J'ai souvent remarqué que les quiproquos, les ragots, les bavardages et les conciliabules, les apartés
et les rumeurs étaient parfois la cause de ruptures. Ruru en est le grand spécialiste, dont le nom entier est trop long à écrire et puis qui ne mérite pas notre intérêt, non plus, car il ne faut
pas être économe de son mépris quand il est mérité. En tout cas, souvent, « il laisse entendre que » et quand tu lui demandes de quoi exactement il s'agit, il coule un regard entendu et
ajoute qu' « il ne peux pas en dire plus ». Il fait courir le bruit que Desproges, Renaud ou ma pomme -pourquoi pas- sommes ou furent de fieffés salauds qui cachons bien notre
jeu... Et ? Et c'est là qu' « il n'en dit pas plus », « si vous voyez ce que je veux dire »... Bon. -Alors, laissez moi vous dire que vos bisbilles frôlent le ridicule,
qui ne tue pas mais est tout de même bien affligeant, et que je les refuse tout net. Ne vous laissez pas monter le bourrichon par des tiers qui usent des mêmes procédés, alimenté par le
désoeuvrement, par l'ignorance, ou par la jalousie mesquine. Toi : je t'aime parce que tu es l'exubérance, tu es l'éloquence, tu es l'ardeur, tu es l'emportement, espèce de sale punk ! Epicure
disait que l'amitié est motivée en premier lieu par l'intérêt : au moment où je t'ai rencontrée, j'étais en pleine bataille avec ce couillon susmentionné et que je cherchais des combattants pour
rejoindre mes rangs dévastés par ses attaques... Je ne me suis pas lié avec toi par hasard, et je n'ai pas été déçu. Toi, tu cherchais la bagarre, tu avais de la colère à revendre et je t'ai
donné l'occasion et la cause juste que tu cherchais à défendre. De mon côté je t'ai aidé à chasser une espèce de goule transformiste qui polluait ton blog naissant, souviens-toi de ces moments
d'exaltation que nous partageâmes dans nos combats communs ! Toi : je t'aime parce que tu es la douceur, tu es le lien, tu es la facilitation, tu es la découverte, espèce de sale diplomate !
C'est toi qui est venue à ma rencontre, et j'avais besoin de me calmer, de me poser, d'être modéré, car j'étais furieux et désemparé, j'ai aimé ta bienveillance et ton sens de l'écoute... Et puis
j'avais besoin de me refaire une liste de liens, je me retrouvais gros-jean comme devant et je puisai sans vergogne dans ton carnet d'adresse ! Je ne sais pas en quoi j'étais utile à ton activité
de blogueuse, tu me le diras, hein ? Si c'était vraiment désintéressé, alors chapeau ! Quand un quiproquo oppose deux amis, alors l'amitié doit prendre le dessus. Si un ami dit : « Je suis
de bonne foi, je ne voulais pas te blesser, tu te trompes dans mes intentions », il faut le croire. Oh et puis vous me faîtes chier, tiens, je me tire, démerdez-vous, moi, je ne joue pas à
ce jeu de cons, j'ai déjà donné. Mais avant de partir, je vous intime de vous réconcilier, et plus vite que ça. Expliquez-vous, excusez-vous, pardonnez-vous, acceptez-vous, embrassez-vous, et
qu'on en parle plus.
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