Little things

  DSC04857.JPG
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

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Mercredi 12 mars 2008
publié dans : NOUVELLES par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

lestempsmodernes.jpg

Je portais le numéro soixante-sept.
J'étais là pour m'inscrire. A l'ANPE. Simple formalité. La dame, tellement banale que je sais plus à quoi elle ressemblait, me posa des questions auxquelles je répondis bien aimablement, et, quand moi j'en posai, elle me répondit : 
"- C'est pas possible. Non, on cherche des rippeurs, vous êtes tout à fait qualifié pour ce travail.
- Des ri-quoi ?
- Des ri-ppeurs. Z'êtes sourd zou quoi ? C'est ramasser les poubelles derrière les camions. Vous connaissez ? Eboueur, quoi !
- Hm... C'est dur, ça, physiquement, rippeur... Ca m'étonnerait que je puisse. Et puis j'ai des diplômes de philosophie...
- Ha ? Attendez... (Elle fait défiler des colonnes VERTES SUR FOND NOIR). Désolée : on ne manque pas de philosophes dans la région. Pour faire rippeur, y'a pas besoin de qualification.
- Hm... Je crois que ça va pas être possible, quand même, regardez-moi :  j'ai presqu'un bras en moins, je suis petit et maigre. Ca va me faire crever !
- Le corps s'adapte à toutes les situations : regardez les néanderthaliens ! L'homme possède des ressources insoupçonnées ! Savez-vous que nous n'utilisons que 10 % des capacités de notre cerveau ?
- Hm... Vous, peut-être, mais moi...
- Et savez-vous que si vous refusez un emploi, vous êtes immédiatement radié des ASSEDICS ?
- Hm... Immédiatement ?
- Immédiatement."

Finalement, j'ai réussi à négocier : quelques semaines d'intérim dans une usine, en 4/8, deux matins, deux après-midi, deux nuits, deux jours de repos. Le collègue en face de moi est sympa, il me refile des acides, ou du shit, selon arrivage, on gobe tout ça, on se marre bien, je ne vois pas le temps passer... Et heureusement, les trente-cinq heures sont plus courtes que les trente-neuf.
Pourvu que ça dure...

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Mardi 11 mars 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

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Quelle tempête ?
Celle de l'alerte ?
Regarde par la fenêtre
Gazouiller à tue-tête
Pirouetter les alouettes
C'est le calme là-haut
Mais c'est ici dans mon cerveau
Que forcit le ruisseau
Qui m'engloutit entre deux eaux

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Lundi 10 mars 2008
publié dans : POLICE PARTOUT par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

fikraukrau.jpgPar quels chemins tortueux es-tu parvenu à cette con(fu)clusion que les violences en Palestine se confondent aux yeux des media (media, c'est le pluriel de medium, c'est du latin il paraît, c'est pour ça je lui donne pas d's) français avec la cause écolo-antimondialiste ?
Merci de bien vouloir me répondre.
Il me troue le cul, ce mec.
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Dimanche 9 mars 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

orage-du-printemps.jpgPendant ce prodigieux embouteillage

Nous ne savions plus comment

Continuer le voyage

Toi ici et moi là-bas

Laissons aller le temps

Autant aller à pied

Pas après pas

Pourquoi foncer

Sous l'orage

D'un pas sûr

Nous ne savons pas quand

Mais courage

A bonne allure

En avant

Nous nous retrouverons

Lors donc marchons

Notre petit chemin

Parmi les tourbillons

Sous le grain

Jusqu'à la belle saison

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Vendredi 7 mars 2008
publié dans : NOUVELLES par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

caf-.jpgOr donc, la compagnie avait acheté la dernière récolte au meilleur prix : bien meilleur que ceux proposés par les deux européens que l’on ne voyait plus. Bien meilleurs pour les acheteurs, j'entends. Le mandataire avait brandi sous le nez du conseil villageois les nouveaux actes de propriétés qui attribuait toutes les terres environnantes à l’Int. Pancoffee-Papir. Ambrose, le chef du village, n’avait pas eu beaucoup de marge dans les négociations, la coopérative n’avait plus d’autres débouchés que cette grande compagnie internationale. Il n’y avait plus vraiment de ventes, d’ailleurs, car la récolte de café et tout ce qui poussait sur ces terres appartenait désormais à ce puissant trust. Un peu d’argent fut versé sous la forme de salaires de misère, l’équivalent de 10 US $ par mois et par ouvrier. Autre avantage : en échanges de coupons, les paysans pouvaient toujours avoir accès à certains biens de consommations suffisants et nécessaires pour ne pas tout à fait mourir de faim. Tout juste bien calculé pile-poil. Lui, Ambrose, eut droit à du vrai argent, promu en tant que directeur de la nouvelle plantation. Un peu mieux. Juste de quoi acheter du café lyophilisé pour le petit déjeuner. On avait arraché la plupart des cultures vivrières traditionnelles, ainsi que les arbres et buissons qui protégeaient les plants de café anciennement cultivés : une nouvelle variété, résistante au soleil et bien plus conforme aux notions modernes de productivité et de baisse de coûts avait couvert la majeure partie des terres défrichées. Dans le même esprit, on avait remis les enfants du village au travail des champs. Il n’était plus question de se rendre à l’école : on était désormais bien trop fatigué pour étudier. Et de toutes façons, d’école, il n’y en avait plus, et on avait envoyé l’instituteur se faire pendre ailleurs : le bâtiment avait été réquisitionné pour servir d’entrepôt aux nouvelles récoltes plus abondantes. Quelques gardes, imberbes et menaçants, la kalach sur les genoux, veillaient à la sécurité du stock qui attendait gentiment qu’on l’embarque. C’était aussi –disait-on, pour protéger les populations. Les enfants soldats fumaient toute la journée des choses malsaines, affalés à l’ombre de grands arbres épargnés, ils jouaient aux dés, au backgammon, aux échecs, ils buvaient du thé et mâchaient de la kola. Cinq fois par jour, ils levaient le doigt en l’air, choisissaient le point cardinal adéquat et ils plongeaient le nez dans la poussière.

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Mercredi 5 mars 2008
publié dans : NOUVELLES par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Oui je sais je triche, mais tous les lecteurs de cette époque sont retournés aux limbes.pancrace.jpg

Quéquette au vent, coupe à la main et bassinet en tête, les Grecs avaient vraiment une drôle de touche.

Les Grecs ont inventé la démocratie il y a deux mille cinq cents ans : on payait les citoyens pour aller voter pour ceux qui les gouvernaient. Tous les gens du peuple n’étaient pas citoyens, sauf les hommes. Exemple : les femmes, les barbares et les métèques ; les esclaves étaient si peu payés que ce n’est même pas la peine d’en parler : ils servaient de femmes de ménage. Les barbares étaient moustachus, blonds aux yeux bleus, des étrangers pas nés dans le pays. Les métèques étaient les gens du village à côté. Les femmes étaient des femmes.

En Grèce, certains travaillaient, les autres faisaient du commerce, de la science ou même de la philosophie.

La philosophie consistait à aller embêter les honnêtes gens avec des questions gênantes. En général, on condamnait le philosophe à mort, surtout Socrate, roi des casse-pieds. Les philosophes grecs se promenaient tout nus et voici, en résumé, ce qu’il ressortait de leurs réflexions : on sait sans le savoir ce qu’on ne sait pas, mais il faut le savoir sinon on sait seulement qu’on ne sait rien. Sinon, trop, c’est trop, et trop peu, c’est pas assez : il faut bien rester au milieu. Pour finir, il faut profiter de la vie avec les copains parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. Je vous ai quand même en une seule phrase et dans l'ordre résumé Platon, Aristote et Epicure, vous pouvez me dire merci, vous pourrez briller dans les salons.

Les savants grecs sont encore bien connus de nos jours : Archimède, Euclide, Pythagore, Hypoténuse… C’est depuis ce temps-là qu’on sait que les baignoires ne doivent être remplie à ras-bord, sinon quand on y entre ça déborde, que les bateaux peuvent flotter, et qu’on a beau essayer de les tordre, les parallèles ne se croisent jamais-jamais.

Les Grecs avaient beaucoup de dieux facétieux dont la copulation était la principale occupation. Aux origines, Ouranos mis le KO en forme. Poséidon était le dieu des mères ; il vivait dans l’eau avec une fourche. Apollon jouait de la guitare à la sortie de la messe et Dionysos payait le coup à boire. A cette époque, on m’aurait vu à l’église tous les dimanches.

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Lundi 3 mars 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

couleurs2.jpgLes adjectifs de couleur ne prennent pas toujours de s au pluriel, comme disait Totoseb, mais il ne faut pas hésiter à les combiner, car bien que de différentes couleurs, nous sommes tous du même peuple. 
Le fait d'associer plusieurs couleurs dans notre habillement exprimerait les différentes facettes de notre personalité, ou même de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas forcément. L'habit ne fait pas le moine, dit le proverbe, je ne sais pas si vous le connaissiez. 
Il y a des couleurs chaudes, rouge, jaune, orange, marron... Et des froides, comme le blanc, le beige, le noir, le gris, le bleu, le vert, le rose, le bordeaux... Les couleurs complémentaires fonctionnent par paires : bleu-orange, rouge-vert, jaune-violet... Habillons-nous foncé en haut, et clair en bas. Le noir tasse, alors pensons aux épaulettes, au col en V. Un peu d'élan !
Blanc : pas bon pour moi, ça, le blanc. Je suis trop blond. Ou alors il me faudrait le contraster. Et puis attention à ma silouhette : je ne suis pas un athlète. Et puis la pureté et l'innocence... Bon. Je ne voudrais leurrer personne. 
Le noir ? Attention à ma maigreur ! La mort et le deuil, le silence éternel... mais aussi l'élégance (le smocking!), la distiction, la noblesse. Le noir est autoritaire, il émet des ondes négatives... J'aime bien le noir, mais je devrais le réhausser, avec du chocolat, du vert, du gris ou du brun... Je ne sais pas.  Attention aux rayures qui me forceraient à sourire doublement. Et quand j'entre en transe -comme souvent, le sourire... Je l'oublie. Bon. Attention aussi aux auréoles en-dessous des bras, sans parler des péllicules. 
Gris : C'est le froid, l'indécision, l'abscence d'énergie. Mais avec des couleurs, il produit un impact respectable. Y ajouter un violet, un saumoné ? ... Pour l'impact créatif ? Hm. Pourquoi pas ? Le gris va avec tout, les couleurs paille, pastel, mais pas le marron, ni le kaki. Non ? Il est bon en toutes saisons, pourquoi pas du gris et du blanc ?camaieu2.gif
Le jaune c'est la jeunesse, je peux encore y prétendre, il symbolise aussi la connaissance, le savoir, la science, mais aussi la frivolité, le manque de sérieux, c'est tout à fait moi, ça, le jaune ! Si seulement j'avais la peau moins blanche... Pour atténuer son côté puéril, il faudrait que j'y adjoigne du bleu marine, du noir, ou du gris. 
Et si j'ajoute du rouge dans mon pot, nous voilà avec de l'orange, c'est le luxe, l'orgueil, l'enthousiasme, l'orange !
Et le marron, alors, si on va par là ? J'en porte souvent. Le marron, c'est la terre, la vie saine, la simplicité, ça me donne un air sociable et modeste, c'est la couleur la plus rassurante. Un peu ennuyeux, le marron, peut-être ?
Et le rouge ?
J'en porte beaucoup, avec mon marron, il me donne de la colère, de la puissance, de l'énergie, de l'autorité, du mouvement, de la chaleur, du courage, il me rend efficace. Le rouge, c'est aussi la couleur de l'amour (non, l'amour n'est pas vert), du désir et du sexe !camaieu1.gif
Un peu de blanc dans le rouge et nous voilà, purs, doux, rose ! Un peu de rose, et me voici timide, romantique, accessible, sympathique, mais manquant un peu de confiance en moi.
Le bleu marine, c'est la couleur du roy. La foi. L'autorité. La spiritualité. C'est peut-être ma couleur, moi qui suis si spirituel, parfois. Le bleu, l'ami de l'ombre... La profondeur de l'océan, l'infini, le voyage... Le calme. La fidélité. La rigidité.  L'ennui ? Le bleu clair, bleu de glace, qui est la couleur la plus froide, exprime une certaine rêverie, les superstitions, la crainte et l'égarement. Tandis que le turquoise, alors là, pardon, couleur de Pharaon, c'est la force du caractère !
Dans notre nouveau pot, ajoutons un peu de jaune et nous obtenons du vert. Couleur bien connue pour symboliser l'espoir. Le vert, c'est la nature, la chlorophylle, le bon air. le vert seul est ennuyeux et me donne un air de tout juste déterré. Si je le porte avec du gris ou du rose, je le réhausse et ça passe mieux... Avec de l'abricot, du coquille d'oeuf, du paille... C'est joli.
Le violet, je l'ai longtemps détesté, je faisais comme mon père... Le violet pourtant paraît-il ma va à merveille, et met en valeur tout ce que je ne dis pas mais je laisse entendre, il est le secret, le mystère, la magie, la noblesse et la diplomatie. La discipline. Seul, il me donne un air de curé. Mais parme, me voilà troublant, éthéré, insaisissable. Ah ! Le parme ! Mon violet préféré ! La compréhension, la mélancolie, la solitude et le dévouement.

Bon. Il faut que je pense à garder les mêmes couleurs pour les chaussettes, les pompes et le futalle, car comme disait le philosophe, les chaussettes de tennis dans le mocassins, ça, c'est grave !couleurs1.jpg

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Lundi 3 mars 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Rincé, rincé, rincé...
Vous savez ce que c'est que l'épuisement ?
Vous savez ?
S'endormir au volant, malgré la musique à fond, malgré les vitres baissées et l'air froid du ventilo poussé à bloc ? 
Pauvre de moi...DSC05300-copie-1.JPGBienvenue en Sarkosie, travaillez plus pour financer le paquet fiscal !

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Samedi 1 mars 2008
publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

epicure.jpg
Le philosophe n'a pas dit :
"Croissez, et multipliez"
Non, ce n'est pas lui.
Mais il aurait pu préciser :
"- Mais surtout pas à l'infini
Car les ressources sont limitées."

En revanche, le philosophe a dit :
"- Pour vivre heureux, vivons cachés."
Il ne dit pas que des âneries.
Je sais une place où s'y nicher
Petit îlot pas loin d'ici
Sans immondices ni indiscrets.

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Vendredi 29 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

DSC05299.JPG

Ces derniers matins, j'exhale des fumées délétères, trop de tabac, de café, de nourritures malsaines... J'ai l'émail des dents qui saute, un hérisson sur la langue... Heureusement, j'ai toujours sur moi des bonbons à la réglisse. Pour le cas où tu rentrerais à l'improviste.

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Mercredi 27 février 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

J'ai torpillé
Des minutes
De bonheur
A ton exploiteur
Je l'ai pilonné
De parenthèses
Toute la journée
Quelques rafales
De coups de fil
Je monte à l'assaut
De ta ligne
Fixe
A la conquête
De ton coeur
Je ne peux pas
Me regoupiller
Tu me manques
Tant
Et tellement
Que je pourrais exploser

FleurauFusil.jpg

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Mardi 26 février 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
dauville-f-vrier-2008-036-copie-2.JPGMes chiots
Mes agneaux
Jouent
A poursuis-moi
Que je t'attrape
Bouh !
Leurs rires 
Réveillent mon dimanche
Et m'emportent loin
Des invités de Michel Drucker
De la pédanterie
Et de l'immodestie
Un instant pour oublier
Ton absence
Depuis mon perchoir
Mon tabouret de bar
Je pouffe aussi
Dans mon café
Au goût de taille-crayon
Mon toit
s'envole
Dans les fracas
Des éclats enfantins
Et du tambour 
De la machine à laver
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Lundi 25 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Attends, mes chats sont en train de se battre, il faut que j'intervienne. Où est-ce qu'est mon manche de pioche? Ffff !
Saloperies de greffiers.
Grr.
Hum.
Pardon .
Je mets la dernière patte à un recueil de poèmes, là. J'attends encore quelques commentaires, mais à mon avis, on ne proposera plus de révolution. Je le relis, moi auSsi, encore, et encore... Je le déguste comme le boeuf bourguignon, encore meilleur le lendemain, plus fondant, plus goutû... Quand j'aime moi-même ma cuisine, je me dis que je tiens quelque chose.
Merci, camarades, de m'avoir aidé à donner du sens, de la finesse, de l'aigreur, de l'humour, de la douceur et de la hargne à mes poèmes. Et je ne parle pas de la syntaxe. 
Merci, mon amoureuse, ma muse, n'attrape pas froid à la montagne, n'oublie pas ton cache-nez... mmm, toi, toi, toi ! Je te le me le... Mmmpf !
Y'a plus qu'à trouver l'éditeur.

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Dimanche 24 février 2008
publié dans : BIOSPHERIQUE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

evolutio.jpg

Avant de lire mes bêtise allez donc faire un ptit tour par ici 

L'autre jour, on me félicitait parce que je démontrais que nous ne descendons pas du singe. Parce qu'il ne parle pas.

J'ai dit ça, moi ?

Moi ???

Merde.

Reprenons depuis le début : dans l'histoire de la vie, nous autres, homo sapiens sapiens (deux fois!), sommes des bébés, au regard des êtres vivants qui nous ont précédés, même si nous savons nous regarder le nombril. Si l'histoire de la vie était une pendule, l'espace qu'occupe notre genre homo ne représenteraient que quelques minutes. Alors que les dinosaures ont dominé la planète cent vingt-cinq virgule soixante-dix huit fois plus longtemps que nous autres, environ.

Si on m'écrivit « du singe » en pensant « du chimpanzé », effectivement : nous ne descendons pas du chimpanzé. En passant, j'adore ce mot : chim-pan-zé. C'est plus joli qu' «acrostiche », par exemple. Non ?

Le chimpanzé est aussi notre cousin, moins proche que Neandertal, mais quand même : nous partageons avec lui 98% de nos gènes -j'ai décidé d'écrire les chiffres en chiffres, ça va aller plus vite et on n'a pas que ça à faire, non, parce que sinon, je vais en tartiner des pages et des pages, déjà que j'ai pas mal de choses à dire... Si je suis trop long et que je perds mon temps avec des coquetteries, vous allez décrocher et je me serais cassé le tronc pour rien. Non, parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais sur les blogs, si on écrit des textes trop longs, le lecteur ne lit pas, et tout le monde aura perdu son temps.

Bon.

Le chimpanzé. Si mignon avec son z.

Il est dans le même arbre évolutif que nous, ce n'est pas un ancêtre mais un cousin, et nous avons un aïeul commun vieux de 7 ou 8 millions d'années. Voici comment, d'après le professeur Yves Coppens : c'est un bouleversement géologique qui serait à l'origine du fait que les filiations des chimpanzés et des hommes se sont différenciées. L'Afrique s'est déchirée le long de la vallée du Rift, à l'ouest les singes ont continué à grimper aux arbres, et à l'est de cette faille tectonique, désormais infranchissable, les singes sont devenus hominoïdes (à forme d'homme), on dit « australopithèques » quand on est poli. Ceux qui ont commencé à marcher debout, quoi. Ils auraient bien continué à vivre dans les arbres, d'ailleurs, mais de ce côté-ci de la faille, une savane remplaça la forêt humide, à cause de précipitations moindres. Dans cette savane, il fallait se redresser, voir au loin, et détaler vite vite jusqu'au prochain isolé pour éviter de se faire manger par les fauves, qui avaient des dents très longues à l'époque, sales bêtes plutôt spécialisés dans la chasse aux éléphantoïdes, mais attraper un petit australopithèque de temps en temps pour la collation n'était sans doute pas exceptionnel. Oui : les australopithèques étaient encore arboricoles, comme le démontre l'articulation de leur genou. Leur dentition puissante suggère en outre qu'ils se nourrissaient surtout de racines, bulbes, rhyzomes et autres tubercules qui sont difficiles à mâcher, essayez donc de manger des racines sans les cuire, vous verrez que je ne raconte pas que des conneries. On compte différentes espèces d'australopithèques : africanus, robustus, et afarensis. C'est ce dernier qui est préféré pour notre ascendance.

De l'autre côté, à l'ouest de la faille, les ancêtres des chimpanzés continuaient à se goberger de fruits mûrs aux sommets des grands arbres sans craindre ces félins bouffeurs de presque hommes.

Les premiers hommes, proprement dits homo habilis, se sont distingués en confectionnant des outils de pierre, outils très simples, éclats de pierre tranchants, choppers (coups-de-poing, autrement dit un bon galet qui tient bien dans la main) et sans doute gourdins et bâtons destinés à différents usages, mais le bois ne se conserve pas. Ceux-là, même avec une cravate ils nous auraient semblé bizarres, vraiment, même dans le métro, et même si leurs genoux en faisaient d'assez bons marcheur et de désormais piètres grimpeurs. Leur visage restait plutôt simiesque, leur crâne étroit. Ils étaient petits, pas plus d'1m40. Ils communiquaient sans doute assez bien pour élaborer des stratégies de chasse efficaces : leurs dents montrent qu'ils mangeaient plus de viande que leurs prédécesseurs. Ceux-là ont 2,4 MA, millions d'années en abrégé.

Vers -1,5 MA (ok ?), apparut homo ergaster, le voyageur, qui conquit l'Afrique et l'Asie. Grand, bon marcheur, c'était un homme authentique. Puis vint homo erectus, (-800 000 ans) qui fait rire les enfants de sixième à cause de son nom vous aurez compris pourquoi, on est un peu con en sixième, mais c'est l'âge des poils qui poussent, c'est normal. Homo erectus apprit à maîtriser le feu, et là, hyènes, ours et autres tigres à dents de sabres (non, ils avaient été remplacés par les tigres sans dents de sabre mais qui ne sont tout de même pas des marioles) eurent des soucis à se faire, non mais : un super prédateur leur tenait la dragée haute. Il occupait tout l'Ancien Monde, c'est comme ça qu'on appelle l'ensemble Afrique-Eurasie, me demandez pas pourquoi. Je le sais, hein, mais j'ai pas envie d'expliquer et puis j'en ai marre des digressions. Il construisait des cabanes et fabriquait de magnifiques bifaces. D'homo erectus descendent les homo sapiens, qui se séparent en deux branches, sapiens sapiens, et sapiens neandertalis, disparus on ne sait pas encore pourquoi, mais la science avance. Ces deux là existaient depuis 195 000 ans. On remonte l'apparition certaine du langage articulé aux premières inhumations il y a 40 000 ans, car il faut parler pour avoir de la spiritualité, paraît-il. Personnellement, et là c'est mon avis à moi, je crois que le langage a pu apparaître bien plus tôt : pour transmettre des informations précises et enseigner des techniques comme la taille de la pierre, cris, grommellements, sifflets et autres chuintements ne me semblent pas suffisants. Enfin, c'est mon avis. L'appareil phonatoire de homo erectus était-il adapté à un langage articulé ? Je pense que oui, mais les avis divergent et les polémiques font rage parmi les spécialistes. Mais en tout cas, je crois que tous les homo sapiens (qu'ils soient d'un genre ou de l'autre) parlaient avant de savoir enterrer leurs morts. Ils avaient tout ce qu'il faut comme langue, larynx, lèvres et tout. D'ailleurs, eux et nous, c'est la même chose. Moi, même quand j'enterre pas mes morts, je parle.

Bon. Nous ne descendons pas du chimpanzé, c'est entendu. Le chimpanzé et l'homme ont cependant un ancêtre commun, comme le démontre la génétique. Un jour, on trouvera son fossile, c'est certain : les connaissances scientifiques en matière de paléontologie sont toujours perfectibles. Si nous ne descendons pas du chimpanzé, nous sommes tout de même des primates. Que nous reste t'il de ce singe dont nous descendons, les chimpanzés et nous autres hominoïdes ?

La main. Nous ne sommes plus quadrumanes, mais les deux qui nous restent attestent de notre appellation d'origine.

La queue. Heu non, pas la queue. Quoique le coccyx, c'est quoi à votre avis ? Ça sert à rien un coccyx, rien qu'à se faire très mal si on tombe sur le cul. C'est un reste de queue. C'est le coccyx qui prouve que Dieu n'a rien à voir avec tout ce bazar. Mais c'est une autre polémique... Relisez la filiation de l'homme, de Darwin. Vous me raconterez, parce que moi, je l'ai pas lu. Mais il parle assurément du coccyx. Si l'homme est à l'image de Dieu, alors Dieu a un coccyx. Et qu'est-ce que Dieu foutrait d'un coccyx ? Je vous demande un peu... Ça serait ridicule. Hors, Dieu n'est pas ridicule. Le pape l'a interdit. Non non : l'homme est un singe. Une sorte de singe. Un singe particulier, un singe sans poils ou presque, un singe qui parle, un singe métaphysique, mais un singe... Je suis un singe, M. Sarkozy est un singe, Darwin était un singe, Lorie et Berdanette Chirac sont des guenons, nous sommes tous des singes, même Ruru, qui persiste à écrire avec les pieds quand c'est à mon sujet !

Quoi encore ? L'écran plat et la vision à 180° en relief et en couleur, pour ne pas se casser la gueule des arbres en cueillant les fruits. La couleur, c'est pour choisir les fruits mûrs, souvent jaunes et/ou rouges, je sais pas si vous aviez remarqué. Sinon, tous les singes auraient crevé de la diarrhée, à manger des fruits trop verts, et ça, pour le coup, franchement, ça aurait été ridicule.

Non ?

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Mardi 19 février 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
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Dimanche 17 février 2008
publié dans : BIOSPHERIQUE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Salut
Oui, je sais... J'ai un peu bâclé la fin de ma nouvelle surtout avec cette assertion : les femmes ont toujours été inquiètes au moment d'accoucher.
La belle affaire, quelle révélation ! Vous pouvez me flinguer, allez-y, je l'ai pas volée, une tautologie comme ça, avouez quand même qu'on n'en trouve pas à tous les coins de rue. Oui. Cet histoire d'hommes -et de femmes- préhistoriques, je l'ai exhumée de mes archives et je vous l'ai balancée ainsi, sans y revenir, brute. C'est que je suis en vacances avec mes deux petits moutards, et ils me sollicitent beaucoup. Mm... Pas convaincant, comme argument. Enfin, moi, si j'étais l'interlocuteur, je me dirais : " Ce fainéant me prend pour une poire ; il va jusqu'à utiliser ses enfants pour se trouver des excuses." Non, il aurait fallu que je prenne un peu de temps. C'est tout. Du temps, j'en manque, mais qui était si pressé ?
En publiant ceci, je voulais révéler à ceux de mes lecteurs qui l'ignoraient que l'homme de Neandertal n'était pas notre ancêtre. Comment ça ? Quoi ? L'homme de Neandertal n'était pas notre ancêtre ?
Non : c'était notre cousin. Comme le chimpanzé ? Voilà : comme le chimpanzé. Sur l'arbre buissonnant de l'évolution, Néandertal n'est pas avant Cro-Magnon (Cro-Magnon, c'est nous, alors à celui-là, un costard, une cravate et un catogan -à supposer qu'il eût les cheveux longs-, on en aurait fait un parfait notaire), il est à côté, perché sur une autre branche. Notre ancêtre commun est homo erectus, 1m60 60 kg, short bleu, de -1 500 000 à -500 000 ans au compteur pour les plus récents, vous voyez, c'était hier. Plus j'en apprends sur Neandertal, moins je sais où est-ce qu'il est situé dans las familles des hominidés... J'ai d'abord cru que cette famille d'hommes avait évolué de son côté, coincé dans le cul-de-sac de l'Europe par les glaciers pendant si longtemps qu'il avait fini par se séparer génétiquement. Et puis j'ai découvert que Neandertal avait aussi vécu au Moyen-Orient, dans le même temps, et qu'il avait cohabité avec homo sapiens sapiens, c'est à dire avec les hommes de la même espèce que nous (je sais pas si c'est clair), pendant 100 000 ans. Les deux types d'hommes ont vécu côte à côte très longtemps, un laps énorme si on le compare à l'ère chrétienne, ridicule avec ses deux petits malheureux milliers d'années seulement. Quand on a découvert à Neandertal, Allemagne, les premiers restes de ces hommes, on les a représentés sous formes de brutes sauvages. C'était il y a cent ans, et on appelait cet homme pithécanthrope,"singe-homme", en grec. Il marchait courbé et s'exprimait par signes et grognements. Et puis, au fur et à mesure des découvertes et du travail des scientifiques, cet homme s’est affiné, et il a fini par nous ressembler bien plus qu'on l'avait imaginé au départ : il a transmis sa technique de la taille (moustérien) de pierre à Cro-Magnon, il prenait soin de ses morts en les inhumant couverts de fleurs et d'ocre rouge, il faisait de la musique, allumait du feu, était très efficace à la chasse... Sa capacité crânienne était au moins égale, voire supérieure à la nôtre. Bref, c'était un homme, avec une sale gueule, mais un homme, ça oui, y a pas de doute. Nous ne descendons pas de cet homme-là, nous avons un ancêtre commun, nuance.
Pourquoi a-t-il disparu ?
Certains ont dit parlé du premier génocide : cent mille ans pour un massacre ? Un génocide doux ?
Quelques-uns ont évoqué une fin naturelle, une extinction biologique d'une espèce arrivée en bout de course, un dégénéré qui ne pouvait plus faire de petits...
D'autres ont évoqué l'isolement, et des conditions climatiques trop difficiles qui auraient amené à la disparition de cette espèce, thèse contredite par les découvertes paléontologiques et par la géologie, entre les glaciations, il y eut quelques milliers d'années de réchauffement, quelques milliers, ça suffit aux hommes pour se refaire une santé.
On a longtemps refusé l'humanité à Neandertal, et puis devant l'évidence de la preuve scientifique, on lui a donné sa carte. Mais impossible qu'il ait été assimilé, lui qu'on si longtemps représenté en singe mal degrossi : on n'a jamais retrouvé de reste d'homme hybride entre les deux espèce, donc ça n'existait pas. Primo, je ferai remarquer qu'on n'a retrouvé que les squelettes de deux grosses centaines de personnes du paléolithique, ce qui est peu par rapport aux centaines de milliers d'années qui nous intéressent ; deuxio, c'est du latin ? Deuxio, donc, on a tout de même des doutes sur un squelette, on hésite encore de savoir si c'est une malformation... Certains commencent donc à étudier cette possibilité d'assimilation par mariage, ce qui expliquerait que parfois, on croise dans le métro des hommes râblés, avec des gros sourcils et des poils partout : des vestiges génétiques de cette humanité. Parce qu'enfin, pourquoi refuser cette interfécondité, je ne sais pas si le mot existe dans le dico mais il est parlant ? Les chevaux peuvent bien se reproduire avec zèbres ou des ânes.
Non ?
La science avance.
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Vendredi 15 février 2008
publié dans : NOUVELLES par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

neandertal3.jpgA l'aurore, les femmes se sont rassemblées autour d'Aour : l’enfant qu’elle porte depuis des mois a décidé de rejoindre le monde aujourd’hui. Mais pour l’instant, il se laisse un peu désirer... Elle a ressenti les premières contractions longtemps avant l’aube.

C’est la première fois que l’Amande va donner la vie.

Le soleil s’en retourne déjà de l’autre coté de la terre et Aour commence à trouver le temps long, elle fatigue… Les Femmes ne se sont jamais senties tranquilles au moment d’accoucher, elles préfèrent quand les autres s’occupent d’elles. Soudain, sans que personne ne s’y attende, le col s’ouvre et les contractions se succèdent rapidement. « Il arrive, on voit les cheveux ! » crie Bâ. La naissance lui fait toujours songer à une châtaigne qui émerge de sa bogue… Bâ serre la main d'Aour l'Amande en souriant : « L’enfant se présente par la tête... »

Dent Noire et Cheveux d’Ocre soutiennent un peu plus leur sœur accroupie. Elle dit qu’elle a soif, alors on lui donne de la mousse détrempée à la source toute proche. Les femmes ont préparé un tapis d’herbes douces, comme c’est la tradition.

On a toujours fait ainsi.

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Vendredi 15 février 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Les Pailhasses hurlent a capela
Ce que les citoyens pensent tout bas
Remplissent leurs verres à ras
Ce n'est pas un spectacle
Pour les gens de passage
Ces Pailhasses qui rôdent sur la place
Epouvantails en carnaval sauvage
Charognes et lie de vin
Pour les sales, les lâches
Crevures et puis purin
Pour les Blancs
Voisins envahissants
Capturés Vaillamment
Que l'on juge tous les ans
Depuis la Guerre de Cent ans
Ses cheveux puent encore
Elle ne sent plus de son corps
Que bosses et tumeurs
Elle ne sent plus que la peur
de l'instant qu'elle s'endort
Où l'assaillent et l'agacent
Les Pailhasses

normalement, n'étant pas du patelin j'ai même pas le droit de penser aux Pailhasses. mais si vous êtes curieux de ce carnaval interdit cherchez tout seul par . Moi, je ne vous en dis pas plus, je crains les représailles.

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Jeudi 14 février 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

D'après Nevrosia, il ya comme un concours, un tag ? Il faut trois photos d'intérieur.

chez-seb-fevrier-08-019.JPGMon chat voudrait bien rentrer.

chez-seb-fevrier-08-001.JPGCombien votre bétoneuse ?
009.JPGOui, bon, je ferai ça se soir.

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Jeudi 14 février 2008
publié dans : NOUVELLES par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Dor est grand, et musclé. Très grand. Très musclé : de dos, il paraît plus vieux que son âge réel. De face, ses yeux émerveillés et ses favoris folâtres trahissent une adolescence pas encore disparue. Pour l’instant, il veille, tapi à l’entrée du campement ; un feu rougeoie à peine encore... Il a le visage de celui qui vit un instant important, solennel, voilà. Des cris jaillissent de la grande hutte, des gémissements, la nuit est claire... Dor regarde la naissance du premier croissant, et ils se posent des questions existentielles. Il n'est pas très vigilant, il faut l'avouer. Bon, il a estimé que la position élevée de l’abri, le cercle d’épines qui protège l’accès du campement, tout ça rend l’approche des prédateurs improbable… Et puis il compte bien sur son nez et ses oreilles pour l’alerter à la moindre approche suspecte ; en attendant, il cogite, donc il est. Et puis, les fauves, pas idiots, savent, depuis les dizaines de milliers d'année qu'ils hantent l'Europe, que ces grands singes sans poils sont des proies bien plus redoutables que le buffle noir. Certes, un homme isolé et désarmé serait une petite créature sans défense, plus vulnérable qu’un muscardin, incapable de courir vite ni de griffer ni de mordre… Un ver tout nu gras comme un marcassin d'un an. Mais les hommes restent toujours en groupes, armés jusqu'aux dents, capables de prolonger leurs faibles membres de longs épieux aux pointes de silex acérées, et de massues hérissées, de couteaux tranchants et de javelines barbelées... On sait tuer, chez les hommes, c'est même leur spécialité : la chasse. Super-prédateurs, les Hommes, terribles Hommes, si puissants qu'il commandent même au feu, terrible feu, qui fait reculer l'ours des cavernes, qui n'est pas petit. Les fauves de cette époque ressemblent aux fauves d’aujourd’hui, tout du moins ce qu’il en reste, mais en beaucoup plus grands. Les néandertaliens eux-même sont plus robustes que les hommes actuels, plus massifs. Plus balaizes, quoi. Un observateur moderne, conditionné par sa culture, les trouverait sans doute tous affreusement laids, avec leurs têtes aux fronts fuyants et plats, leurs bourrelets au-dessus des orbites, leurs pommettes saillantes, leurs mâchoires avancées et leur absence de menton. Mais entre eux, ils ne se trouvent pas du tout difformes ni monstrueux ; d’ailleurs, Dor rêvasse, il pense à Tô, la si gracieuse et si belle, à la croupe si large… Il se ranime en sursaut à un cri plus strident, il jette un coup d’œil autour de lui… Gos dort recroquevillé dans son duvet avec le poil dedans, Et Dor se demande bien comment il peut.

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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICUREepicure-copie-1.jpgEpicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

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Florentines

grizzly.jpg Allegro, ergo sum ;
Cogito, ma non troppo.
Gnothi seauton,
Sinon on se téléphone.
Les femmes et les enfants über alles,
Save Our Soul,
Pourvu qu'on ait l'ivresse...

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