Samedi 17 mars 2007
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Publié dans : BIOSPHERIQUE
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Par Seb
le Salon de l'Agriculture a fermé ses portes, enfin. Chacun y est venu faire sa petite risette aux agriculteurs qui pèsent de moins en moins électoralement : c'est une espèce en voie de disparition. Seul quelques acrimonieux comme Zara Whites sont venus jouer les trouble-fête et nous rappeler que, que bien loin de ces grasses vaches pétantes de santé, de ces canards aux plumes brillantes et colorées, le sort des animaux destinés à l'abattoir n'est pas digne d'une civilisation qui se prétend évoluée. Ces animaux vivent entassés, encagés, emprisonnés par dizaines et par milliers. Le salon de l’agriculture, c’est bien joli, bien folklorique, et tous les animaux présents y sont sans doute bien traités. Mais ce n’est là qu’une image déformée de la réalité : c’est l’industrie agroalimentaire qui nous nourrit en masse, là où le vivant n’est plus qu’un objet, une production industrielle ; le Salon de l’Agriculture efface de nos consciences le long cri de souffrance de ce magma vivant, de la naissance à la mort, nous fait oublier l’empoisonnement de la terre. La réalité n’est pas le monde enchanté de la publicité, où le brave paysan français flatte sa bête avec amour et considération ; il y a au bas de la colline une exploitation de production laitière : les vaches à lait y vivent toute l’année avec de la merde à mi-mollet, et j’y vois souvent des veaux morts entassés avant enlèvement.
Nous ne voulons pas voir le réel : nous deviendrions tous végétariens, et ça, c’est pas bon pour l’économie, ça.
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