Hm… Café ?
Café.
Il n’y a rien de plus agréable que de se réveiller de bonne humeur dans les bras de sa douce, vous saviez,
ça ? Un bon coup de reggae, un coup de fil enthousiaste, bien à l’abri de la pluie qui caquette en rebondissant sur la fenêtre...
Il y a un truc qui m’a tout de même turlupiné (ho !) quand j’ai eu ouvert un œil , ce sont les vers que
j’ai commis hier, où je suis passé à côté de ce que je voulais dire, c’était assez mal exprimé, je dois bien l'avouer. Je laisse ces vers en ligne, par respect pour les commentaires ; quant
à ceux qui me détestent –il y en a ! – et qui vont s’en faire les gorges chaudes, et moi je leur dis faites vous en plutôt des gorges profondes, parce que moi, je vous emmerde, vous. Je suis
toujours le redoutable Totoseb, méfiez-vous, souvenez-vous.
Je vais vous la faire en prose, alors, si vous avez cinq minutes.
Vous voyez, j’étais parti sur deux cigarettes abandonnées dans un cendrier, dont les volutes jumelles
montaient au firmament, s’entortillaient, hélicoïdales, se mêlaient l’une l’autre pour ne plus former qu’une, enchâssées, à la merci du moindre souffle. J’étais parti sur quelque chose de
sensuel, plein de sous-entendus, et que faisaient les fumeurs pendant que leurs cigarettes se consumaient sans eux ? Hein ? Des métaphores, quoi, des allusions… De la poétique,
Monique ! Je m’en suis tenu à des comparaisons, ce qui ne me ressemble pas. Il faut du rythme, j’y étais pas. J’étais pas très reggae, en fait.
Et voilà où j’en suis arrivé, « revivre » je sais pas, j’ai dû repenser à la conversation que
j’avais eue pendant la nuit avec ma bien-aimée, va savoir ? Mais c’était aussi là mon point de départ.
J’ai du mal à me comprendre, parfois. Enfin, finalement, j’ai quand même exprimé quelque chose. Quelque
chose d’ intéressant. D’intéressant pour moi, j’entends.
Je pense beaucoup, mais je parle peu. Si j’écris, c’est pour que ça sorte, tout de même. Ma psy en en
vacances, alors c’est vous qui allez vous y coller, désolé. Si je suis trop long, passez à une autre page, tant pis pour moi. Normalement, sur le blog, j’essaie de faire court. Pour vous,
surfeurs de web impatients, zappeurs fous, paresseux ! Enfin, c’est comme ça que je suis, moi, en tant que bloggueur. Si c’est trop long, je zappe. De toutes façons, ce post est classé dans
la catégorie « moi, personnellement, je », donc voilà. Je suis en congé, alors je prends le temps pour moi.
Merci.
Alors ?
Là, je parle de ma rupture encore fraîche, et des sensations qu’elle m’inspire.
Ici, le crayon reste suspendu au-dessus de mon cahier (bon, là, évidemment, vous le voyez pas parce que
j’ai recopié sur l’ordinateur et j’aurais plutôt dû écrire suspendu au-dessus de mon clavier mais c’était pas vrai parce qu’en vérité, en vérité je vous le dis, c’est pas ça que j’ai écrit),
au-dessus de mon cahier, donc, parce que ce n’est pas de la poésie…
Quelques petits mois nous séparent, entre l’instant présent, et ce soir-là, où elle m’a fait asseoir auprès
d’elle, pour m’expliquer que notre histoire d’amour allait s’arrêter ici. Finie.
Je me souviens de tout. De ce saisissement, de cette impression d’être fauché comme un lapin en plein vol,
comme disait le philosophe Thierry Rolland.
Finie ?
A voir.
Certes cet amour s’est éteint comme la flamme d’un cierge dont on pince la mèche entre le pouce et
l’index : plus de lumière, une piqûre cuisante, persistante… Mais la cire garde la forme qu’on lui a donnée, comme dans Descartes, voilà : la chandelle se transforme, mais elle conserve
les mêmes propriétés, il explique ça dans le Discours de la Méthode, vous chercherez les références exactes vous-même, parce que ça fait plus de
quinze ans que je n’ai pas mis le nez dedans. Il reste de la permanence, de la continuation -si ce n’est de la continuité, même si tout semble avoir changé… Nous avons des enfants qui nous ont
réunis pour la vie, même si les liens du mariage ont été brisés. Cet amour-là ne nous quittera pas, et nous le partagerons toujours, pourvu qu’il ne nous oppose pas. Et puis, on ne passe pas
d’une décennie bien remplie à un vide béant : il reste toujours quelque chose de la complicité, de l’affection, de l’attirance qui nous a si longtemps (un tiers de nos petites vies,
malgré tout, ça compte) conjoints. Seuls nos projets ont divergés, et quels projets, d’abord ? La blessure est encore jeune, la cicatrice est rouge, et elle me brûle souvent, parfois, quand
je suis seul, au bout de ma table, devant une boîte de conserve à peine rechauffée… Aujourd’hui, j’en aime une à laquelle je pense depuis le crépuscule jusqu’à l’aurore, vous voyez, quand le ciel
se violace, que les étoiles s’éteignent les unes après les autres, j’ai envie, je veux, je change de vie, je réalise mes rêves, c’est elle, ce sont ses mots, sa force, son parfum, qui me poussent
vers le bien, le bon et le meilleur. C’est mon amoureuse.
De toutes les femmes que j’ai aimées avant, Et qui sont devenues
femmes maintenant, comme chantait le poète, il me reste quelque chose, dont beaucoup de respect et d’amitié. Des regrets ? Oui. Mais le baume du temps est efficace.
Ok ?
Vous répondîtes