Little things

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Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

Calendrier

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Vendredi 2 mai 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Un jour, j'acquiers un carré de terre. Le lendemain, j'y plante quatre piquets, une maison au milieu, et des arbres au jardin... Des arbres fruitiers. Je hume leurs promesses, et j'augure des batailles à gagner... Appliqué, je laboure, je ne vois rien autour, malgré la lombalgie. Je m'installe. Mais par les nuits sans nuages, je fais des voeux, en regardant tomber les météores : je rêve de renouveau.

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Mercredi 30 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger


Bon, je sais, je suis en retard pour te souhaiter ton anniversaire, Quichottine. J'aurais bien voulu t'envoyer quelques fleurs, chère amie, mais je n'ai pas (encore) ton adresse. En attendant, j'ai tiré la langue et je t'ai fait un petit dessin. Les spécialistes apprécieront...
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Mardi 29 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
 

Après deux ou trois whiskies

Papa attrape sa mie

Elle en est toute meurtrie

Et maman quand c'est fini

Va corriger le petit

Pour un non ou pour un oui

Le bambin cogne Mistigri

Presque presque l'estourbit

Alors le matou s'enfuit

Et vient miauler à mon huis

Sois donc bienvenu ici

A nous deux la belle vie

 

 
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Mardi 29 avril 2008
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Merci O.A. pour ce lien qui retrace toute l'histoire du camp Joffre.
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Lundi 28 avril 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Les jours s’ajoutent aux jours, farouches, envahissants, le quotidien s’amoncelle et l’amour s’encroûte... Un petit tremblement, et il se disloque, se pourrit, jusqu’à s’effondrer sur lui-même… Se diffuse alors une subtile infection, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus respirer.

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Vendredi 25 avril 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Avril voit bourgeonner les ceps et s’épanouir les lilas bleus…

Quand les ruisseaux gonflent sous l’ondée, les oliviers corrigent la couleur de leurs feuillages battus. Les fleurettes bariolées se recroquevillent... Les bourgognes s’extirpent de leurs coquilles en quête d’un exploit. La terre qui boit, boit, se soûle du divin liquide présage de la sécheresse estivale. L’eau des nuées flagelle aussi les peupliers, tandis que siffle le rossignol, toujours amoureux, malgré les vents de l’ouest. Des alésiennes des trois âges, inquiètes, scrutent aux carreaux les obscurs cumulo-nimbus, elles accumulent les textiles pour se colleter la bourrasque. Espiègle, je les observe s’effrayer de l’averse, les ciels océaniques ne me sont pas exceptionnels : de Normandie, j’ai non seulement le goût des aventures lointaines, et l’habitude de boire le calva dans le crâne de mes ennemis tués au combat, mais aussi la pluie ne me dérange pas tant. Surtout quand s’exhalent les senteurs cévenoles, pins, thyms et romarins…

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Mercredi 23 avril 2008
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Viens avec nous, petit frère... Ne crains rien, nous sommes gentils, nous ne te ferons rien : nous sommes courageux.

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Mardi 22 avril 2008
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Ce n'est pas que je n'ai pas d'inspiration, mais je ne sais pas quoi écrire.
Ah si.
J'ai un gimmick.
Un putain de gimmick.
"LASER
Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation."
Lalala.
N'importe quoi.
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Dimanche 20 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

La main. Les doigts de la main. Les cinq doigts de la main. Carpes et ombres et bars et métacarpes. Dextérité de la dextre sur le cryptogramme digital du GSM. Global System for Mobile communication. Le zéro. Le six et le six encore et le cinq. Le douze aussi. Et d’autres chiffres d'ailleurs. Dix en tout et pour tout partout. Pas de décimale. Nombres entiers de rondeurs et d’angles. Partie finie de l’infini. Part ôtée à l’infini. Amputé et complet à la fois.

Allô prononcé-je de ma voix de fausset. Hautes fréquences. Vibrations imperceptibles et intangibles. Réelles et vérifiables. Cependant. Pendant ce temps.

Allô répond l’autre.

Syllabes duelles et signifiantes. Paroles insignifiantes et nécessaires.

C’est moi.

C’est toi.

Je suis perdu.

Perdu.

Perdu.

Perdu.

Je serai en retard.

Oui.

A bientôt alors.

Oui.

La main encore. Répétition des gestes. La main de l’homme. L’homme-machine. L’homme propriétaire. L’homme actionnaire de la nature. L’homme majestueux. L’Homme Majuscule. La main. La main de l’homme sur le téléphone. De la main à l’oreille. L’ouïe. La perception. La sensation. La vérité. Toute sensation est vraie dixit le philosophe sensationnel sensationnaliste. Le Grec. Voyage au-delà les millénaires. Le temps non-linéaire. Promenade transversale au travers des plissures temporelles. E=MC2 l’énergie égale le produit de la masse par la vitesse élevé au carré. Elevé au pré. Elevé sous la mère. La mer. L’immensité. L’immensité du temps. Temps relatif. Relatif à moi. Relatif à nous. Subjectivité. Nous sommes sujets. Assujettis. Je dis encore.

Allô je suis toujours perdu.

Perdu.

Perdu.

Mais qui êtes vous enfin.

Mais enfin c’est moi.

Nous avions rendez-vous.

Lui.

Moi.

Lui et moi. Nous sommes. En somme. Il était le maître. Le grand. J’étais le disciple le petit le maigre l’infime. Antonymes si contraires non. Enfin. Ouf. Diantre. Le maître. Oui. Ja. Da. Tak. Si. Le style. The style. Yes. L’alpha et l’oméga. La pluie et le beau temps. Du bon pain j’étais. De la pâte. Pétrir. Etre pétri. Les mains. Les ongles. Les cheveux. La chevelure. Le potage. Le cheveu dans le potage.

Heu. Et vous.

Moi.

Vous.

Moi je suis le génie littéraire du XXème et XXIème.

Arrondissement.

Non siècle.

Ah.

Oui. Le style. The style.

Je ne suis pas chez Peubeureu.

Qui ça.

Peubeureu.

Non. Moi je suis Marcel J. Dantesque.

- Ha ; hum ! J’ai dû me planter dans mon carnet d’adresses. Je me disais aussi… Comment est-ce qu’on peut faire pour écrire, rien qu’avec des points des ellipses et des tautologies ? C’est hallucinant, c’est imbitable, votre truc, là !

Il faut fréquenter les salons.

- C’est une supercherie !

Au revoir Monsieur. Moi aussi je vous emmerde. Regardez-moi mardi soir chez Durand. Je vais vous en mettre plein la vue. Looser.

 

Finalement, je l’ai trouvé, mon Peubeureu… Il vit au bout du monde… Il est cool, pas hype pour un rond. Il a du PQ imprimé dans ses toilettes. Mais oui, vous le connaissez forcément, c’est le père de Laurent Balluc-Rittener, le rugbyman de Narbonne. Patrice Balluc-Rittener vient de sortir « 30 jours en mai », roman qui témoigne de l’expérience d’un ado de 17 ans qui se jette au cœur du mouvement de Mai 68, un ouvrage plein de virgules, de soi et de points de suspension, de bombes lacrymogènes, de liberté et de rock’n’roll… De la belle ouvrage. Pas cher. Chez l’Harmattan, excusez du peu.

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Jeudi 17 avril 2008
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hm… Café ?

Café.

Il n’y a rien de plus agréable que de se réveiller de bonne humeur dans les bras de sa douce, vous saviez, ça ? Un bon coup de reggae, un coup de fil enthousiaste, bien à l’abri de la pluie qui caquette en rebondissant sur la fenêtre...

Il y a un truc qui m’a tout de même turlupiné (ho !) quand j’ai eu ouvert un œil , ce sont les vers que j’ai commis hier, où je suis passé à côté de ce que je voulais dire, c’était assez mal exprimé, je dois bien l'avouer. Je laisse ces vers en ligne, par respect pour les commentaires ; quant à ceux qui me détestent –il y en a ! – et qui vont s’en faire les gorges chaudes, et moi je leur dis faites vous en plutôt des gorges profondes, parce que moi, je vous emmerde, vous. Je suis toujours le redoutable Totoseb, méfiez-vous, souvenez-vous.

Je vais vous la faire en prose, alors, si vous avez cinq minutes.

Vous voyez, j’étais parti sur deux cigarettes abandonnées dans un cendrier, dont les volutes jumelles montaient au firmament, s’entortillaient, hélicoïdales, se mêlaient l’une l’autre pour ne plus former qu’une, enchâssées, à la merci du moindre souffle. J’étais parti sur quelque chose de sensuel, plein de sous-entendus, et que faisaient les fumeurs pendant que leurs cigarettes se consumaient sans eux ? Hein ? Des métaphores, quoi, des allusions… De la poétique, Monique ! Je m’en suis tenu à des comparaisons, ce qui ne me ressemble pas. Il faut du rythme, j’y étais pas. J’étais pas très reggae, en fait.

Et voilà où j’en suis arrivé, « revivre » je sais pas, j’ai dû repenser à la conversation que j’avais eue pendant la nuit avec ma bien-aimée, va savoir ? Mais c’était aussi là mon point de départ.

J’ai du mal à me comprendre, parfois. Enfin, finalement, j’ai quand même exprimé quelque chose. Quelque chose d’ intéressant. D’intéressant pour moi, j’entends.

Je pense beaucoup, mais je parle peu. Si j’écris, c’est pour que ça sorte, tout de même. Ma psy en en vacances, alors c’est vous qui allez vous y coller, désolé. Si je suis trop long, passez à une autre page, tant pis pour moi. Normalement, sur le blog, j’essaie de faire court. Pour vous, surfeurs de web impatients, zappeurs fous, paresseux ! Enfin, c’est comme ça que je suis, moi, en tant que bloggueur. Si c’est trop long, je zappe. De toutes façons, ce post est classé dans la catégorie « moi, personnellement, je », donc voilà. Je suis en congé, alors je prends le temps pour moi.

Merci.

Alors ?

Là, je parle de ma rupture encore fraîche, et des sensations qu’elle m’inspire.

Ici, le crayon reste suspendu au-dessus de mon cahier (bon, là, évidemment, vous le voyez pas parce que j’ai recopié sur l’ordinateur et j’aurais plutôt dû écrire suspendu au-dessus de mon clavier mais c’était pas vrai parce qu’en vérité, en vérité je vous le dis, c’est pas ça que j’ai écrit), au-dessus de mon cahier, donc, parce que ce n’est pas de la poésie…

Quelques petits mois nous séparent, entre l’instant présent, et ce soir-là, où elle m’a fait asseoir auprès d’elle, pour m’expliquer que notre histoire d’amour allait s’arrêter ici. Finie.

Je me souviens de tout. De ce saisissement, de cette impression d’être fauché comme un lapin en plein vol, comme disait le philosophe Thierry Rolland.

Finie ?

A voir.

Certes cet amour s’est éteint comme la flamme d’un cierge dont on pince la mèche entre le pouce et l’index : plus de lumière, une piqûre cuisante, persistante… Mais la cire garde la forme qu’on lui a donnée, comme dans Descartes, voilà : la chandelle se transforme, mais elle conserve les mêmes propriétés, il explique ça dans le Discours de la Méthode, vous chercherez les références exactes vous-même, parce que ça fait plus de quinze ans que je n’ai pas mis le nez dedans. Il reste de la permanence, de la continuation -si ce n’est de la continuité, même si tout semble avoir changé… Nous avons des enfants qui nous ont réunis pour la vie, même si les liens du mariage ont été brisés. Cet amour-là ne nous quittera pas, et nous le partagerons toujours, pourvu qu’il ne nous oppose pas. Et puis, on ne passe pas d’une décennie bien remplie à un vide béant : il reste toujours quelque chose de la complicité, de l’affection, de l’attirance qui nous a si longtemps (un tiers de nos petites vies, malgré tout, ça compte) conjoints. Seuls nos projets ont divergés, et quels projets, d’abord ? La blessure est encore jeune, la cicatrice est rouge, et elle me brûle souvent, parfois, quand je suis seul, au bout de ma table, devant une boîte de conserve à peine rechauffée… Aujourd’hui, j’en aime une à laquelle je pense depuis le crépuscule jusqu’à l’aurore, vous voyez, quand le ciel se violace, que les étoiles s’éteignent les unes après les autres, j’ai envie, je veux, je change de vie, je réalise mes rêves, c’est elle, ce sont ses mots, sa force, son parfum, qui me poussent vers le bien, le bon et le meilleur. C’est mon amoureuse.

De toutes les femmes que j’ai aimées avant, Et qui sont devenues femmes maintenant, comme chantait le poète, il me reste quelque chose, dont beaucoup de respect et d’amitié. Des regrets ? Oui. Mais le baume du temps est efficace.

Ok ?

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Mercredi 16 avril 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

 

Un jour, ils ne se sont plus plu...
Non que leur amour disparut :
Mais poésie
Sensualité et retenue,
Défaits, s’étaient portés ailleurs.
L’amour aussi,
Quant à retrouver le bonheur,
Se convertit en autre chose,
Comme une rose
Qui aurait été étêtée
Il rejaillit après l’été,
Déterminé.

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Mardi 15 avril 2008
publié dans : POLICE PARTOUT par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Allez. Une petite pensée pour les Italiens qui passent sous le joug populiste, Berlusconi plus Franco (tiens ?) : en tant que Français de Sarkozie, je compatis.
Je ne connais pas l'angoisse de la page blanche, car j'ai toujours quelque chose d'intéressant à dire. Moi c'est plutôt la chute qui me pose problème(s). Jusqu'à la fin de chaque texte, je m'angoisse de savoir comment ça va finir. Et puis ça vient Tout seul, sans que je m'en aperçoive. Finalement.
Je voulais parler des flics, aujourd'hui. Mais je sors d'une nuit de travail, alors bon... Pff... Je vais pas entrer dans le détail. Simplement, il est risqué de balancer bêtement les policiers qui donnent des coups de pied à leur client par maladresse, sous peine d'être mis en examen pour dénonciation calomnieuse.
Z'avez qu'à lire le Canard Enchaîné de cette semaine, "Flics contre témoins gênants", c'est très instructif.
J'espère que je ne vais pas me faire attaquer par la police des blogs. Finalement.

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Lundi 14 avril 2008
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hey, saluttttttttt !
J'étais parti pendant quelques jours. Je surgis un instant du tourbillon de la vie(je cite) pour vous faire un petit signe, chers abonnés et habitués. Fayot, oui, et alors ?
La petite nouvelle précédente, regardez-y de plus près... N'est pas de moi ! Mais de mon ami -attention, pas de mots à la légère... Fred. Je ne suis que le lubrifiant, dans cette histoire. Je n'ai pas fait grand-chose d'autre que de raccoucir deux-trois phrases, et saupoudrer quelques points de suspension, ça et là... Vous savez, je suis champion de Normandie de ponctuation, et lui, il est à la fois cinéphile et fan de comics -d'aucuns auront reconnu la puissance ultime de l'incroyable Hulk, lauréat 1999 du Prix de la Réalisation Débile, bref, à nous deux nous allons faire du bon boulot. Comme les héros des séries américaines. Les méchants n'ont qu'à bien se tenir !

Je vais repartir pour quelques jours, j'en peux plus... Alors vous affolez pas si je passe en mode fantôme : je bloggue peu en wayage.

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Lundi 14 avril 2008
publié dans : COPAINS par FRED featuring SEB
Mon ennemi s'immobilise, le sternum de plus en plus lumineux : il va tirer, ça va faire mal, sans compter ses répulseurs placés qui balayent les alentours pour m'empêcher de fuir... Il fait feu ! Je n'ai que le temps de projeter un flux de toile sur son casque et de donner un coup sec. Je ne fais que dévier le tir, mais c'est suffisant. La poutre de bois est atomisée en milliers d'esquilles qui me déchirent le corps, alors je tombe sur les genoux, je pousse sur les bras pour me relever, sonné par la violence de l’explosion... Lui, il n’a qu’à redresser la tête, et tendre les mains… Il rase la base du mur dans un flash jaune et plusieurs tonnes de gravats me tombent sur le dos. Je m'évanouis un instant, et, à mon réveil, je perçois le bruit sourd de ses rétro-répulseurs, le son métallique de son armure qui touche le sol… Il avance, doucement, il va m'achever... Ce n'est pas possible, il faut... je DOIS m'en sortir ! Je pousse, je tire... Rien. Plus de jus, plus d'énergie... Alors tant pis, j’ai encore quelques secondes pour tenter le tout pour le tout : mon corps gonfle, enfle, mes os se dilatent et ma peau s'épaissit... Le tissu de mon costume se tend, les fibres synthétiques craquent sèchement, une à une… Je suis torse nu. M’arrêterai-je de grandir ? Des morceaux de maçonnerie glissent sur la montagne de muscles verts que je suis devenu. Je surgis, monstre de jade, puissant, haineux… Mes trois tonnes lancées d'un bond fracassent la poitrine de mon adversaire. Il est propulsé dans un grand klong ! , droit dans la devanture de l'épicerie du trottoir d'en face. Sous le choc, les poutres principales cèdent et le toit s'écroule sur l'homme de fer. Je traverse la rue pour finir le travail avant qu'il n'émerge, mais je n'ai pas le temps d'arriver, l'ensemble du bâtiment est soufflé. Sous une pluie de pierres, dans une fumée très épaisse, il se tient avec son casque sous le bras : « T'avais pas le droit ! C’est pas du jeu ! J’vais le dire !», pleurniche t’il. J'allais parlementer quand la cloche a sonné. Je cours vers le reste du groupe. Il me retrouve dans le rang. Je le regarde, narquois, droit dans les yeux, un sourire victorieux au coin des lèvres : « J't'ai mis la pâtée ! J't'ai mis la pâtée! J't'ai mis la pâtée ! Nananère !
- N'importe quoi ! Tu respectes même pas les règles, d’abord... Tarta gueule à la prochaine récré.
FIN
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Dimanche 13 avril 2008
publié dans : COPAINS par FREd featuring Seb

Je pète les plombs : « non !!!!! ». Je tire dans tous les sens. Le peau rouge derrière le poteau est fauché en réarmant son fusil. Je cours vers mon dernier adversaire. Il a prit l'arme à feu de son défunt collègue et se rue aussi sur moi en hurlant. Nous ne sommes plus qu'à vingt centimètres l'un de l'autre quand nous nous tirons dessus nos trois dernières balles.

 

Il refusait de laisser tomber. Moi aussi.

 

Soudain, Bison-sans-peur s'élève au-dessus du sol, bras en croix, yeux fermés, son poitrail se gonfle, et il prend une couleur rouge métallique ; ses épaules, ses mains et ses avant-bras se relient les uns aux autres dans une mélasse dorée suintant de tous ses pores. Son sternum se creuse dans un cercle parfait, et en son centre reflue une plaque transparente d'où filtre une lueur orangée. Ses bottes et son short en peau se muent en une sorte de plastique de synthèse vivant. Il se dilate, vire au rouge et couvre entièrement la partie inférieure de son corps. Les semelles de ses cuissardes se creusent et deviennent incandescentes : des répulseurs apparaissent. Les formes se précisent pour laisser apparaître une armure rouge et or high-tech. Des jets de fumée, signe d'une régulation de la pression intérieure, sont expulsés, ça et là. Il ne lui reste plus qu'à mettre son casque une centrale neuro-informatique. C’est une version personnelle d'Iron-Man ? Mais plutôt que de se révolter, il vaut mieux s'adapter : spontanément, je m’aplatis au sol et je me catapulte grâce à mes puissantes jambes, jusqu’au mur me faisant face, à trois ou quatre mètres de là. Pendant mon envol, j'en profite pour arracher chemise et pantalon : apparaît alors le superbe costume rouge et bleu de Spiderman. Suspendu au mur par une main, j’enfile mon masque. A peine passé, je sursaute sous le choc électrique de mon sixième sens. Réflexe : je bondis ! La chaleur de la rafale de plasma vitrifie le mur derrière moi, mais je n’y suis plus, je me suis refugié sur un poteau.

L'adversaire se déplace calmement, sûr de son fait : il sait que j'ai fait un mauvais choix, que j'ai préféré la rapidité à la puissance de feu, et, face à une arme de guerre pareille, ce n’était pas forcément une bonne idée…

Vite ! Réfléchir, trouver une super-idée ! Je pose la main sur mes recharges de toiles : plus beaucoup de fluide... Il ne faut pas compter l'arrêter avec ça… Mais gagner du temps, ça, oui, je peux peut-être.

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Samedi 12 avril 2008
publié dans : COPAINS par FRed featuring Seb

«  Hé ! Ils sont là ! » C'est Dillan, qui a crié, là-bas.

Planqué à un angle de rue, il me fait signe de le rejoindre. J’arrive. Adossé au mur, il tient son six coups les mains jointes, nerveux.

« Trois. Dans la ruelle, derrière les poubelles. J'les ai bloqués, y'a une palissade au fond. Mais tout seul, j'peux rien faire... »

Encore sonné par la force du vent, j'observe Dillan : une tâche rouge s’étale lentement sur sa cuisse, et cette blessure me rappelle à la réalité ; je secoue la tête, pas le temps de prendre soin de lui : « Ca va aller Dillan ?

-      Ouais, c'est rien. Alors ? T'en penses quoi ?

-      Tu me couvres et j'avance, je me planque, je tire !

 Chtong ! Une flèche, soudain fichée à l'angle de la barrière, tremble dans un vibrato sec : sa pointe ressort juste à côté du bras de Dillan... Les yeux rivés au pic métallique, je continue : « On va progresser petit à petit. Je commence… Maintenant ! »

Il se retourne sèchement et tire quatre balles dans la ruelle, dans le même mouvement, je plonge, roulé-boulé, je me relève, je cours le dos voûté et je plonge derrière un stock de caisses renversées.

L’adrénaline affûte ma mécanique ; je repère le terrain : un Cheyenne s’aplatit derrière un poteau électrique, son fusil décoré pour la guerre dépasse, et deux autres Indiens sont cachés accroupis, derrière les bennes à ordures. Leurs plumes qui dépassent s'agitent furieusement ; ces gars ont l'air de discuter ferme. C'est peut être notre chance ?

A terre, je jette un coup d'œil par dessus mon épaule : D. s'avance, tout doucement, au coin de la maison... Je lui fais un signe et je me redresse aussitôt sur les genoux : je tire des deux mains, une balle pour le tireur isolé, une autre pour l'autre groupe. Mes pouces étaient crispés, déjà prêts à réarmer les chiens : deuxième salve, les deux indiens côte-à-côte se sont relevés dans le même temps ! Le premier n’a pas bougé, tandis que la tête emplumée de celui de droite bascule dans une explosion écarlate. Celui de gauche ne scille même pas et me fixe un instant, je le reconnais, c’est Bison-Sans-Peur. Il sort un tomawak et le lance dans le même élan. Je l'observe tournoyer en ma direction. Je n'ai le temps que de me laisser tomber sur le côté. Wouff... wouff... Je le suis des yeux quand il passe au dessus de moi, il continue son chemin... Dans le crâne de D. ... Celui-ci, courbé pour avancer, s'écroule lourdement dans un pouf de poussière. Sa position fait penser à un gros poulet assommé comme dans les dessins-animés : avachit vers l'avant, ridicule. Il ne lui manque que les étoiles virevoltants autour du crane.

Mais ce n'est pas un film.

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Samedi 12 avril 2008
publié dans : COPAINS par Fred featuring Seb

<« Go ! Go ! Go ! »

La lumière explose dans le couloir et dévore la pénombre : la porte s’ouvre et nous nous précipitons dans les claquements de talons, impatients d'en découdre. Au passage, le garde-chiourme nous donne les dernières instructions : « Allez-y calmement, vous vous rappelez ce qui s'est passé la dernière fois. »

Oui… Je ne peux que m’en souvenir : nous avions totalement perdu le contrôle durant l'intervention, c'était l'apocalypse, une vraie boucherie, et nos responsables avaient dû envoyer les troupes d'intervention spéciales pour exfiltrer les équipes.

Nous allons nous mettre en place. Les étoiles de mes bottes frappent le sol, roulent sur elles-mêmes dans une résonnance aiguë… Elles rythment ma progression vers le front. La poussière se lève avec le vent, alors je plisse les yeux… Le vide dans ma tête… je chasse de mon esprit de toutes les pensées étrangères… Ma mission ? Intercepter la tribu Cheyenne.

Lentement, mes mains remontent le long de mes jambes… Mes doigts caressent les franges de mes cuissardes, les colts froids dans les holsters de hanche… D’un geste symétrique, mes index font sauter les boutons de sécurité et se postent sur chacune des gâchettes. Je m'arrête, face au soleil, et je profite des dernières secondes de calme…

Je crache mon dernier gorgeon de chique acide.

Le vent me siffle aux oreilles, et sa mélopée spectrale me semble un chant guerrier… J'ai toujours pensé qu'il fallait se mettre dans la peau de son ennemi pour mieux l'affronter, pour mieux le vaincre…

Les sens dilatés en phase avec mon environnement, je suis Prêt. Je ne crois pas en leurs dieux, mais leur fusion avec la nature rend les Indiens sûrement plus aiguisés…

Un vautour se pose sur le toit, devant moi…

Un signe ?

J'espère que non.

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Vendredi 11 avril 2008
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Il y a de l'écho ?
Hohé ? Hohé...
Même s'ils te sont sucrés
Mes mots
Titubent,
Ils sont sciés.
Alors pour déchiffrer
Les interludes
De mon propos
Pour balayer
Le non-parlé
De mon parler

Rappelle-moi à minuit
Je n’ai plus de batterie.


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Jeudi 10 avril 2008
publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

"Ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons."


Coco Lapin

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Mercredi 9 avril 2008
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Quel scandale !  Opprobe sur la France  ! La honte ! LA HONTE ! Bouhhhhhhhhh... Aux chiottes !
Embêter comme ça l'avancée de la flamme olympique...
Voyous ! Vandales ! Droitdelhommistes !
Et l'esprit sportif, alors, et l'esprit d'équipe ? Hein ? La belle et franche (mas)camaraderie des activités de plein air, dans une saine  ambiance de compétition, c'est quand même pas du pipi de chat , si ? La paix entre les peuples, bordel, la paix entre les peuples ! Merde !
Et puis... Imaginez ces millions de jeunes corps musclés... Bronzés... Huilés... Hm... Il ne faut pas gâcher la fête du sport, bon sang, symbole de paix et de fraternité entre les peuples, Palestiniens y compris ! Et que vont dire nos amis Chinois, qui savent si bien allier les avantages du communisme aux avantages du capitalisme ? Ce nouveau modèle économique ? Nos futurs clients !
Au fait... Vous savez si l'équipe du Tibet a une chance de médaille ?

 

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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICUREepicure-copie-1.jpgEpicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

Vous répondîtes

Florentines

grizzly.jpg Allegro, ergo sum ;
Cogito, ma non troppo.
Gnothi seauton,
Sinon on se téléphone.
Les femmes et les enfants über alles,
Save Our Soul,
Pourvu qu'on ait l'ivresse...