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HUGGYHOME

Bip-Bip et le Coyote

25 Février 2007 , Rédigé par Seb Publié dans #BIOSPHERIQUE

Lecteurs, salut.

Bon, je me lève et j'apprends que j'ai maintenant deux blogs rien que pour moi. Génial. Pff… En plus, je me suis froissé un muscle en descendant mon gamin de la table à langer. C’est qu’il a la gouache, le bougre, il est pressé, dans la vie ; une diagonale fulgurante m’a zébré le râble, j’ai posé un genou à terre, gladiateur demandant grâce, et j’ai laissé filé mon asticot, trop heureux d’échapper à mon étreinte. Je vous rassure : je peux marcher, je peux même passer l’aspirateur, trancher des betteraves ou faire un lavage de nez au bébé, mais je ne peux plus éternuer ni frissonner sans m’arracher un cri de douleur. Enfin ! Le médecin va me donner un médicament qui va bien… J’adore le mal de dos, en fait, miam !

Bon, je voulais écrire aujourd’hui au sujet de la lutte qui oppose un méchant monsieur à votre serviteur, je sais pas si vous aviez remarqué.


Je vous fais un petit résumé.
Un jour que je déplorai le non-lieu accordé en première instance au chasseur qui tua l’ourse des Pyrénées sur le blog Huggyhome (voir le lien en haut à gauche), quand soudain un certain "écrivain", vingt-huit-millième chez Amazone, qui participait jusque là assez gentiment à mes posts, se félicita de la disparition des ours des Pyrénées, disant que c’était dans la nature des choses, et que c’était bien fait pour eux, ils n’avaient qu’à être moins ours. Là-dessus, je répondis que pendant qu’on y était, y’avait qu’à bétonner depuis les sommets jusqu’à la plage, on ne serait plus emmerdés par les problèmes d’environnement une fois que tout ça serait ravagé une bonne fois pour toutes.

Que n’avais-je pas fait là ?
Le quidam s’engagea alors dans une démonstration délirante, comme quoi que je préférais la nature à l’humanité, et que notre but, à moi et à tous les autres écologistes, c’était de massacrer le reste de l’humanité pour pouvoir jouir de la planète en égoïstes. Voilà t’il pas que je me retrouvais génocidaire, dis donc. Moi qui mets des couches à des mongoliens avant de les border dans leur lit, j’étais devenu nazi et je voulais éliminer les parasites du genre humain. J’étais scandalisé ; derechef, je publiai un nouveau post où je protestais de ma bonne foi : si j’étais écologiste, c’était au contraire parce que je pensais qu’il faut considérer que la condition de l’existence de l’humanité future est une biosphère préservée ; qu’étant donné que nous avons le pouvoir de la détruire, elle n’est plus seulement un environnement dans lequel nous pouvons puiser sans compter mais qu’au contraire elle est devenu un objet de notre responsabilité.
Non non non, répondit simplement mon contradicteur, les écologistes veulent la fin de l’humanité et l’anéantissement du bonheur, vous êtes un fasciste, un nazi, et vos copains avec ! Et c’est tout ! Taisez-vous quand je le dis !
Mais non !
Mais si !
Mais non !
MAIS SI !
Dans la vie réelle, je suis un garçon timide et j’ai tendance à m’écraser quand on brame plus fort que moi. Je cherche mes mots, je bafouille, et puis je laisse tomber… la bonne pomme, quoi. Mais ici, à l’écrit, j’avais le temps suffisant pour rétorquer pas trop bêtement.
Vous êtes fêlé, mon garçon, que je lui laisse entendre.
« Ha voilà, il veut m’envoyer à l’asile, c’est un Stalinien ! Stalinien ! » qu’il se met à beugler…
Oh et puis merde, tiens, il me faisait vraiment chier, lui, je lui montrai donc mes fesses poilues en lui proposant de me les embrasser, j’avais bien compris où il voulait en venir, mais je n’étais définitivement pas d’accord avec ces divagations.
Déchaîné par mon insolence, il continua à me traîner dans la boue car j’étais exactement le contraire de ce que je suis, d’après lui : un Salaud -moi, pas lui, hein, évidemment, lui c’était le représentant de la moralité, moi j’étais la pire des crapules. J’avais réprouvé un chasseur, imaginez l’offense à la sagesse.
Bon.
Je me suis demandé quels pouvaient être ces étranges créatures qui fabulent d’une telle façon sur les écologistes ; j’avais jamais vu ça, et ce type commençait à m’empêcher de dormir, pour tout dire. Il me blessait en proférant d’ignobles mensonges à mon encontre. Tout ce que je trouvai, c’était une certaine extrême droite catholique antisémite et quelques sectes d’outre-atlantique. Je découvris aussi qu’il existait un courant qu’on appelle la deep ecology, une poignée d’excités qui, effectivement, considère que la fin du genre humain est un but à atteindre pour sauver la planète. Des vrais malades, ésotériques et fanatiques à souhait. Je n’ai rien à voir avec ces cons, moi, je savais même pas que ça existait. N’arrivant pas à le convaincre, je jouai donc le même jeu que mon adversaire en l’assimilant à ces opinions des extrémistes chrétiens, puisqu’on s’autorisait à rapporter le tout à la partie.
Nous nous engueulâmes ainsi pendant des pages et des pages. Je reçus  des mails d’encouragement de personnes connues et inconnues, qui me poussaient à la riposte.
Et puis ma co-blogueuse estimée demanda à ce que nous cessions de polémiquer de façon stérile sur Huggyhome, sinon, elle partait, car elle lui était redevable d’un service- c'est-à-dire que notre homme est plutôt flagorneur et qu’il s’entend à flatter les gens pour s’en faire des amis, à se faire passer pour un mec bien, quoi. Je n’avais pas envie qu’elle parte, je l’aime bien, la Marie. Je me suis donc mis debout sur le frein. J’ai arrêté un temps de me frotter à lui, après tout, je l’avais assez humilié comme ça, j’étais content de ma belle défense ; j’ai décidé de rester chez nous et de ne plus aller visiter son site. Mais on m’a prévenu qu’il avait continué, jour après jour, à m’injurier injustement.

J’ai rongé mon frein, mais je rageais trop, alors j’ai créé mon propre blog où j’ai lâché quelques posts, il fallait d’abord éloigner la bête du terrain de jeu de mes petits camarades. Je sentais son souffle mauvais sur ma nuque, mais je lui faisais des grimaces et je le provoquais sans avoir l’air d’y toucher, la proie se faisait chasseur, le taureau encornait le toréador, je sais, on dit torero mais moi non, c’est juste pour emmerder les ocifio… les offifio… Pfr ! Je ne cite jamais son nom. Enfin, non, une fois, je l’ai cité, mais c’était avant cette histoire de dingue, et de manière un peu flatteuse, d’ailleurs.
Il essaya bien de me piéger en laissant des coms sur mon site où il s’insultait lui-même sous un faux nom (cf : la nausée), un procédé tordu destiné à me pousser à la faute, combine que je démasquai aussitôt, car monsieur abuse de ces points d’exclamation monocouilles. Sans sa terreur des écologistes, j’aurais même pu m’enrichir à son contact, mais je ne connais que le côté sombre du personnage et les moyens les plus malhonnêtes de la rhétorique qu’il emploie à me faire passer pour ce que je ne suis pas : à chaque fois qu’il se passe quelque chose d'abominable dans le monde, c’est bibi qui s’y colle.
Dernièrement, il s’est amusé à passer ma page à la moulinette moralo-linguistico-sémiologique. Monsieur déclare être docteur es Lettres - je n’en crois pas un mot, mais bon, il maîtrise la discipline, admettons. Interprétations erronées, bien entendu. Sauf sur ma hargne méprisante, là, il a bon : à bombe atomique, bombe atomique et demi. Dans son article, il me retire le droit de lire le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo, mais comme je ne lui autorise aucun droit, alors je m’en fous, en estimant que Cavanna et Cabu me conchieraient à sa manière ! Cavanna ? François ? Fravça ? Mon mentor ? Celui qui inspire ma pensée politique ? L’écolo acharné ? Duquel j’ai tout lu -et relu ? Mazette, diantre, fichtre ! Parce que tout à coup, voilà t’il pas QUE JE NE SUIS MEME PAS ECOLOGISTE ! Merde alors, que je lui réponds, c’est vrai ? Que ne suis-je pas écologiste ? Mais c’est formidable, la polémique peut s’arrêter ici ! Vous m’avez injurié pour rien !
Mais non, c’eut été trop facile : étant donné que j’ai ironisé un jour sur la montée de Bérou dans les sondages et ma difficulté à choisir un candidat, me voilà devenu un de ces centristes snipers démocrates-chrétiens mous de la bite qui tirent toujours les premiers - chez lui, on se contredit sans vergogne, et les contraires se muent en mêmes.
Malheureusement, il a vite effacé mes commentaires et les passages de l’article qui montraient combien il se retrouvait piégé dans sa propre toile, et ainsi il pourra clamer que je mens. Je peux seulement vous demander de me faire confiance. C’est pas lourd, mais c’est vrai.
C’est pathétique.
Au fond, je plains ce pauvre bonhomme, car il faut être sacrément malheureux pour aller se défouler sur de pauvres anonymes comme voilà moi. Moi, je lui proposerais bien d’arrêter cette guéguerre ici, et maintenant. Il sait que moi aussi je peux être très méchant.  Mais il a la tête dure, le bougre, je le connais, il va nier de toute ses forces, et elles sont considérables. Je suis sûr qu’il a déjà déployé toute sa dialectique pour prouver que non, il n’a jamais rien censuré, et qu’au contraire c’est moi qui.
Pff…
La vérité c'est qu'il était en train de rouler par terre pour un sucre d'orge, en la personne de la regrettée Marie Rnnrd, qui a choisi de se soumettre. Les gens font ce qu'ils veulent, c'est dommage, je l'aimais bien. Marie, tu es virée.
Bilan : deux blessées graves. Je reste tout seul dans mon bunker.
Je vous embrasse bien et mort aux vaches !

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J-o 19/02/2008 01:50

Pascal Perrot et Poetic Gladiator défendent leur ami en force à ce que je vois. Cette secte littéraire à deux balles des petits joueurs qui préfèrent se planquer derrière un écran et ne pas assumer tellement ce qu'ils disent dans les médias traditionnels comme ils doivent en avoir parfois l'opportunité perdure hélas. de Rudder ne laissera pas son nom dans l'histoire de la littérature. Hélas "écrivain français" ça ne suffit pas pour ces gens-là et ça ne suffira jamais puisqu'ils sont tellement réactionnaires dans l'âme qu'ils en deviennent de mieux en mieux marginaux.Place aux vrais écrivains comme Yann Queffelec, Marie Darrieusecq, Philippe Sollers, Guy Sorman ou Philippe Labro et oublions ces bloggueurs qui se font éditer leur livre à un faible taux d'exemplaire alors que l'on devrait carrément les éditer sur du papier toilettes car ça ne restera pas grâvé dans le marbre.

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 19/02/2008 20:03

Roland D. D'ordure  est considéré comme un imposteur dans le milieu. Quant à Pascalu Papagayu et Glaviotik plagiator, il s'agit d'une créature unique. C'est vrai : il faudra que je songe à leur petite piqûre de rappel.

seb 02/03/2007 17:54

Jeune homme, ne pas croire que je sois très fier de moi. Quand on souffre on fait des choses regrettables... Ici, c'est la tchétchénie. Tout le monde se flingue et c'est un exellent exemple des choses à ne pas faire.

Fox 02/03/2007 17:43

Après lecture et relecture des "critiques" adressées ici, j'ai un peu de mal à interpréter, du haut de mes 17ans tout mouillés, l'impression qui m'habite : En effet, il me semble pouvoir mieux me servir de mes réseaux neuronaux que l'ensemble bouffon qui peuple fièrement ce blog, simple prétention ou cruelle réalité?

P.S : 'Virer' Marie Rennard (ma maman !) après une démission de sa part je trouve ça indigne d'un écologiste militant plein de bonne foie, quand même.

Seb 02/03/2007 10:15

Pour solde de tout comptes.

Pascal Perrot 02/03/2007 09:50

Vous semblez fort mal pratiquer, mister Serge, la lecture en diagonale. Et, niveau fantasmagories, vous vous posez un peu là. Orlando n'est en aucun cas mon "maître", franchement, quelle imagination … Je n'ai nullement affirmé que vous m'accusiez de plagiat ICI, la phrase commençant par "puisqu'il m'accuse de plagiat" faisant suite à la suivante - qu'apparemment vous avez mal lue- "quant à Serge, il fait courir des rumeurs délirantes sur mon compte, aussi bien sur mon propre blog que sur d'autres, qui demeurent totalement infondées". Étant donné que mon père revendique "l'humour pitbull" (le terme est de lui, non de moi). J'ai cru que vous y faisiez référence en parlant de "croisement de Pitbull aka Prostatique" ce qui d'ailleurs ne signifir pas grand chose, puisqu'aka est l'équivalent d'alias. Au passage, Seb, tu confonds r'n'b et rap, discipline que je pratique en amateur. Serge le courageux qui ne donne jamais sa boîte mail lorsqu'il vient m'agonir sur mon blog, probablement par peur qu'il ne soit retrouvé plus vite pour être attaqué en diffamation. Vous faites référence à des propos tenus sur le seul blog d'Anne Archet et non sur "les blogs" en ce qui concerne l'anarchie. Ne connaissant rien de ma vie, vous êtes mal placé pour juger de mes opinions comme de mon comportement au quotidien. "Auteur nazi" signifierait faisant l'apologie, dans ses livres, de ce système, et je ne vois pas en quoi louer les qualités d'écrivain du formidable auteur de "La faim", Knut Hamsun, et non de ses errements, vous dérange ? Céline, sous l'occupation, fut totalement abominable. Doit-on pour autant jeter "Voyage au bout de la nuit" et "Mort à crédit" ? Des commentaires pornographiques ? Je ne vois franchement pas de quoi vous voulez parler. Votre goût prononcé pour l'immonde vous égare, et cette affaire suivra son cours … Une citation connue de tous, de l'Apocalypse de Jean, en ouverture d'un texte (sur 240 présents sur mon blog, et encore je ne parle que des miens …) n'est en aucun cas un plagiat. Apprenez la langue française. Ester en justice suppose des éléments solides et, sachant que ceux-ci n'existent pas, votre minable bluff ne m'impressionne guère. Il paraît que je n'ai jamais parlé des essais et des romans d'Orlando. À votre avis que signifie la phrase "il possède à son actif un nombre conséquent d'ouvrages d'une puissance d'écriture rare" ? Quant à Seb, il affirme " je ne suis pas encore allé juger de ta littérature". Si j'ai bien compris, il commente des textes qu'il n'a pas lus ? De mieux en mieux … Ecnerolf, Serge, Seb … Il ne manque que GMC et Aurelnavy pour que la secte des détracteurs d'Orlando soit au complet … Une goutte d'eau face aux centaines de lecteurs qui viennent et reviennent sur son blog, tout simplement parcequ'ils apprécient ce qu'ils y lisent.