Hagne don'
Huggy Home saute sur le blog
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
C'est vrai, je respire tout à coup plus fort. Je pense à elle...
Je l'ai rencontrée !
J'ai franchi la France, les genoux en coton. Je l'ai reconnue comme je posai le pied sur le quai de la gare : là-bas, elle rougissait sous l'horloge... Elle m'a claqué une bise, nous avons fait
deux pas, et puis elle a chuchoté que ce n'était pas assez. Alors, nous nous sommes enlacés, et puis je lui ai susurré à l'oreille qu'elle sentait bon, je crois. Elle était douce, si chaude...
Nous avons ri innocemment à notre rencontre, improbable et pourtant authentique, là, moi, elle, ses yeux dans les miens : soudain, nous sommes entrés dans une sublime parenthèse.
Au moment où je bascule dans la nuit, des fantômes mal assassinés choisissent de se rappeler à mon souvenir... Ils me châtient, ils me zèbrent de leur lanières culpabilisantes : « - Tu aurais dû... Tu aurais dû ! », hululent-ils à mes oreilles, « - Il faut parler... Il faut parler ! » Ils tirent sur le fils de mes balafres. En sueur, je me débats, ils tentent alors de m'étouffer dans leurs suaires. Ces spectres me tourmentent jusqu'à ce que mon corps rende finalement grâce, emporté par ses propres limites... Seul dans mon lit, je souffre le martyr ; alors que des millions de gens meurent de faim dans le monde. Quel luxe.
Avril voit bourgeonner les ceps et s’épanouir les lilas bleus…
Quand les ruisseaux gonflent sous l’ondée, les oliviers corrigent la couleur de leurs feuillages battus. Les fleurettes bariolées se recroquevillent... Les bourgognes s’extirpent de leurs coquilles en quête d’un exploit. La terre qui boit, boit, se soûle du divin liquide présage de la sécheresse estivale. L’eau des nuées flagelle aussi les peupliers, tandis que siffle le rossignol, toujours amoureux, malgré les vents de l’ouest. Des alésiennes des trois âges, inquiètes, scrutent aux carreaux les obscurs cumulo-nimbus, elles accumulent les textiles pour se colleter la bourrasque. Espiègle, je les observe s’effrayer de l’averse, les ciels océaniques ne me sont pas exceptionnels : de Normandie, j’ai non seulement le goût des aventures lointaines, et l’habitude de boire le calva dans le crâne de mes ennemis tués au combat, mais aussi la pluie ne me dérange pas tant. Surtout quand s’exhalent les senteurs cévenoles, pins, thyms et romarins…
Rincé, rincé, rincé...
Vous savez ce que c'est que l'épuisement ?
Vous savez ?
S'endormir au volant, malgré la musique à fond, malgré les vitres baissées et l'air froid du ventilo poussé à bloc ?
Pauvre de moi...Bienvenue en Sarkosie, travaillez plus pour financer le paquet fiscal !
D'après Nevrosia,
il ya comme un concours, un tag ? Il faut trois photos d'intérieur.
Mon chat voudrait bien rentrer.
Combien votre bétoneuse ?
Oui, bon, je ferai ça se soir.
Winnie l'Ourson ! Je ne vous ai pas interrompu ! Ne m'interrompez pas ! Taisez-vous, quand je parle ! Taisez vous ! Respectez mon temps de parole, vous avez assez parlé ! Ne m'engluez pas dans vos propos mielleux ! Vous êtes un con !
Tiens, c'est décidé : désormais, je vais me lancer dans un créneau porteur, et vous mettre de la publicité partout, il faut bien que je gagne un peu de pognon, merde.
Je vais faire un blog féminin : des bons plans sorties, des astuces maison, des conseils beauté, des fiches cuisine, des dossiers astro, et bien sûr le courrier du coeur.
Aïe ! Non ! Pas sur la tête !
Les yeux me brûlent. Mon crayon va bientôt perdre sa bonne mine. Je suis si fatigué... Je n'ai même pas la force d'envisager de redescendre chercher un taille-crayon. Même un petit... Je gomme avec le doigt, et puis je rature, j'étale, je fais des ombres. J'ai du mal à tourner la tête : les dents de mes rouages couinent par manque d'huile. A la télé, une peuplade hottentote frotte entre eux deux morceaux de bambous pour faire jaillir la flamme. Moi, j'ai beau frotter, frotter, frotter... Rien ne sort. Moi, je pense à elle : demain, elle arrive !
Héhé : ma tendre amie m'a fait un cadeau ; un paquet de cadeaux. Pour la faim, pour la soif.
D'abord, un recueil de poèmes d'Abdelatif Laâbi, Mon cher double, dont voici un extrait :
Mon double
une vieille connaissance
que je fréquente averc modération
C'est un sans-gêne
qui joue de ma timidité
et sait mettre à profit
mes distractions
Il est l'ombre
Qui me suit ou me précède
en singeant ma démarche
Il s'immisce jusque dans mes rêves
et parle couramment
la langue des mes démons
malgré notre grande timidité
il me reste étranger
je ne le hais ni ne l'aime
car après tout
il est mon double
la preuve par défaut
de mon existence
Collection CLEPSYDRE aux éditions de la Diiférence

http://www.laabi.net/ son site officiel
S'il vous plaît mes amis, chers camarades, mesdames-messieurs, Laâbi, prononcez-le bien. C'est pas difficile, c'est écrit, le â n'est pas là pour épater la galerie ; cette poésie est bonne,
très bonne. Je ne peux pas dire mieux, de toutes façons je ne sais pas faire les critiques, mais si je savais, en vérité, en vérité je vous le dis, ce serait une bonne critique.
Tiens, j'avais pas vu : une spéciale dédicace d'elle pour moi.
C'était la première fois que je lisais de la poésie libre, un recueil entier rien que pour moi. J'aime. Je m'y retrouve, je comprends, cela me touche... De la poésie, si vous avez remarqué,
j'essaie d'en écrire aussi. Elle me permet d'exprimer l'indicible... en quelques mots.
Mon amoureuse me soigne bien, pas vrai ? Mmmm. C'est bon. Ça me fait chaud, ici, dedans, ha, c'est bon ! Elle m'a aussi offert les carnets de Lapérouze, explorateur dont on trouve la statue de
bronze sur une des place d'Albi ; c'est de là qu'il venait. "A t'on des nouvelles de M. de Lapérouze?" demandait le roi à la veille de monter sur l'échaffaud, et non, on n'en eut plus jamais
vent : ses vaisseaux avaient disparus ; trente ans plus tard, on découvrit qu'ils s'étaient abîmés sur les coraux de Vanikoro, Pacifique, troisième à gauche après l'Australie. Ses carnets
ont été sauvés du naufrage par un des aventuriers débarqué en Sibérie Orientale et rapportés à Paris au prix d'un extraordinaire voyage ; j'avais parlé de ces carnets dans une de nos
conversation, et voilà : cadeau ! Attentive, encore !
Et puis et puis, elle m'a donné deux petits cahiers à l'aspect ancien, et ces carnets ont aussitôt commencé à vivre, ils me suivent partout, et j'y écris, souvent, et longtemps. ils sont de ce
papier idéal pour le dessin et l'écriture au crayon en papier.
Qu'il existe, sur cette terre immonde, une personne, quelqu'un qui croit en moi, on ne peut pas imaginer combien celà m'intimide, mais aussi -et surtout- comme ça me porte. Elle vit au
sud, et j'aime quand le soleil entre à gros bouillon par ses fenêtres, quand les petites poussières dansent dans ses traits de lumière... Là-haut, ici bas, en Normandie, on ne peut déjà plus
sortir sans pull.
C'est curieux, que de tomber amoureux à 36 ans.
Non.
Rien n'à voir avec l'âge : je me sens tout juste pubère... Je compte les étoiles, je joue à l'infini, je sautille au long des rues, je slalomme entre les chewing-gums des trottoirs. Je
ris, et je la dévore -pour commencer- des yeux à m'en user la vue... C'est irresponable !
Ma que, irresponsable ?
J'ai trente-six ans, en vrai ! C'est demain, mon anniversaire... Je passe la passion au tamis de mon expérience de presque quadragénaire, quel vilain mot, et, à nos âges cannoniques,
donc, on connaît le vol libre, la technique, on ose aller très loin, très lion, sans tabou ni retenue, on se passionne avec raison, en essayant de ne pas brûler les ailes de Cupidon, la sale
bête.
Might and Magics.
Excusez-moi, mais comme on parle d'artistes... François Boussuge me troue le cou, encore une fois. Allez-y, sa dernière oeuvre en ligne est fantastique.. Heu, je ne sais pas parler d'art, mais je sais quand ça me plaît ! Bises, bonnes journées !
Il est blanc, je suis noir
La différence ne se voit que dans les yeux des bâtards
Trop tard Différence ethnique, alliance de cultures
Voilà les raisons de notre progression, c'est sûr
J'ai l'esprit clairvoyant et les yeux bien ouverts
Car j'inspire, j'espère Mec, à faire taire
Dans l'instant tous les soi-disant "prophètes,
Les propagateurs, adulateurs d'une race parfaite"
C'est clair et net, la démonstration est faite
Dix pour cent pour Le Pen aux élections, c'est une défaite
En fait, prends ça dans ta face, quelle que soit ta race,
Noir et blanc, blanc et jaune, jaune et rouge, rouge ou beur
Je m'adresse à la jeunesse qui se dresse, sans cesse
Sans peur ni crainte, face aux dictateurs
Dont l'empreinte reste une offense, pour ce monde qui avance.
Refrain (x2)
Je suis blanc, il est noir, c'est une leçon pour l'histoire.
Blanc et noir, l'histoire est à revoir.
OK Shen, je reprends pour faire monter la transe
J'augmente le volume, et là tu sens gonfler ma plume
Mon cerveau fume, j'ouvre les yeux
Les faussaires sont partout
Oui, ces individus qui crachent seulement sur Le Pen
Et entretiennent le même style de haine
Du genre complètement manipulé
Par des pseudos suppôts de prophètes
Le décalage est certain mais, maltraitant le bâtard
Qui se dit blanc, qui se dit beur, qui se dit noir,
NTM est l'impact sans aucun sens du tact
se déjouant de toute attaque
Des ennemis de la liberté Fils de pute qui réfutent et se butent
Dans les préjugés dépassés Pump it up, Pump it up...
Ankylosés par les années
Quant à nos pairs endoctrinés par leurs aînés
Sont déjà prêts à assurer la relève
Donc une seconde d'attention
Car, préalablement, toujours sans faux-semblants,
La société multiraciale va de l'avant
Je suis renvoi, c'est un blavant
Et pourtant dans nos veines coule le même sang.
Refrain (x2)
Farakhan ou Le Pen Même combat pour la haine
Je dis stop, c'en est trop go !
Attention danger, ne laisse pas véhiculer
Dans ton esprit, leurs idées leurs paroles, leurs volontés,
Leurs notions d'attardés fanatiques ou disciples,
ta raison n'a pas de sens
Je suis blanc, il est noir alors prends ça comme une offense
Car en France, le problème n'a pas lieu d'exister
Les États-Unis ne sont pas toujours bons à copier
Multiraciale est notre société alors bougeons ensemble, et créons l'unité
Car depuis longtemps, trop longtemps, oui depuis trop longtemps
Depuis que le monde est monde, la couleur est une frontière
Une barrière, c'est clair, je déclare le guerre
A la terre entière, d'un revers autoritaire
Je balaie, je combats puis, l'un après l'autre,
J'abats le Front National, les skins, l'apartheid, le ghetto.
Refrain (x2)
Parallèlement, je te démontre que, quelle que soit ta couleur,
quelle que soit ta nature aucune race n'est supérieure,
car il n'y a pas de couleur
Pour être cartonneur asphyxiant le préjugé
car toute connerie a ses limites
L'indulgence, je m'en dispense toutes ces conneries dérisoires
Comment peux-tu y croire ?
De quel droit peux-tu penser que cette chose dans laquelle
Tu te terres nous diffère Car sans comprendre, sans apprendre
Tu t'enfonces et je n'ai même pas pitié de toi
Car, à l'heure où je te parle,
Prends-tu seulement conscience de mes mots ?
"Supreme NTM - Blanc et noir"


Paroles et Musique: Renaud Séchan 1976 "Laisse Béton"
© Allo Music
J'étais tranquille j'étais peinard
Accoudé au flipper
Le type est entré dans le bar
A commandé un jambon beurre
Et y s'est approché de moi
Et y m'a regardé comme ça:
"T'as des bottes
Mon pote
Elles me bottent
J'parie qu'c'est des santiags
Viens faire un tour dans l'terrain vague
J'vais t'apprendre un jeu rigolo
A grands coups de chaîne de vélo
J'te fais tes bottes à la baston"
Moi j'lui dis: "laisse béton"
Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une torgnole
Y m'a filé une châtaigne
J'lui ai filé mes groles
J'étais tranquille j'étais pénard
Accoudé au comptoir
Le type est entré dans le bar
A commandé un café noir
Pis y m'a tapé sur l'épaule
Puis y m'a r'gardé d'un air drôle:
"T'as un blouson
Mecton
L'est pas bidon
Moi j'me les gèle sur mon scooter
Avec ça j's'rai un vrai rocker
Viens faire un tour dans la ruelle
J'te montrerai mon Opinel
J'te chourav'rai ton blouson"
Moi j'lui dis: "Laisse béton"
Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé un marron
Y m'a filé une châtaigne
J'ui ai filé mon blouson
J'étais tranquille j'étais pénard
Je réparais ma mobylette
Le type a surgi sur l'boul'vard
Sur sa grosse moto super chouette
S'est arrêté l'long du trottoir
Et m'a regardé d'un air bête:
"T'as l'même blue jean
Que James Dean
T'arrêtes ta frime
J'parie qu'c'est un vrai Lévis Strauss
Il est carrément pas craignos
Viens faire un tour derrière l'église
Histoire que je te dévalise
A grands coups de ceinturon"
Moi j'lui dis:"Laisse béton"
Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une mandale
Y m'a filé une châtaigne
J'lui ai filé mon futal
La morale de cette pauvre histoire
C'est qu'quand t'es tranquille et peinard
Faut pas trop traîner dans les bars
A moins d'être fringuer en costard
Quand à la fin d'une chanson
Tu t'retrouves à poil sans tes bottes
Faut avoir d'l'imagination
Pour trouver une chute rigolote.



Photos : Cyril Berthault Jacquier
Salut les copains
(…)
(…)
(…)
Entendez-vous le calme qui s’est abattu sur nos ondes ? C’est la pause officielle… Minutons des silences, profitons du chant des oiseaux, du frémissement des arbres qui se balancent dans le vent… Ça fait des semaines et des mois qu’ils nous cassent les oreilles avec leurs ramages politicards -et même des années pour le petit Nicolas, alors, rien que 24 heures, ça fait du bien, pas vrai ?
Bon. Je ne suis pas venu pour ça.
Vous connaissez le site collectif huggyhome ? On y retrouve des peintres, des écrivains et des passionnés de tous poils. J’y publie un feuilleton qui s’appelle « les Mondes Parallèles », et aujourd’hui paraît le sixième épisode. Je vous conseille d’en profiter, parce que si l’ambitieux maire de Neuilly arrive au pouvoir, je ne suis pas certain que ce texte sera encore longtemps autorisé à la publication.
Je vous livre un petit extrait :
« - Je ne suis pas Geffroy Yquaille, je me tue à te le répéter : je suis de Normandie, mes « r », je les étrangle.
- Oui, je sais, vous êtes Sébastien Clibidule, et vous venez d’un mode parallèle, c’est ça ?
- Tout à fait !
- C’est entendu. Mais depuis quand exactement ?
Je lui racontais l’histoire avec force détails, ma vraie vie près d’Elbeuf, mes petits gosses, ma chère épouse, des personnes dépendantes dont je m’occupais, des parties de ping-pong et de mon jardin potager, je lui donnai des dates, des noms de présidents de la République, de mon hobby de scribouilleur, de son alter ego dans le vrai monde et de mon amitié avec le vrai Damien qui haussa le sourcil à l’évocation de cette histoire. Bref, je dégoisais sans respirer jusqu’au moment où je m’étais réveillé au pied de mon lit après mon saut quantique ou mon envoûtement, je ne savais pas exactement mais j’avais mes théories.
- Très bien : ainsi, Geoffroy Yquaille serait votre nom de plume, arrêtez-moi si je n’ai pas bien compris, et Sébastien Clivi… lier ?
- « Yé », comme oreiller, c’est ça, mon vrai nom.
- Mon petit Geo… Ah ! je ne sais plus comment est-ce que je dois vous appeler, mon vieux !
- Si tu pouvais seulement éviter le « mon vieux », j’aime pas trop. Et si tu pouvais me tutoyer…
- C’est très compliqué votre histoire. Comprenez que j’ai plutôt l’impression que vous avez brûlé un fusible et que vous êtes devenu complètement cintré. D’un autre côté, vous êtes tellement convaincant, avec tous vos détails… Ça ne ressemble pas à de la simulation, vous n’êtes pas délirant… Ce que vous relatez semble si authentique ! Damien ?
- Oui Monsieur ?
- Qu’en dites-vous ?
- J’en dis que je n’ai jamais été l’ami de M. Yquaille, mais j’admets que je ne le reconnais plus très bien… J’en dis que je ne sais pas trop quoi en dire. »
PS : Si vous avez des textes littéraires un peu trop longs pour votre blog, contactez-nous, on les publiera en ligne.
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
Allegro, ergo sum ;
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