M. Je-Sais-Tout

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

bob

Testou 34 stirs it up too


Ponctuez

grizzly.jpg

Bonjour.
Une phrase commence toujours
Par une Majuscule,
Et se termine toujours par un.
(...)
Toujours - toujours ?
Et la poésie, alors ?
Peut-être bien que la poésie...
"- Et bien quoi, la poésie ?"
Pas toujours

 

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PAS VU A LA TELE

Vendredi 4 septembre 2009
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé-Hagaär Dünor-Toxic Avenger
Grippe H1N1, banquises qui fondent à vue d'oeil, chômage en hausse, Talibans bientôt victorieux, enfants enfermés en centre de rétention...
Je crois qu'il est temps de relire La Peste.
Vite !
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Vendredi 17 juillet 2009
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé-Hagaär Dünor-Toxic Avenger
Oui, c'est vrai : je ne suis pas dans ma meilleure période d'écriture. J'ai eu quelques éclairs de génie, presque, quelques fois, dans le passé, et puis voilà.
Ça va, ça vient.
Après la pluie, le beau temps, mais faim chasse le loup du bois,tu m'as compris tu m'as. Peut-être que j'ai eu d'autres chats à fouetter. Peut-être que j'ai eu mon apogée, et puis voilà.
Peut-être que j'ai une croissance en U, ou en L, comme la bourse et la crise financière, on ne sait pas comment ça marche, ce sont les grands mystères de la nature...
Quoi ?
Vous n'avez jamais entendu parler de la théorie économique des lettres ?
Quoi ?
Vous regardez TF1, pourtant, Jean-Marc (ou Jean-Pierre?) Sylvestre a pourtant du expliquer ça quelque part, c'est tout à fait dans ses cordes...
C'est tellement simpliste qu'il n'y a qu'à regarder les alphabets et les formes de quelques symboles mathématiques pour s'y retrouver. La forme, hein, pas la signification ; on a beau être un génie de la finance, un djinn des places boursières, un Grand Esprit des affaires, faut pas trop se fatiguer les boyaux du dedans de la tête.
Bon.
Ça va, j'ai compris...
Je sais pas si vous en avez entendu parler, mais il y a une grave crise financière, ces derniers temps. Vous voyez de quoi je veux dire... Je ne vais m'étendre sur ses causes, j'ai pas le temps, en plus ça me fait chier ; on va résumer ça à de la cupidité et à la volonté farouche de dissiper les richesses dans les poches de quelques (je trouve pas le mot. Enculés, c'est insultant pour nous autres, sodomites pratiquants) uns.
La théorie, c'est comment qu'on va s'en sortir. La théorie de la reprise, dans le jargon. Ils jargonnent, ça leur donne l'air plus malin que les autres, mais je vous révéler que le plus con, c'est pas toujours celui qu'on croit.
Le scénario en L : pouf, suivez la ligne, tout allait bien, les bourses étaient à leur summum, et puis paf c'est tombé, et ça stagne en bas, il n'y a pas de sortie de crise et c'est la mourritude éternelle.
Le scénario en V. Tout allait bien (dans beaucoup des paragraphes de la théorie, au début, tout allait bien), et puis alors les places financières tombèrent (passé simple, hein ? Suivez mon regard) et puis alors tout repart comme avant, à fond les ballons.
Le scénario en W : c'est haut, ça baisse, ça remonte, ça retombe, ça repart, ouf encore !
Le scénario en X, pendant qu'il y en a des qui se cassent la gueule, il y en a des autres qui surgissent de nulle part et qui raflent la mise. Au croisement des deux barres du X, c'est la guerre, et normalement c'est la Chine qui gagne -celle-là, c'est moi qui vient de l'inventer, je postule pour le prix Nobel d'économie, votez pour moi.
On trouve la théorie du O, on tourne en rond on se mord la queue, la formule en Q, à chaque passage, il faut planquer ses sous en Suisse, la formule en U, toute simple, qui ressemble à la V mais on rame un peu plus longtemps, mais on prend les mêmes et on recommence, les théories en Ϡ, en Ж, ou en ѭ, ou en ش, mais je m'égare, je m'égare !
La dernière en vogue c'est la théorie de la racine carrée, mais je ne la trouve pas sur mon clavier, cette salope. Mais vous aurez interprété de vous-même, je vois que ça rentre, bravo, ça veut dire que ça repart, mais pas trop !
A vous de jouer : suivez bien les formes des lettres, même un enfan
t en fin de petite section de maternelle comprend, et faisez une proposition économique en bon français, ça sera toujours ça de pris, et puis vous pourrez, vous aussi, briguer un prix d'économie et briller dans les cocktails ; il y a même un peu de pognon à la clé (ou clef, si vous écrivez en lettres cursives, c'est plus joli et ça vous donnera l'air intelligent, très utile avant de partir en vacances), ça s'appelle « plan de relance », ça serait dommage de laisser perdre tout ce bel argent (public).
Ha mais ! L'économie est une science quasi-mathématique, en beaucou
p plus facile : même un abruti peut y aller de sa suggestion, et c'est d'ailleurs bien ce qui se passe : je viens de vous le prouver. De toutes façons, après avoir privatisé les profits, on a nationalisé les pertes : ça veut dire que c'est nous qui paye toute cette merde ; comme dit à peu près la Bernache, allons danser sur les ruines de leurs palais et faisons des guirlandes avec leurs tripes – c'est la théorie du R, comme révolution.
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Jeudi 9 juillet 2009
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge
C'est bien pratique, ma foi, ces petits chiffres lumineux sur le réveil-matin : on peut voir l'heure défiler toute la nuit ; quand on est insomniaque, c'est rassurant, on sait où on en est...
Bouh hou hou houuuuu, que je suis malheureux !
Journée chargée en perpective... Beaucoup de bagnole... Réunion avec la direction... J'espère que je ne vais pas me tuer au volant !
Respire, Coco, respire : tranforme ta colère et ta frustration en énergie positive, sois combattif, pas agressif !
Arrête de m'appeler Coco ou je te pète ta tronche. C'est la dernière fois que je te le dis. Pigé ?

Le diable de Tasmanie ou sarcophile.
Il est caractérisé par sa fourrure noire, l'odeur forte qu'il dégage lorsqu'il est stressé, son hurlement fort et inquiétant et son tempérament agressif envers ses congénères quand il mange.
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Mercredi 17 juin 2009
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Toxic Avenge

Copé dit : si le conseil constitutionnel retoque la loi HADOPI, c'est pour punir encore plus sévèrement le contrevenant en le faisant passer devant des juges pour le punir.

Non.

Le conseil constitutionnel s'en bat les noix (car il ne comporte pas de femmes), ou si peu : Jacqueline de Guillenchmidt est la seule réprésentante du sexe), de la sévérité de la sanction : son job, c'est que la législation respecte la constitution ; or, la constitution est tout de même basée sur cette fameuse déclaration de droits de l'homme, je ne sais pas si le président de la république en a jamais entendu parler. Tout ça dit que la justice doit être rendue par des institutions judiciaires, pas par des bougres payés au rendement.

Et le travail du conseil constitutionnel, c'est de faire respecter la constitution, et non pas d'aggraver je ne sais quelle sanction. HADOPI est inconstitutionnelle telle quelle. Point. Moi, je m'en tape, je ne télécharge pas.

Copé avait écrit un bouquin, promis, demain j'arrête la langue de bois, ou quelque chose dans le genre. C'est comme la promesse d'un toxico d'arrêter la came : il y a des rechutes.

Le 7 -10 de France Inter, c'est très instructif. L'autre jour, c'était Bayrou. Il était mal, le man.

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Lundi 2 mars 2009
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Je m'ennuie, parfois. Je préfèrerais m'amuser à écrire, mais ma Muse est fâchée, je l'ai un peu malmenée. je lui ferai les yeux doux et j'attendrai patiemment qu'elle cesse de bouder.
L'ennui m'ennuie.
En plus, il n'y a rien à la télé.
De toutes façons, j'ai pas la télé.

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Mardi 21 octobre 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

 

"- Allô patron ? C'est moi, Mr Liver Side, ton actionnaire.

- Glups...

- Ça va pas du tout. On a beau avoir eu fait monter l'action en licenciant la moitié de tes ouvriers, tu ne dégages que 19 % de bénéfices, chenapan !

- Heu...

- On avait dit 20% ! Fainéant non-profitable ! Racailles franco-socialisante ! Et qui est-ce qui va me payer mes robinets en or, mon papier de cul en soie ? Allez hop, on ferme ton usine.

- Mais, heu  !

 - Ta gueule : c'est décidé. On envoie tes machines en Tunisie, là, au moins, les syndicats sont interdits, fini de s'emmerder avec des contestataires. Toi, tu auras ton parachute doré, comme ça tu la boucleras. T'es pas content ?

- Non, j'aurais préféré garder mon usine avec ses ouvriers, parce que tout ça marche bien. 19%, ça m'allait. Mais bon. Je peux prendre ma retraite, alors ?"

Les chefs d'entreprises traditionnels, nos braves vieux patrons exploiteurs, pensent qu'il va vraiment falloir pendre les fonds de pension avec leurs intestins, et faire sortir aux financiers leurs tripes par le trou de cul, rendre leurs usines aux entrepreneurs, avec des bénéfices suffisants à continuer l'activité, à investir dans la recherche, à donner des primes aux travailleurs ! Si on en est rendu à considérer que le capitalisme industriel - le capitalisme à la papa - comme un modèle social, c'est vraiment que la situation est devenue désespérée...

" -Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! Ouais ! Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! Ouais ! Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! Ouais ! Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! Ouais ! Tous ensemble, tous ensemble, ouais ! Ouais !"

François Ruffin (encore lui)  a expliqué que, comme les nazis, les vrais commanditaires de la violence économiques font exécuter leurs basses oeuvres par d'autres, mais que ces autres se rebellent et sont en train de notre côté de la barrière, dos à la falaise... Et de citer l'ironique sentence de Warren Buffet, l’homme désormais le plus riche du monde, qui a déclaré : "La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter" ; c'était une boutade.

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Mardi 30 septembre 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Mais non, ne vous inquiétez pas, ne paniquez pas, et enlevez donc cette bouée : les grandes banques françaises sont solides -écoutez Sarko ce soir il vous le dira, en roulant des épaules (plus il a de tics, plus il ment fort). La main invisible du marché va tout arranger...
Quand elle aura fini de se gratter les couilles en or !
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Mardi 23 septembre 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Planquez vos miches, rentrez vos gisquettes : je me fais une petite cure intensive
L'assassinat de Jesse James par le lâche Bob Ford d'Andrew Dominik
Les idiots de Lars Van Trier (glups)
Mysic River de Clint Eastwood
Deuxième Souffle de Jean-Pierre Melville

C'est mon programme de la nuit


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Lundi 28 juillet 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Geoffroy Yquaille
Si vous voulez y comprendre quelque chose, et si vous avez du temps, c'est ICI. Ceci est le dernier passage du roman auquel je travaille. C'est du provisoire, ça es perfectible, bien entendu. Je profite de l'occasion pour manifester ma solidarité avec ces dames, bien décidées à rabaisser son caquet à M. le curé.

Soudain, je me réveille en sursaut.

Je lance un oeil méfiant en direction de mon radio-réveil : un 12:34 est en train de ricaner à mon attention... Mon appartement est plongé dans une inquiétante lueur rougeâtre. N'avais-je pas éteint les lumières du labo-photo, hier soir ? La dernière fois que j'ai vu l'heure, il était 04:20. Mon réveil est un bon vieux réveil de fabrication est-allemande, pas toujours fiable, toujours prêt à tomber en panne à quelques minutes de la sirène, capable de se mettre à chanter au milieu de la nuit sans que personne ne lui ai rien demande ; je crois qu'il aurait voulu être un chanteur, comme celui-là qui a préféré devenir homme d'affaires, le fumier.

Bref.

Aux fils de d'araignée qui zèbrent le ciel de mon logement sèche une série de clichés en noir et blanc que j'ai développée hier soir, jusqu'à ce que les yeux me brûlent : à l'heure du numérique instantané, je préfère encore le grain poudreux des photos révélées au nitrate d'argent. Moi aussi j'ai un côté artiste... Ici, c'est le Belarus, comme pays. Le dernier pays européen encore aux mains d'un authentique Stalinien. Oui, le Belarus, tu sais bien, si ? Mais si, on l'appelle aussi « Biélorussie », ou encore « Russie Blanche »... Non ? Pff... Espèce d'inculte... Et c'est ça qui veut faire l'Europe... Non mais c'est vrai, t'avais jamais entendu parler de ce bled ? Capitale : Minsk. Ça y est, tu le remets ? Non ? Bon tant pis... Pour ta gouverne, le Belarus est coincé entre la Russie à l'est, la Pologne à l'ouest, l'Ukraine au sud et au nord, peut-être bien un pays Balte. Quoi, un pays blatte ? Allez, dégage de là, tu me gonfles, retourne t'asseoir devant TF1, tiens, ils te prennent bien pour ce que tu es, va... Va, va ! C'est l'heure du pastis ! Oust !

Je manque de m'étaler sur une bouteille de Vodka, merde, je sais pas ce qu'il foutent dedans, mais bien gelée au congélateur, hier soir, c'est descendu tout seul.

C'est mon journal qui m'a envoyé au vert dans ce pays où personne n'aura l'idée de me trouver.

« Allez écrire des poèmes et envoyez-les moi par courrier, on les publiera en pages culturelles, m'a dit le patron. Vos enquêtes sur les affaires du pouvoir vous ont mis en danger, la sécurité militaire vous a dans le pif. Un accident de la route est si vite arrivé... Faites-vous oublier, tenez, voilà des billets pour un coin tranquille, vous partez à midi. Prenez : vos nouveaux papiers. Désormais, vous vous appelez Sébastien Cliville...
- Llé, précisai-je.

- Llé, puisque vous y tenez tellement. Effacez vos traces avant de partir, vous ne prenez pas d'ordinateur, et donnez-moi vos téléphones... Allez !»

Voilà ce qu'il m'a dit, et puis il m'a fourré une enveloppe pleine de billets de 50 $ US dans la poche, un petit papier d'instructions manuscrites, et il m'a planté là.

En deux heures, j'ai dû faire le plein de Subutex, sauvegarder mes données sur deux DVD, formater mes disques durs, je n'ai pas oublié mon vieux Nikkon argentique, quelques péloches...

À 15:OO je me sifflai un brandy tiédasse à l'aéroport miteux de Yérévan... Là un contact moustachu m'a fourré dans le train pour Kiev, enfin, j'ai fini le trajet dans un autocar aux toilettes fermées, une chaleur à crever, les mouches vertes commençaient à butiner mon cadavre, pourtant la route était toute juste refaite, un vrai billard... J'étais mal, mal, mal, et mes intestins faisaient des noeuds, j'avais des courbatures comme après une étape du tour de France sans entraînement, et je suais, je suais, à chaque pause j'allais me vider aux chiottes dégueulasses de la station service, j'avais oublié mes seringues à Paris, alors je croquais mes petits comprimés, faute de mieux, ça atténuait un peu les symptômes du manque. Je maudissais ce connard de Goeffroy Yquaille et son héritage toxicomane... A la gare routière de Minsk, j'allais trouver une adresse et une clef à la consigne comme il était écrit dans les instructions, il fallait que je mange le papier, je sautai dans un taxi, et voilà.


J'ôte les pinces à linge patiemment, une par une, je range les photos dans une petite boîte à chaussures. Je verse mes révélateurs et fixateurs dans leurs récipients, que je case bien au noir dans un placard... Je tire les rideau et le soleil, enfin, entre à flots dans la pièce, c'est vrai, il fait grand jour sur la steppe... L'été est brûlant dans la grande plaine eurasiatique... Un gros chat blanc (toujours le même) se pointe à la fenêtre, je ne l'aime pas celui-là, il pisse partout, alors je lui lance une chaussure.

Je suis à Minsk depuis trois semaines. Mon appartement se trouve sous les toits, aux huitième étage d'un immeuble à l'ascenseur souvent en panne... J'ai une belle terrasse, une salle d'eau large comme un couloir, la porte ferme mal, une grande pièce traversée par deux poutres de soutènement, une mezzanine, un lit dessus. Une fois par semaine, une baba passe mettre un peu d'ordre dans mon bazar d'alcoolique (je me suis mis à la vodka, la meilleure du monde qu'ils disent -j'ai fini mon sevrage d'héroïnomane), elle remplace mon linge sale par du linge propre, j'ai bien essayé de lui palper son gros cul, j'aime ça, moi, les gros culs, son sourire caché dans la main et ses yeux panthère, j'étais un peu bourré, elle m'a plu, mais elle m'a retourné une belle gifle, et puis elle a essayé de m'arracher les yeux, je me suis enfui entre mes bras, elle m'a tapé dessus avec une bouteille vide, j'ai dit ok ok ok, pitié, j'ai imploré, elle a ri, j'ai osé un petit sourire contri, elle a fait tfou ! Et puis elle a continué son petit travail, je me suis mis à la télé, je ne comprends pas encore très bien le russe, c'est complètement débile, les paillettes pleuvent à chaque jingle, mais j'aime bien le look des présentatrices, avec leurs gros nibards...

Dans la journée, je me balade en ville, il n'y a plus de ces militaires AK47 en bandoulière comme j'ai connu le coin, je bois des coups au hasard des bistros, du vin français, car l'étiquette attire les rouquines en minjupe, je ne sais pas quoi faire de mes liasses, à la banque le mec était bien emmerdé, il n'avait pas assez de roubles biélorusses pour changer tous mes dollars américains, j'ai pris ce que je pouvais, heureusement il y a des fermetures Éclair à mon futale, et puis, je suis me suis payé un petit attaché-case, et d'établissement de change en maison de crédit, je l'ai rempli de biffetons. Personne ne m'a attaqué. Je mange des pizzas, ou un alors Macdo, là où la faim me prend ; c'est joli, Minsk, détruite et reconstruite à l'identique, repeinte toute fraîche toute pimpante toute colorée... Je prends des photos, de-ci, delà... Dans les bars et les pubs, des groupes jouent du rock slave, du reggae slave, de la salsa slave, congas et bandonéons, ça donne à la ville un air de Dysneyland pour grandes personnes qui vont tous les jours à la messe, il y a des églises partout... J'étais déjà venu, dans les années 80, c'était à la toute fin de l'époque soviétique, des bistros, il n'y en avait pas, aucun, nulle part, la dictature les interdisait, c'était triste, mais triste ! Et il y avait toujours un connard sourcilleux pour te faire la morale au moindre écart de conduit ; maintenant, les moralistes ont été relégués au ramassage des poubelles. Encore moins de petits cafés-concerts comme j'en trouve partout aujourd'hui... En France, dans le monde où j'ai atterri après cette fameuse nuit, la sarcoïde dictature écolo-hygiéniste a interdit tous ces lieux de perdition : au fond, perdu pour perdu, je me sens bien mieux ici.

J'attends qu'on me contacte.


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Vendredi 4 juillet 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Pheco cehz Dybnoay

is vuos pvueoz lrie ccei, vuos aevz asusi nu dôrle de cvreeau. Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt 55 porsnenes sur cnet en snot cpalabes.
> Je nen cyoaris pas mes yuex que je sios cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Le povuoir phoémanénl du crveeau huamin. Soeln une rcheerche fiat à lUnievristé de Cmabridge, il ny a pas diromtpance sur lodrre dnas luqeel les lerttes snot, la suele cohse imotprante est que la priremère et la derènire letrte du mot siot à la bnone palce. La raoisn est que le ceverau hmauin ne lit pas les mtos par letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt nest-ce pas? Et moi qui ai tujoours psneé que svaoir élpeer éatit ipomratnt! Si vuss poevuz le lrie, fitaes le svirue
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Mardi 1 juillet 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Ah oui, au fait : Nous-Deux ne m'a jamais publié. C'est vrai que j'ai un peu dérapé. Ca donne un texte un peu bâtard, hein ? Pourtant, j'en ai lu un, de Nous-Deux, pour bien bien m'imprégner du truc. J'aurais dû le lire deux fois, non ?
Peut-être...
Vous connaissez, Nous-Deux ?
Ha ha ha ha ha arrêtez vous me faites mal à l'appendicite, j'ai pas le droit de rire ! Vous avez déjà eu l'appendicite ? Ca fait mal, hein ? Dire qu'il y a encore des gens pour en crever... Mais bon, je ne suis pas ici pour faire de la politique, pas aujourd'hui en tous cas.
J'aime pas trop, Nous-Deux.
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Dimanche 29 juin 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger


Hmpf. Un peu de nostalgie, ce soir...
Voilà que je me tague tout seul. C'est la faute à Heureuse.
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Mercredi 28 mai 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
L'aventure moderne, c'est dans les townships qu'il faut la vivre... Les sensations fortes. Les shoot d'adrénaline. La peur, la fuite ! C'est là qu'on constate l'ampleur du problème des grandes villes africaines, la violence et la pauvreté des populations des faubourgs. Les mystères de Paris et le chourineur, c'est de la petite bière, si on compare. C'est assez décourageant, il faut dire.
J'ai passé quelques semaines dans les faubourg de Nairobi.

Si vous avez écouté les infos récemment, vous vous souvenez forcément des émeutes qui ont enflammé le Kenya, après la contestation des résultats à l'élection présidentielle. Donc, vous avez une image du genre d'endroits où j'ai été hébergé. J'étais chez une amie, volontaire d'une association de chantiers de bénévoles internationaux, KVDA, Kenyan volunteers for development association. La première fois que je suis allé chez elle, c'était au terme d'un très long voyage en Matatu depuis Kampala, Ouganda. Ca faisait un sacrément long voyage...
Le "paradis" Kenyan, n'est qu'un mirage. Autant je me suis senti tranquille en Ouganda, autant qu'au Kenya, la violence était telle que j'en suis encore choqué, aujourd'hui. Et il paraît qu'il est des villes bien plus dangereuses que Nairobi.
En Ouganda, j'avais passé mon temps à faire la bombe avec mon guide ravissant, juste elle et moi, nous papillonnions - pas facile à dire, ça "papillonnions"- la fête était partout, les gens étaient positifs, on sentait le bonheur de n'être plus sous la dictature de l'abominable Amin Dada, et même si la vie n'y était pas rose, le gouvernement  en découd régulièrement avec des groupes armés sectaires - lire à ce sujet Allah n'est pas obligé, d'Ahmadou Kourouma au sujet des enfants-soldats, bref : à Kampala, j'ai senti de l'espoir.
Rien de tout ça à Nairobi.

On a traversé les faubourgs dans un autobus bondé... Vous voyez le métro, les jours de grève. Vous voyez ? Eh bien là, c'étaitpire, on était obligé de sortir les passagers au démonte-pneu... Avec mon chapeau de paille de travers et mon gros sac sur le ventre, je me sentais vraiment vulnérable. Une petite vieille d'au moins 45 piges... M'a laissé sa place assise. Je lui en suis encore reconnaissant. Depuis la gare routière, ça nous avait pris deux heures pour arriver. C'était la nuit. J'avais du mal à respirer, à cause des gaz d'échappement.
Mon amie m'avait dit : bon, on va arriver. Concentre toi Clivillé, tu fais exactement comme moi. Ah oui, que je lui dis, on joue à jacadit ? Mais non imbécile : tu cours !
Bon, j'ai pas couru assez vite, j'ai vu briller une lame : un rudeboy aux yeux fous m'a pris mon chapeau en me gratifiant d'un aimable "-fuck you", genre, si tu bronches je te crève. Run run run, qu'elle me répétait. Là, j'ai compris, j'ai tourné le dos à ce garnement, et j'ai galopé derrière elle jusqu'à, sa petite maison en tôle, recouverte de barbelé.
Mon beau chapeau... Un cadeau, bon sang !
Je le savais pourtant : j'avais déjà été attaqué à Nairobi. Je suis très naïf : je crois que si je suis aimable avec les gens, ils seront empli de bienveillance à mon égard... N'importe quoi !
J'étais quand même plutôt content d'êté rester entier.
La vie ne tient qu'à un fil.
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Mardi 20 mai 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Je me souviens, au matin du 22 avril 2002. J'avais des envies de barricades, de drapeaux noirs... Le téléphone n'arrêtait pas de sonner : il fallait préparer la manif. Voilà, j'avais fait des slogans, pour préparer des panneaux. Peut-être que je passerai à la télé ?
Pas de bol : Nous étions des millions.
Ensuite... Chirac remporta l'élection. J'ai encore les boules.

J'ai retrouvé un fichier de ces slogans. Je vous les balance, à boire et à manger. Bruts de décoffrage.

 

Marie-Jeannne contre Jean-Marie

 

Après l’homme du passif
L’homme du pastis

 

L’affront Nazional

 

Front contre Front

 

L’insécurité c’est eux 

 

La France à la peine

 

Evidemment qu’il ne passera pas…Comme il était évident que Jospin serait présent au second tour

 

Prière de ne pas voter sur le bord de la cuvette

 

Veuillez laisser la France comme vous l’avez trouvée en entrant

 

Veuillez laisser la France comme vous souhaiteriez l’avoir trouvée en entrant

 

Au royaume des aveugles les Borgnes sont rois

 

A bas l’affront national

 

F comme J’ai soif

N comme Pinard

 

Les Français sont des veaux
d’extrême droite

 

2002 : année têtes de veaux

 

On criait déjà quand on était jeune

 

Ils coupent les mains des petits enfants

 

Non au gouvernement des nigauds

 

La 8ème compagnie + La 7ème colonne = La 6ème république

 

Mourrons pour des idées

D’accord, mais de mort lente…

 

Jean-marie, vous êtes le maillon faible : au revoir.

 

Dépénalise le fouf, Délepenise la France

 

Pour Le Pen pas l’état nazi, mais l’euthanasie


 

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Dimanche 4 mai 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

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Dimanche 4 mai 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

C'est vrai, je respire tout à coup plus fort. Je pense à elle...
Je l'ai rencontrée !
J'ai franchi la France, les genoux en coton. Je l'ai reconnue comme je posai le pied sur le quai de la gare : là-bas, elle rougissait sous l'horloge... Elle m'a claqué une bise, nous avons fait deux pas, et puis elle a chuchoté que ce n'était pas assez. Alors, nous nous sommes enlacés, et puis je lui ai susurré à l'oreille qu'elle sentait bon, je crois. Elle était douce, si chaude... Nous avons ri innocemment à notre rencontre, improbable et pourtant authentique, là, moi, elle, ses yeux dans les miens : soudain, nous sommes entrés dans une sublime parenthèse.

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Samedi 3 mai 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Au moment où je bascule dans la nuit, des fantômes mal assassinés choisissent de se rappeler à mon souvenir... Ils me châtient, ils me zèbrent de leur lanières culpabilisantes : « - Tu aurais dû... Tu aurais dû ! », hululent-ils à mes oreilles, « - Il faut parler... Il faut parler ! » Ils tirent sur le fils de mes balafres. En sueur, je me débats, ils tentent alors de m'étouffer dans leurs suaires. Ces spectres me tourmentent jusqu'à ce que mon corps rende finalement grâce, emporté par ses propres limites... Seul dans mon lit, je souffre le martyr ; alors que des millions de gens meurent de faim dans le monde. Quel luxe.

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Vendredi 25 avril 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Avril voit bourgeonner les ceps et s’épanouir les lilas bleus…

Quand les ruisseaux gonflent sous l’ondée, les oliviers corrigent la couleur de leurs feuillages battus. Les fleurettes bariolées se recroquevillent... Les bourgognes s’extirpent de leurs coquilles en quête d’un exploit. La terre qui boit, boit, se soûle du divin liquide présage de la sécheresse estivale. L’eau des nuées flagelle aussi les peupliers, tandis que siffle le rossignol, toujours amoureux, malgré les vents de l’ouest. Des alésiennes des trois âges, inquiètes, scrutent aux carreaux les obscurs cumulo-nimbus, elles accumulent les textiles pour se colleter la bourrasque. Espiègle, je les observe s’effrayer de l’averse, les ciels océaniques ne me sont pas exceptionnels : de Normandie, j’ai non seulement le goût des aventures lointaines, et l’habitude de boire le calva dans le crâne de mes ennemis tués au combat, mais aussi la pluie ne me dérange pas tant. Surtout quand s’exhalent les senteurs cévenoles, pins, thyms et romarins…

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Mardi 22 avril 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Ce n'est pas que je n'ai pas d'inspiration, mais je ne sais pas quoi écrire.
Ah si.
J'ai un gimmick.
Un putain de gimmick.
"LASER
Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation."
Lalala.
N'importe quoi.
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Lundi 3 mars 2008
- Publié dans : PAS VU A LA TELE - Par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Rincé, rincé, rincé...
Vous savez ce que c'est que l'épuisement ?
Vous savez ?
S'endormir au volant, malgré la musique à fond, malgré les vitres baissées et l'air froid du ventilo poussé à bloc ? 
Pauvre de moi... DSC05300-copie-1.JPG Bienvenue en Sarkosie, travaillez plus pour financer le paquet fiscal !

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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICURE epicure-copie-1.jpg Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

Little things

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  • : Sébastien Clivillé-Hagaär Dünor-Toxic Avenger
  • huggyhome
  • : Normandie poèmes CAC 40 chattes grippe porcine
  • : En quelques mots, me décrire ? Non mais tu rigoles, ou bien quoi ? Y'a qu'à fouiner dans le blog, non mais, je vais pas te mâcher tout le boulot, feignasse !

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