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Amour à l'échafaud fin (ouf)

1 Juillet 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #NOUVELLES

Augustin assiste aux débats de la Constituante depuis des mois, mais il n’a pas choisi son camp. Girondins, Montagnards, Jacobins ? Il a suivi les plus féroces : il faut sarcler et jardiner pour une société nouvelle, quitte à arroser la Patrie du sang de ses ennemis ! On doit désherber et massacrer la vermine qui infecte le pays ! Partout, c’est la guerre en France, contre les armées étrangères qui veulent redonner son trône à Louis, contre les ennemis intérieurs, les contre-révolutionnaires qui menacent la future république. La Nation se défend et tranche le vif. Les têtes roulent par milliers, sans compter les exécutions sommaires et lynchages de tous les jours.


Il y a quelques mois, un pauvre roi solitaire est venu défendre sa cause devant l’Assemblée enragée. Piteux Louis… Myope comme une taupe, on ne l’a pas laissé prendre ses lunettes. Ce grand dadais timide, qui se dandinait comme un canard sous les huées des parlementaires déchaînés, il était si miro qu’il ne savait même pas d’où venaient les attaques… Il bafouillait, le nez collé à sa feuille. Ce n’était pas le mauvais bougre, au fond, et on le sentait dépassé par les évènements. Ce roi, on l’a toujours pris pour un crétin. Même dans sa famille. Même sa femme… Surtout sa femme ! Face aux accusations, il était comme un vieux chien sous les coups de bâton, prêt à se mettre sur le dos pour satisfaire aux exigences du peuple… mais ce ne fut jamais assez, car surtout, ce qu’on lui reprochait, c’était d’être roi, on le jugeait pour ses aïeux, sa naissance... Sa fuite ne fut que prétexte à ce procès. Il prétendit avoir voulu s’éloigner de Paris car sa vie était menacée, qu’il n’avait pas du tout l’intention d’aller à l’étranger. Ben voyons ! On conclut la séance en le privant de ses fonctions de Souverain, en attendant mieux…
On le décapita l’année suivante.


Au fil des mois, chez Augustin, on fit semblant de vivre normalement. Mais le cœur n’y étaitplus. Paulin ne venait plus, les dimanches soirs, pour le dîner.


Le Compagnon, le nez prêt à plonger dans sa soupe claire, marmonne et maugrée contre les aristos et les ennemis du peuple. Ces monologues le suivent pendant tout le jour, du lever au coucher, ça fait comme un bourdonnement qui lu tourne autour, comme des mouches.
Il ne parle jamais du mariage. Alors Lousie attend, angoissée. En revanche, il l'exhorte à rejoindre les rangs des révolutionnaires. Quand il lui demande de s'engager parmi les défenseurs de la patrie, elles soupire bruyamment...
Augustin ne va plus travailler.
Il a bien mieux à faire, depuis qu’on a guillotiné le roi. Des dizaines de milliers de personnes ont été fusillées, noyées, étêtées, dans tous le pays. Augustin hurle avec les loups, change de camp quand le vent tourne : il a un sacré sens politique. Il a abandonné Paulin à Palloy. Paulin tape toute la journée sur des cailloux : le patron a eu une idée lumineuse, quel malin, il fait sculpter les pierres pour des reproductions miniatures de la Bastille, des souvenirs de Paris qui lui rapportent de jolies sommes : on se les arrache, un peu comme les morceaux du mur de Berlin aujourd'hui.
Il s'embrase pour les discours des révolutionnaires les plus fanatiques. Il a déjà dénoncé plusieurs partisans de l’Ancien Régime. Le Comité de Salut Public lui confie désormais des tâches en rapport avec ses compétences.

 


Voilà. La conclusion éclaire l'introduction. Pour bien comprendre, il faut lire juste la première page, non, mais je dis ça pour ceux qui viennent d'arriver. De là, il faudra tout lire : Je compte sur vous, hein ?
Allez, au boulot. Non non, allez, reviens, je déconnais.
Mais bon quand même, je me demande si j'ai bien fait de commencer par la fin. Qu'est-ce que tu en penses ? Je remets le début à la fin ?

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Ma Cocotte (et alors ?) 03/07/2008 09:37

Bin il n'est pas beau ton Augustin. En plus y a même pas de prince charmant éperdu d'amour, pas de Don Quichotte pour sa Dulcinée. Et puis j'espère que la Louise, elle va s'envoyer en l'air avec l'apprenti et toc ! Et puis d'abord, à l'époque, ça fait longtemps que le daron l'aurait passée à la casserole...Sinon, j'aime bien le méli-mélo :D Et il a une baignoire sabot le vieux ? Il meurt quand Marat ?

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 03/07/2008 17:21


Je sais plus mais j'ai l'impression qu'il manque un bout dans mon copié collé.


alphomega 02/07/2008 21:32

Ennemi intérieur, ennemi extérieur, situations d'exception... Etait-ce une répétition des années 2000? Les bases de la mondialisation? Ou simplement la fameuse :"Exception française" ?

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 03/07/2008 17:19


Pfrrr. J'en sais rien moi !


marlou 02/07/2008 20:09

j'attends toujours la fin...

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 03/07/2008 17:19


Ayé.


Chris 01/07/2008 21:01

Quel mélangi - mélangea de dingueries politiques enroulées autour des abbérences  ( j'ai pas de dico, ici, pour les doutes orthographiques)libidino malsaines et psycho déréglées masculines outre que noyées dans des attitudes tapis brosses féminines  et diluées dans du contemporain tout en étant historique....Si tu voulais faire dans le loufoque, c'est un succès ....sans queue ni tete signé " Seb - qui - s'en - fout "....yes, yesss....ça veut dire que ça va, pour toi...

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 03/07/2008 17:16


tions.
Grr.
Yes !


Nevrosia 01/07/2008 20:56

Tu es un grand malade ! :-DOù est le début où est la fin ?

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 03/07/2008 17:15


au début du commencement.