La secte des drogués
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
Hagne don'
Huggy Home saute sur le blog
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
Bonjour.
Une phrase commence toujours
Par une Majuscule,
Et se termine toujours par un.
(...)
Toujours - toujours ?
Et la poésie, alors ?
Peut-être bien que la poésie...
"- Et bien quoi, la poésie ?"
Pas toujours
Au réveil, grosses bouffées de manque : ma première pensée va à mon cher tabac, cet amant délétère auquel j'aurais tout pu donner. Et puis non : premièrement, je n'ai pas de cigarettes à la maison, j'ai roulé mes derniers mégots il y a quelques jours, et puis dans un deuxième mouvement je me dis que, ha, c'est vrai, j'arrête de fumer, enfin, j'essaie.
Alors non. Tant pis... Bouhou houuuuu houuuuuuu, que je suis malheureux !
Je suis en sevrage, il faut que je me décharge, pas de chance, c'est sur vous que ça gicle !
Au réveil je me fais un café (rituel...), et puis je mâche, mâche, mâche, des gommes à la nicotine, gniam, gniam, gniam, comme un malade (que je suis), et je tousse, tousse, tousse, et j'expectore et je mollarde des blobs olive ou délicatement mordorés, gros comme des noix... Je dépose une gerbe en mémoire du fumeur inconnu, les larmes me coulent, je chiale un bon coup, la tête dans la cuvette, je crache encore un peu de salive moussue, la joue sur l'émail souillé de mes toilettes de célibataire...
Dans la rue, quand on me voit de loin, on change de trottoir, on baisse la tête devant mon air malade et mes marmonnements abscons, mon regard humide, ma bave aux lèvres...
A la radio, je tombe sur Léo Ferré, et, pour la première fois de ma vie, j'écoute les paroles d'avec le temps, et je me retrouve, là, pantelant, dépité, renvoyé à ce que j'ai vécu... Je gémis, ça me soulage...
Je suis un peu nerveux, effectivement.
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
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