Ton estampille
Partout, partout, ici,
Et là, aussi.
J'ai chaussé les espadrilles
Oubliées dessous le lit
Ton esprit
Dans les yeux
Et ton sourire
Si doux
Me frétillent
Me frissonne
Dans le cou
Malicieux
Hagne don'
Huggy Home saute sur le blog
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Mes grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
Ton estampille
Partout, partout, ici,
Et là, aussi.
J'ai chaussé les espadrilles
Oubliées dessous le lit
Ton esprit
Dans les yeux
Et ton sourire
Si doux
Me frétillent
Me frissonne
Dans le cou
Malicieux
En a t'on oubliés, des amis, sur le bord de la route ! Et quand ils ressurgissent des limbes de tout ce que l'on croyait perdu ? Alors on s'aperçoit qu'on a soi même bien vieilli. Parfois, tout le monde a trop changé ; on a même honte des conneries qu'on a pu faire ensemble. Quand je croise un vieux copain perdu de vue depuis des années, je lui demande si par hasard c'est pas chez lui que j'ai perdu mon portefeuille en 1994. On sait jamais.
Non, mais quand on est adulte, je trouve qu'il est plus difficile de se faire de nouveaux amis, on est moins spontané, on se méfie, et puis aussi et surtout, il y a la bienséance, on ne veut pas déranger, on n'est pas dans l'épate...
Mais quand même : il y a quelques semaines, je suis allé visiter ma tendre dans son doux pays de l'Hérault ; la délicate et angélique Quichottine et son antijumelle démoniaque Chris m'ont rejoint à la gare de Lyon (à Paris), juste pour faire ma connaissance. Elles venaient de loin. On ne se connaissait que par photo, courriers et messenger interposés. Nous ne nous étions même jamais parlé de vive voix, et voilà t'il pas que, pour l'heure que nous nous étions consacrés les uns aux autres, nous nous sommes laissés aller à disserter sur l 'amour éternel ! Sous notre petite bulle bulle, autour de notre table, les voyageurs trébuchaient dans leurs valises et les moineaux parisiens, toujours insolents, venaient voler les miettes de mon jambon-beurre. J'ai presque même réussi à ne pas renverser mon grand café, je crois que c'est Chris qui a sacrifié au rituel. Non, parce qu'à peine copains en vrai, on a aussitôt mis en place nos rituels. N'importe quel sociologue vous le dira, l'amitié est pleine de rituels. Désormais, quand nous nous rencontrerons à nouveau, Quichottine nous rappellera les méfaits du tabac, pendant que nous nous cacherons pour fumer en redoutant l'amende ; enfin, moi, qui suis un ancien pauvre et qui n'aime pas payer des amendes (Chris s'en tape le coquillard).
Bref.
J'ai été heureux de les rencontrer, et touché, aussi.
Droit au coeur.
Je sais que tout le monde n'aime pas les bisouilles sur la blogosphère (c'est vrai qu'ici on se bisouille un peu facilement), mais les filles je vous embrasse bien fort toutes les deux. J'ai trouvé cette rencontre improbable d'un romantisme vraiment hors de ce siècle si cynique. Patience : j'aurai bientôt une connexion dans mon génial petit appart à la ferme que je me suis trouvé à la campagne, où je me sens bien, c'est mon chez-moi, aussi je vous recontacterai en privé. A., nous sommes presque voisins... Je viendrais bien prendre le café chez toi, te présenter mes petits et tailler le bout de gras, qu'est-ce que tu en penses ? Un dimanche ?
Passer des relations cordiales à l'amitié est plus long quand on est grand, non ?
EH ! Vous, les copains parisiens ! Contactez-moi, je passe par votre belle ville jeudi matin, je suis dispo vers 11 heures, on va prendre un café ? hagaardunor@hotmail.fr, c'est mon adresse !
Il n'y a pas de loterie
Aujourd'hui
Nous ici
Avec qui
A minuit
Fait-on de la philosophie
De la géométrie
En Grec aussi
Sinon avec son tendre ami
Premier chapitre terminé
Livret refermé
Sur le premier cahier
Gratté
Gratté
Mon crayon à papier
A creusé
Jusqu'à la trame
De la dernière marge
De l'ultime page
Des rimes jolies
Ou bien des brames infâmes
Légers
Ou par gros paquets
Ponctués
Au medianoche
Tiens, c'est décidé : désormais, je vais me lancer dans un créneau porteur, et vous mettre de la publicité partout, il faut bien que je gagne un peu de pognon, merde.
Je vais faire un blog féminin : des bons plans sorties, des astuces maison, des conseils beauté, des fiches cuisine, des dossiers astro, et bien sûr le courrier du coeur.
Aïe ! Non ! Pas sur la tête !
Allez. Allez ! Debout, fainéant ! Allez... Attrape ton téléphone. Je m'en fous si c'est cher : appelle-les. Ils ne vont pas te bouffer. Tu n'as rien à perdre. Allez... Allez ! Sois pas timide ! Tu sais parler, quand même, tu passes des heures à ça ! Oublie ce qui est perdu, dis toi que c'est bien loin, là-bas, derrière. Entre directement dans le vif du sujet, piétine l'introduction !
Allez !
J'ai chaud sous la couette, mais si j'enlève ma chemise de nuit
J'aurais froid
Je voudrais bien dormir, mais ça m'empêcherais de parler
Avec toi
mais ? Parlé-je avec toi pour de vrai, ou te parlé-je
En rêve ?
Oh oh... Fhu ! T'as vu ? Les étoiles dans mes yeux ? C'est grave ? Ça me brûle ! Des serpentins, des cotillons, des moucherons,c'est la fête ça me vole devant , je ne sais plus où donner des yeux
. Je me serais posé moins de questions si ça avait été le jour de l'an à minuit, mais ça m'est arrivé assis dans le lit ; j'ai les mollets coulés dans du béton, des billes
hétéroclites me roulent sous la plante des pieds, les yeux qui brillent, coulent. Non, douanier, je n'ai rien fumé depuis au moins...
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive, alors donc ? ?
C'est la félicité d'être en vie, et d'aimer, d'aimer, d'aimer...
Vous connaissez ça, brigadier?
Je me sens pur, rose, doux...
Complètement bio !
Les yeux me brûlent. Mon crayon va bientôt perdre sa bonne mine. Je suis si fatigué... Je n'ai même pas la force d'envisager de redescendre chercher un taille-crayon. Même un petit... Je gomme avec le doigt, et puis je rature, j'étale, je fais des ombres. J'ai du mal à tourner la tête : les dents de mes rouages couinent par manque d'huile. A la télé, une peuplade hottentote frotte entre eux deux morceaux de bambous pour faire jaillir la flamme. Moi, j'ai beau frotter, frotter, frotter... Rien ne sort. Moi, je pense à elle : demain, elle arrive !
Les certitudes,
Les avis définitifs ?
Je m'en méfie
Comme de la peste ;
Surtout des miens.
Les grandes idées
Ont disparu
Sans laisser d'adresse.
Lorsque j'écoute
Cette langue-là
Et qu'elle me berce
Dès que je croise
Ce regard-là
Elle me transperce
Si je respire
Ce parfum-là
De maintes promesses
Quand je palpite
A cette peau-là
Apte aux caresses
Alors je mange
Cette bouche-là
Au gôût de pêche
Petit Jésus se sent oublié, vraiment, beaucoup
L’Enfant Naturel…
En plus, son anniversaire tombe à Noël !
Quand minuit sonne douze coups
Un Père Noël en bottes à clous
Descend du ciel et lui écrase le cou.
Les ramures à peine jaunissent-elles
Que les boutiquiers chantent déjà la Noël :
Joies en conserves, gigawatts de fin d'année,
La télé dégueule ses publicités
Aux petits enfants lobotomisés.
Les enfants ? Ce sont des objets.
Des objets qui stimulent la consommation,
Les Marchés le disent, ainsi que la Statistique.
Donc : monceaux de cadeaux en plastique
Merdiques
A base de produits dérivés et autres attrapes-moutons…]
« Ça y est, Toto, tu recommences !
S’exclame une bonne conscience,
Encore une fois tu geins tu craches
Sur tout ce qui nous rend trop joices. »
C’est vrai. Je suis une tique, un pou
Il faut que je critique tout.
Saint Nicolas ou Père Noël, peu importe:
Les mots contondants que je porte
Ne sont pas destinés à la fête des petits ;
Je suis moi-même un ancien enfant
Ils visent à la tête des brigands
Qui exploitent les gamins en Asie.
Pas fatiguée,
Elle lit, elle lit,
Ça la berce...
Trop fatigué
Je lis, je lis,
Ça me renverse
Même fatigués
Au lit au lit
Sont sans paresse
Une déferlante
S'abat sur moi
Mon mousqueton
Rivé au pont
Pendu, haletant
Presque vif
Josua ne coule pas
Je tiens bon
Poséïdon
A l'oeilleton
Pourquoi, pas ?
Pourquoi : pas ...
Pourquoi... Pas.
Pourquoi ? Pas !
Je ne disais rien
Petit-bourgeois
Trois pieds sous terre
Je ne disais plus rien
Tout à ma joie
De petit propriétaire
Hé ?
Je te connais, toi !
Qui me regardes
Depuis longtemps.
Même si j'étais conjoint
Comme disait Lacan
Même si je ronronnais
Je voyais bien
Tu sais
Que tu me regardais
Je ne pouvais rien dire
De plus
Ton oeil
Sur moi
Me plaisait
LA PHILOSOPHIE D'EPICURE
Epicure méritait VRAIMENT ce pied de page.
Allegro, ergo sum ;
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