Et toux amère
regard acerbe
puis sourire imberbe
j'ai le cul orange
et les dents blanches
ma vingtaine est tienne
Hagne don'
Huggy Home saute sur le blog
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
Regardez ces belles couleurs que nous avons
attrapées !

Ne t'endors pas
Reste encore
Eclaircis-toi la voix
Pour dire de ces choses
Importantes
Des peut-être
Des maintenant
Des ici
Tu n'exiges rien
Vive
Noire
Et lumineuse
Allo ?
J'échange volontiers :
deux barils
De quart d'heure américain
Contre un baril
D'années heureuses,
Alors
Raccroche !
Patience sur la route...
Tu emmielles
Ton thé...
Tu croques
Un petit pain au lait...
Tu fais des efforts
De pro-non-ci-a-tion...
Tu te ranimes
Et tu sens que ça vient de l'intérieur...
Les yeux encore chauds
D'une nuit torride...
Et moi !
Je cours !
Comme un drogué !
Après un fix de café !
En retard !
Un bisou !
Dans le cou !
Bonjour.
Une phrase commence toujours
Par une Majuscule,
Et se termine toujours par un.
(...)
Toujours - toujours ?
Et la poésie, alors ?
Peut-être bien que la poésie...
"- Et bien quoi, la poésie ?"
Pas toujours
Paf !
Chassée
Couchée au pont
Enjambée
Sans plus compter
Pour personne
Tombée si bas
SI raide
D'une nuit couchée
Sous la lune claire.
Crac !
Cassé
Tombé du pont
La passager
Sans rien demander
A personne
Tombé en bas
Si déchiré
D'une nuit couché
Les yeux ouverts.

Different colours
One people
Vous connaissez l'Afrique ?
Oui, les éléphants, les gorilles...
Mais aussi
La misère
La violence
La faim
La peur
Le SIDA
Je pourrais vous raconter les bidonvilles, les barbelés, les heures de marche pour trouver maigre pitance, les kalachnokov, les pneus enflammés en guise de collier.
Je pourrais.
Rastas never die.
Excusez-moi, mais comme on parle d'artistes... François Boussuge me troue le cou, encore une fois. Allez-y, sa dernière oeuvre en ligne est fantastique.. Heu, je ne sais pas parler d'art, mais je sais quand ça me plaît ! Bises, bonnes journées !
On a beaucoup phrasé au sujet de l’immortalité ; globalement, il en ressort trois théories que j’ai synthétisées pour vous. Heureusement que je suis là pour vous mâcher le boulot, pas vrai ?
1) Dieu est mort, et tous les hommes seront emportés dans les flammes éternelles, même les bons cons qui n’ont rien demandé à personne.
2) Les hommes sont mortels, exceptés les plus favorisés. La métempsycose tourne mal et le cercle devient vicieux.
3) Il n’y a pas que les vivants dans la vie: le minéral reste immuable et permanent. Donc, si l’on introduit les acquis du vivant dans la matière inerte, il faut être pointu parce que c’est compliqué, les technologies modernes.
Asséché
L'âme en peine
Attaché
A la fontaine
Il empêche l'eau
De remonter au tuyau
Il retourne les calendriers
Et bastonne ses oreillers
Son impatience maudit
Les aiguilles engluées
D'une montre erraflée
Et le volcan vrombit
Les pommes n'en finissent pas de mûrir
Les cygnes ne veulent plus partir
Gronde, gratte à la porte
Vieux mâtin transi
Croque les fines poussières
Qui dansent aux rais de la lumière
Et maintenant
Et ici
Il attend
La caresse
Rien ne presse
C'est l'automne.
Depuis le bistro où j'aime attendre, j'admire la puissante Seine charrier des troncs formidables, les mouettes se laissent valser parmi remous et tourbillons... C’est le moment de tenter des
exploits : je suis certain que le type, pour peu qu’il y ait une caméra, qui se jetterait à l’eau, ici et maintenant, ferait un tabac sur internet. Le monde entier s’esclafferait en le voyant
emporté dans la houle du grand fleuve... Non mais il y en a qui seraient capable : j'ai bien connu un Japonais qui se préciptait dans les rouleaux de la mer d’Irlande en plein mois de
janvier, banzaïïïïïïïïïï ! Pour barboter dans les dangereuses vagues d’une anse sans fond ; c'était un garçon un peu porté sur la bouteille et les jolies filles, et thow
un excellent compagnon. Définitivement givré. D'ailleur, je ne connais que des japonais saugrenus : le choc culturel les rend un peu excentriques. Dans leur pays, par exemple, ça ne se fait
pas, d’embrasser en public, mais en Europe, j'en ai vus se rouler des patins si goulus qu'il fallait un couteau à beurre pour les déventouser ; Ingrid Bergman et Cary Grant
pouvaient aller se rhabiller.
Moi, la première fois où j’ai embrassé une fille comme ça, j’avais treize ans, elle en avait douze, je me souviens très bien
de son prénom. Elle avait de beaux grands yeux sombres. Nous nous plaisions... Ce n’est que beaucoup plus tard qu’elle est devenue lesbienne. Mon côté féminin qui l’aura influencée…
J’avais la trique, cette première fois-là, mon vieux, une vraie bourrique. J’avais cru mourir de honte en constatant l’intensité de mon genre, et je n’avais peur que
d’une chose, c’est qu’elle me colle la main au panier et qu’elle s’en aperçoive; je m’écartais par le bas en me rapprochant par le haut. Fallait être souple, mais nous revenions d’un stage
d’escalade dans les Pyrénées, nous avions même recueilli un poussin d'au moins trente-cinq kilos, celui du grand-duc, tombé du nid, ce grand-con. C’est
dans le train que nous nous étions le plus embrassés, et je bavais, elle bavait autant, et les grandes eaux de Versailles coulaient à nos mentons ; je ne portais pas encore la
barbe. Heureusement.
Depuis j’ai appris à embrasser convenablement, sans plus baver ni racler les ratiches de ma petite camarade. En revanche, je bande toujours autant, quand on m’embrasse ainsi. Mais je n'ai plus
honte, car j'ai réalisé que j'étais AUSSI un animal.
On n'est pas toujours maître de ses actes, quand on est inconscient.
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
Allegro, ergo sum ;
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