Little things

  DSC04857.JPG
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ; 
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.

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Vendredi 14 décembre 2007
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Salut les copains, et tout le monde.

Voilà. Aujourd'hui, c'est la fin d'un cycle. 
Et aussi en ce qui nous concerne, vous et moi : dès demain, je n'aurais plus d'ordi. Je viens donc vous dire au revoir. Eh oui, vous le saviez déjà peut-être, ou pas encore, mais ma femme m'a quitté il y a trois mois, et c'est demain que nous nous partageons les biens : fourchettes à escargots, bandes-dessinées, ordinateurs... Je change d'appart, en plus de tout le reste, a
dieu, veaux, vaches, cochons...

Je garde les petites cuillères.

Ces deux ans de bloguouille ont d'abord été une parade à mon mal-être et mon besoin d'évasion, et puis au long du temps et au fil de l'écriture, des liens se sont noués, au travers de mes chroniques, par ma littérature et même dans ma philosophie de bazar ; j'ai bien eu à subir quelques solides inimités, mais, bien au contraire et au premier chef, des amitiés bienveillantes se sont construites.

J'aime être en contact direct avec mes visiteurs. Je reçois, je donne, c'est gratuit, et immédiat. C'est chouette !
J'aime ne pas susciter d'indifférence, et j'ai aimé quand vous m'avez aimé, étonné, haï, impressionné, appris, câliné, frappé, mordillé, hm, oh, oui, comme ça, encore, aïe ! pas trop fort quand même...Hm... Ouf... Fiou ! Hé hé hé...

Pardon.

J'en étais, où, moi ?
Ah oui !

J'aime ce que vous me donnez en commentant mes textes, je me dis que peut-être, ça vaut la peine de persister -parce que parfois, voyez-vous, et ça vous pourra vous paraître étonnant, je doute de mes capacités... Je me mésestime souvent, surtout au petit matin, accablé de fatigue et de mauvais sommeil ; vous m'aidez à avancer.
J'aime vous rencontrer en vrai, aussi, finalement, quand vous vous matérialisez sur les quais de gare... 
Vous savez, mon amoureuse... celle que j'aime, son parfum et sa peau et ses mots, et son regard et son sourire et sa joie et et et... elle est la première et plus fidèle lectrice dans l'histoire entre Sébastien Clivillé (c'est moi et j'espère que vous savez encore prononcer mon nom) et huggyhome. Il n'y a pas de hasard. Et elle vous le dirait : je ne suis pas un ours mal-léché (hm), une brute épaisse et vindicative... Enfin, pas souvent. Je suis très gentil, en vrai, très doux. Je ne vous ai pas tout donné à voir.

Voilà : je n'achèterai pas d'ordinateur avant un moment, je vais d'abord m'équiper en crayons, papier, gommes, travailler à l'ancienne, quoi. Je pense quand même que j'aurais accès aux PC des copains de temps à autre. On verra. Juste pour vous dire que je vais être provisoirement absent des blogs. Et que le provisoire dure, parfois.

Alors je vous salue bien cordialement et très amicalement, et je vous dis tout de même à bientôt ; mais on ne sait jamais, alors je vous donne et je vous répète (pour les anciens) une dernière citation à méditer, car on n'a qu'une vie : 


Nous naissons une fois et il ne faut pas s’attendre à naître encore une fois ; il s’ensuit par conséquent, que la durée éternelle n’existe en aucune façon. Toi donc qui n’es pas maître du lendemain, tu diffères de jouir ! Nous consumons notre vie à force d’attendre et chacun de nous meurt à la tâche. (Epicure; 14)


Take it easy.

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Mercredi 12 décembre 2007
publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Regarde les me les, ceux-là, avec leurs tics et leurs yeux qui disent merde aux autres, qui accusent, qui agonisent, qui calomnient, qui vouent aux gémonies, ces sophistes qui séduisent pour mieux tromper et qui savent faire une bonne cause d'une mauvaise !
Il ne sont pas Pères Noël, ne nous laissons abuser par leurs barbes : leurs hottes sont remplies de paquets factices, ne nous fions pas à ces rubans colorés. Mais enfin, ils prétendent tout de même tout savoir, tout pouvoir pour nous : la bonté, la nature, le chômage, l'humanité, l'art, la beauté, et même la cuisine au beurre ! Evidemment, ils ne savent rien de tout ça, sauf peut-être en ce qui concerne la cuisine au beurre, mais je n'ai jamais eu l'honneur d'être invité à leur table.
Ils noient la vérité sous des tombereaux de persuasion ; détestables, il se font cependant aimer, par la flagornerie, la menace ou la corruption.

Les autres, les justes, accusés et présumés coupables malgré leur bonne foi et leur honnêteté intellectuelle, quand ils s'apercevront qu'ils ont été débinés pendant des pages et des plages, se retrouveront fort dépourvus. Comment pourront-ils extirper le mensonge,  répété à l'envi, de l'esprit celui qui n'a jamais entendu que perfidies à leur endroit ? Quand on les aura empêchés de se défendre -car tout est de sous-entendu et de jugements de valeur a priori  ? 
Hm ?
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Mardi 11 décembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

011.JPGCe soir, entretien d'embauche. Deuxième tournée. J'ai eu le chef jeudi, aujourd'hui c'est le bigbig boss. Encore une étape. Allez Seb, allez ! Tu es un lion ! Un roc ! Carré, qualifié, entier, motivé, libre, net, expérimenté ! Tu en veux ! Allez !
N'empêche...
Stress dans le hall : ancien couvent, meubles massifs, brunis par les siècles...
Dessiner ? Un peu.
La pression monte.
J'attends, j'attends.
C'est bientôt mon tour.
Pff... 
Non, pas pff, pff ! Mais plutôt : ffffff... T'as vu ? Un filet d'air si serré qu'on pourrait le matérialiser au sortir de la bouche.
Concentration. 
Hmsss (inspiration) !
Fixer fixement un point. Fixe, sinon ça marche pâs.

" - Vous écoutez les bruits à l'extérieur de la pièce.
(...)
Vous écoutez les bruits à l'intérieur de la pièce.
(...)
Vous ressentez votre pouce (choisissez celui qui vous convient).
(...)
Votre index.
(...)
Votre majeur.
(...)
L'annulaire, l'auriculaire.
(...)
Vous y êtes ? O
oooooooooooooom..."

Comment ? Hein ? Quoi ? Et s'il manque un doigt ? Heu... Faites avec. Dis donc ? Ça va pas recommencer les questions à la con, je suis sérieux, là, je suis en train de me calmer à grand coups de sophrologie, faudrait voir à pas me déconcentrer non plus. Attention.
Bon.
Avant-bras, coude, bras, épaule, c'est bon, j'i tout. Je gonfle ventre d'air, je baisse les épaules.
Ça va mieux ?

C'est à moi. En piste, Clivillé.

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Jeudi 6 décembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Oui, j'ai le droit : je pars en week-end. A lundi !
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Mercredi 5 décembre 2007
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Je vais bientôt aller me coucher. Il est 9h27, c'est le matin. Enfin, pour moi, je sais pas ; on pourrait me souhaiter bonne nuit, non ? Oui, mais il n'y a pas d'éclipses de prévues aujourd'hui, si ? Je sais pas. Qu'est-ce qu'ils disent à la météo ?
Je vais récupérer un document que je mettrai en ligne bientôt : du courrier écrit sur des écorces de bouleau, c'est très joli, il y a même des petits dessins : une casemate, des caillebotis... C'est Adrien Perrier, mon arrière grand-père, qui les avaient adressés à sa femme. Ces courriers datent de 1916. Adrien Perrier a toujours été jeune, il est mort d'une balle dans le front, pendant la bataille de la Somme. Il avait 26 ans. Mort pour la France, les marchands de canons et la gloire de nos généraux.
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Mardi 4 décembre 2007
publié dans : PERSONNELLEMENT,MOI, JE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Je suis né roux comme Caïn, ou comme un de mes chats, au grand désespoir de la soeur de ma maman. Ses premiers mots furent : « Oh mon Dieu : c’est un garçon et en plus, il est rouquin ! »

J’ai toujours aimé ce « en plus »... Pan, à peine arrivé, marqué à vie, que j’étais. Comme mon illustre prédécesseur, je ne pouvais échapper à mon destin, la preuve : regarde-moi… Je ne suis remonté dans son estime qu’à partir du moment où j’ai commencé à blondir. C’est une personne qui attache beaucoup d’importance à l’apparence. Elle a grimpé un Everest de bêtise ce jour-là, parce que je ne pouvais pas faire grand–chose pour m’améliorer, n’est-ce pas ? Bon, je ne vais pas lui taper dessus, mais parfois, celle-là, elle est gravement grave. La gueule qu’elle a faite quand je lui ai avoué que je démissionnais… Elle a plié tout ça vers le bas, et j’ai vu toute sa génération (c’était pendant la fête des morts, chez nous on fête les morts, j’aime bien picoler en leur mémoire, c’est pas triste comme fête chez nous la Toussaint) l’imiter… Quoi ? Tu quittes un CDI ? Quoi ? Tu quittes un CDI ? Quoi ? Tu quittes un CDI ? Quoi ? On les arrêtait plus. Ouais… « C’est cool, que j’ai répondu, j’ai jamais aimé les nazis . »

Bon. Ils viennent d’une époque où quand on entrait chez un patron on se mariait avec. Elle a sucé son exploiteur jusqu’à la retraite, elle lui a tout donné. Les gens de mon âge sont rarement fidèles à leurs employeurs.. Je serais bien resté, s’il avait fait l’effort de me former ; mais le jour où il a affirmé qu’il fallait acheter du matos aux Israéliens sous prétexte qu’il fallait foutre sur la gueule aux arabes, j’ai pris ma décision définitive… Mais c’était la fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase, tu sais, pas la Cause Première. J’ai quelques amis membre de l’IPYL, l’international palestinian youth league, pour moi l’amitié c’est sacré. On a beau être pacifiste, quand on apprend que la maison d’un copain a été détruite, qu’un autre s’est fait embarqué et bastonné quelques semaines simplement parce qu’il passait par là, bon, dans cette situation précise, j’ai senti que j’étais pas à ma place avec ce type. Il méprise les juifs mais il exècre les arabes. C’est ça sa vision de l’humanité : une pyramide de valeurs selon des critère raciaux. Dans la situation inverse les Palestiniens se comporteraient de la même manière dégueulasse, certes… Mais ça n’excuse pas l’oppression quotidienne. On est passé depuis longtemps au-delà de la répression.

Dans les réunions, à Conc, où on rassemblait les deux camps, je me faisait siffler en suggérant une belle confédération à la belge. Avec quel roi ? Pff. Ils font chier. Ils veulent résoudre un problème de cohabitation, mais ils ne veulent surtout pas vivre ensemble. Ils sont pas sortis de la merde… Bon. Tout le monde a reconnu Israël, même Yasser, alors maintenant il faut s’entendre. Je me suis fait siffler mais je ne vois pas de meilleure solution…Yaka yaka yaka.

Il suffit de quelques jusqu'au-boutiste pour foutre la merde. Des deux côtés ils mènent le bal.

Et tous les bons cons au milieu qui ne demandent qu’à vivre en sécurité, vivre, quoi, tout simplement... Je me demande comment ça finira, tout ça. J’ai toujours trouvé absurde que les Israéliens laissent des extrémistes de droite s’installer au pouvoir. C’est vraiment étonnant. On dit que c’est à cause des colons Russes qui aiment à tout rafler et qui voteraient en conséquence. Une histoire de mafia. Mais j’arrête là le conditionnel parce que je tombe dans un travers que je réprouve et je mets de l’eau au moulin de la rumeur, brrrr, non, pas ça, pas moi ! Faut se surveiller, dans ces périodes, on en viendrait à choisir son camp. Tu te rends compte. Et puis je vais m’énerver et alors tout à l’heure quand je vais sortir pour trouver mon nouvel emploi je vais agresser tout le monde quand on va bovinement m’avouer qu’il n’y a encore rien aujourd’hui. Pour répondre à ta question. Il faut pas grand chose pour m’excéder en ce moment. Houuuuuu le sale caractère !

Non non non, chacun ne voit que son intérêt immédiat, je veux tout tout tout de suite, tant pis pour le voisin si je suis obligé de le spolier mais bon j’y suis j’y reste. Le narcissisme. Se sentir meilleur PAR ESSENCE. Merde. Je ne sais plus très bien ce que je suis en train de dire, que je n’aime pas les fascistes, je voulais trouver un enchaînement pour retomber sur le type que j’ai pris en stop hier, un motard qui a embrassé un autobus, pauvre homme, tout cassé, tout perdu, qui voulait m’inviter à boire un coup parce qu’on rencontre pas tous les jours un homme aussi sympathique que voilà moi, que je suis un ange, c’est vrai, on m’a dit ça une fois, ça m’a marqué, mais je crois que je l’ai déjà faite celle-là, non ? Le coup du pigeon ? Je me répète… Ce sont les soucis ; ça me coupe l’inspiration… Bref au gars je lui ai dit que je voulais pas boire avant de conduire, que j’étais moi aussi un accidenté de la route, et puis surtout que j’étais tout à fait capable de rendre service à quelqu’un complètement gratuitement. Quand je l’ai déposé devant chez lui, c’est tout juste si on s’est pas embrassé. Et le matin, j’avais déjà pris une auto-stoppeuse, et j’ai vu aussi ce regard qui reconnaissait en moi de l’humanité… Il faut dire que je la tirais d’une belle mouise : il pleuvait, il faisait froid, et avec ses quatre mômes en bas âge, de cinq ans à dix-sept mois j'ai appris, je me suis arrêté à l’entrée de l’autoroute, j’ai chargé la poussette, les moutards. Elle allait visiter son mari en prison, accusé à tort –encore un innocent enfermé- de braquage, il y a plus malheureux que nous, hein, pas vrai ? On a parlé du manque de respect envers les familles de prisonniers, surtout. « Il est gentil, le bonhomme, hein maman ? », qu’il a dit le plus grand môme. C’était moi le bonhomme… J’étais mort de rire. Voilà. Un petit rayon de soleil comme celui qui perce la grisaille en ce moment, ça illumine la falaise qui se détache devant le ciel blafard de ma chère Normandie, c’est joli, et cette bande de goélands qui se laissent glisser sur la Seine… Ça m’a fait autant de bien qu’à elle, ce regard. C’est malin, un goéland. Ça ne se fatigue pas inutilement.

Bon aujourd’hui, l’ANPE est au programme. Je vais profiter de l’attente pour lire un peu « la philosophie critique de l’histoire », de Raymond Aron, nous sommes des êtres historiques, y dit-il en substance, voilà, le propre de l’homme n’est pas le rire, je suis déçu, un peu… Apprendre, encore et encore.

A la radio c’est la guerre, il y a toujours la guerre quelque part. J’écoute pas trop je préfère lire les journaux, on comprend mieux dans les journaux.

Ils sont tous fiers que les Français débarquent en Afghanistan.

Oui.

Mais encore ?

C’est tout.

Ah bon.

 

 

Bon. Je vais allumer la cheminée et je vais me préparer à affronter la jungle des demandeurs d’emploi. J’espère que quelqu’un va reconnaître que je suis celui qu’il faut…

Grosses bises.

Seb

J'aime bien exhumer les vieilles disquettes. Je suis fainéant aujourd'hui : ctrl+C, ctrl+V !

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Lundi 3 décembre 2007
publié dans : COPAINS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

"- Quoi, dix minutes ?
- Oui : tu n'a
s que dix minutes pour écrire un post, aujourd'hui ; tu dois partir à vingt-cinq, il faut que tu  t'h'abilles, que tu manges, que tu te douches...
- Pas dans l'ordre, j'espère.
- C'est toi qui vois, mais c'est pas obligatoire.
- Merde, c'est pas long, dix minutes.
- Plus que cinq.
- Cinq quoi ?
- Minutes.
- Heu... Heu... Heu... Bon, voilà, je voulais dire à ma douce que jpense à elle tout le temps, que jl'aime, et que jl'appelerai dans une heure. 
- Non, mais ça, on s'en fout.
- Ha mais c'est important. A mes gosses aussi, je vous aime les enf(...)
- Popopop ! Tais-toi. Peut-être, je ne dis pas le contraire, mais le lecteur s'en fout, de ta vie. Dis-lui quelque chose qui l'intéresse lui.
- Ha. Heu... Bon : les copains, écoutez pas trop les menteries de Sarko, plongez toujours les pâtes dans l'eau salée et les laissez pas trop cuire, onze minutes grrrrrrrrand maximum !
- Tu vois, quand tu veux."

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Samedi 1 décembre 2007
publié dans : BIOSPHERIQUE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Maudite connexion ADSL ! Tombée pour je ne sais quelle fallacieuse raison, une panne m'a mis dans un état de stress intense ! J'ai besoin de téléphone ( je cherche un nouveau job et j'attendais des coups de fils importants, et puis surtout ça m'a empêché de parler à mon amoureuse, et ça, c'est vraiment douloureux, ça, très douloureux, oui, pfou, respire, Seb, respire, hmpfff, gonfle ton ventre, baisse les épaules, souffle en un long filet, ffffff...), et d'Internet - pour communiquer avec l'extérieur (elle, vous, et les autres), car la campagne, c'est bien joli, la campagne, mais j'aime socialiser -comme disent les Rosbifs.
Trop longue, ta phrase, Clivillé, le lecteur s'est perdu, là.
Il a qu'à faire un peu plus attention, le lecteur, et c'est tout.
Bref.
Finalement, la BOX est repartie toute seule, sans que j'ai eu besoin d'investir plein d'zeuros dans des filtres ADSL comme me le conseillait le technicien de chez Xtélécom. 
Ouf. 
Ça, mettre des filtres partout, c'est la porte de sortie du technicien désormais impuissant, incapable, mais toujours velléitaire et péremptoire ; on l'a formé à ne jamais dire "je ne sais pas", cet homme : quand il vous a fait tout débrancher-rebrancher vingt-sept fois et que ça ne fonctionne toujours pas, il faut mettre des filtres ADSL partout, il y a toujours cette solution miracle. En plus, ça vous renvoie poliement sur les roses ; client suivant ! 
Au demeurant, il était très sympa.
Bref : ça m'a fatigué, cette histoire, ça m'a gâché la nuit... Les yeux me brûlent et le train d'un matin pourri me siffle aux oreilles... En plus, j'ai commencé la journée les doigts plein du caca frais de mon benjamin, trois ans aux pêches. Enfin, j'espère, qu'aux pêches : il paraît que lorsque les abeilles auront disparues, l'année prochaine, il n'y aura plus de pêches, ni plus de fruits du tout, d'ailleurs ; je ne vous ferais pas la démonstration, allez voir
cet entretien de Jean-Marie Pelt, ami de François G. , le véritable initiateur de Huggyhome. François, pas Jean-Marie, enfin, quoi, je suis clair, non ? Non ? Et puis ce petit article pécho sur contrinfo.info.abeille.jpg
En tout cas je vous suggère de faire des conserves, parce l'année prochaine, disette pour tout le monde ! 
Oui, j'ai passé une petite nuit, souvent perturbée par des éléments extérieurs à elle, sans parler à ma mie autant que je l'aurais aimé, quoi. Extérieurs, à la nuit, je veux dire. Il faut arrêter de de m'interrompre tout le temps, putain de zarma de trabadadjaba la moukère, et la politesse, bordel à cul ???  Taisez-vous, Elkabach !Sinon, je n'y arriverai jamais ! D'ailleurs je sais même plus de quoi que je voulais parler.  Ho et puis merde tiens, si vous voulez tellement la parole, la voilà : moi, je m'en lave les mains !
Grr.

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Mercredi 28 novembre 2007
publié dans : PETIOTS par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Hm... Il est tôt, encore, huit heures du matin... Debout depuis six heures... L'horizon ensanglanté annonce une bien funeste journée. Non, je dis cela seulement parce que je suis en colère, grr, pff : j'ai très mal dormi, ces derniers temps ; réveillé, hier matin d'une part, par mon voisin qui joue de la tronçonneuse à dix heures du mat (on se demande un peu !), et cette nuit par des rêves inconfortables et la gamberge qui en résulte. J'aurais dû prendre un cacheton qui m'aurait aidé à glisser dans les bras de qui vous savez*, mais bon. Lire ? Non : ça m'empêche de dormir, on peut pas faire deux choses à la fois. La sophrologie ? Je sais pas ousque j'ai perdu la cassette. L'alcool ? Il me donne la nausée.
Oui, le travailleur de nuit a des problèmes de gestion de sommeil. J'ai appris, pourtant, mais cette fois j'ai tété dépassé. 
C'est beau, néanmoins, le spectacle de la nature qui s'éveille : mon grand (cinq ans aux nèfles) me demandait l'autre jour, en attendant le car scolaire, parce qu'ici, on est à la campagne :

couleurduciel2ed8-copie-1.jpgMerci Mrcafe pour la photo

"- Pourquoi est-ce que le ciel, il est rouge, le matin ?
-  Ha. Hm... Qu'est-ce que tu préfères connaître ? La cause magique, ou la vraie cause ?
- La cause magique.
- Alors : on dit que, si, à l'aube, qu'on appelle aussi l'aurore (...)
- Je connais une fille qui s'appelle Aurore, à mon école !
- Une fille de ta classe ?
- Non, elle a changé d'école.
- C'est un très joli prénom, en tout cas. "Petit matin"...
- C'est comme un nom d'Indienne ?
- Oui. Bref, si le ciel est rouge, c'est parce qu'il y a la guerre quelque part : c'est les sang des innocents qui colore les nuages.
- Mais le ciel est rouge tous les matins ! 
- C'est qu'il y a toujours la guerre, quelque part...
- Et qui c'est qui gagne ?
- C'est pas nous, en tous cas."

Mouais. Je me demande si c'est le genre de conneries à raconter à un gamin de quatre ans et demi. Mais je suis partisan de dire la vérité aux enfants.

"- Et pourquoi il est rouge, en vrai ?"

C'est vrai qu'il y a une vraie raison. Et de partir dans les explications de la composition de la lumière blanche, petit exemple de l'arc en ciel, la loupe, la diffraction, bref, il n'y a que le rouge qui passe selon l'inclinaison de la terre. C'est scientifique. Je me suis un peu embrouillé, parce que la science ne laisse que peu de place à la poésie dans sa démonstration.

*De Morphée, vous pensiez à qui ? Seulement, je n'aime pas les expressions toutes faites. Confucius disait  : "- Méfie toi des expressions toutes faites. Confucius, ou Steinbeck ? Je sais plus.


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Lundi 26 novembre 2007
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Passer à côté de l'elfe
Furtif comme un sylphe
Et parfois la croiser 
Sans la voir

Choisir un joli F
L'accrocher à une clef
Qu'on aura oubliée
Sans vouloir

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Dimanche 25 novembre 2007
publié dans : BIOSPHERIQUE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
Merci Xavier ! Je te bise !
Faut suivre ce lien pour la manif anti-écolo
http://fr.youtube.com/watch?v=CdHXwUjFbjE
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Samedi 24 novembre 2007
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Nous sûmes
Nous voulûmes
Nous eûmes

Je fume
Tu fumes
Nous fûmes

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Vendredi 23 novembre 2007
publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

"Je pense, j'existe", méditait métaphysiquement Descartes un jour qu'il n'avait pas trop la migraine.
Les créatures imaginaires existent-elles ? Ça existe, les créatures imaginaires ? Si elles existent, existent-elles plus, ou moins, que les créatures réelles ?  Les créatures imaginaires n'existent-elles que dans les histoires ? Les histoires pensent-elles d'elles-même ? Ou bien donnent-elles à penser ? 
Ne donne t'on pas seulement ce que l'on a ?

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Vendredi 23 novembre 2007
publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

On ne peut pas vraiment dire que je sois jamais sorti de la réalité. Je vois très bien que ceci est en bois, par exemple. Et que cela ne l’est pas. 
Un beau jour (ou était-ce une nuit ?), nous revenions d’Elbeuf, Jean-Marie et moi. Nous entrions sur le boulevard des Belges, quand une 4L bleue serra ma 4L blanche contre le trottoir… Les cow-boys avaient jailli, nous avaient un peu menacés, fouillés au corps, et ils nous avaient posé des tas de questions indiscrètes, par exemple sur le but de notre voyage, sur ce que nous faisions dans la vie, tout ça... Nous étions étudiants en philosophie et nous rentrions chez nous.
Le douanier, dépité, finissait par se convaincre de l’absence de toutes substances illégales et le défaut d’armes de catégorie supérieure à la moyenne dans les chaussettes de ce grand Africain aux yeux en bille de loto, quand Jean-Marie, gris comme un linge, lui demanda soudain :

"- Mais c’est quoi, la réalité, Douanier ?
- Bin... La réalité, c'est ça ?" demanda aussi le gabelou en désignant l'environnement immédiat, parce c'est commode de répondre à une question par une autre question quand on se sent piégé. Les gens ont du mal à dire "je ne sais pas", surtout s'ils portent un uniforme !

"- Ce que je vois ? ajouta-t-il encore.
- Maiiiiiis noooooooooon ! Douanier ! Ça, c'est ce que tu crois, c'est l'illusion ! Ta réalité, elle est là, affirma mon ami en lui tapotant le képi de son doigt immense. Chez Freud, le principe de réalité est lié au principe de plaisir : la recherche de la satisfaction doit tenir compte des contingences extérieures, des conditions imposées par ce qui ne dépend pas de nous... C'est sexuel !
- Heu... C'est possible... Si vous le disez !"

Je ne me souviens plus très bien de la suite de la conversation, seulement que les yeux, c'est moi qui ai commencer à les rouler, parce que les douaniers étaient fatigués, peut-être, à travailler de nuit, je sais pas, vous avez déjà travaillé la nuit ? C'est fatiguant, hein ? Bref : si j'avais très envie de partir, et c'était surtout parce quand le bleu m'avait demandé mes papiers, je les avais TOUS sortis de mon portefeuille, replié le bazar là-dessus, sur la paperasse, et fourré l'ensemble dans les mains du type, genre "démerde-toi avec ça", et, profitant de la confusion occasionnée par cette providentielle pluie administrative, j'avais balancé mon shit dans le caniveau ; et je n'allais être rassuré qu'une fois parti loin de là. Car, effectivement, je me droguais beaucoup, et souvent, et longtemps, à cette époque, on n'a pas tous les jours vingt ans.
Aussi, arrivés dans ce que je n'ose toujours pas appeler notre appartement (trop petit), on a fumé un gros pétard pour fêter ça. "- Est-ce que tu vois du bien ?", qu'on gueulait, avec l'accent ivoirien, moi aussi, oui, par mimétisme. 
Rideau.
Reggae.

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Jeudi 22 novembre 2007
publié dans : NOUVELLES par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

- Dis-donc, tu viens avec nous cet après-midi ? demande soudain Nicolas en maltraitant les touches du joystick.
- Où ça ? répond Kévin en s’exorbitant les yeux de la tête : un char d’assaut qui dépasse de beaucoup la moyenne vient d’apparaître en haut de l’écran :
- Chaud ! 
- Avec les autres, on va faire un feu en bord de la Seine, tu sais, sur la plage, à Saint-Aubin. Seb viendra avec un pote, avec de la tise à la foisonnade, tu vois ?
- Grave !
- On fait des merguez des chips et tout, t'as vu ?   
- Mmm... Je suis désolé mais j'ai des choses importantes à faire, en fait …

Nicolas reste silencieux un moment, l’air amusé.

- Toujours ta gonzesse, hein ? Tu laisses encore tomber les potes, alors ? 
- Encore, encore, heu... On peut dire comme ça, d’une certaine manière… mais je t’assure, en vérité, pour moi, c’est très important. En fait.
- Grave. Tu me diras… je me mets trop à ta place, t'inquiète : moi j'en profiterai trop aussi, c'est trop une bombe, cette meuf ! 
- Il n'y pas que ça : je suis toujours amoureux, tu sais.
- C'est clair.
- A mort.
- Tu vois ?
- Grave !
- Carrément...
- Voilà quoi.
- Mouais… Quand même, en fait, t'as vu, tu devrais te méfier, on ne te voit plus du tout, t'existes plus que pour elle… Méfie-toi : le premier amour, c'est trop douloureux, il paraît. C'est mon frère qui me l'a dit.
- Ton frère, il s'est fait grave trop dévorer par un dragon, c'est pas pareil... Bon allez, je t'accompagne quand même au Mutant, j'ai encore du temps.

Puis Kévin rentre chez sa mère, et, après le repas, il angoisse, il est pris dedans, il surveille le téléphone; il s'installe sur la moquette et il fait des réussites, tu sais, avec les cartes... 

- Si cette fois je réussis, je me marierai avec elle ! 
ou bien : 
- Elle m'aimera toujours ! C'est clair !

Il marmonne comme ça ses velléités... Rumine, doute :  plus qu'évidemment, une réussite, c'est conçu pour ne réussir jamais... Kévin a beau se voir plus malin que tout le monde, bien anticiper, le jeu n'est jamais bon, et les petites déceptions s'accumulent, les échecs s'entassent,  l'un après l'autre, inlassablement. Il a beau perdre et perdre et perdre, et perdre encore, il continue sans pouvoir s’arrêter… 
Quand tout à coup le téléphone sonne ! Tu ne vois pas pourquoi je m'exclame, puisque elle était prévu, cette sonnerie, depuis longtemps, même, il est immuable le rituel… Mais elle lui fait toujours le même effet. Le top du départ ainsi donné, il se lance sur mon vélo, aller le plus vite, couper au plus court… La violence qu'il s'inflige, combien il s'arrache dans la côte…  C'est dur ! le vélo ! C'est con ! Ils lui ont ressorti le vieux crachin normand, et Kévin les maudit. 

Aujourd'hui, elle avait prévu de voir une de ses vieilles amies de longue date, et c'est pourquoi elle aurait voulu partir un peu plus tôt, aujourd’hui... Mais comme c'est la dernière fois qu'ils se voient avant son départ pour le Tyrol, il fait un peu la gueule… Il l'aurait voulue tout entière disponible pour lui, à lui rien que pour lui, alors il discute, il pinaille tant et si bien qu'elle finit par céder... Il est bien emmerdé, mais il estime avoir raison, il n'y pas de motif suffisant revenir là-dessus.

Kévin fini l'après-midi avec Violette, isolés du monde dans un coin tranquille de la cave de l'immeuble… et il l’a empêchée d'aller voir son amie (pas envie de perdre de temps). Quand ils ont eu fini, il lui a dit :

- Bon. Tu peux aller voir ta copine maintenant.

Elle a pleuré.

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Lundi 19 novembre 2007
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Tu n'es pas qu'un visage
Et tu es vraiment toi
Quand tu es toute là
En nage

Je ne suis qu'un regard
Et suis-je là vraiment
Quand je suis là à cran
Hagard

003.JPG
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Dimanche 18 novembre 2007
publié dans : FILE, Ô, SOPHIE ! par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger
aristote.jpg

 

Le sobriquet de péripatéticienne (celle qui se promène) est attribué par euphémisme aux prostituées. Le masculin, péripatéticien, existe mais ne qualifie aucunement un homme se prostituant ; ceux-là on les appelle autrement. Les Péripatéticiens -disciples d'Aristote- enseignaient que l'âme n'était qu'une faculté capable d'atteindre toutes les sortes de perfection passive, et qu'alors, par la connaissance et la vertu elle devenait apte à s'unir à l'Intelligence. Notez la majuscule. Et tout ça leur venait pendant la promenade, d'où leur nom. Et puis ils étaient Grecs antiques, une petite pipe ne les effrayait pas, mais gratuitement. Non, mais il faut savoir les choses, avant d'en parler.

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Samedi 17 novembre 2007
publié dans : VIVE LA FRANCE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

D'abord, je tiens à vous remercier tous pour m'avoir si spontanément souhaité un joyeux anniversaire ; mais on vous avait donc prévenus ? Vous vous en souveniez ? Merci en particulier à ma tendre Margot qui me sussura tout à coup un "happy birthday to you, Mr Clivillé" (prononcez comme recroquevillé) digne de Marylin, alors que sonnaient les douze coups de minuit...

Attends. 
Alors... Je regarde ma liste, je biffe, voilà, c'est fait : "remerciements anniversaire", allez hop, ok, c'est bon, alors c'était quoi ensuite ? Mmmm... Nanana, nanana... Ah oui : "la grève".
Foyayaïe ! J'ai rien préparé, moi, pas potassé ; je suis parti dans un truc, là, un truc de passion, et l'actu, en ce moment, j'y suis pas, dans l'actu. Pas du tout.
Bon, allez, je me lance tout de même, je vais bien réussir à improviser un petit quelque chose.

Oui, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les Sarkolandais ne sont pas contents, ces jours-ci. Les mouvements de mécontentement s'agrégent les uns aux autres et dérivent en un rassemblement d'anti-sarkozisme primaire : salariés des transports publics, étudiants et bientôt lycéens, magistrats, avocats, flics, fonctionnaires, pêcheurs, poissonnières, charrons, putains, branleurs de dindons, photographes, boulangers, tireurs de câbles, égorgeurs de cochons, éjaculateurs précoces, clowns tristes, veilleurs de nuit, commères ménopausées, masochistes de première ligne... et tous leurs supplétifs.
Aux infos de la télé, sur lesquelles je suis tombé hier, les présentateurs ont bien entendu réduit les citoyens à leurs indissociables qualités d'usagers et de consommateurs, lesquels sont "pris en otage". Les chefs de rédaction devraient interroger leurs collègues qui ont un jour été réellement pris en otage, enchaînés, bâillonnés, le pétard sur la tempe, dans la nuit permanente, questionner leur chiasse, leur faim et leurs stratégies de survie...Ils constateraient la violence du propos, et parleraient de gêne temporaire. Ça serait plus objectif, non ? Ah oui, mais non, les clients empêchés de consommer et les usagers embarrassés sont blessés dans leur être même, privés de leur cher "tout, tout de suite". Malgré la diffamation évidente des mouvements sociaux, les colères se cristalisent dans la rue. On lance des codes civils à la (jolie) tête du (de la?) Garde des Sceaux, on se propose, les yeux dans les yeux, de donner du coup de boule au Président de la République en personne, qui est une sorte de roi de France sans couronne sur la tête, bref, on ne peut plus discuter. 
Oui, mais les sondages disent que.
Finis tes phrases, s'il te plaît.
Que... Les français sont contre la grève. 
Alors attention, on peut faire dire n'importe quoi aux sondés, et on sait leur faire répondre ce que l'on a envie d'entendre. Comment ça ? Oui, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais personne ne se pose la question de la qualité démocratique du sondage. D'après moi, il s'agit simplement de propagande, plus subtile que du temps des Marion, Laval et Henriot sous Vichy, mais les objectifs sont analogues ; on n'en était qu'aux prémisses de la communication.
Bref.
"Pensez-vous que les grèves dans les transport publics gênent les usagers ?"
Réponse à rédiger soi-même. Je ramasse les copies dans une seconde, le temps de vous trouver un crayon à papier...
Attention... Top ! La réponse est... Oui ! à 85%. Donc la grève est impopulaire. Et sans vous rendre compte, vous vous êtes faits piéger par un magnifique syllogisme de quantité, tas de bons cons, se disent-ils. Ha ha ha, ils ne savent même pas pas la différence entre l'apparence de la vérité et la vérité elle même.
Mais pas du tout : vous êtes vous-même dans la rue, ou de coeur avec les manifestants. Vous n'avez pas envie de travailler jusqu'à 70 ans ni de confier vos cotisations à des spéculateurs en bourse. Si ?
Parce que nous aussi, nous savons en faire, d'abord, des syllogismes. Mais de qualité, attention, et même de première bourre : acheter peu, mais acheter bien.
A la question : "Monsieur D'Arvor, laisseriez-vous égorger votre grand-mère par ces bandes de racailles ?", vous répondrez désormais : "Monsieur le Pésident, trouvez moralement acceptable d'emprisonner des enfants de maternelle parce que leurs parents n'ont pas leurs papiers en règle ?"
Allez, circulez, y'a rien à voir.

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Vendredi 16 novembre 2007
publié dans : JE veux RIMER (powems) par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger

Aïe
Pas comme ça
Monte ce genou
Ouch
Comme ceci
Oui
Mon cou

Ça va le dos
Tourne toi
Je m'assieds
Ho
Allongée
Sur le côté
Trop étroite 
Pour deux
Cette baignoire

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Jeudi 15 novembre 2007
publié dans : PAS VU A LA TELE par Sébastien Clivillé, Hagaär Dünor, Totoseb, the Toxic Avenger


Héhé :  ma tendre amie m'a fait un cadeau ; un paquet de cadeaux. Pour la faim, pour la soif.
D'abord, un recueil de poèmes d'Abdelatif Laâbi, Mon cher double, dont voici un extrait :

Mon double
une vieille connaissance
que je fréquente averc modération
C'est un sans-gêne 
qui joue de ma timidité
et sait mettre à profit 
mes distractions
Il est l'ombre
Qui me suit ou me précède
en singeant ma démarche
Il s'immisce jusque dans mes rêves
et parle couramment
la langue des mes démons
malgré notre grande timidité
il me reste étranger
je ne le hais ni ne l'aime
car après tout
il est mon double
la preuve par défaut 
de mon existence

Collection CLEPSYDRE aux éditions de la Diiférence
abdellatif.jpg
http://www.laabi.net/ son site officiel
S'il vous plaît mes amis, chers camarades, mesdames-messieurs, Laâbi, prononcez-le bien. C'est pas difficile, c'est écrit, le â n'est pas là pour épater la galerie ; cette poésie est bonne, très bonne. Je ne peux pas dire mieux, de toutes façons je ne sais pas faire les critiques, mais si je savais, en vérité, en vérité je vous le dis, ce serait une bonne critique.
Tiens, j'avais pas vu : une spéciale dédicace d'elle pour moi.
C'était la première fois que je lisais de la poésie libre, un recueil entier rien que pour moi. J'aime. Je m'y retrouve, je comprends, cela me touche... De la poésie, si vous avez remarqué, j'essaie d'en écrire aussi. Elle me permet d'exprimer l'indicible... en quelques mots. 
Mon amoureuse me soigne bien, pas vrai ? Mmmm. C'est bon. Ça me fait chaud, ici, dedans, ha, c'est bon ! Elle m'a aussi offert les carnets de Lapérouze, explorateur dont on trouve la statue de bronze sur une des place d'Albi ; c'est de là qu'il venait. "A t'on des nouvelles de M. de Lapérouze?" demandait le roi à la veille de monter sur l'échaffaud, et non, on n'en eut plus jamais vent : ses vaisseaux avaient disparus ; trente ans plus tard, on découvrit qu'ils s'étaient abîmés sur les coraux de Vanikoro, Pacifique, troisième à gauche après l'Australie. Ses carnets ont été sauvés du naufrage par un des aventuriers débarqué en Sibérie Orientale et rapportés à Paris au prix d'un extraordinaire  voyage ; j'avais parlé de ces carnets dans une de nos conversation, et voilà : cadeau ! Attentive, encore ! 
Et puis et puis, elle m'a donné deux petits cahiers à l'aspect ancien, et ces carnets ont aussitôt commencé à vivre, ils me suivent partout, et j'y écris, souvent, et longtemps. ils sont de ce papier idéal pour le dessin et l'écriture au crayon en papier. 
Qu'il existe, sur cette terre immonde, une personne, quelqu'un qui croit en moi, on ne peut pas imaginer combien celà m'intimide, mais aussi -et surtout- comme ça me porte. Elle vit au sud, et j'aime quand le soleil entre à gros bouillon par ses fenêtres, quand les petites poussières dansent dans ses traits de lumière... Là-haut, ici bas, en Normandie, on ne peut déjà plus sortir sans pull.
C'est curieux, que de tomber amoureux à 36 ans. 
Non.
Rien n'à voir avec l'âge : je me sens tout juste pubère... Je compte les étoiles, je joue à l'infini, je sautille au long des rues, je slalomme entre les chewing-gums des trottoirs. Je ris, et je la dévore -pour commencer- des yeux à m'en user la vue... C'est irresponable !
Ma que, irresponsable ? 
J'ai trente-six ans, en vrai ! C'est demain, mon anniversaire... Je passe la passion au tamis de mon expérience de presque quadragénaire, quel vilain mot, et, à nos âges cannoniques, donc, on connaît le vol libre, la technique, on ose aller très loin, très lion, sans tabou ni retenue, on se passionne avec raison, en essayant de ne pas brûler les ailes de Cupidon, la sale bête. 
Might and Magics.

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La secte des drogués

LA PHILOSOPHIE D'EPICUREepicure-copie-1.jpgEpicure méritait VRAIMENT ce pied de page.

Vous répondîtes

Florentines

grizzly.jpg Allegro, ergo sum ;
Cogito, ma non troppo.
Gnothi seauton,
Sinon on se téléphone.
Les femmes et les enfants über alles,
Save Our Soul,
Pourvu qu'on ait l'ivresse...

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