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RETOUR D'HELENE - épisode 5

25 Juillet 2007 , Rédigé par Seb Publié dans #NOUVELLES

Résumé : Quatre Troyens sont en vacances dans le Pélopponèse. Le soir venu, ils errent par les petites rues spartiates et se décident pour un estaminet où l'ambiance bat son plein.rubens.pngAphrodite, Athena, Hera, Hermes & Paris par Rubens



Un grand type torse-nu au regard fulgurant, sans doute le patron, à la longue barbe blanche et aux épaules puissantes, est monté sur l’estrade et tonne dans le micro. Son regard parcourt l’assemblée… Il rugit :

    « - La maison espère que les noces de Pelée et Thétis resteront gravé dans vos mémoires ! Vous passez une bonne soirée ?
- Ouaiiiiiiiiis !
- Et maintenant ! Nous allons attaquer les animations ! Vous savez que Sparte est la capitale des arts de la guerre en Grèce et que nous savons nous amuser ! Ce soir ! Nous avons besoin d’une main innocente pour la finale de notre petite compétition... Ah ! Mais j’aperçois là-bas un étranger qui ne pourra être que neutre dans les affaires qui nous concernent ! Un militaire, peut-être ? Quel bel uniforme ! Holà, fier hoplite ! Approche !
Comment t’appelles-tu ? Qui es-tu, d’où viens-tu ?


Le jeune homme se penche sur le microphone, s’éclaircit la voix et se présente :

« - Bonjour, je m’appelle Pâris et je profite d’une permission pour découvrir votre région et ses charmantes coutumes. Nous sommes d’Illion, mes compagnons et moi. Je souhaite tout le bonheur aux jeunes mariés.

- Des touristes troyens ! Sois le bienvenu, auguste Pâris d’Ilion ! Accepteras-tu de désigner celle qui mérite de remporter la grande finale de notre célèbre concours annuel de beauté ?

- Si vous cherchez un avis impartial, je suis votre homme, répond Pâris en rejoignant le micro. Où sont les demoiselles en question ?

- Quelle impatience ! Public, chers clients mes amis, je vois que nous avons affaire à un jeune motivé, un qui en veut ! (à part) Installe-toi sur le trône ici. (plus haut) Mesdames-messieurs, un peu de silence, on va tirer le rideau, un peu de calme et de discipline, sinon, on n’y arrivera jamais, non de Moi !


Le tumulte se mue murmure, roulements de tambours, le rideau se lève : apparaissent trois femmes... Un « hoooo » aérien tournoie lentement au-dessus de l’assistance… Trois célestes beautés, de dix-huit à quarante ans, aux formes harmonieuses, aux visages nobles et charmants, viennent d’apparaître sous les spots : Pâris et ses compagnons ont laissé choir leurs mandibules, sauf Cassandre qui s’est cambrée en pinçant les lèvres ; elle a croisé les bras, elle soupire et lance des couteaux aux yeux de Hector.
La première femme s’avance sur la scène et effectue un aller-retour des plus charmants ; on voit bien que le piquant de sa lance n’est pas seulement affûté pour faire joli, son bouclier ciselé est orné d’yeux de topaze, d’épais cheveux roux s’échappent en cascade de son casque d’or serti de rubis, les bronzes et les argents de son équipement flamboient dans son regard ardent... Les applaudissements se sont figés, pétrifiés par cette éblouissante apparition. La chevêche perchée à son épaule hulule :

« - Ffiour-houuuuuu… histoire de détendre un peu l’atmosphère.

- Mesdames ! Mesdemoiselles ! Messieurs ! Éclate l’autre barbu, permettez-moi de vous présenter la martiale, l’éclairée Athéna, ma propre fille ! Découvrez cette attitude empreinte de sagesse, la régularité de ses traits… Mais ne vous fiez pas à ce joli minois, elle a du caractère, car voyez son habit : c’est la peau du géant Pallas qu'elle a tué et écorché de ses mains. Fallait pas la chercher. Encore un petit tour pour le plaisir des yeux, allez ma chérie, retourne à ta place, car c’est maintenant le moment soumettre à votre verdict notre deuxième finaliste, à mes yeux la plus belle que la terre et les cieux aient jamais porté, car vous l’avez deviné, il s’agit de ma chère et tendre épouse Héra ! Allez la patronne, amène donc tes fesses par ici.

Acclamations de la foule en délire, on lance des bouquets et les casquettes virevoltent jusqu’aux plafonds.

Héra s’avance, altière et majestueuse.

Elle a sorti la grande tenue de pourpre brodé d’ors et d’argents, une canne-sceptre finement ouvragée en main ; coiffée d'un diadème, Héra affirme sa position privilégiée au sein du clandé. Les spectateurs applaudissent à s’en péter les métacarpes. Un paon l’accompagne, il étale son orgueilleuse queue pour l’occasion, et crie léon ! Elle s’expose aux regards de l’assemblée en décortiquant une grenade –le fruit, d’un air mutin.

 


    «  - Allez maman, fini de jouer ! Retourne à ta place, n’en fais pas trop non plus, je vais finir par devenir jaloux tellement que t’es belle, ma chérie.

Quelques sifflets réprimés par un haussement de sourcil de l’orateur.  
    « - Passons maintenant à la troisième de nos charmantes concurrentes, j’ai nommé ma deuxième fille, Aphrodite, engendrée d'une vague étincelante, je sais pas si vous avez remarqué, mais j’ai quand même la chance d’avoir les plus belles filles de Sparte sous mon toit, comment ça, du favoritisme ? Avance-toi, ma Didite.


Aphrodite dissimule à peine son anatomie aux courbes impeccables sous des tulles de soie vaporeuses et célestes. Elle a simplement dérobé ses plus intimes attributs derrière un coquillage nacré. Elle tient en laisse deux nobles cygnes aux cous cintrés. Une écume blanchâtre se forme aux commissures des lèvres des spectateurs, leurs mâchoires pendent. Elle, intimidée, regarde ses orteils gracieux en se dandinant mignonnement. Chuchotements d’admiration, bourdonnements d’extase.


 

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maman 26/07/2007 10:19

Je tombe sur ce que tu me dis !! Ben oui, maman c'est moi !! Je n'en crois pas mes yeux !! Merci du compliment !! lol Bious et bonne journée :0012:

Seb 26/07/2007 22:04

Je sais parler aux femmes, c'est un don.

Lynette::0038: 26/07/2007 09:47

bonne journée

Seb 26/07/2007 09:53

Merci... Je vais la passer à roupiller !

Quichottine 26/07/2007 08:00

Bah... je me dis que si quelqu'un reçoit un Nobel de littérature à partir de nos idées ou décroche un Oscar, ou un César... ou un "ar" de n'importe quel ordre... c'est que notre idée était bonne...Décidément... tu as trouvé une manière assez rigolote de t'exprimer, Chris ! à développer... (maintenant, il faut lire avec encore plus d'attention...)

Seb 26/07/2007 09:44

Je préfèrerais décrocher ça moi-même,j'ai besoin de bibelots pour décorer au dessus de la cheminée.

chris 26/07/2007 06:08

Alors, je disais donc que l'écrivain était bien plus doué que Rubens pour décrire les belles femmes,meme en langage plein de H et autres majuscules...............Rubens dégouline de cellulite et de bourrelets disgracieux.....ses femmes ressemblent à des flancs à la vanille tremblottants........BERK.....et Paris à un.......une........enfin.....personne ne court de risques, quoi!

Seb 26/07/2007 09:42

C'est bibi, l'écrivain ?Et je répondis que j'aime les femmes charnues, là où il y à pétrir, à boire et à manger !

chris 26/07/2007 06:03

Quichottine, comme toujours, a mis le doigt dans la plaie !!!!!!!!Sur un blog, on ne peut pas balancer de trucs excellents et encore moins de bonnes idées.............on se les fait piquer !!!!!!!bivpiwrtntvc8 èv8i5rgh42n bgbbordeldemerdeuihbcevbòvbòcbjhrbv

Seb 26/07/2007 09:41

C'est donc à la fois excellent et une bonne idée ? Mazette !