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Sans métaphores

17 Avril 2008 , Rédigé par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger Publié dans #PERSONNELLEMENT -MOI - JE

Hm… Café ?

Café.

Il n’y a rien de plus agréable que de se réveiller de bonne humeur dans les bras de sa douce, vous saviez, ça ? Un bon coup de reggae, un coup de fil enthousiaste, bien à l’abri de la pluie qui caquette en rebondissant sur la fenêtre...

Il y a un truc qui m’a tout de même turlupiné (ho !) quand j’ai eu ouvert un œil , ce sont les vers que j’ai commis hier, où je suis passé à côté de ce que je voulais dire, c’était assez mal exprimé, je dois bien l'avouer. Je laisse ces vers en ligne, par respect pour les commentaires ; quant à ceux qui me détestent –il y en a ! – et qui vont s’en faire les gorges chaudes, et moi je leur dis faites vous en plutôt des gorges profondes, parce que moi, je vous emmerde, vous. Je suis toujours le redoutable Totoseb, méfiez-vous, souvenez-vous.

Je vais vous la faire en prose, alors, si vous avez cinq minutes.

Vous voyez, j’étais parti sur deux cigarettes abandonnées dans un cendrier, dont les volutes jumelles montaient au firmament, s’entortillaient, hélicoïdales, se mêlaient l’une l’autre pour ne plus former qu’une, enchâssées, à la merci du moindre souffle. J’étais parti sur quelque chose de sensuel, plein de sous-entendus, et que faisaient les fumeurs pendant que leurs cigarettes se consumaient sans eux ? Hein ? Des métaphores, quoi, des allusions… De la poétique, Monique ! Je m’en suis tenu à des comparaisons, ce qui ne me ressemble pas. Il faut du rythme, j’y étais pas. J’étais pas très reggae, en fait.

Et voilà où j’en suis arrivé, « revivre » je sais pas, j’ai dû repenser à la conversation que j’avais eue pendant la nuit avec ma bien-aimée, va savoir ? Mais c’était aussi là mon point de départ.

J’ai du mal à me comprendre, parfois. Enfin, finalement, j’ai quand même exprimé quelque chose. Quelque chose d’ intéressant. D’intéressant pour moi, j’entends.

Je pense beaucoup, mais je parle peu. Si j’écris, c’est pour que ça sorte, tout de même. Ma psy en en vacances, alors c’est vous qui allez vous y coller, désolé. Si je suis trop long, passez à une autre page, tant pis pour moi. Normalement, sur le blog, j’essaie de faire court. Pour vous, surfeurs de web impatients, zappeurs fous, paresseux ! Enfin, c’est comme ça que je suis, moi, en tant que bloggueur. Si c’est trop long, je zappe. De toutes façons, ce post est classé dans la catégorie « moi, personnellement, je », donc voilà. Je suis en congé, alors je prends le temps pour moi.

Merci.

Alors ?

Là, je parle de ma rupture encore fraîche, et des sensations qu’elle m’inspire.

Ici, le crayon reste suspendu au-dessus de mon cahier (bon, là, évidemment, vous le voyez pas parce que j’ai recopié sur l’ordinateur et j’aurais plutôt dû écrire suspendu au-dessus de mon clavier mais c’était pas vrai parce qu’en vérité, en vérité je vous le dis, c’est pas ça que j’ai écrit), au-dessus de mon cahier, donc, parce que ce n’est pas de la poésie…

Quelques petits mois nous séparent, entre l’instant présent, et ce soir-là, où elle m’a fait asseoir auprès d’elle, pour m’expliquer que notre histoire d’amour allait s’arrêter ici. Finie.

Je me souviens de tout. De ce saisissement, de cette impression d’être fauché comme un lapin en plein vol, comme disait le philosophe Thierry Rolland.

Finie ?

A voir.

Certes cet amour s’est éteint comme la flamme d’un cierge dont on pince la mèche entre le pouce et l’index : plus de lumière, une piqûre cuisante, persistante… Mais la cire garde la forme qu’on lui a donnée, comme dans Descartes, voilà : la chandelle se transforme, mais elle conserve les mêmes propriétés, il explique ça dans le Discours de la Méthode, vous chercherez les références exactes vous-même, parce que ça fait plus de quinze ans que je n’ai pas mis le nez dedans. Il reste de la permanence, de la continuation -si ce n’est de la continuité, même si tout semble avoir changé… Nous avons des enfants qui nous ont réunis pour la vie, même si les liens du mariage ont été brisés. Cet amour-là ne nous quittera pas, et nous le partagerons toujours, pourvu qu’il ne nous oppose pas. Et puis, on ne passe pas d’une décennie bien remplie à un vide béant : il reste toujours quelque chose de la complicité, de l’affection, de l’attirance qui nous a si longtemps (un tiers de nos petites vies, malgré tout, ça compte) conjoints. Seuls nos projets ont divergés, et quels projets, d’abord ? La blessure est encore jeune, la cicatrice est rouge, et elle me brûle souvent, parfois, quand je suis seul, au bout de ma table, devant une boîte de conserve à peine rechauffée… Aujourd’hui, j’en aime une à laquelle je pense depuis le crépuscule jusqu’à l’aurore, vous voyez, quand le ciel se violace, que les étoiles s’éteignent les unes après les autres, j’ai envie, je veux, je change de vie, je réalise mes rêves, c’est elle, ce sont ses mots, sa force, son parfum, qui me poussent vers le bien, le bon et le meilleur. C’est mon amoureuse.

De toutes les femmes que j’ai aimées avant, Et qui sont devenues femmes maintenant, comme chantait le poète, il me reste quelque chose, dont beaucoup de respect et d’amitié. Des regrets ? Oui. Mais le baume du temps est efficace.

Ok ?

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gazou 23/04/2008 04:27

totoseb,tu ne fais peur qu'à toi-même,j'aime bien ton humour un peu grinçant,bonne journée

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 23/04/2008 20:28


Je suis pas méchant au fond


Robert 22/04/2008 10:14

Décidément, j'aime beaucoup ta façon de présenter les choses entre auto-dérision et philosophie. Oui, j'ai bien dit philosophie !RobertPS.-A propos de tes doléances sur mon blog, je suis désolé d'apprendre qu'il t'est pénible de lire sur l'écran. Mais, s'il est vrai que je post plusieurs textes à la fois, je les laisse pendant une semaine et plus, ce qui, je crois, te donne le temps de lire à "petites gorgées". Je l'espère car je serais navré de perdre un lecteur tel que toi.

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 23/04/2008 20:14


C'est exactement ça, entre auto-dérision et philosophie. Epicurisme, quand tu nous tiens...


Nevrosia 21/04/2008 20:35

Ok !

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 23/04/2008 20:09


Il y en a UNE qui suit.


Ptitbouchon0 20/04/2008 11:57

j'aime comment tu parles

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 23/04/2008 19:57


C'est bien, hein ? Si je pouvais parler comme ça !


ΣpAmY 19/04/2008 19:50

J'ai encore perdu le code, M...Quelqu'un à LE COO...OODE  ?

Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger 23/04/2008 19:54


On ne peut pas c'est secret.