Little things

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

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Mercredi 23 avril 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Viens avec nous, petit frère... Ne crains rien, nous sommes gentils, nous ne te ferons rien : nous sommes courageux.

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Mercredi 26 mars 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Une plume de perroquet
Un brin de ciboulette
Une fleur porte-bonheur
Une canette de soda
De la crème solaire
Un cristal de roche
Bien mélanger avec une cuillère en or
Faire chauffer jusqu'à ce que ça sonne

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Vendredi 21 mars 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien y Joan Clivillé

grand-p-re-l-arbre009.jpg

 

Elles montèrent au rez-de-forêt ; alors quelques étoiles convièrent un nuage, et la lune cligna son croissant, les genoux entreprirent de jouer des castagnettes ; le gnou se réchauffa parmi les hiboux, les cailloux jouèrent des maracas, les joujoux trompetèrent avec les paons, les poux, les canettes, les choux, et toutes les autres bêtes des bois caquetèrent légèrement jusqu’à ce que la nuit n’envoyât tout le monde se coucher. Sauf Grand-Père l’Arbre, qui s’était déjà assoupi depuis longtemps...

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Jeudi 20 mars 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien y Joan Clivillé

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La souris verte partit négocier. On ne la revit jamais ; sans doute trempa t’elle dans l’huile. Ensuite, on envoya deux mésanges charbonnières apporter des cerises ; deux chacune. Les voisins acceptèrent le cadeau, bien que ce fussent deux taupes qui avaient mal entendu l’invitation.

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Mercredi 19 mars 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien y Joan Clivillé

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Les voisins, dérangés, cognèrent au plafond avec un balai russe, puis, voyant que la fête continuait, appelèrent le garde-champêtre, les policiers, les douaniers, les gendarmes, et un avion à réaction.
Arrivés sur place, les forces de l’ordre furent impressionnées par Grand-Père l’Arbre, châtaignier plus ancien que les toutes les pyramides. Ils présentèrent donc leurs excuses, et demandèrent gentiment une légère retenue au niveau des préjudices acoustiques, parce que les voisins s’étaient plaints, halala, les voisins…

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Mardi 18 mars 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien y Joan Clivillé

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Les cannettes s‘égayèrent sur leurs palmes pour une ronde emplumée autour de l’auguste ancêtre. Les hiboux réveillèrent la forêt en chantant « Debout, hou ! Debout, hou ! ». Toute la nuit commença à fredonner… Non seulement les hiboux, mais aussi les cailloux, les joujoux, les poux, les choux, les genoux et même un gnou, bien prononcé, frigorifié.

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Lundi 17 mars 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien y Joan Clivillé

grand-p-re-l-arbre-1004.jpg


Tous les amis s’étaient rassemblés pour célébrer l’anniversaire de Grand-Père l’Arbre, un châtaignier plusieurs fois millénaire qui pouvait encore agiter ses vieilles branches dépouillées aux rythmes des cri-cri, cui-cui, et autres grat-grat des petites bestioles.

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Mercredi 28 novembre 2007
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hm... Il est tôt, encore, huit heures du matin... Debout depuis six heures... L'horizon ensanglanté annonce une bien funeste journée. Non, je dis cela seulement parce que je suis en colère, grr, pff : j'ai très mal dormi, ces derniers temps ; réveillé, hier matin d'une part, par mon voisin qui joue de la tronçonneuse à dix heures du mat (on se demande un peu !), et cette nuit par des rêves inconfortables et la gamberge qui en résulte. J'aurais dû prendre un cacheton qui m'aurait aidé à glisser dans les bras de qui vous savez*, mais bon. Lire ? Non : ça m'empêche de dormir, on peut pas faire deux choses à la fois. La sophrologie ? Je sais pas ousque j'ai perdu la cassette. L'alcool ? Il me donne la nausée.
Oui, le travailleur de nuit a des problèmes de gestion de sommeil. J'ai appris, pourtant, mais cette fois j'ai tété dépassé. 
C'est beau, néanmoins, le spectacle de la nature qui s'éveille : mon grand (cinq ans aux nèfles) me demandait l'autre jour, en attendant le car scolaire, parce qu'ici, on est à la campagne :

couleurduciel2ed8-copie-1.jpgMerci Mrcafe pour la photo

"- Pourquoi est-ce que le ciel, il est rouge, le matin ?
-  Ha. Hm... Qu'est-ce que tu préfères connaître ? La cause magique, ou la vraie cause ?
- La cause magique.
- Alors : on dit que, si, à l'aube, qu'on appelle aussi l'aurore (...)
- Je connais une fille qui s'appelle Aurore, à mon école !
- Une fille de ta classe ?
- Non, elle a changé d'école.
- C'est un très joli prénom, en tout cas. "Petit matin"...
- C'est comme un nom d'Indienne ?
- Oui. Bref, si le ciel est rouge, c'est parce qu'il y a la guerre quelque part : c'est les sang des innocents qui colore les nuages.
- Mais le ciel est rouge tous les matins ! 
- C'est qu'il y a toujours la guerre, quelque part...
- Et qui c'est qui gagne ?
- C'est pas nous, en tous cas."

Mouais. Je me demande si c'est le genre de conneries à raconter à un gamin de quatre ans et demi. Mais je suis partisan de dire la vérité aux enfants.

"- Et pourquoi il est rouge, en vrai ?"

C'est vrai qu'il y a une vraie raison. Et de partir dans les explications de la composition de la lumière blanche, petit exemple de l'arc en ciel, la loupe, la diffraction, bref, il n'y a que le rouge qui passe selon l'inclinaison de la terre. C'est scientifique. Je me suis un peu embrouillé, parce que la science ne laisse que peu de place à la poésie dans sa démonstration.

*De Morphée, vous pensiez à qui ? Seulement, je n'aime pas les expressions toutes faites. Confucius disait  : "- Méfie toi des expressions toutes faites. Confucius, ou Steinbeck ? Je sais plus.


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Lundi 12 novembre 2007
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

"- A quel âge est-on vieux ?
- Ce sera comment ?
- Ça sera quand ?
- Serons-nous vieux
Quand tu seras mort ?
- Quand nous serons morts,
Toi, 
Tu seras vieux ?
- A quel âge on est vieux ?
- A quel âge on est mort ?
- Et c'est comment ?
- Et c'est quand,
Qu'on est mort ?
-  Et qu'est-ce que tu feras, 
Quand tu seras mort ?"

"- Hm.  Mes chers fistons...
J'écris pour vous. 
Pour vous alors
Je ne serai jamais mort."

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Mardi 4 septembre 2007
publié dans : PETIOTS par Seb
 BIGUES AUTHENTIQUESBIGUES.GIF
"- C'est quoi, ça ?
- Un é'éphant ! Bouuuuuuuu !
- Bien. Et ça  ?
- Un persan !  Sssssssss !
- Un serpent ! Oui ! Super ! Et ça ?
- Un bigüe !
- Un quoi ?
- Un bigü-heu !
- Hé hé... Non : c'est un flamand rose. Bon... Et... Ça ?
- Un bigüe !
- Non, pas un bigü (...)
- Un flamand rose !"

Deux ans !

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Jeudi 23 août 2007
publié dans : PETIOTS par Seb

Infos sur la vipère aspic
vipere.jpg


- Papa ?
- Hm ?
- Est-ce que tu voudrais avoir une vipère, chez toi ?
- Ah non ! Ca me ferait trop peur !
- Mais tu peux la mettre dans une boîte à flou !
- ?
- Oui, pour ne la  voir seulement qu'un peu à travers, ça te ferait moins peur. Moi, je préfère avoir des serpents plutôt que chats. Ils mangeraient des souris aussi.
- Hm...

 

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Mercredi 22 août 2007
publié dans : PETIOTS par Seb
brassens.jpg

"Alors, Tortillon, qu'est-ce que je te chante, comme berceuse ?
- QUE  !  QUE !
- Bien. Hum, hum !
Au village sans prétention
J'ai mauvaise réputation....
Laninnininininininininin
Mais les braves gens n'aiment pas que
- QUE !
- L'on suive une autre route qu'eux
- QU'EUX !
- Je ne fais pourtant de tort à personne (...)
Allez. Bonne nuit mon bébé !
- Bonne nuit Papa !"


Deux ans demain !

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Dimanche 19 août 2007
publié dans : PETIOTS par Seb

 

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Australopithecus Aquaticus

En vacances, et je me promène, je baguenaude, me voilà t'il pas en train de solliloquer ? Maximes de labour et des aphorismes de comptoir, j'aimerais en faire profiter. Seulement, une fois passées, ces belles pensées retournent au néant, et pchit ! Sans filet à papillons ni carnet à souche, perdues pour l'humanité, qu'elles sont. Quel gâchis... Ah ! Si j'avais pu les noter toutes ! Je serais déjà passé à la postérité, tout simplement ; j'aurais plein de pognon. Bon, c'est décidé : j'écris !
On peut avoir beaucoup de surface, mais aucune profondeur. Mon fils m'a dit que j'en avais beaucoup ; il entendait par là que je savais nager jusqu'au fond de la rivière : à chaque fois qu'il aperçoit une pépite d'or ou une pierre précieuse depuis la lucarne transparente de son bateau, c'est moi qui s'y colle pour aller récolter le trésor. Il ne sait pas nager , mais il n'a que quatre ans (et demi), aussi lui pardonné-je cette petite imperfection. En revanche, c'est un grand contemplateur.
Ensuite, il n'a plus qu'à construire un coffre en galets, y cacher ses valeurs, le repérer sur une carte. Demain, il sera pirate.

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Vendredi 16 mars 2007
publié dans : PETIOTS par Seb
photo www.famili.fr
C’est rare, les hommes qui choisissent de prendre le congé parental, vous savez, celui payé par la CAF pour élever ses enfants jusqu’à leur entrée à l’école maternelle.
Bien. Je suis un de ces hommes-là ; je suis même le seul que je connaisse. Il y a d’autres hommes qui élèvent leurs enfants : les chômeurs. D’ailleurs, pour mon premier garçon, j’étais dans ce cas particulier. J’avais toujours mon bébé avec moi, et pour chercher du travail, ce n’est pas évident. Je ne vais pas me plaindre, parce que c’est aussi le lot de millions de travailleuses précaires de ce pays et d’ailleurs - tiens, Arlette se réincarne déjà ! mais elle n’est pas encore morte, si ? Non non : elle a même obtenu ses cinq-cents signatures, bravo Arlette, du coup je digresse et je ne sais plus oùsque j’en suis, moi… Ah oui - je voulais mettre un point. Point, donc.
On ne peut pas chercher du boulot quarante heures par semaine… On pourrait, mais c’est trop décourageant, de s’entendre dire "- Non !" à longueur de temps. Et de toutes façons, on travaille toujours un petit peu, un petit CDD par-ci, quelques heures au noir, une semaine d’intérim par-là… J’avais pas mal de temps libre, une grande maison à la campagne (que j’avais déjà avant, je précise pour les râleurs-téléspectateurs de TF1 qui allaient derechef protester du fait que les chômeurs sont des coucous, allez-y donc, au chômage, pour voir), beaucoup de copains et une table de ping-pong, qui est un instrument indispensable à une vie sociale riche, non ? Autour d’une table de ping-pong, il n’y a plus de Rmistes, ni de chômeurs, ni de salariés, ni de patrons, ni de fonctionnaires, il n’y a plus que de grand(e)s couillon(ne)s qui se déchirent à placer leurs smashes et leurs amortis.
Non, je ne me plains pas, et même, j’ai trouvé cette période de ma vie assez excellente, mais il faut dire que ce bébé-là était un bébé exprès fait pour moi, amateur de longues siestes, content d’être là. J’emmenais mon fils partout, tous les jours c’étaient de grandes balades -en brouette dès qu’il a su tenir assis, et nos grands plaisirs étaient de donner du pain aux canards, de gloutonner des mûres et de lancer des cailloux dans l’eau du fleuve. La Seine encore sauvage, vous connaissez, avec les perches dans les racines des aulnes, les grèbes en plogée, les hérons à l'affût… Pour moi, m’occuper du bébé, c’était vraiment du bon temps, même si c’est souvent bien difficile de saisir ses exigences et ses aspirations. Prêter attention à chaque étape du développement, du premier sourire jusqu’au premier caprice, comment réagir, que faire ?
J’étais comme les autres femmes, si j’ose dire, attentif à l’expérience des anciennes, observateur du comportement des autres enfants et de leurs parents, prenant ceci, rejetant cela… Et puis ma petite femme, qui travaillait loin, la pauvre, avait le chic pour trouver de bonnes solutions aux problèmes communs de la petite enfance dans certains bouquins de psychologie spécialisés, Laurence Pernoult ou le bon docteur Brazelton. Non, pas Dolto, parce que je crois que son fils Carlos (le saltimbanque) est un homme… en gros manque. Quand on donne dans cette profession, il faut savoir donner le bon exemple, n'est-ce pas ? C’est peut-être un a priori, étant donné que je n’ai jamais ouvert un bouquin de Dolto.
Peu de télé, pas de pub. Assis à table, tu manges ce que tu veux mais tu n’auras rien d’autre. C’est moi qui commande. Tu peux faire le plus possible tout seul, mais laisse moi t’aider. Le soir, une petite histoire, mais nous nous en allons avant que tu ne t’endormes. Je t'apprnds l'absurde et les calembours, le foot et les noms des oiseaux.
Ça s’apprend, ça ne vient pas tout seul, et c’est toujours perfectible, le boulot de parent. Des fois, je ne sais plus quoi faire et je gueule comme un veau, mais avec l’expérience, c’est devenu très rare. Et puis quand je vois d’autres parents empêtrés avec leurs ravageurs et leurs geignardes, je ne dis rien mais je suis content de mes gosses si tellement gentils et débrouillards.

Ensuite, j’ai retrouvé du travail. Nous nous sommes installés chez nous, propriétaires à la campagne, et j’avais envie de continuer l’expérience, bébé grandissait, bientôt l’école, c’était déjà un vrai garçon, j’ai pris le congé parental à temps partiel pour pouvoir encore m’occuper de lui, et puis, il était tellement sympa que nous nous sommes autorisés à en faire un deuxième dans la foulée, et j’ai prolongé le congé parental. Nous avons su faire grandir nos cœurs : l’amour filial n’est pas divisible. Rien que de penser à eux, j’ai de grandes bouffées de bonheur qui me submergent, c’est très agréable, essayez.
Si vous avez des enfants, vous aurez remarqué que du même atelier ne sortent pas forcément les mêmes machines. Pourtant, on a les mêmes pratiques d’éducations, mais même deux frères sont des personnes très distinctes, le premier était un bon pépère tranquille, alors que le deuxième est branché sur le secteur. Ils sont bien sympas tous les deux, d’ailleurs, mais j’avais d’abord élevé une petite marmotte, et voilà que je me retrouve avec un petit écureuil. La bouche pleine de dents, l’un a marché tard, l’autre a galopé dès que possible, mais édenté. Maintenant, j’ai donc un petit-gris qui sait grimper sur les tables (mais c’est interdit) et qui se coince les doigts dans son tiroir à chaussettes, qui va dix jours par mois à la crèche -je travaille un peu-, et un indien qui va à l’école. Ou un homme préhistorique. Ou un chevalier, un viking, un Aztèque, un Grec, un pirate, et encore un Italien (pour les confetti, les pizze, le carnaval), ça dépend du bouquin en cours.
Ils ont aussi des points communs : rigolards, collants, câlins et bagarreurs -contre moi-, ils aiment les livres, ils aiment apprendre, ils aiment jouer dehors. Ils aiment les animaux, enfin, ils aiment surtout les nourrir, chats, poules, cheval… Parfois ils se châtaignent, et souvent, ils s’enlacent. Quatre ans, dix-huit mois. Ça promet.
Ce que je préfère, c’est quand je les entends se poiler sans nous, dans les chambres, là-bas. Ce que j’aime moins, c’est quand ils s’entendent pour faire des bêtises. Ce que j’espère : qu’ils soient amis, rivaux, et toujours là l’un pour l’autre. Des frères, quoi.
Amis hommes, je vous conseille le congé parental.
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Mardi 6 mars 2007
publié dans : PETIOTS par Seb
" - Nt ! Tt, tt !
- Ah non, il pleut ! On va être mouillé.
- Moyé ?
- Oui, il pleut ! La pluie !
- Nt, tt, tt ! Pomme !
- Pff... Il faut mettre les bottes, le manteau, le bonnet et tout... Non, on ne sort pas. Pas envie.
- Pomme ! Pomme !
- Oui, je comprends bien ce que tu dis, tu veux aller donner une pomme au cheval. Mais il n'est pas à nous, ce cheval, il a un propriétaire pour s'occuper de lui, après tout !
- Tt, tt !
- Et puis, tu sais, il ne sortira pas de sa soupente, je le connais, le bougre, dès qu'il fait mauvais temps, il reste à l'abri, même une carotte ne le ferait pas bouger, cette carne !
- Moyé ?
- Voilà. Viens plutôt lire Barbapapa contre le toréador.
- Bapapapa ! Bapapapa !
- Oh ? Mais dis-moi : tu pues, toi, on va commencer par changer la couche, tu cocotes !
- Cocoricooooooooo !"

Dix-huit mois...
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Samedi 3 février 2007
publié dans : PETIOTS par Effef
 
 

L’autre jour, j’étais dans la salle de bain, occupée à pratiquer l’art millénaire consistant à ôter les poils disgracieux, lorsque mon fils aîné, 4 ans, fit irruption, attiré par le bruit de l’engin de torture.

- Qu’est-ce que tu fais, maman ?
-
j’enlève les poils de mes jambes
-
Pourquoi ?
- (oui, tiens pourquoi ?) Eh bien, parce que les filles s’épilent, voilà

Oui, oui, je reconnais que, déjà,  la qualité de la réponse laisse à désirer…
A ce moment là, il y a un blanc, il me fixe, je peux presque voir les rouages de son cerveau se mettre en branle, et là, je sais, je sais avec certitude, qu’il va me poser une question qui va me sécher

« Mais, pourquoi les filles elles s’enlèvent les poils des jambes et pas les garçons ?

Je l’ai fixé d’un air jambonneux et une explication m’est venue à l’esprit : mon fils, c’est à cause de dieu, parce qu’il est égoïste, comme la fourmi : un jour il y a une dinde qui a mangé sa pomme, probablement une blonde ; dieu, il était pas content parce que bon c’était sa pomme et il aime pas prêter puis elle lui avait rien laissé donc il lui a dit : tu enfanteras dans la douleur, tu n’auras jamais le sens de l’orientation même avec une carte, et tu seras condamnée jusqu’à la fin de ta vie à raser des poils récalcitrants et inutiles qui repousseront sans arrêt, à peine auras-tu le dos tourné (Vous me direz, ça aurait pu être pire, d’autres se sont retrouvés avec des rochers à pousser…).

Oui, mon fils a 4 ans a déjà compris l’inégalité des sexes : tu vois mon fils, nous les femmes, nous le charme, nous sommes traitées injustement par la société. Notre pilosité est toujours inférieure à celle du plus glabre des hommes et nous sommes condamnées à chasser la moindre (enfin presque) protubérance poilue ; car, si je gardais le dixième de la couche de poil de ton père (qui ne se rase même pas la barbe !), les gens me jetterait des pierres à la piscine en hurlant des imprécations et en me poursuivant avec des croix. Oui, bon, j’exagère un peu mais ils riraient bien.
Alors, nous sommes obligées d’utiliser toute une artillerie plus ou moins douloureuse pour éradiquer le mal à la racine ; c’est d’autant plus injuste que nous devons acheter ces armes de destruction massive à un prix prohibitif alors qu’il est bien connu qu’à travail égal, nous sommes moins payée que des hommes qui peuvent se pavaner avec des poils et une barbe. Je suis sûre qu’aucun homme politique n’a jamais utilisé cet argument en campagne.

Je n’ai pas eu le loisir d’expliquer cela à mon fils ; en effet, le petit dernier, 18 mois, ayant subtilisé mes clefs afin de les mettre dans les toilettes, je suis arrivée juste avant qu'elles ne disparaissent dans la fosse septique.
Oui, oui, je sais ce que vous allez me dire : à 18 mois, il voulait me faire comprendre que la propriété c’est du vol.

 

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Vendredi 2 février 2007
publié dans : PETIOTS par Seb
Je connais des chansons
Avec des avions
Des lycaons
  Des machaons
Et autres papillons
J'en invente par millions
Pour tes petits yeux ronds

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Samedi 27 janvier 2007
publié dans : PETIOTS par Seb

IronHill

 

En ce moment, mon fils est souvent un Indien. Un jour Sioux, Iroquois le lendemain, parfois Apache, Inuit... Il a tout l’équipement, tipi, tomahawks, canoë, il galope dans la prairie à la suite des bisons, puis il leur tanne la peau…  l'Indien des Grandes Plaines typique, la communion avec le Grand Esprit, tout, quoi... Il danse de guerre autour du feu, terriblement maquillé pour combattre les Tuniques Bleues, et il fume le calumet de la paix. Il affronte sa réalité personnelle, c'est normal, docteur ? J’aimerais bien, aussi, pouvoir en fumer, de ce calumet… Pour recouvrer l’équilibre, l'ordre des choses. J’aimerais bien avoir quatre ans, une heure par jour, après la sieste, par exemple. Ça vous tente ?

"Avec cette pipe sacrée vous marcherez sur la Terre ; car la Terre est votre Grand-Mère et Mère, et Elle est sacrée. Chaque pas qui est fait sur Elle devrait être comme une prière. Le fourneau de cette pipe est de pierre rouge ; il est la Terre. Ce jeune bison qui est gravé dans la pierre, et qui regarde vers le centre, représente les quadrupèdes qui vivent sur votre Mère. Le tuyau de la pipe est en bois, et ceci représente tout ce qui croît sur la Terre. Et ces douze plumes, qui pendent là où le tuyau pénètre dans le fourneau, sont de Wambali Galeshka, l'Aigle Tacheté, et elles représentent l'aigle et tous les êtres ailés de l'air Tous ces peuples et toutes les choses de l'univers s'unissent à vous qui fumez la pipe, tous envoient leurs voix à Wakan Tanka, le Grand Esprit. Quand vous prierez avec cette pipe, vous prierez pour toutes les choses et avec elles."

Madbear


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Vendredi 5 janvier 2007
publié dans : PETIOTS par Seb

J'ai deux petits enfants. Parfois je m'agace et je braille comme un veau après qu'un de ces jeunes malotrus m'aura poussé dans mes derniers retranchements. A croire qu'ils en font exprès, les sales gosses.

Et ça commence à vous faire enrager dès tout petit, ces bêtes-là.

Alors que l'aîné approchait ses dix-huit mois, il y eut une période où il refusa de dormir dans son lit ; pendant trois semaines, nous passâmes des nuits de dingues. Moi, je voulais le rendre au magasin : il avait toujours fait ses nuits et voilà que tout à coup Monsieur décidait de briser cette belle harmonie ! Et puis un jour ma tendre moitié sorti un bouquin de sa grande poche secrète : Points forts, de 0 à 2 ans (1), de Brazelton et Sparrow. Non, ce n'est pas un livre de magie, mais dedans, on a trouvé un truc pour arriver à le faire dormir. C'est à dire qu'il y avait un malentendu : il avait eu la grippe, et, tout le temps de la maladie, il avait dormi avec nous? Et lui, il avait pensé que c'était devenu la règle, que de dormir entre nous. Le deuxième a été soumis au même traitement, pour les même raisons, sauf que cette fois nous avons réagi après quatre jours : après un petit bobo, il n'a plus voulu dormir seul.

La méthode ? Facile : zénitude, café, tendresse, réveil-matin et fermeté. Il faut être prêt à passer une nuit blanche avec le sourire. Ça tombait bien : c'est ma profession !

L'enfant pleure : compter cinq minutes, aller le voir, le rassurer, lui expliquer qu'à son âge, on dort dans son lit et pas blotti contre sa maman, c'est dur, c'est la vie, bisous, bisous.

S'en retourner à son bouquin, sa télé ou son ordi, c'est selon, faire couler du café. L'enfant repleure, c'est humain. Revenir au bout de dix minutes. Même topo. Câlins. Repartir. Pleurs. Rappliquer un quart d'heure après. Sanglots longs de l'automne. Rebelote. Toujours avec la tendresse, gouzi-gouzi, ne toujours pas prendre l'enfant dans ses bras, voilà, voilà, doucement, doucement...

Ensuite, sortir et revenir toutes les vingt minutes, jusqu'à épuisement du (petit) sujet et jusqu'à la fin de la cafetière. 

Laisser dormir papa dimanche matin. Dimanche : sommeil de plomb pour tout le monde.

 

Mon aîné aura quatre ans dans quelques jours. L'occasion d'attaquer le chapitre de Points forts, de 3 à 6 ans (2) : quatre ans, nouveau pouvoir, nouvelles frayeurs. C'est de la psychologie de l'enfant.

C'est du boulot.

 

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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICUREepicure-copie-1.jpgEpicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

Vous répondîtes

Florentines

grizzly.jpg Allegro, ergo sum ;
Cogito, ma non troppo.
Gnothi seauton,
Sinon on se téléphone.
Les femmes et les enfants über alles,
Save Our Soul,
Pourvu qu'on ait l'ivresse...

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Profil

  • : Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
  • huggyhome
  • : Homme
  • : 16/11/1971
  • : nord ouest
  • : En quelques mots, me décrire ? Non mais tu rigoles, ou bien quoi ? Y'a qu'à fouiner dans le blog, non mais, je vais pas te mâcher tout le boulot, feignasse !
 
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