui allez vous y coller, désolé. Si je suis trop long, passez à une autre page, tant pis pour moi. Normalement, sur le blog, j’essaie de faire court. Pour vous, surfeurs de web impatients, zappeurs fous, paresseux ! Enfin, c’est comme ça que je suis, moi, en tant que bloggueur. Si c’est trop long, je zappe. De toutes façons, ce post est classé dans la catégorie « moi, personnellement, je », donc voilà. Je suis en congé, alors je prends le temps pour moi.

Merci.

Alors ?

Là, je parle de ma rupture encore fraîche, et des sensations qu’elle m’inspire.

Ici, le crayon reste suspendu au-dessus de mon cahier (bon, là, évidemment, vous le voyez pas parce que j’ai recopié sur l’ordinateur et j’aurais plutôt dû écrire suspendu au-dessus de mon clavier mais c’était pas vrai parce qu’en vérité, en vérité je vous le dis, c’est pas ça que j’ai écrit), au-dessus de mon cahier, donc, parce que ce n’est pas de la poésie…

Quelques petits mois nous séparent, entre l’instant présent, et ce soir-là, où elle m’a fait asseoir auprès d’elle, pour m’expliquer que notre histoire d’amour allait s’arrêter ici. Finie.

Je me souviens de tout. De ce saisissement, de cette impression d’être fauché comme un lapin en plein vol, comme disait le philosophe Thierry Rolland.

Finie ?

A voir.

Certes cet amour s’est éteint comme la flamme d’un cierge dont on pince la mèche entre le pouce et l’index : plus de lumière, une piqûre cuisante, persistante… Mais la cire garde la forme qu’on lui a donnée, comme dans Descartes, voilà : la chandelle se transforme, mais elle conserve les mêmes propriétés, il explique ça dans le Discours de la Méthode, vous chercherez les références exactes vous-même, parce que ça fait plus de quinze ans que je n’ai pas mis le nez dedans. Il reste de la permanence, de la continuation -si ce n’est de la continuité, même si tout semble avoir changé… Nous avons des enfants qui nous ont réunis pour la vie, même si les liens du mariage ont été brisés. Cet amour-là ne nous quittera pas, et nous le partagerons toujours, pourvu qu’il ne nous oppose pas. Et puis, on ne passe pas d’une décennie bien remplie à un vide béant : il reste toujours quelque chose de la complicité, de l’affection, de l’attirance qui nous a si longtemps (un tiers de nos petites vies, malgré tout, ça compte) conjoints. Seuls nos projets ont divergés, et quels projets, d’abord ? La blessure est encore jeune, la cicatrice est rouge, et elle me brûle souvent, parfois, quand je suis seul, au bout de ma table, devant une boîte de conserve à peine rechauffée… Aujourd’hui, j’en aime une à laquelle je pense depuis le crépuscule jusqu’à l’aurore, vous voyez, quand le ciel se violace, que les étoiles s’éteignent les unes après les autres, j’ai envie, je veux, je change de vie, je réalise mes rêves, c’est elle, ce sont ses mots, sa force, son parfum, qui me poussent vers le bien, le bon et le meilleur. C’est mon amoureuse.

De toutes les femmes que j’ai aimées avant, Et qui sont devenues femmes maintenant, comme chantait le poète, il me reste quelque chose, dont beaucoup de respect et d’amitié. Des regrets ? Oui. Mais le baume du temps est efficace.

Ok ?

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Mardi 18 mars 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Salut à tous,
je suis parti pour quelques jours, JE NE BOUDE PAS. A bientôt !
Je vous embrasse bien fort.

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Jeudi 13 mars 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Bon. Je vais vous remettre en ligne tout de suite parce que là, soit vous êtes un tantinet naïfs, soit mes textes sont absolument bluffants, ou alors vous ne lisez pas toutes les petites lignes. Dans ce cas, je vous conseille de relire toutes les petites lignes en bas de tous vos contrats, car vous risquez d'avoir des surprises. Oui, c'est à propos de ce post, là, en-dessous, intitulé "numéro 67". Certains commentaires me mettent-un peu mal à l'aise...
Oui, bah quoi ?
Bah figurez-vous que, quand je classe un petit écrit dans la catégorie "nouvelles", c'est de la fiction. Est-ce que le monde est devenu si dégueulasse ? Je ne pensais pas être si réaliste.
Je ne suis pas au chômage, ni rippeur, ni ouvrier. C'est gentil de me plaindre, mais ce n'est pas moi qui parle, c'est mon narrateur, un personnage
imaginaire. Je lui fais dire "je" pour introduire une proximité avec le lecteur, c'est une figure de style ou je sais pas, faudrait demander à Ruru. 
JE SUIS AUTEUR, PAS TOXICOMANE !

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Lundi 3 mars 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

couleurs2.jpgLes adjectifs de couleur ne prennent pas toujours de s au pluriel, comme disait Totoseb, mais il ne faut pas hésiter à les combiner, car bien que de différentes couleurs, nous sommes tous du même peuple. 
Le fait d'associer plusieurs couleurs dans notre habillement exprimerait les différentes facettes de notre personalité, ou même de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas forcément. L'habit ne fait pas le moine, dit le proverbe, je ne sais pas si vous le connaissiez. 
Il y a des couleurs chaudes, rouge, jaune, orange, marron... Et des froides, comme le blanc, le beige, le noir, le gris, le bleu, le vert, le rose, le bordeaux... Les couleurs complémentaires fonctionnent par paires : bleu-orange, rouge-vert, jaune-violet... Habillons-nous foncé en haut, et clair en bas. Le noir tasse, alors pensons aux épaulettes, au col en V. Un peu d'élan !
Blanc : pas bon pour moi, ça, le blanc. Je suis trop blond. Ou alors il me faudrait le contraster. Et puis attention à ma silouhette : je ne suis pas un athlète. Et puis la pureté et l'innocence... Bon. Je ne voudrais leurrer personne. 
Le noir ? Attention à ma maigreur ! La mort et le deuil, le silence éternel... mais aussi l'élégance (le smocking!), la distiction, la noblesse. Le noir est autoritaire, il émet des ondes négatives... J'aime bien le noir, mais je devrais le réhausser, avec du chocolat, du vert, du gris ou du brun... Je ne sais pas.  Attention aux rayures qui me forceraient à sourire doublement. Et quand j'entre en transe -comme souvent, le sourire... Je l'oublie. Bon. Attention aussi aux auréoles en-dessous des bras, sans parler des péllicules. 
Gris : C'est le froid, l'indécision, l'abscence d'énergie. Mais avec des couleurs, il produit un impact respectable. Y ajouter un violet, un saumoné ? ... Pour l'impact créatif ? Hm. Pourquoi pas ? Le gris va avec tout, les couleurs paille, pastel, mais pas le marron, ni le kaki. Non ? Il est bon en toutes saisons, pourquoi pas du gris et du blanc ?camaieu2.gif
Le jaune c'est la jeunesse, je peux encore y prétendre, il symbolise aussi la connaissance, le savoir, la science, mais aussi la frivolité, le manque de sérieux, c'est tout à fait moi, ça, le jaune ! Si seulement j'avais la peau moins blanche... Pour atténuer son côté puéril, il faudrait que j'y adjoigne du bleu marine, du noir, ou du gris. 
Et si j'ajoute du rouge dans mon pot, nous voilà avec de l'orange, c'est le luxe, l'orgueil, l'enthousiasme, l'orange !
Et le marron, alors, si on va par là ? J'en porte souvent. Le marron, c'est la terre, la vie saine, la simplicité, ça me donne un air sociable et modeste, c'est la couleur la plus rassurante. Un peu ennuyeux, le marron, peut-être ?
Et le rouge ?
J'en porte beaucoup, avec mon marron, il me donne de la colère, de la puissance, de l'énergie, de l'autorité, du mouvement, de la chaleur, du courage, il me rend efficace. Le rouge, c'est aussi la couleur de l'amour (non, l'amour n'est pas vert), du désir et du sexe !camaieu1.gif
Un peu de blanc dans le rouge et nous voilà, purs, doux, rose ! Un peu de rose, et me voici timide, romantique, accessible, sympathique, mais manquant un peu de confiance en moi.
Le bleu marine, c'est la couleur du roy. La foi. L'autorité. La spiritualité. C'est peut-être ma couleur, moi qui suis si spirituel, parfois. Le bleu, l'ami de l'ombre... La profondeur de l'océan, l'infini, le voyage... Le calme. La fidélité. La rigidité.  L'ennui ? Le bleu clair, bleu de glace, qui est la couleur la plus froide, exprime une certaine rêverie, les superstitions, la crainte et l'égarement. Tandis que le turquoise, alors là, pardon, couleur de Pharaon, c'est la force du caractère !
Dans notre nouveau pot, ajoutons un peu de jaune et nous obtenons du vert. Couleur bien connue pour symboliser l'espoir. Le vert, c'est la nature, la chlorophylle, le bon air. le vert seul est ennuyeux et me donne un air de tout juste déterré. Si je le porte avec du gris ou du rose, je le réhausse et ça passe mieux... Avec de l'abricot, du coquille d'oeuf, du paille... C'est joli.
Le violet, je l'ai longtemps détesté, je faisais comme mon père... Le violet pourtant paraît-il ma va à merveille, et met en valeur tout ce que je ne dis pas mais je laisse entendre, il est le secret, le mystère, la magie, la noblesse et la diplomatie. La discipline. Seul, il me donne un air de curé. Mais parme, me voilà troublant, éthéré, insaisissable. Ah ! Le parme ! Mon violet préféré ! La compréhension, la mélancolie, la solitude et le dévouement.

Bon. Il faut que je pense à garder les mêmes couleurs pour les chaussettes, les pompes et le futalle, car comme disait le philosophe, les chaussettes de tennis dans le mocassins, ça, c'est grave !couleurs1.jpg

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Vendredi 29 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

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Ces derniers matins, j'exhale des fumées délétères, trop de tabac, de café, de nourritures malsaines... J'ai l'émail des dents qui saute, un hérisson sur la langue... Heureusement, j'ai toujours sur moi des bonbons à la réglisse. Pour le cas où tu rentrerais à l'improviste.

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Lundi 25 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Attends, mes chats sont en train de se battre, il faut que j'intervienne. Où est-ce qu'est mon manche de pioche? Ffff !
Saloperies de greffiers.
Grr.
Hum.
Pardon .
Je mets la dernière patte à un recueil de poèmes, là. J'attends encore quelques commentaires, mais à mon avis, on ne proposera plus de révolution. Je le relis, moi auSsi, encore, et encore... Je le déguste comme le boeuf bourguignon, encore meilleur le lendemain, plus fondant, plus goutû... Quand j'aime moi-même ma cuisine, je me dis que je tiens quelque chose.
Merci, camarades, de m'avoir aidé à donner du sens, de la finesse, de l'aigreur, de l'humour, de la douceur et de la hargne à mes poèmes. Et je ne parle pas de la syntaxe. 
Merci, mon amoureuse, ma muse, n'attrape pas froid à la montagne, n'oublie pas ton cache-nez... mmm, toi, toi, toi ! Je te le me le... Mmmpf !
Y'a plus qu'à trouver l'éditeur.

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Mardi 19 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
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Mercredi 13 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

De mon balcon

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Intérieur bois

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Palavas, c'est loin.

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Vivemeeeeeeeeeeeeeeeent dimaaaaaaaaaaaaaanche !
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Mercredi 30 janvier 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
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  • Alors, Seb ?

  • Quoi, encore ?

  • Ça avance ?

  • Quoi, ça avance ? Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

  • Houla.

  • Non, mais vazy... Si t'as quelque chose à me dire... Dis le, sois pas sournois, je t'ai repéré, va.

  • Houla.

  • Quoi, quoi, quoi, houla ? Je sais bien ce que tu attends de moi, mais là, t'es bien baisé, je ne dirai rien, et je ne parlerai pas non plus. Na.

  • Houla. Houlala.

  • De toutes façons, je sais ce que tu vas me dire.

  • Ah oui ?

  • Oui.

  • Et qu'est-ce que je vais te dire ?

  • Tu vas me dire « Alors, Seb ? » avec un ton mielleux, là, hm, je te connais !

  • Et ensuite ?

  • Ensuite, tu vas me demander ousque j'en suis.

  • C'est vrai.

  • Hmpf ? T'as du feu ?

  • Sur la table, là.

  • Où ?

  • Ici.

  • Là ?

  • Mais non, là, espèce d'âne, arrête de regarder mon doigt ! La gomme !

  • Ah.

  • Voilà.

  • Hmpf... Hhhh... Merci.

  • T'es tendu, pas vrai ?

  • Mm.

  • Alors ? Ousque t'en es ?

  • Bof... J'avance dans la vie.

  • Bien. Et dans ton roman ?

  • Un peu.

  • Combien ?

  • Heu, pas beaucoup.

  • Cent pages ?

  • Houla !

  • Moins ?

  • Quand même !

  • Soixante-dix, quatre-vingt ?

  • Non non, pas tant que ça !

  • La moitié ?

  • Comme tu y vas.

  • Le tiers, le quart ?

  • Heu... A peine... En fait, j'ai fait dix lignes.

  • Non mais à la limite, j'aurais préféré que tu ne m'avoues rien. C'est pire, de ne presque rien faire. T'as rien branlé, en somme.

  • Boa, j'y ai beaucoup pensé, si tu veux. J'ai un synopsis !

  • Ouais, c'est bien ce que je te dis : t'as rien branlé.

  • Non, mais je sens que ça vient, là. De toutes façons ; je n'ai même pas d'ordinateur. Et puis je veux lui donner une forme particulière...

  • Je veux, je veux... Et les petits cahiers que ta chérie t'as offerts ?

  • Je m'en sers pour lui écrire des poèmes. Je fais aussi des chroniques pour mon blog.

  • Ton quoi ?

  • Mon blog.

  • Pff ! C'est des conneries, ça !

  • Ben non, tout le monde dit que c'est l'avenir de la littérature... Et puis tout de même, des poèmes ! C'est important.

  • Oui oui bon d'accord, c'est vrai, j'en ai lu, il y en même des bons...

  • Tu vas sur mon blog ?

  • Oui, bon, mais je ne parle pas de ça. Tu crois que ta copine, elle t'a payé de quoi écrire pour que tu lui fasses des poèmes ! Bin ouais, aussi. Seb Seb Seb... Tu la mésestimes...

  • Dis pas ça.

  • Si, je le dis : elle, elle croit en toi, elle. Ça lui fait plaisir, tes rimes, c'est certain, tu sais la faire rougir, mais crois-moi, c'est pas ce qu'elle attend de toi. Et les autres non plus, d'ailleurs.

  • Quels autres ? Arrête de faire le con, Sébastien. Je parle de tes lecteurs.

  • Ah... Eux... Ouais, ouais, ouais...

  • Ils attendent l'explosion.

  • Mm. Mouais. Depuis que je fume plus de shit, j'ai du mal. Je me sens entravé. Bloqué.

  • Je vais te foutre mon poing sur la gueule ! Et puis tu as vu comme tu picoles : tu viens de te resservir un verre !

  • C'est à dire que je viens de renverser l'autre...

  • C'est pas faux ; mais tu vas quand même le boire !

  • C'est pas faux non plus. Mais j'ai besoin de partir, moi !De ne plus me sentir, de ne plus me disperser...

  • Tu as surtout besoin de n'avoir plus peur, hein ? C'est flippant, d'écrire ? Qu'est-ce que tu risques ? C'est si terrible ?

  • C'est gros. Très gros. Très haut. Insurmontable ! T'imagines pas le taf que ça peut être.

  • Oh que si ! Je t'ai vu écrire des milliers de pages ! Je vois très bien ! Mais tu écris bien, Seb, tu sais embarquer tes lecteurs, tes joies, tes remarques, tes colères, tes points-virgules, putain Seb, tu es assis sur un tas d'or ! Tu n'en profites pas, tu chichites, tu ergotes, tu manges des pâtes !

  • Mm. Arrête, tu va me faire rougir...

  • Rougir mon cul ! Rougir ? Mon cul !

  • Pff... Je ne suis pas Queneau, moi...

  • Queneau, mon cul ! T'es qu'un putain de fainéant ! Un ramier ! Un velléitaire ! Un mou ! Un couille-molle !

  • Eh, oh, ça va bien, hein ? Si tu crois que c'est facile, toi, t'as que de ta grande gueule à t'occuper ! J'ai eu des problèmes, moi ! Je divorce, je galère dans un taf de merde...

  • Je vais pleurer. C'est trop triste. Mais avant, tu en étais au même point littéraire, et tu n'avais pas tous ces prétextes. Et puis je croyais que tu travaillais de nuit pour pouvoir écrire, justement... Je vais te la dire la vérité, même si tu la connais déjà et que tu n'aimes pas l'entendre, tu as toujours été comme ça : décevant.

  • Oui, c'est vrai... mais je finirai bien par te surprendre. Et puis si tu crois que c'est comme ça que tu vas me avancer, en me plongeant la tête dans la merde...

  • Je ne crois rien : je constate des faits. Tiens : ton roman.

  • Quoi, mon roman ?

  • Tu avais commencé un truc super, entraînant, drôle, plein de suspense, sur Sarko, et puis tu t'es arrêté. On se demande bien pourquoi.

  • Il est allé plus vite que moi.

  • Mais que dalle, que dalle ! C'est TOI, l'écrivain, le maître du temps, tu peux en faire ce que tu veux, de cette histoire.

  • C'est vrai, j'y pense souvent...

  • Oui, et bien tu as assez pensé, maintenant. Il faut se remettre en mouvement. Je sais ce que tu avances, quand il le faut. Tu es capable d'être fort. Tu es bon.

  • J'ai l'impression d'entendre mes grands-frères.

  • Ils savent de quoi si tu es capable, tes grands frères. Écoute-les un petit peu, et fonce, bordel, fonce ! Tu déchires tout, arrête de te morfondre. Sois pas con. Retombe pas, tu es bien parti, là, non ?

  • Si.

  • Alors, Seb ?

  • Ok. Ça marche.

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Lundi 21 janvier 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

En a t'on oubliés, des amis, sur le bord de la route ! Et quand ils ressurgissent des limbes de tout ce que l'on croyait perdu ? Alors on s'aperçoit qu'on a soi même bien vieilli. Parfois, tout le monde a trop changé ; on a même honte des conneries qu'on a pu faire ensemble. Quand je croise un vieux copain perdu de vue depuis des années, je lui demande si par hasard c'est pas chez lui que j'ai perdu mon portefeuille en 1994. On sait jamais.

Non, mais quand on est adulte, je trouve qu'il est plus difficile de se faire de nouveaux amis, on est moins spontané, on se méfie, et puis aussi et surtout, il y a la bienséance, on ne veut pas déranger, on n'est pas dans l'épate...

Mais quand même : il y a quelques semaines, je suis allé visiter ma tendre dans son doux pays de l'Hérault ; la délicate et angélique Quichottine et son antijumelle démoniaque Chris m'ont rejoint à la gare de Lyon (à Paris), juste pour faire ma connaissance. Elles venaient de loin. On ne se connaissait que par photo, courriers et messenger interposés. Nous ne nous étions même jamais parlé de vive voix, et voilà t'il pas que, pour l'heure que nous nous étions consacrés les uns aux autres, nous nous sommes laissés aller à disserter sur l 'amour éternel ! Sous notre petite bulle bulle, autour de notre table, les voyageurs trébuchaient dans leurs valises et les moineaux parisiens, toujours insolents, venaient voler les miettes de mon jambon-beurre. J'ai presque même réussi à ne pas renverser mon grand café, je crois que c'est Chris qui a sacrifié au rituel. Non, parce qu'à peine copains en vrai, on a aussitôt mis en place nos rituels. N'importe quel sociologue vous le dira, l'amitié est pleine de rituels. Désormais, quand nous nous rencontrerons à nouveau, Quichottine nous rappellera les méfaits du tabac, pendant que nous nous cacherons pour fumer en redoutant l'amende ; enfin, moi, qui suis un ancien pauvre et qui n'aime pas payer des amendes (Chris s'en tape le coquillard).

Bref.

J'ai été heureux de les rencontrer, et touché, aussi.

Droit au coeur.

Je sais que tout le monde n'aime pas les bisouilles sur la blogosphère (c'est vrai qu'ici on se bisouille un peu facilement), mais les filles je vous embrasse bien fort toutes les deux. J'ai trouvé cette rencontre improbable d'un romantisme vraiment hors de ce siècle si cynique. Patience : j'aurai bientôt une connexion dans mon génial petit appart à la ferme que je me suis trouvé à la campagne, où je me sens bien, c'est mon chez-moi, aussi je vous recontacterai en privé. A., nous sommes presque voisins... Je viendrais bien prendre le café chez toi, te présenter mes petits et tailler le bout de gras, qu'est-ce que tu en penses ? Un dimanche ?

Passer des relations cordiales à l'amitié est plus long quand on est grand, non ?

EH ! Vous, les copains parisiens ! Contactez-moi, je passe par votre belle ville jeudi matin, je suis dispo vers 11 heures, on va prendre un café ? hagaardunor@hotmail.fr, c'est mon adresse !

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Dimanche 20 janvier 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Mais si, ce bleu. Forcément. Il est jean. Vieux, mais bon. Pas mal du tout. Il suffit de savoir le regarder. je pourrais même m'en faire un panatalon. Pour sortir. Pour aller danser la tectonic. Et puis, ça changerait du marron, non ? Sans trou, à ma taille, repassé, au besoin. Ce bleu, ce bleu... Il ira bien à mes nuits !
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Jeudi 17 janvier 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

 

Allez. Allez ! Debout, fainéant ! Allez... Attrape ton téléphone. Je m'en fous si c'est cher : appelle-les. Ils ne vont pas te bouffer. Tu n'as rien à perdre. Allez... Allez ! Sois pas timide ! Tu sais parler, quand même, tu passes des heures à ça ! Oublie ce qui est perdu, dis toi que c'est bien loin, là-bas, derrière. Entre directement dans le vif du sujet, piétine l'introduction !

Allez !

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Mardi 11 décembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

011.JPGCe soir, entretien d'embauche. Deuxième tournée. J'ai eu le chef jeudi, aujourd'hui c'est le bigbig boss. Encore une étape. Allez Seb, allez ! Tu es un lion ! Un roc ! Carré, qualifié, entier, motivé, libre, net, expérimenté ! Tu en veux ! Allez !
N'empêche...
Stress dans le hall : ancien couvent, meubles massifs, brunis par les siècles...
Dessiner ? Un peu.
La pression monte.
J'attends, j'attends.
C'est bientôt mon tour.
Pff... 
Non, pas pff, pff ! Mais plutôt : ffffff... T'as vu ? Un filet d'air si serré qu'on pourrait le matérialiser au sortir de la bouche.
Concentration. 
Hmsss (inspiration) !
Fixer fixement un point. Fixe, sinon ça marche pâs.

" - Vous écoutez les bruits à l'extérieur de la pièce.
(...)
Vous écoutez les bruits à l'intérieur de la pièce.
(...)
Vous ressentez votre pouce (choisissez celui qui vous convient).
(...)
Votre index.
(...)
Votre majeur.
(...)
L'annulaire, l'auriculaire.
(...)
Vous y êtes ? O
oooooooooooooom..."

Comment ? Hein ? Quoi ? Et s'il manque un doigt ? Heu... Faites avec. Dis donc ? Ça va pas recommencer les questions à la con, je suis sérieux, là, je suis en train de me calmer à grand coups de sophrologie, faudrait voir à pas me déconcentrer non plus. Attention.
Bon.
Avant-bras, coude, bras, épaule, c'est bon, j'i tout. Je gonfle ventre d'air, je baisse les épaules.
Ça va mieux ?

C'est à moi. En piste, Clivillé.

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Jeudi 6 décembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Oui, j'ai le droit : je pars en week-end. A lundi !
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Mardi 4 décembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Je suis né roux comme Caïn, ou comme un de mes chats, au grand désespoir de la soeur de ma maman. Ses premiers mots furent : « Oh mon Dieu : c’est un garçon et en plus, il est rouquin ! »

J’ai toujours aimé ce « en plus »... Pan, à peine arrivé, marqué à vie, que j’étais. Comme mon illustre prédécesseur, je ne pouvais échapper à mon destin, la preuve : regarde-moi… Je ne suis remonté dans son estime qu’à partir du moment où j’ai commencé à blondir. C’est une personne qui attache beaucoup d’importance à l’apparence. Elle a grimpé un Everest de bêtise ce jour-là, parce que je ne pouvais pas faire grand–chose pour m’améliorer, n’est-ce pas ? Bon, je ne vais pas lui taper dessus, mais parfois, celle-là, elle est gravement grave. La gueule qu’elle a faite quand je lui ai avoué que je démissionnais… Elle a plié tout ça vers le bas, et j’ai vu toute sa génération (c’était pendant la fête des morts, chez nous on fête les morts, j’aime bien picoler en leur mémoire, c’est pas triste comme fête chez nous la Toussaint) l’imiter… Quoi ? Tu quittes un CDI ? Quoi ? Tu quittes un CDI ? Quoi ? Tu quittes un CDI ? Quoi ? On les arrêtait plus. Ouais… « C’est cool, que j’ai répondu, j’ai jamais aimé les nazis . »

Bon. Ils viennent d’une époque où quand on entrait chez un patron on se mariait avec. Elle a sucé son exploiteur jusqu’à la retraite, elle lui a tout donné. Les gens de mon âge sont rarement fidèles à leurs employeurs.. Je serais bien resté, s’il avait fait l’effort de me former ; mais le jour où il a affirmé qu’il fallait acheter du matos aux Israéliens sous prétexte qu’il fallait foutre sur la gueule aux arabes, j’ai pris ma décision définitive… Mais c’était la fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase, tu sais, pas la Cause Première. J’ai quelques amis membre de l’IPYL, l’international palestinian youth league, pour moi l’amitié c’est sacré. On a beau être pacifiste, quand on apprend que la maison d’un copain a été détruite, qu’un autre s’est fait embarqué et bastonné quelques semaines simplement parce qu’il passait par là, bon, dans cette situation précise, j’ai senti que j’étais pas à ma place avec ce type. Il méprise les juifs mais il exècre les arabes. C’est ça sa vision de l’humanité : une pyramide de valeurs selon des critère raciaux. Dans la situation inverse les Palestiniens se comporteraient de la même manière dégueulasse, certes… Mais ça n’excuse pas l’oppression quotidienne. On est passé depuis longtemps au-delà de la répression.

Dans les réunions, à Conc, où on rassemblait les deux camps, je me faisait siffler en suggérant une belle confédération à la belge. Avec quel roi ? Pff. Ils font chier. Ils veulent résoudre un problème de cohabitation, mais ils ne veulent surtout pas vivre ensemble. Ils sont pas sortis de la merde… Bon. Tout le monde a reconnu Israël, même Yasser, alors maintenant il faut s’entendre. Je me suis fait siffler mais je ne vois pas de meilleure solution…Yaka yaka yaka.

Il suffit de quelques jusqu'au-boutiste pour foutre la merde. Des deux côtés ils mènent le bal.

Et tous les bons cons au milieu qui ne demandent qu’à vivre en sécurité, vivre, quoi, tout simplement... Je me demande comment ça finira, tout ça. J’ai toujours trouvé absurde que les Israéliens laissent des extrémistes de droite s’installer au pouvoir. C’est vraiment étonnant. On dit que c’est à cause des colons Russes qui aiment à tout rafler et qui voteraient en conséquence. Une histoire de mafia. Mais j’arrête là le conditionnel parce que je tombe dans un travers que je réprouve et je mets de l’eau au moulin de la rumeur, brrrr, non, pas ça, pas moi ! Faut se surveiller, dans ces périodes, on en viendrait à choisir son camp. Tu te rends compte. Et puis je vais m’énerver et alors tout à l’heure quand je vais sortir pour trouver mon nouvel emploi je vais agresser tout le monde quand on va bovinement m’avouer qu’il n’y a encore rien aujourd’hui. Pour répondre à ta question. Il faut pas grand chose pour m’excéder en ce moment. Houuuuuu le sale caractère !

Non non non, chacun ne voit que son intérêt immédiat, je veux tout tout tout de suite, tant pis pour le voisin si je suis obligé de le spolier mais bon j’y suis j’y reste. Le narcissisme. Se sentir meilleur PAR ESSENCE. Merde. Je ne sais plus très bien ce que je suis en train de dire, que je n’aime pas les fascistes, je voulais trouver un enchaînement pour retomber sur le type que j’ai pris en stop hier, un motard qui a embrassé un autobus, pauvre homme, tout cassé, tout perdu, qui voulait m’inviter à boire un coup parce qu’on rencontre pas tous les jours un homme aussi sympathique que voilà moi, que je suis un ange, c’est vrai, on m’a dit ça une fois, ça m’a marqué, mais je crois que je l’ai déjà faite celle-là, non ? Le coup du pigeon ? Je me répète… Ce sont les soucis ; ça me coupe l’inspiration… Bref au gars je lui ai dit que je voulais pas boire avant de conduire, que j’étais moi aussi un accidenté de la route, et puis surtout que j’étais tout à fait capable de rendre service à quelqu’un complètement gratuitement. Quand je l’ai déposé devant chez lui, c’est tout juste si on s’est pas embrassé. Et le matin, j’avais déjà pris une auto-stoppeuse, et j’ai vu aussi ce regard qui reconnaissait en moi de l’humanité… Il faut dire que je la tirais d’une belle mouise : il pleuvait, il faisait froid, et avec ses quatre mômes en bas âge, de cinq ans à dix-sept mois j'ai appris, je me suis arrêté à l’entrée de l’autoroute, j’ai chargé la poussette, les moutards. Elle allait visiter son mari en prison, accusé à tort –encore un innocent enfermé- de braquage, il y a plus malheureux que nous, hein, pas vrai ? On a parlé du manque de respect envers les familles de prisonniers, surtout. « Il est gentil, le bonhomme, hein maman ? », qu’il a dit le plus grand môme. C’était moi le bonhomme… J’étais mort de rire. Voilà. Un petit rayon de soleil comme celui qui perce la grisaille en ce moment, ça illumine la falaise qui se détache devant le ciel blafard de ma chère Normandie, c’est joli, et cette bande de goélands qui se laissent glisser sur la Seine… Ça m’a fait autant de bien qu’à elle, ce regard. C’est malin, un goéland. Ça ne se fatigue pas inutilement.

Bon aujourd’hui, l’ANPE est au programme. Je vais profiter de l’attente pour lire un peu « la philosophie critique de l’histoire », de Raymond Aron, nous sommes des êtres historiques, y dit-il en substance, voilà, le propre de l’homme n’est pas le rire, je suis déçu, un peu… Apprendre, encore et encore.

A la radio c’est la guerre, il y a toujours la guerre quelque part. J’écoute pas trop je préfère lire les journaux, on comprend mieux dans les journaux.

Ils sont tous fiers que les Français débarquent en Afghanistan.

Oui.

Mais encore ?

C’est tout.

Ah bon.

 

 

Bon. Je vais allumer la cheminée et je vais me préparer à affronter la jungle des demandeurs d’emploi. J’espère que quelqu’un va reconnaître que je suis celui qu’il faut…

Grosses bises.

Seb

J'aime bien exhumer les vieilles disquettes. Je suis fainéant aujourd'hui : ctrl+C, ctrl+V !

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Mardi 13 novembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

crayon-papier.gif
Mince : un stylo à bille ! Mais où sont passés mes crayons à papier ? Ceux qui crissent si bien si fort sur mon papier qui scrachscrachent comme des souris dans le canapé ? J'ai une envie impérieuse, un besoin même ! de coucher quelques mots sur le papier. Ça vous arrive jamais, à vous ? Pourtant, je m'étais bien jurer n'écrire dans ce cahier ancien qu'au crayon à papier, car sa petite musique m'inspire. Pas le temps de chercher, pas le temps ! Vite ! Vite ! Le prochain sera le premier, une pointe à bille tant pis, il faut savoir se remettre en question, dans la vie, non ?
(En apparté, je vais de toute façon recopier ce que j'écrirai sur l'ordinateur et on ne pourra pas se rendre compte de l'agitation qui m'a soudain saisi) (je me demande bien ce que je suis en train de faire... Quelle vanité !) (Je pense aussi à tous ces types qui se cognaient des centaines de pages à la main avant l'invention de Gutemberg) (Quel zèle ! ) 
Une pointe à bille... Noire, heureusement, l'abscence de couleur épargnera mon regard et adoucira mon remord. Et puis, comme dit le proverbe : "Black is beautiful" !

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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICUREepicure-copie-1.jpgEpicure méritait VRAIMENT ce pied de page.